Chaleureuse Albanie

D’accord, « Chaleureuse Albanie » c’est un peu racoleur, comme titre, ça fait plaquette d’agence de voyages. Sauf que là, c’est vrai : On ne parle pas de la température (quoiqu’il fasse effectivement très très chaud) mais de l’accueil incroyable des Albanais, on n’a jamais été reçus comme ça ; les gens nous sourient, nous saluent, nous encouragent à tout bout de champ. Toujours prêts à rendre service, ils sont également soucieux de savoir ce qu’on pense de leur pays et on n’a pas besoin de se forcer pour leur dire que nous sommes emballés !

 

l'Albanie c'est là, en bas
l’Albanie c’est là, en bas

l’Albanie, « littéralement pays des aigles », son drapeau est recouvert d’un aigle noir à deux têtes sur fond rouge, qui représente la liberté, sur fond rouge qui représente le sang des patriotes qui ont donné leur vie pour l’Albanie. Il ne date que de 1992, suite à la chute du communisme. C’est aussi le pays des Mercedes, on en voit partout.

C’est donc le samedi 2 août que nous passons la frontière Albanaise après nous être attaqués à la montagne Rumija et tapés une montée de col à 890 mètres et avec une courte côte à 10% côté Monténégro.  La descente n’en est que meilleure, on arrive dans la plaine de Vladimir les oreilles un peu bourdonantes et grisés par cette descente. On tombe en plein embouteillage, on se demande bien ce qui se passe dans ce coin désert, on a vite la réponse, en fait la frontière est à quelques kilomètres et nous doublons allègrement et fièrement des kilomètres de véhicules (pour une fois !). Il est 11h du matin,  les passagers sont sortis de leurs voitures, et font des achats de boisons et de fruits et légumes ; ici tout est bon à prendre,  tout se vend et tout s’achète et ce passage frontalier est une aubaine pour les habitants du coin. Il fait une chaleur à tomber raide mort, alors le commerce marche bien.

Changement de décor

Nous on ne s’attarde pas, les passeports sont vite tamponnés, la brigade canine antidrogue nous laisse passer sans nous renifler,  ça n’est pas le cas pour d’autres dont les coffres sont tout simplement vidés, du coup la file d’attente précédente s’explique.
Bienvenue en Albanie ! Changement de décor radical,  une troupe de mendiants rom nous approchent, les enfants, les mamans avec les bébés dans les bras, les papys en fauteuils roulant exibés par les plus jeunes qui les poussent, une vraie cour des miracles, on est sacrément embarrassés on ne peut même pas leur donner quoi que ce soit, il n’était pas possible de faire du change à la frontière.  On file et on se retient de crier cette misère qui nous agresse et dont on ne peut la soulager, on fuit devant ces humains qui vivent moins bien que nos petits animaux de compagnie (une pensée pour Appolon le chat d’Irène).
Les bas-côtés de la route sont jonchés de détritus,  plus encore qu’au Montenegro et encore plus nauséabonds à cause de l’odeur des charognes, on passe en apnée.

Décharge sauvage
Décharge sauvage


Première ville Albanaise où on peut sortir du cash est à 14 km après la frontière. La monnaie est le Lek, 1 euro est à peu près  égal à 140 lek.
Shkodër n’est pas à proprement parler une jolie ville si on exclut la rue principale dédiée aux piétons et à quelques bâtiments officiels et hôtels,  la banlieue est triste au possible avec ses immeubles délabrés, ses rues défoncées pas terminées. On se retrouve même au pied d’une décharge à ciel ouvert impressionnante ! Joël s’est mis en tête de trouver un chemin à vélos pour éviter la grosse route, qui soit dit en passant ressemble davantage à une de nos départementales, Irène tique un peu mais elle le suit, et v’la ti pas qu’une bande de gamins sortis d’on ne sait où se précipitent curieux, ils voudraient bien essayer les vélos, Irène n’en mène pas large, y à des nids de poules partout il faut slalomer pour ne pas se retrouver en fait dans un nid d’autruches et les gamins qui se marrent et nous courent après, drôle d’impression,  peut être avons nous tout simplement nos préjugés qui remontent à la surface, on est des extras terrestres pour eux avec nos machines bizarres.

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En rejoignant un autre chemin on longe encore des détritus avec des carcasses d’animaux… La future (et très lointaine) entrée dans l’Europe devrait couper court à ce genre de pratique mais y à du boulot, pas facile de changer les conciences et les habitudes.
Madame GPS, dont on taira la couleur de cheveux pour ne vexer personne, nous indique un autre chemin et celui là arrive en face d’une portion rocailleuse pentue sans savoir si c’est comme ça longtemps, il fait un cagnard d’au moins 35°, on fait demi tour et c’est Irène qui est contente elle retrouve la route que nous n’aurions jamais dû quitter !
Les albanais sont très expressifs, ils nous saluent à grands gestes, lèvent le pouce en tout cas on se trouve bien accueillis, même la police s’est mise au garde à vous avant de se lâcher avec de grands bravos. 

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On croise des ânes bâtés, des vélos et des mobylettes bâtées également si on peut dire, ça déborde de partout, ça s’appelle  » charger la mule » ?!!! Un petit peu d’agriculture dans ce paysage verdoyant écrasé sous le soleil, des petits champs de maïs qui profitent de l’eau de la rivière proche, des fossés d’irrigation entretenus à la main pour les parcelles ensemencées, système débrouille, quelques vieux tracteurs et faucheuses moyenâgeuses. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette région ne respire pas l’opulence. Nous sommes attendris et répondons avec enthousiasme aux gestes d’amitiés de ces hommes fiers, toujours bien mis, à l’ancienne,  chemise, veste et pantalon sombre, marchant avec leur sac plastique à la main.
C’est d’ailleurs un sacré problème dans les Balkans ces foutus sacs plastique, on en trouve partout dans la nature, idem pour les bouteilles et les canettes de soda et de bière, les fossés en sont remplis, c’est désolant ; on pourrait être tentés de jeter nous aussi nos déchets dans la nature, mais chaque jour on les dépose dans une poubelle dès qu’on en trouve une, même s’il nous faut laisser notre sac toute la journée accroché au vélo, on ne cède pas à la facilité !

Barbullush, oasis de repos

Marie et David nous ont donné un bon tuyau en nous indiquant le camping de Barbullush, ce sera avec grand plaisir qu’on va y passer deux nuits. Il n’y a pratiquement personne, 3 camping car et 1 tente, c’est dire si c’est désert, par contre la volaille est présente et très familière bien plus nombreuse que les campeurs.
Pour 7 € pour 2 on a droit à une salle de campeurs, cuisine à disposition,  machine à laver et lessive gratuites, une piscine… Nous allons bien en profiter et nous reposer. De plus Irène qui ne fait pas les choses à moitié a un début d’oedème à la cheville droite et une douleur au poplyte droit. C’est la même jambe qui nous a bloqués à Mende… flûte alors ! Les séances piscine vont arranger les choses.
L’Albanie profite des vacances d’été pour célébrer ses mariages, c’est ainsi qu’au détour d’un chemin,  en allant faire nos courses au village proche, on se retrouve en pleine fête de départ du hameau,  tout les voisins et invités chantent et dansent aux sons des tambourins,  Irène se retrouve soulevée de son vélo et entraînée par les danseurs aussi simplement que si elle faisait partie de la fête. C’est joyeux, simple et tellement sympathique.  Le cortège de voitures prend la direction du village et distribuant au passage des cigarettes, tout le monde se précipite sauf les non fumeurs que nous sommes. La population albanaise fume beaucoup,  nous ne sommes plus habitués à voir les gens fumer autant;  les cafés et restaurants affichent les panneaux d’interdiction mais ils ne sont pas vraiment respectés y compris par les serveurs. Il y a de l’avenir pour les cancérologues dans ce pays, les campagnes anti tabac ne sont pas encore arrivées jusqu’ici. 

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Changement de pays, changement de langage, nous vous livrons ci après phonétiquement les premiers mots appris, du moins tels que nous les comprenons :
Merci : Falémindéze
Bonjour : Mirditza
Au revoir : Miroparchime
A votre santé : Douaré
Bonne nuit : Nate Némère
SVP : Teloutem
Adition : Dodatak
Bon évidemment Irène sort son antisèche quand c’est nécessaire, donc très souvent.


La région où nous sommes à été sinistrée par des inondations en 2010. 700 maisons ont été détruites, 80 familles ont été secourues  pendant 3 mois par l’association caritative Neozelandaise qui gère le camping. Une grande exposition orne les murs de la maison des campeurs, elle retrace les actions qui ont été menées pour venir en aide des minorités laissées pour après la guerre des Balkans. Nous réalisons la chance que nous avons de pouvoir nous déplacer où bon nous semble et d’avoir le nécessaire journalier.
Nous rencontrons au camping un jeune couple hollandais arrivant à moto d’Afrique du Sud, Tania et Hart sont sur les routes depuis 7 mois,  et 2 jeunes femmes belges à bicyclette qui nous ont aperçus à Kotor. On partagera une grosse pastèque que nous avions ramenée du village et discuterons voyage et itinéraires. 
Les bonnes choses ont une fin et on risquerait d’y prendre goût, alors on quitte ce petit camping à regret. Au moment du départ Joël s’aperçoit qu’il a perdu un bidon, Irène en a déjà perdu un également : match nul !

Chemins, routes et autoroute

Emprunter des petits chemins bucoliques qui longent la montagne, c’est super et on rencontre les gens de la campagne,  on découvre la face cachée des ruraux qui doivent galérer pour se déplacer sur des chemins empierrés, non goudronnés, parfois en terre, on zigzague interminablement pour
éviter les énormes trous, on croise des gens à mobylette,  monsieur, madame et son sac à main.  Irène pète un plomb quand un fermier nous fait comprendre que le chemin est coupé et qu’il nous faut faire demi tour. Ca fait 8 k m qu’on est secoués, il commence à faire chaud, elle veut rentrer à la maison, elle n’en à rien à faire des troupeaux de chèvres et des cochons dans leur blockhaus, elle passe un savon à Joël qui n’écoute que Mme GPS et pas elle et qui nous fait prendre des chemins pourris… Bref, y’à de l’eau dans le gaz !

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Joël rectifie le tir et nous conduit finalement sur la route qui nous mène à Lezhë, c’est plat et on avale les kilomètres, voilà qui satisfait madame !
On s’arrête dans un petit troquet resto après avoir traversé la ville et ses trottoirs envahis par toutes sortes de vendeurs de vêtements,  d’ustensiles de cuisine, de vaisselle, les fermières vendent leur pastèques et tomates, il règne une animation de marché.
On ne peut pas dire qu’on se régale de notre riz pilaf au thon mais la patronne est sympathique et appelle à son secours son adolescente qui se débrouille en anglais. On prend la température des lieux en observant les locaux tout en sachant qu’ils en font autant à notre égard.
Nos vélos sont en face et attirent deux gamins sur des vélos bricolés en récupérateurs qui trient dans les poubelles les bouteilles plastiques et les canettes. Ils en profitent pour faire la manche,  ils ont l’air dégourdis ils ne chôment pas, on leur offre un soda chacun ils s’installent tout heureux à la terrasse comme de vrais clients, un autre monsieur dans le bistrot viendra leur donner une pièce, on les croisera à nouveau en partant et nous taperons dans les mains en signe de salut.

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Les gamins des rues


On voulait de la route, on est servis, on va prendre tout bonnement l’autoroute sur 6 km environ près de Milot, après avoir toutefois pris conseil auprès des taxis privés en stationnement sous un pont « No problem,  no problem », en effet on ne peut rien faire d’autre pour aller vers Burrel. Rassurez vous, ça n’est plus ou moins qu’une bonne nationale avec des enfants dans l’autre sens à vélos, des vendeurs de pastèques et autres légumes, des vendeurs de poissons énormes qui gigotent dans de grands bacs arrosés par les tuyaux d’eau de la rivière Mat en contrebas (un peu trop grosses pour nous, les carpes !)

Les gamins des champs
Les gamins des champs


On prend la prochaine sortie vers Burrel et on se trouve un bivouac d’enfer au bord de l’eau,  près d’un petit resto genre guinguette avec tables et chaises dispersées sous les arbres. On s’enquiert toutefois de la possibilité de planter la tente « no problem,  no problem ». On avise qu’il y a des toilettes, à la turc, PQ et lavabo, le tout d’une propreté impeccable ; c’est décidé on reste. Comme l’on fait Marie et David dans cette même vallée, le patron va récupérer deux clients ce soir et on va se régaler de poissons grillés avec double ration de frites et de crudités à s’en faire péter la panse. L’endroit est fort agréable quelques clients se baignent, d’autres prennent un verre ou cassent la croûte. Le jeune homme qui nous sert est aux petits soins pour nous et il a à coeur la propreté des lieux, en effet bien qu’il y ait des cendriers sur les tables, les mégots et capsules jonchent le sol, c’est rassurant de rencontrer enfin quelqu’un qui soit sensible à cette polution, nous lui suggérons de mettre des écriteaux !

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On s’amuse avec les chèvres, un beau troupeau avec le bouc, elles sont curieuses et essayent de mettre leur nez dans les sacoches,  elles nous lâchent enfin quand arrive pour elles un tas de jeunes branches avec leurs feuilles vertes qui avance tout seul… Ou est l’âne ? On aperçoit seulement les deux jambes d’un jeune homme courbé sous la charge qui vient de traverser à gué la rivière, le repas de ces demoiselles est arrivé… à dos d’homme cette fois.

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Après nos ablutions dans la rivière,  nous sombrons du sommeil du juste sous bonne garde, en effet un gardien avec son chien va dormir dans la cuisine du resto (Irène y a vu un lit en allant brancher sa batterie).

Les conditions météorologiques sont telles dans ce pays qu’on décide d’avancer encore notre réveil pour avancer et pour monter à la fraîche, alors va pour 5h… Grrrrr. Le gardien quant à lui nous a devancés, les chèvres sont sorties de leur enclos et sont en train de brouter, même la barrière qui ferme l’entrée du terrain est ouverte pour nous, on pousse les vélos, faut remonter sur la route.
Jolis paysages matinaux et levé de soleil derrière la montagne, lacets tout en douceur,  lumière à faire rêver notre ami photographe Claude (encore un)… On se laisse distraire et on boit avec ravissement ce qui nous est offert au gré des méandres de la rivière Mat.
Nous ne sommes pas les seuls matinaux, on croise ici et la les vieux et vieilles qui mènent soit la vache, soit les moutons ou les chèvres paître.
Depuis que nous sommes entrés en Albanie nous avons eu l’occasion de constater que les anciennes portent le costume traditionnel, elles sont toujours coiffées d’un foulard blanc ou noir, serré derrière la nuque.

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Le long de la route, on rencontre des vendeurs d’huile pour moteurs (dans de petites bouteilles), des réparateurs de pneus, des vendeurs de pastèques, tomates, fruits de leurs vergers, et aussi un nombre impressionnant de laveurs de voitures ; elles sont souvent vieilles,  les voitures d’ici, mais elles sont astiquées. Et pas à la machine à brosses, à la main, ça mousse et ça frotte un max.

Le long de la route, on voit aussi des stèles érigées à la mémoire d’accidentés de la route, et elles sont nombreuses. Ici la route tue et ça se voit. Mais si, en France, on en faisait autant on verrait qu’il y a aussi des victimes sur nos routes.

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Arrivés à la ville de Burrel, nous avons la confirmation de l’existence d’un camping à proximité et ça nous arrange car nous avons assez roulé pour aujourd’hui. En fait de camping, c’est assez particulier et fort intéressant : il s’agit d’une communauté religieuse italienne (Sainte Dorothée) qui a une belle chappelle entourée de pelouses sur lesquelles on peut s’installer. Outre les douches et sanitaires, on peut utiliser la grande cuisine de la communauté,  et le wi-fi fonctionne bien, que demander de plus ? Les revenus du camping vont à l’association,  espérons pour eux qu’ils ont parfois plus de monde car nous étions les seuls, plus un vieux fourgon.

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Le lendemain,  on sait qu’il va falloir beaucoup monter alors on met le réveil à cinq heures (jamais on de faisait des trucs comme ça quand on travaillait !). Seulement voilà, ça ne va pas se passer comme prévu.

Le coup de la panne.

Déjà, ça ne pouvait pas bien se passer à cause d’une idée incongrue : Comme nos deux compteurs ont une fâcheuse tendance à indiquer des kilométrages différents en fin de journée, on a mis en marche le suivi de trace sur le GPS afin qu’il serve d’arbitre, qu’on sache enfin qui a raison. Mais ça ne va pas servir à grand chose, comme on va le voir, et à ce jour on ne sait toujours pas quel compteur a raison. Enfin si, car celui d’Irène donne maintenant des infos tellement farfelues qu’il s’est auto-déclaré coupable.

18 km après le départ, alors que ça grimpe déjà très fort, le vélo d’Irène nous fait un coup de calcaire, plus moyen de passer les vitesses. Un des deux câbles du Rohloff est cassé, c’est plutôt gênant (le Rohloff, c’est la « boîte de vitesses » qui remplace les dérailleurs, c’est super costaud mais il suffit qu’un câble lâche pour que ça devienne inutilisable). Bon, ce n’est pas grave,  on a des câbles de rechange, il suffit de changer ça sur le bord de la route. Sauf qu’il y a un os : dans tout notre fourbi il manque la clé Torx pour ouvrir le boitier de commande du Rohloff. Damned ! Il ne reste plus qu’à repartir en bloquant l’engin sur la 2° vitesse ; ce n’est pas pratique mais permet de rouler tout de même. C’est là que notre sauveur va arriver, tadaaaa ! Il se nomme Flori et conduit un pick-up Mitshubishi, juste ce qu’il nous faut. C’est une sacrée coïncidence car sur cette route on ne se faisait doubler que par des minibus et d’énormes camions, engins qui ne pouvaient en aucun cas nous transporter avec nos vélos. C’est peut être le seul pick-up qui soit passé sur cette route ce jour là,  et c’était juste au moment de notre panne, il était vide, roulait dans le bon sens et était conduit par un homme charmant et prêt à aider.
On charge tout le bazar et nous voilà partis pour une cinquantaine de kilomètres en voiture à travers la montagne. On voit à quelles côtes on échappe, mais aussi à quelle longue descente vers la Macédoine.

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Arrivés en bas, Flori nous dépose chez un garagiste bien outillé et poussera l’obligeance jusqu’à remettre lui même en place le câble qui n’était pas cassé mais avait lâchement quitté son emplacement, peut-être insuffisamment serré au montage.  


Merci beaucoup Flori, nous avons pu faire connaissance malgré la différence de langues, une dernière rencontre bien agréable avant de quitter l’Albanie, sans un peu de regret tellement nous y avons été bien accueillis. Il faudra qu’on revienne…


J 118 sam 02 août 67 km BARBULLUSH, Camping
J 119 dim 03 août BARBULLUSH, Camping
J 120 lun 04 août 60 km SHKOPET, Bivouac près d’un restau en bord de rivière
J 121 mar 05 août 45 km D+ 815 m SUC, Camping près d’une chapelle

 

9 Commentaires judicieux

  1. Ils vous en arrivent des galerent , Irene fait quand meme attention a ta santée , dit a ton homme (lol ) qu’il te paie de temps en temps un bel hotel ……….. lol………….Pour le gps j’espere qu’elle es pas blonde ( lol ) c’est vrai que je suis une mauvaise copilote , normale je suis blonde ………Vous avez de la chance de la chaleur , moi j’en ai marre de la pluie et du peu de chaleur , je dois allée aux joutes et oui je suis de la region de la joute lyonnaise , et le temps est mitigé et pas tres chaud !!!!Mais je suis une vaillante et j’y vais !!!!!!
    Bon allez continué bien et j’attends avec impatience la suite de votre voyage ….
    Bisous Lili

  2. Ça c’est vrai ,quelle galère .
    Fais attention a la déshydratation Irène ,car avec 2bidons en moins,ça doit poser problème .
    Surtout que si je me fie a mes connaissances géographiques,le prochain pays doit être la Grèce .
    Bon courage et bon coup de pédale .

  3. Bonjour,
    Continuez, vos photos et vos commentaires nous font toujours passer un agréable moment.
    Si non, passez-vous par la Bulgarie, et précisément à Sofia, notre fille aînée s’y installe pour 2 ans, à la fin du mois d’août, avec sa petite famille, et la maison est grande donc si vous voulez être accueilli c’est possible, je vous communiquerai leur adresse. Stéphane son mari travaille chez Total, il aurait pu vous proposer un plein gratuit, mais avec des vélos, je crois que ça ne sert à rien. J’ai pensé aux gourdes mais avec la chaleur, ça risque d’exploser….
    Si vous y passez vers la mi-octobre, nous devrions y être, ce serait sympa de pouvoir se rencontrer !
    Mais ce sera peut-être un peu tard ?
    Bon vent.
    Michel

  4. Pas cool, vos articles arrivent dans nos spam, du coup on a une tonne à rattraper!
    En tout cas, prenez soin de vous et soyez prudents!
    PS: Zoé fait un gros bisou à papi « zo » et Nona et Julian pense bien à vous avec son tracteur (il pense aussi à se disputer avec sa sœur pour lui montrer qui est le conducteur, nan mé ho!)
    Bisous

  5. Bonjour , je prend beaucoup de plaisir pour lire vos articles, j,aime , bien votre façon de vous exprimer , votre humour , j,apprend beaucoup de choses , si j, avait les moyens je ferais sans arret des voyages bonnes continuation a bientôt sur le blog
    Annick de bourgbarré

  6. Formidable et passionnant!

    Petit ”événementoscope” en retour d’impression (sur l’Albanie et la Macédoine)
    Objets inanimés, auriez vous donc une âme?

    Le plantage du GPS (+ scène de ménage)?
    – > Pour l’orientation, les hommes font plus confiance à un GPS qu’à leur femme…. pourtant…
    La femme a 20% d’orientation et 80% d’intuition alors que le GPS a 80% d’orientation et 0% d’intuition
    Le GPS voit les choses “d’en haut” et la femme voit les choses “d’en bas”; les deux ne sont pas faits pour s’entendre.
    => l’homme ne doit pas suivre son GPS mais bien plutôt son épouse ; si elle vous mène n’importe où, elle vous remerciera pour votre indulgence, si elle est a vu juste, elle sera plus utile que votre GPS, et si elle vous fait confiance, avec (et même sans) votre GPS c’est du bonheur..

    le câble du boitier de vitesse part en vrille?
    -> votre rythme est sans doute trop tendu et votre programme trop chargé. Le câble lui, au moins, il se détend… et vous empêche de dérailler en bloquant les vitesses.
    => prendre du repos,suivre l’exemple et remercier votre monture

    Le ramassage par un pick up?
    -> allons, en envoyant “Flori” pour ce repos improvisé, la providence vous fait une “fleur”!
    => ne pas titiller le mauvais sort, le vélo n’avait donc pas pété un câble !
    = se ménager, sinon, vous allez être bons vous aussi à « ramasser à la petite cuiller”!

    Les différences de température?
    -> la température ressentie est différente de la température réelle, la preuve : après un échauffement verbal aux heures “chaudes” la soirée peut être “glaciale” ;
    => garder quelques sujets au chaud pour la tisane du soir

    Le compteur d’Irène donne des résultats farfelus?
    -> le tour du monde à bicyclette à vos âges c’est une idée farfelue, le compteur s’en rit?
    => cool, cool, quand on aime, on ne compte pas! Rouler les yeux sur le compteur, c’est dangereux!
    Les résultats kilométriques sont farfelus? Si les médicaux sont bons….

    La perte du bidon dans le camping?
    – > beaucoup en parlent, mais peu en perdent et réussissent en même temps (on attend les photos)
    => vous avez raison, n’en reprenez pas ; quelques bouteilles en plastique suffisent!

    Avec vous, le tour du monde à vélo couchés, au moins c’est pas du bidon! et c’est ce qui rend les reportages attrayants.

    Bises

    Jean-Pierre

  7. Eyh les cyclos!!! Ça migre ou bien?!!!
    C’est vrai que c’est marrant de vous lire car nous avons fait les mêmes erreurs stratégiques. Irène est pareil que moi et Joël est pareil que Marie avec son obsession OSM!! « Mais si tu vas voir je t’amène sur une petite route où il n’y aura pas de trafic »!! Et bien l’Albanie ne se prête pas trop à ce genre de choses!!
    En tout les cas j’espère que le moral va pour le mieux après toutes ces aventures… Nous avons maintenant le vélo de Marie qui fait des siennes. Heureusement nous avons un bon contact à Istanbul pour le faire encore réviser… On espère qu’il va tenir dans ce pays où nous n’aurons plus d’aussi bons vélocistes!
    On a vu votre carte, on voit que ça avance bien!! Le moral doit être la!
    Vous savez, nous allons nous arrêter 10 jours à Istanbul et ses environs donc si le contrôle d’Irène est cool, vous pourriez prendre un bateau d’Athènes vers Bodrum pour nous retrouver!!!On ne sait jamais!!
    Allez ciao, profitez à fond les parents!!
    Conseil d’amis: si vous comptez quand même venir vers Istanbul, un conseil d’amis, soit vous prenez le centre Ouest comme nous car les routes rouges sont en fait des grosses autoroutes vraiment pas droles. Sinon il y a des bus pour mettre les vélos dans les bus!
    Ciao

  8. Merci pour ces « souvenirs » d’Albanie… il y a 9 ans, nous étions arrivés par la même route, en octobre, il n’y avait personne à cette frontière… Pour les Mercedes, les gamins qui courent, les déchets, les routes trouées, les paysages fabuleux, les cols de rêve…L’Albanie est d’une intensité !
    Bonne route…
    Annabelle et Sébastien

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