De Sydney à Copacabana

Une nuit de plus à Sydney, un premier campement enchanteur à Little Beach, une rencontre chaleureuse, et pour finir, des pélicans…

Sydney, one more night

Sydney nous a accueillis avec la pluie, et semble ne pas vouloir nous lâcher puisque, vous vous en souvenez, c’est trempés comme des canards que nous étions montés dans le ferry en partant de chez Walter. Nous n’étions évidemment pas plus secs en débarquant, il pleuvait toujours aussi dru, ça ne nous a pas trop motivés pour poursuivre. La décision a été prise à l’unanimité, direction l’auberge de jeunesse. Elle n’est pas bien loin du port, mais évidemment ça grimpe et il faut pousser, peu importe car l’endroit est magnifique et la chambre fort confortable. Au point qu’Irène dormira tout l’après-midi, probablement des dernières suites du jet-lag.

En bonus, une petite vidéo de Sydney, judicieusement accompagnée d’une chanson de Phil Collins, « One more night » (on n’arrivera peut-être pas toujours à trouver des titres qui collent aussi bien, car il faut aussi que la chanson aille bien, si c’est pour mettre du Chantal Goya, non merci !) :
(C’est mieux de voir cette géniale vidéo en plein écran en cliquant sur l’icône  située au dessous) 

Bon ça y est, les cieux sont plus cléments et on peut enfin s’arracher. Par la voie maritime évidemment, ici il y a de l’eau partout (même dans le ciel), donc grâce à un ferry qui nous emmène à Manly, au nord.

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Ça fait partie de Sydney, c’est très urbanisé et le front de mer est, comme il se doit, très aménagé. Si on aime les belles plages, les boutiques et les restaurants, c’est parfait. D’ailleurs nous prendrons un déjeuner dans un de ces restaus, c’est pratique et pas désagréable. Mais ce n’est certes pas dans ce genre d’endroit qu’on va s’éterniser, c’est pourquoi il faut prendre son courage à deux mains pour reprendre la route, laquelle grimpe souvent tellement qu’on se met à deux pour pousser chaque vélo. Quand on est sur la « grande route » ça monte évidemment moins, ou plutôt c’est moins raide, mais il y a beaucoup de circulation et ce n’est pas agréable.

Palm Beach

Ça fait rêver, Palm Beach, non ? Eh bien non, on n’aura même pas pris le temps de vraiment s’y arrêter sauf pour s’abriter d’une averse, on préfère attraper sans tarder le ferry qui nous emmènera en direction du nord, vers un isthme à priori charmant, bien loin de l’agitation constatée précédemment. Ce qu’ils appellent ferry ici n’a rien à voir avec nos énormes navires trans-Manche, il n’est même pas question d’y embarquer une seule voiture, ce sont des bateaux de passagers dans lesquels on peut éventuellement placer une paire de vélos. C’est pratique, rapide, et un peu exotique sur les bords.

Buddi National Park

Le port, qui n’est en fait qu’un ponton, est d’un calme appréciable, on voit immédiatement qu’on arrive dans une autre dimension. Les maisons sont belles, sans ostentation, simplement très bien entretenues, même les plus modestes. Il règne une atmosphère de village, tout le monde doit se connaître, l’unique épicerie vend un peu de tout, c’est sympa.

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Little Beach

Ceux qui ont nommé cette plage n’ont pas fait preuve d’une imagination débordante, néanmoins le lieu est charmant. Normalement, on n’aurait pas dû arriver là, c’est « la faute au GPS » ; en fait non, c’est Joël qui s’est trompé de camping, on aurait dû arriver à un autre qui était accessible par une route, et était situé beaucoup plus près de l’embarcadère où le ferry nous a débarqués.

Celui-ci est d’un accès plutôt ardu, puisqu’après avoir parcouru la jolie route baptisée « Scenic road » qui est archi pentue puisqu’elle passe par le sommet de cette espèce de presqu’île avec des pentes incroyables où on doit pousser à deux, on redescend un chemin escarpé jusqu’à… une barrière fermée. Pas bon pour le moral, ça ! Il se fait tard, on est épuisés et il n’y a pas de plan B. Planter la tente dans un Parc National est une option inenvisageable, remonter ledit chemin itou, reste à espérer que de l’autre côté de la barrière il y a moyen de moyenner. D’autant qu’on n’a pas d’eau et qu’on a fait des courses pour un seul repas. Joël se farcit les cinq cent mètres de descente à pieds le long d’un chemin bien pentu, pour constater qu’il y a bien un Campground  là, un emplacement aménagé sur lequel il y a des toilettes sèches (comme à la maison), un énorme barbecue à gaz et des tables. Pendant ce temps là, Irène a trouvé une maison pour obtenir de l’eau, ce qui peut s’avérer utile vu qu’en bas il n’y en a pas, hormis la mer et un ruisseau.

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Franchir la barrière est un moment comme on les aime bien, il faut tout décharger, soulever les vélos, puis recharger de l’autre côté. La descente au camp, ça va, mais en pensant aux efforts qu’il faudra faire le lendemain pour remonter tout ça, le plaisir est un peu gâché. Néanmoins, quand on a faim et envie de se reposer, ça motive bien, la tente est montée vite fait (on n’a pas trop oublié, depuis le temps (dix sept mois qu’elle n’a pas servi !)) et les incontournables pâtes mises à cuire sur le réchaud à essence dont la maîtrise demandera quelques mises à feu impressionnantes avant d’être pleinement revenue.

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Nous ne sommes pas seuls sur ce petit camping de six emplacements, une famille australienne a déjà installé tout son campement (ils sont plus malins que nous, n’arrivant pas à la nuit tombante, eux.). Les deux petites filles sont mignonnes comme tout, elles bavardent sans cesse, on ne comprend pas le quart de ce qu’elles racontent mais peu importe, elles sont toutes contentes et nous aussi.

Comme les parents ont la générosité de nous offrir une belle portion de pâtes bien cuisinées, en attendant que les nôtres cuisent, on ne dit qu’en si bonne compagnie on ne saurait que rester un peu : Pas question de repartir le lendemain, l’endroit est trop enchanteur, on va être carrément limite en nourriture mais tant pis, avec les réserves qu’on a on peut bien se restreindre un peu.

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Pour l’eau, le problème est résolu puisqu’on trimballe le filtre Katadyn qui n’a jamais servi, il est grand temps qu’il se rende utile, celui-là. Une fois filtrée, l’eau du ruisseau garde une couleur ambrée mais n’a aucun goût particulier, on va s’en abreuver à tout va. Le même ruisseau convient parfaitement pour la toilette, on reprend vite nos petites habitudes.

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Une journée sur place, avec une petite rando dans le parc, une bonne nuit et c’est reparti : Il n’y a plus qu’à remonter le chemin escarpé, re-franchir cette $*%@# de barrière et atteindre enfin la Scenic Road pour poursuivre notre progression vers le nord.

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Accessoirement, on était sensés réserver pour camper là, et payer en ligne. D’abord on ne savait pas, ensuite on n’est pas trop du genre à réserver, enfin personne ne nous a rien demandé alors c’était gratuit pour cette fois-ci.

Copacabana

Allons-donc, les voilà déjà arrivés au Brésil, allez-vous vous exclamer ! En fait non, à la vitesse où l’on progresse, ce ne sera pas avant des années. Copabana est simplement un lieu que les colons de l’époque on dû modestement nommer en hommage à la beauté de la baie, mais, snobs que nous sommes, nous ne ferons même pas le détour pour aller y jeter un coup d’œil. Ce n’est pas ça qui va faire marcher le commerce local, mais on a quand même envie d’avancer un peu vers le nord alors on ne fait pas tous les détours. D’autant que, dès qu’on quitte les grandes routes, on se retrouve à devoir suer sang et eau pour franchir des pentes propres à dégoûter du vélo même un coureur du Tour de France (lesquels sont bien chargés, mais pas comme nous).

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On ne peut d’ailleurs pas dire qu’on rencontre énormément de cyclistes, mais un peu quand même : Des familles en balade, des cyclistes entraînés qui vont vite, et même un baroudeur archi chargé (mais on l’a croisé, ça descendait bien pour nous, il galérait à monter alors personne ne s’est arrêté, simplement quelques mots lancés de l’autre côté de la route, que l’autre n’a sans doute pas compris mais le ton était amical évidemment).

The Entrance

Pour nous ce sera plutôt l’arrivée puisque c’est là que nous allons trouver un camping pour clore cet épisode. Pas génial, l’endroit, mais près d’un beau lac avec des pélicans incorporés, alors ne nous plaignons pas.

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La prochaine fois, on vous emmènera chez les Bidochon et les Simson…

 

 

 

 

 

 

 

27 Commentaires judicieux

  1. Hola amigos ! ça y est , c’est reparti ! Il y a décidément des copacabana partout dans le monde, après le bolivien, voici l’australien ! On a hâte de vous retrouver chez les bidonnons 🙂 Bonne route ! (nous on est en pause en France)

  2. eh bien, bon courage car ç’a na pas l’air facile le départ de votre aventure!!! merci pour vos commantaires et vos photos je rève a nouveau.

  3. Trop chouette, vous revoilà sur la route ! Bon, on est un peu jaloux quand même, mais chacun son tour me direz vous ! On va vous suivre de près, ça nous fera prolonger un peu notre aventure !
    Profitez bien, pédalez bien et prenez soin de vous !
    Grosses bises à tous les deux !

  4. quel plaisir de vous savoir sur la route à nouveau, l’aventure est repartie de plus belle , c’est cool

    bon courage, portez vous bien et faites nous rêver 😉

  5. Kikou les parents de voyage!!
    Ca fait vraiment du bien de vous retrouver sur les routes d’Australie et de lire vos articles qui nous font de nouveau voyager!!
    Ah quelle chance!!! Je vois bien vos têtes en vous disant qu’on n’est pas à plaindre nan plus en Suisse!
    Et c’est vrai, vous avez raison! On finit d’emménager dans notre appartement à La Sarraz, et devinez comment on appelle ses habitants??C’était surement un signe!!
    Bref, nous ,pour nos prochaines vacances, c’est la Corse et son GR20 en Juin!!
    Profitez à fond des routes Australiennes qui n’ont pas l’air plate du tout!!!
    J’espère que les petits tracas d’articulation ne vous embarrasse pas trop…Mais ça n’a pas l’air d’être le cas!!
    Allez hâte de lire votre prochain article!!
    Des bises à vous deux de la part de 2 Sarrazins!!!!

  6. Bonjour les Amis Cyclomigrateurs

    Merci pour toute cette évasion que vous m’apportez, il y a de jolis plans d’eau…
    Les menus ne change guère par contre.

    J’apprécie les petites vidéos que vous avez regroupées…

    Une petite précision : il n’y a pas de « Copacabana » en Bretagne….hihihi (pour rire) ( « En transat » ne m’en voudra pas j’espère) !!!!

    Attention quand même à « l’eau », buvez plutôt du vin (avec modération) moins risqué, moins contaminé moins etc,.

    Mamie Nicole vous souhaite bonne route.

  7. bravo à vous. Vous voilà repartis pour de nouvelles aventures. Merci d’avance pour vos articles forts instructifs.
    En ce qui nous concerne, nous « décollons » (façon de parler bien évidemment!) le 2 avril, pour un tour d’Europe de 7 à 8 mois.
    En vous souhaitant bonne route.
    Valérie & Joël, les Lavallois

  8. Si vous manquez de nourriture vous pouvez vous exercer à chasser un peu! il y a des quantités de lézards qui sont tout a fait comestibles et qui changeraient un peu des pâtes!!! alors à vos arcs!!!!

  9. super de vous voir enfin pédaler….pour la déshydratation, je pouvais vous filer des boissons énergétiques bourguignonnes qui a mon avis sont biens meilleures que l’eau filtrée.

  10. Eksasaute !
    Déjà que le parcours est circulaire et en dent de scie, s’il vous faut de surcroît sauter les barrières, déshabiller et rhabiller les vélos vous serez bientôt prêts pour la traversée de l’Himalaya.

    « Kangoo roues » ça ne veut pas dire que c’est fait pour les vélos…

    Je comprends qu’après tout cela, pour les soirées-étapes vous préfériez quand même les nouilles aux patates sautées (toute analogie avec ceux qui les mangent n’étant que le fruit de l’imagination)

    Merci pour ces reportages toujours aussi agréables et circonstanciés

    Bises de Septeuil

  11. Super !
    Il fait très beau sur Goven … un micro climat s’en doute. Une petite tempête vient juste de passe mais c’est tellement rare 😉
    bizh Nanou

  12. le maitre mot est l’EFFORT pour reprendre et commencer votre périple….
    que du plaisir,(enfin on vous le souhaite),et des muscles….
    belle suite….
    les filles de St gin

  13. Bravo pour vos aventures ..et votre courage malgré vos problèmes (derrière vous j’espère!)Bon voyage bonne route pour la suite de votre périple que je suis depuis que je sais que mes enfants partent fin juin …je m’intéresse et consulte les différents blogs ,mais j’appréhende déjà le départ …..Amicalement.MAG 35 (maman d’Yvan)

  14. Bon, le départ semble un peu difficile, mais après des mois d’abstinence (de pédalage), c’est bien compréhensible… ça va aller, courage !
    Soyez prudents pour vos bains de mer, il y a des requins sur les cotes australiennes. Irène, pas de zèle. Tu as déjà donné !
    Bonne route et au plaisir de vous lire.
    Amicalement

  15. Et c`est reparti pour l`aventure …Les « erreurs » qui mènent aux belles plages et rencontres sympas, le soleil qui va bien finir par arriver et les pâtes comme plat du jour ! Vous voila vite remis dans le bain…
    Bonne continuation et merci de nous faire partager tous ces moments.
    Bises musclees (s`il vous arrivait de devoir a nouveau pousser les vélos) et amicales a vous deux

  16. Profitez bien! Je vais essayer de suivre votre périple ! Déjà de belles photos !
    Je suis bien parti de Bangkok et ai atteint mes 1000 premiers km cette semaine à la frontière Cambodge/Laos avec déjà de belles rencontres le long de la route !

    A bientôt et bons tours de pédales!

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