De la côte à la cambrousse en passant par le Club Med’

Ces temps-ci, on nous parle souvent de la France qui a vendu 12 Barracudas, sous-marins qui seront construits à Adelaide pour la modique somme d’une cinquantaine de millards de dollars. Et évidemment, les gens nous rappellent que c’est avec l’argent de leurs impôts, mais c’est toujours sur le ton de la plaisanterie. Heureusement, car on n’aimerait pas être l’objet de tirs de torpilles de la part de contribuables réticents.

Quoi qu’il en soit, ça ne nous empêche pas de pédaler, cette fois-ci vers l’Ouest pour changer un peu.

Mackay

Ce qui est bien sur la côte Est, comme vous vous en rendez compte, c’est qu’il y a des villes un peu tout du long. Mackay étant au coeur d’une région agricole, de nombreux saisonniers y habitent et on va avoir l’occasion de voir un peu dans quelles conditions : Comme il pleut lors de notre arrivée, nous trouvons une chambre au Gecko Rest, sorte d’hébergement pour backpackers. Eh bien ce n’est pas folichon : Les chambres n’ont pas de fenêtre, comme il fait fort chaud il faut mettre la clim’, on ne voudrait pas rester une nuit de plus là dedans. De plus le prix est plutôt élevé, raison de plus pour filer ensuite au camping qui est par contre très bien. Nous y aurons d’ailleurs la visite nocturne d’un opossum, c’est mignon comme tout ces bêtes là et très gourmand !

Opossum

Pour visiter la ville, ce sera à vélos car les blocs sont vraiment trop grands, Mackay n’en finit pas de s’étaler comme un chewing-gum.

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Le Lonely vante la petite galerie d’art contemporain située sur Gordon Street « Art Space Galery », nous ne sommes pas déçus et en avons pour notre argent, comme c’est gratuit, nous sommes doublement contents. Nous n’aimons pas tout mais découvrons des œuvres très belles d’artistes aborigènes locaux ainsi qu’une expo d’un photographe ayant tiré les portraits d’anciens combattants, ou leurs descendants, hommes, femmes ou enfants qui arborent les médailles. Nous n’avons pu prendre de photos, les reflets des verres ne permettait pas d’avoir de belles images.

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On décide d’aller voir à quoi ressemble la marina située au nord à 7 km. C’est un peu un désert entre la ville et cette marina érigée de toutes pièces, car Mackay n’en avait pas et c’était évidemment impensable de s’en passer. De beaux immeubles face à une digue artificielle protégeant des yachts et bateaux valant des tas de milliers de dollars. Tout ici est minéral, bien aligné, propre comme un sou neuf. Un seul café est ouvert, c’est triste, sans âme, ça nous déconcerte un peu. On se dit que l’été il doit y avoir un peu plus d’animation, du moins on l’espère.

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Mine de rien, quelques piolets rappellent l’activité minière…

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Les cimetières sont le plus souvent situés en dehors de la ville et ne sont pas entourés de hauts murs ni de grilles, les morts sont enterrés dans les secteurs désignant leur religion et ils sont à l’image de l’Australie : immenses. Personne ne semble avoir peur que les occupants ne se sauvent, ni que des passagers clandestins ne viennent prendre racine en ces lieux fort paisibles.

 

Mirani

Nous sommes en plein coeur du pays de la canne à sucre, on ne voit que ça à perte de vue. Avec toujours les rails à voie étroite qui serviront prochainement, lors de la récolte, à transporter la moisson vers les mills, qui sont en fait des raffineries à sucre.

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Dans le temps jadis (donc il n’y a pas si longtemps), de nombreux colons sont venus s’installer dans la région pour exploiter cette ressource gourmande en main d’oeuvre. Le travail était très pénible, les coupeurs de canne étant payés en fonction de leur récolte, ils n’avaient pas intérêt à fainéanter. De plus, la pratique consistant à brûler les cannes avant la récolte était dangereuse et difficile à maitriser. Aujourd’hui, les cannes sont récoltées vertes par d’énormes machines auprès desquelles nos moissonneuses batteuses font figure de petits engins. Malheureusement, nous passons un peu trop tôt pour assister à la récolte, nous ne verrons donc pas les petits trains circuler.

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L’itinéraire est très agréable, la route est bordée de noyers d’Australie, de macadamiers et de manguiers, c’est un peu vallonné, on aime bien.

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Et bien entendu, tout est immense, une simple feuille morte peut dépasser la taille d’une cycliste debout (quand elle roule, elle est couchée, ça fait moins haut).

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Le long de la route, une bâtisse attire notre attention par ses couleurs vives et ses dessins. Il s’agit en fait de toilettes publiques, quelqu’un a dû avoir l’idée de les décorer sur le thème des poules et c’est très réussi. Avis à nos chers voisins du Val Froment, on veut les mêmes en rentrant !!!

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Depuis que nous sommes dans la campagne, les communes sont très petites et on ne trouve évidemment plus de ces immenses centres commerciaux climatisés qui ont envahis les faubourgs des grandes villes. Ici c’est bien plus sympa, il y a la boutique qui vend un peu de tout, le sourire en plus, mais il ne faut pas avoir envie de remplir un caddie, déjà qu’on a du mal à trouver des légumes pas trop défraichis et des bananes à moins de $5 le kilo quand on sait que nous sommes tout proches la région de la banane.

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Le Club Med

Rassurez-vous, on ne s’embourgeoise pas, et quand bien même ce serait le cas, inquiètez-vous sérieusement si un jour vous apprenez qu’on va dans un Club Med’.

Non, là c’est pour les « chiens-chiens à sa mémère », ils ont droit à une résidence de standing, avec des croquettes de luxe et peut-être même des serviettes de bain Ralph Lauren. On se pose la question de savoir comment et où ils font leurs petites crottes, sans compter les pipis intempestifs pour marquer leur territoires ?

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Brady & George

Non, ce n’est pas un couple de mecs, et il n’y a aucune chance car on aurait du mal à trouver plus dissemblable que ces deux là ; nous faisons connaissance sur le petit camping municipal de Mirani, c’est intéressant.

Brady fait un voyage en trike, au profit d’enfants handicapés, une sorte de Téléthon à sa façon. Plein d’humour et d’agréable compagnie, nous aurons plaisir à le retrouver à l’étape suivante et resterons en contact téléphonique par la suite. Notre complicité ne tient pas uniquement à son moyen de transport (même si un type qui roule en trike ne peut être que fort recommandable), nous sommes bien en phase avec lui.

George est d’origine roumaine, en Australie depuis 30 années, il habite Townsville. Fumeur invétéré et divorcé (y aurait-il un rapport ?), il vit souvent dans son camion (super bien aménagé) allant de chantier en chantier, ça semble lui convenir. Gentil et généreux, il insiste pour que l’on goute ses pommes de terre sautées et sa grande côte de boeuf cuite sur le réchaud dans son camion. Il nous invite à passer chez lui, par contre il a du mal à réellement s’intéresser aux autres, il ne parle que de lui. Irène le taquinera le lendemain matin en le voyant émerger avec sa cigarette  !!!

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Pour finir cet article sur cette région agréable, voici ce que ça peut donner en soirée :

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Il y a pire comme endroit… Et la prochaine étape ne va pas être mal non plus, vous verrez.

Provoc’

Ça c’est notre plein mensuel. Pour le réchaud. Et vous, combien a coûté votre dernier plein ?

 

 

 

 

6 Commentaires judicieux

  1. Pour le plein d’essence, en ce moment, c’est difficile . . . les routiers bloquent les dépôts . . . Bonne continuation
    demain randonnée à REDON les Joëlettistes !!!

  2. Y a plus d’essence en France!!!! j’ai décidé d’aller a Plouhinec en vélo mais comme je manque d’entraînement va me falloir du temps!!!
    Bravo pour ce super article les cycles!!! on s’en met plein les yeux!!
    bizz

  3. Hello..moi j’ai bien aimé les « poules » plus exactement les « cocottes »un petit dessin animé!!!!on a plus qu’à mettre de la parole et de la musique!!savez-vous aussi que l’on appelle le support des freins des « cocottes »…cocorico..hi Bernard..bon vent à toutes et à Tous

  4. Merci pour vos récits drôles et passionnants ! bien plus sympa à lire que les infos… Vous êtes surprenants , bonne continuation

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