Cool Séoul

Une semaine à Séoul, ça passe vite, il y a beaucoup à voir et on a aussi à se préparer pour le prochain pays, la prochaine saison. Nous avons sillonné les vieux quartiers commerçants comme celui de Namdaenum classé Trésor n° 1 depuis la dynastie Joseon et sa vieille et jolie porte Sungryenmun, arpenté les rues bordées de plus de 10 000 magasins et échoppes sur 66 ha… Et encore plein de choses qu’on ne pourra vous raconter parce qu’il y en a trop.


L’arnaque qui n’en était pas une

Finalement l’appréhension de rouler dans Séoul s’est vite dissipée, néanmoins on ne peut pas dire que ce soit franchement marrant. Il n’y a que peu de voies dédiées aux cyclistes, aux endroits stratégiques comme des grands carrefours ou bien autour des sites historiques. Pour le reste du temps on est dans la circulation, donc il faut redoubler de vigilence. Le GPS nous conduit à bon port, c’est à dire dans un quartier très bien situé, Insadong, tout près du palais Gyeongdeokgung où une chambre en guest house nous attend. Première surprise : Quelques marches à monter pour arriver dans la ruelle, on peut dire que ça grimpe dur dans le quartier. Nous avons quelque frayeur en arrivant devant la porte de l’immeuble, personne ne répond quand on sonne, les restes d’un déménagement s’entassent dans la rue, la boite à lettres déborde, il n’y a aucune indication du nom de la guest house. Est-ce qu’on se serait fait avoir ? Finalement c’est un voisin de l’immeuble d’en face qui va nous aider à joindre le proprio par téléphone et obtenir ainsi le code de la porte d’entrée. Ouf nous voilà avec un toit, un lit et une douche dans un quartier tranquille.

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Arriveront plus tard, et à notre grande surprise, deux jeunes filles bretonnes. Ces deux amies Céline et Natanaelle sont à Séoul pour y suivre des cours de coréen. En apprentissage du Hangeul depuis un mois, elles ont le projet de trouver du travail après avoir passé leurs examens.
Première soirée à Séoul avec nos deux bretonnes qui nous font découvrir un petit resto sympa de spécialités coréennes. Plus tard nous nous retrouverons dans une crêperie bretonne, si si ! Arnaud Laudrin a ouvert « Yec’hed Mat » et il y fait de délicieuses crêpes (pas de farine de blé noir hélas). Une adresse incontournable.

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De palais en palais

Changdeokgung magnifique palais dont les murs d’enceinte courent sur tout un quartier. Il fut construit en 1405 et détruit par les japonais lors de l’invasion de 1592. Restauré en 1610 et à nouveau détruit par les Japonais lors de leur occupation entre 1910 et 1945.

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Son « jardin secret » classé Unesco est un bijou d’harmonie parfaite dans une nature luxuriante aux batiments magnifiques lovés au milieu des bois, et ceci en plein centre ville. Nous allons y passer une demi journée.

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Comme toujours en de tels lieux, de nombreux Coréens et autres Asiatiques déambulent costumés; on avait déjà observé cette pratique au Japon, dommage cependant que certains omettent certains détails qui font tâche, comme les chaussures de sport qui dépassent allègrement sous la robe traditionnelle.

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Le palais de Gyeongbokgung

C’est un des palais où il vaut mieux arriver de bonne heure matin, avant 10h, pour assister à la relève de la garde de la grande porte. La cérémonie a lieu dans la grande cour. Le palais en lui même attire de nombreux touristes et la relève qui a lieu deux fois par jour est un régal. Les gardes portent des costumes amples, sorte de longues robes aux couleurs superbes. Ils sont coiffés de chapeaux noirs aux larges bords qui leur descendent juqu’au dessus des yeux et surmontés de longues plumes de faisans ou de paons. Tous portent moustaches et barbichette (on s’apercevra plus tard que ce sont des postiches). Les mouvements sont parfaitement synchronisés, comme il se doit, c’est une chorégraphie mainte fois répétée dont on ne connait pas toutes les significations, en tout cas c’est plaisant.

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Evidemment les gardes sont imperturbables, même vis à vis des zigotos qui viennent se livrer à de drôles d’exercices sous leur nez.

 

Le palais de Deoksugung

Situé en coeur de ville, ce palais est fort intéressant à découvrir. On pourrait croire que tous ces endroits se ressemblent, que quand on en a vu un ça suffit, mais pas du tout. Ils n’avaient pas la même fonction et par conséquent sont fort différents les uns des autres. Il n’y a que dans celui-ci que nous verrons un trône, pour un eu on se croirait à Versailles.

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Mais aussi…

Séoul regorge de quartiers aux maisons traditionnelles cachées dans des petites ruelles commercantes aux boutiques d’art, de thé, de petits restaurants et cafés. Il faut s’éloigner des artères principales et ne pas hésiter à se perdre derrière ces grands immeubles de bureau des grandes compagnies coréennes. C’est ainsi qu’on se retrouve dans le quartier de Ssamzigil où on va se faire tirer le portrait :

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Dans les rues, la modernité côtoie les petits métiers, les mémés pliées en deux déambulent lentement, les camelots vendent leur fourbi, c’est très vivant et bon enfant.

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Contrairement au Japon où il n’est pas envisageable de manger dans la rue, ici les stands de nourriture pullulent, on s’installe n’importe où pour casser la croute, certains établissements installent tabourets et tables devant leur devanture, les voitures passent doucement entre les clients attablés.

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L’architecture moderne est souvent audacieuse, dans les grandes avenues la circulation est intense mais ça se passe dans le calme, peu de signes d’impatience (pas comme à Paris). A la gare principale, une longue file de personnes nous intrique, nous constatons que ce sont des sans-abri qui attendent un repas qui leur est proposé chaque soir par une association caritative ; tout le monde n’est pas riche ici non plus.

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Velolatte

Trouver un magasin de vélos avec un bon atelier relève du parcours de combattant. Nos vélos ont subi des dommages, les freins sont à changer ainsi que les gaines. Le Rohloff de Pan’ demeure pénible, il faut changer correctement les câbles, et il y a un rayon à changer sur Cake. On enfourche nos vélos et partons pleins d’appréhension dans la circulation de cette grande ville en direction d’une boutique dont le mécano connaît fort bien son affaire, il s’agit de Velolatte qui a notamment pour particularité de faire atelier ET café en même temps, ceci dans un espace minuscule mais l’efficacité est au rendez-vous.

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Le Seoul Folk Museum

Comme souvent, le hasard fait bien les choses (à moins que ce ne soit un don pour se trouver au bon endroit au bon moment). On n’aurait pas trop eu l’idée d’entrer dans ce Folk Muséum quand on s’aperçoit qu’il y a un peu d’agitation près de l’entrée. Bingo ! Une troupe de musiciens s’apprête à se produire et c’est assez épatant : La danseuse virevolte allègrement dans ses beaux costumes traditionnels, les musiciens s’en donnent à coeur joie, on découvre un style tout à fait inconnu mais très plaisant.

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En plus ces gens là sont très sympas, ce qui ne gâte rien.

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Cerise sur le gâteau, il y a ensuite une dégustation de cuisine locale, mais locale d’ailleurs puisque ce sont des spécialités indiennes. Ceci parce qu’un danseur indien se produit peu après, ça ne dure que dix minutes mais le gars se donne tellement qu’on imagine qu’il doit être bien épuisé après. Ça nous rappelle l’Inde, il faudra qu’on y retourne…

Les femmes de réconfort

Tous les mercredis midi, depuis 1992, a lieu devant l’ambassade du Japon une manifestation des survivantes dites « femmes de réconfort » et de leurs comités de soutien. 200.000 de ces femmes ont été enlevées, déportées, contraintes à l’esclavage sexuel pour l’armée japonaise. Les activistes sont nombreux à demander réparation  et reconnaissance de la part des autorités japonaises. Une vieille dame survivante est aujourd’hui présente, il s’agit de Kim Bonk Dong, elle et née en 1926. Elle a encore de la voix pour entonner un chant de paix.

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Beaucoup de monde sur le trottoir en face de l’immeuble qui abrite l’ambassade. Les policiers présents canalisent les manifestant derrière des barrières. Des classes de jeunes écoliers sont présents avec leur enseignants et ont préparer des chants et des discours, c’est très poignant. Un baryton autrichien apporte sa voix à la cause, il s’agit de Il Hong, il est parait-il très connu, il fera du charme à Irène et lui laissera même sa carte… Joël doit la surveiller de près celle là !

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Une statue d’une jeune fille assise avec un oiseau sur l’épaule est scellée au sol, elle représente la paix, les autorités japonaises aimeraient bien qu’elle disparaisse, c’est un sujet épineux s’il en est à tel point que des sympathisants se relayent nuit et jour pour la protéger. Celle de Busan a été démontée au grand dam des comités de soutien. Nous avons tenu à être présents à cette manifestation et constater l’importance de telles horreurs encore aujourd’hui à travers les pays en guerre. La fondation « Butterfly » a été crée afin de venir en aide aux femmes victimes de viols à travers le monde. Nous avons rencontré un jeune canadien tout juste arrivé à Séoul et qui vient passer quelques mois au sein de la fondation. Comme quoi le monde n’est pas si pourri et beaucoup se bougent pour soulager l’humanité. Ceci dit, la Corée doit également des excuses et reconnaitre qu’elle a eu recours, elle aussi, à l’esclavage sexuel pendant la guerre du Vietnam… On n’en finit pas !!!!

Sokcho

Voilà une localité conseillée par le Petit Futé : « « Sokcho est une de nos destinations préférées en Corée du Sud, et vraiment l’occasion de voir une autre facette de ce pays. Un véritable paradis pour les amateurs de photo également, entre mer et montagne. »

Après deux heures et demi de car, nous y voici et la déception est au rendez-vous. Certes le marché au poissons est intéressant mais on a vu l’équivalent ailleurs, la ville en elle-même n’a rien de bien folichon, par contre le port de pêche est particulier et assister à l’arrivée des pêcheurs et à la vente de leur cargaison ne manque pas d’intérêt.

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Il ne s’agit pas de vente à la criée, ça se passe très vite et en silence, les femmes préparent les lots à vendre, les acheteurs écrivent quelque chose sur un petit papier et un type collecte tout ça, puis chacun s’en va avec les lots. Comment se fait la répartition ? Mystère.

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Les petits bateaux des pêcheurs se succèdent, dès que l’un s’en va l’autre arrive, ça a l’air bien rodé comme système.

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Abai

Le village Abai est le lieu où, pendant la guerre de Corée, des centaines de réfugiés nord-coréens trouvèrent asile (Avant 1950, Sokcho était en territoire nord-coréen, la ligne de démarcation s’étant déplacée vers le nord dans cette région). « Ce petit village est devenu célèbre depuis qu’une série télévisée à succès y a été tournée, et c’est un lieu très agréable, fait de petites ruelles et de boutiques, où les photographes capturent des atmosphères uniques.  ».
En fait, le succès touristique du lieu est tel qu’il n’a plus rien d’authentique, les boutiques et restaurants ont remplacé les baraques en tôle, les enseignes recouvrent presque tout, aucun intérêt.

Le musée

« Le musée de Sokcho, à l’extérieur de la ville, est agréable à la fois pour découvrir l’histoire de la ville (notamment le vilage Abai), mais aussi pour ses activités en plein air. Des maisons traditionnelles de cinq provinces nord-coréennes ont été reconstituées, ainsi que les barraques dans lesquelles vécurent les réfugiés nord-coréens après la guerre de Corée. Cet ensemble de construction juste à l’extérieur du musée est une bonne trouvaille, et les représentations de danses et musiques sont très appréciées. Un bon musée. »

Cette fois-ci on est plutôt d’accord avec le Petit Futé, même si on a pas mal galéré pour trouver ce musée perdu dans les faubourgs. Les reconstitutions de maisons traditionnelles sont intéressantes, ainsi que les barriques, ça donne un bon aperçu de la vie à l’époque. Par contre, la représentation de danses et musiques se limite à un ensemble de percussionnistes sans aucune danseuse, mais comme ils sont fort talentueux on passe un bon moment.

Après une journée fatigante (cinq heures de car et beaucoup de marche), nous voici de retour « à la maison » dans notre piaule de Séoul.

Une petite dernière pour la route

Nous quittons Séoul un dimanche, ce qui est bien parce qu’il y a beaucoup moins de circulation. Au passage, une autre relève de garde au moins aussi folklorique que la précédente, mais avec des costumes et un cérémonial tout différents de ceux du palais de Deoksugung. Ces gardes là ont des robes rouge et jaune qui flottent au vent et des chapeaux de la même couleur, ils sont tout aussi mignons que leur copain du palais voisin.

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Puis comme d’habitude on s’en va avec notre énorme rouleau de papier-bulles, c’est toujours aussi encombrant mais léger et avec ça on emmaillotera soigneusement Pan’ et Cake à l’aéroport… pour la destination suivante que vous connaîtrez bientôt.

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NB : Ceux qui savent où nous sommes maintenant sont priés de ne pas vendre la mèche. Et même ceux-là seront surpris, il y a un secret que nous avons soigneusement gardé pour la fin de notre Saison 3, vous le connaitrez dans quelques jours. Suspense…

7 Commentaires judicieux

  1. Pas de soucis! Nous sommes patients…. on va attendre que vous dévoiliez votre secret! À bientôt et merci pour ce partage de votre voyage.

  2. Coucou vous, les cool de Séoul !
    Vous êtes doués pour créer l’impatience concernant votre série …euh, votre voyage !
    Bon d’accord, j’attends ! Papier bulle, papier bulle, papier bulle, bulle, bulle, bulletin, in, bulletin, in , bulletin, tin, tin ! Tintamarre, tintamarre, tintamarre, marre, marre, marabout, marabout, marabout, bout, bout, je boue d’impatience, d’impatience, science, science …
    Bises à vous deux ainsi qu’à Pann et cake !
    Bisous de Bretagne en soleil …eh oui !
    Merci pour votre patience à nous faire ces beaux reportages !
    Marie Chiff’mine

  3. Merci également pour ce documentaire !Je suis toujours étonné de la construction « des toits  » de certaines maisons!ou Pagodes!!!ça descend ,ça monte etc…
    Bon vol

  4. Bon, pour moi il n’y a pas de suspens car j’ai lu votre reportage suivant avant celui-ci… Mais cependant, je ne sais pas où vous serez ensuite. Le mystère demeure…

    Merci pour cette visite de Séoul. J’ai apprécié vos caricatures. Je trouve celle de Joël bien fun, à la Lucky Luke, très ressemblante quoi !

    Amicalement

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