Comment ?

Uluru

Selon nous, et en supposant qu’on ait tout son temps (ce qui est, convenons-en, un luxe), il y a plusieurs moyens de parcourir les pays, mais un seul qui permette de vraiment les découvrir :

  • En voiture : C’est confortable, souvent climatisé, ça va vite, ça passe là où il y a des routes ou des pistes. Mais on est dans une boite en fer, on voit à travers des vitres comme des poissons dans leur aquarium, on n’entend que le moteur, on ne se rend pas compte du relief, on ne perçoit pas les odeurs, on est dans un petit monde douillet isolé du vrai.
  • En car : Mêmes inconvénients que pour la voiture si c’est un car de touristes où on est entre nous, sauf que l’aquarium est plus grand et les poissons plus nombreux. Par contre, si c’est un bus local c’est beaucoup plus intéressant (et inconfortable) car c’est un modèle réduit de la vie dans la région.
  • En train: C’est parfois rapide, les parcours peuvent être intéressants et ça permet de parcourir de grandes distances sans peine. De plus, la vie à bord est souvent un spectacle en elle-même. Mais ça reste une (très grande) boite en fer avec des vitres.
  • En avion : Archi polluant et bruyant, trop rapide pour qu’on se rende compte de quoi que ce soit, on va éviter au maximum. En plus, c’est la galère pour y faire entrer les vélos.

Restent trois moyens qui ne présentent aucun de ces inconvénients, ne polluent pas, sont silencieux, permettent de percevoir le pays, de vivre dans et avec la nature, d’être en contact avec les autochtones :

  • La marche : Le seul moyen d’aller partout, quel que soit le terrain. Sauf qu’il faut porter le barda et qu’on n’imagine pas parcourir des milliers de kilomètres en marchant. Et on a beau avoir du temps, traverser certaines immensités à pieds ne nous tente pas, mais alors pas du tout. Cependant, au cours de notre périple nous ne nous priverons pas de partir en trek lorsque l’envie nous en prendra et les circonstances le permettront.
  • Le cheval : Génial ! Sauf qu’on n’a pas la pratique de l’animal et que ce n’est pas la même chose de chevaucher quelques heures que de partir avec un tel compagnon. Quant à obtenir un visa pour le cheval, ça ne doit pas être simple. Et on préfère ne pas penser au risque de le retrouver dans une lasagne…
  • Le vélo (On y vient, ce n’est pas une surprise, n’est-ce pas ?) : Le moyen de transport idéal, sans aucun inconvénient. Si ce n’est qu’il faut pédaler et que souvent c’est vachement dur (quand ça monte ou que la piste est pourrie, notamment), qu’on est à la merci des intempéries aussi bien que de la chaleur torride, que les chiens nous courent après et les moustiques nous dévorent. Mais il n’y a pas mieux pour s’arrêter discuter avec les gens, se faire héberger, se faufiler et trouver un coin tranquille pour planter la tente, foncer à toute allure dans les descentes (toujours trop courtes), admirer paisiblement le panorama, apprécier les senteurs, vivre quoi !
    De plus, un vélo se case facilement dans un train, un car ou même une voiture (surtout un pick-up). Pour le cheval, c’est plus compliqué (sauf en lasagne, évidemment).

Parlons maintenant du voyage à vélos...

 

2 Commentaires judicieux

  1. Bravo pour votre site, vos motivations, vos commentaires, et votre choix pour le vélo. Le mien est standard, mais vous connaissez également ma passion pour ce moyen de transport très adapté à votre projet. Je suivrait attentivement votre périple qui me fait rêver.
    A travers ce que vous dites je sens une réelle motivation, donc vous avez ma bénédiction (même si vous en avez pas besoin) pour cette belle aventure.
    Have a good trip (comme disent les anglais)
    Michel

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