Disques durs

Tout d’abord, répondons aux exclamations qui ne manqueront pas de fuser :

  • Quoi, ils sont encore là ces deux là ?
  • Ils ne vont quand même pas nous parler d’informatique ?

La réponse à la première question est OUI.

Nous sommes encore là, si nous étions repartis vous auriez reçu des nouvelles des premières étapes mais pour le moment ce n’est pas encore programmé. On se donne jusqu’à la fin du mois pour se donner une date de départ ; autant passer les fêtes en famille et entre amis… Les kangourous vont bien nous attendre.

Car les suites de cette chère bactérie Yersinia se font toujours sentir. Joël n’est pas trop impacté dans sa vie de tous les jours, juste quelques douleurs passagères aux épaules et aux coudes lorsqu’il soulève une bouteille par exemple (on devine vos sourires…).

Irène est plus malchanceuse, bien que son état général se soit considérablement amélioré, certaines douleurs se réveillent la nuit, méchamment, perturbant le sommeil. Genoux et épaules sont le plus souvent visités par Yersinia qu’elle essaye de combattre en pratiquant l’aquabike à la piscine de Cesson Sévigné à raison d’une heure par jour. Elle a découvert également la méthode Feldenkrais lors d’un stage de découverte « s’approprier le geste par la lenteur ».

La réponse à la seconde question est NON.

Il n’est pas du tout question d’informatique mais d’un tout autre type de disques.

Dans le cadre de la préparation de la Saison 3, nous avons eu à faire face à un choix cornélien : Persister ou changer. Persister, c’était prendre un risque. Changer, c’était reconnaître que le choix initial n’était pas le meilleur. Comment ça, ce n’est pas clair ? Cessons de ronger notre frein, voici les explications :

Jusqu’ici nous avons utilisé de classiques freins à patins, des V-brakes. C’est hyper simple, robuste, léger et peu coûteux, ça peut se réparer même en plein milieu de la pampa. On savait que ça peut toutefois poser problème lors des longues descentes de cols, car la roue avant étant petite, elle tourne très vite et peut énormément s’échauffer lors des freinages prolongés, jusqu’à provoquer un éclatement (en pleine vitesse, ça peut être gênant…). Mais le remède est simple, il suffit de ne pas freiner !

Cependant, nous avions totalement négligé un autre inconvénient, plus insidieux mais pas moins embarrassant : l’usure de la jante. Au bout de 10 000 km, il s’avéra que la jante de la roue avant du vélo d’Irène était si usée qu’il fallait la changer, le risque étant qu’elle ne se fende et que la roue devienne inutilisable. Ce n’est pas bien grave quand ça arrive dans nos contrées (quoique trouver une bonne roue de 20 » ne soit pas évident), mais en plein désert ça peut devenir problématique. Là aussi, le remède est simple, il suffit de ne pas freiner mais, pour une raison étrange, ça ne semble pas faire l’unanimité.

A noter que, dans les deux cas, ce ne sont pas des risques théoriques, même si ce n’est pas courant : Plusieurs voyageurs ont rapporté des cas de pneus éclatés à cause de la chaleur et de jantes détériorées suite à l’usure.

Donc la décision est prise de passer aux freins à disques. On va pouvoir foncer comme des bolides, freiner à la dernière seconde, éviter de heurter les bestioles qui traversent inopinément devant nos roues (Chiens, chameaux, ours, douaniers, etc.)
Néanmoins, on assure un max du côté fiabilité en gardant les freins V-brake à l’arrière, et même à l’avant sur le vélo de Joël où ils seront désactivés mais prêts à être remis en service au cas où on endommagerait un disque. Mais on espère toutefois que les disques durent 🙂

Et parce que vous avez lu jusqu’au bout, voici une nouvelle page pour tout savoir sur nos vélos survitaminés.

10 Commentaires judicieux

  1. Bonsoir,

    Les p’tits curieux seront prêts à vous accueillir… J’en ai parlé aux enseignants respectifs.
    Il faut également que j’en informe les élèves maintenant. Mais j’imagine qu’ils seraient très heureux.
    Donc à bientôt pour de nouvelles aventures.
    Bon courage.
    Delphine

  2. Enfin des nouvelles …Comme tu dis les kangourous attendrons bien ! Soignez vous bien ! j’ai encore fait une prise de sang pour la ième fois , la bacterie ce cache et rien ni fait , impossible de m’en débérassée et ça depuis 5 ans , je peu marchée mais pas longtemps …. Vous me manquez , vos voyages sont animées ….. Bonne fêtes de cette fin d’année …Bisous a vous 2 Lili

  3. Bonjour à vous et aux lecteurs!
    On va vous suivre sur les pistes de l’Australie ..ça va être sympa …j’ai deux ou trois contacts là-bas!!Bonnes fetes de fin d’Années

  4. Ah ah, les freins à disque ! Je me suis aussi beaucoup posé la question d’en mettre. Et finalement on reste au V-brake, quitte à serrer un peu les fesses dans les descentes de col pluvieuses, ce qui reste très rare.
    Très bon choix d’avoir gardé les v-brake à l’arrière, amplement suffisant.

    Question usure, ça me parait très peu 10000 km pour une jante, même en 20′. Avec les notres, nous avons fait 25000 km et elle étaient encore d’aplomb, bien qu’un peu creusées. C’est plutot les moyeux qui étaient très fatigués en fait.
    Finalement, et paradoxalement, ce sont les jantes arrière (26′) qui ce sont usées plus vite et qu’on a changé au bout de 23000 km.

    Je vous souhaite de retrouver la grande forme les amis.
    Bises
    Fred

  5. Bonjour à vous,
    Et si vous achetiez des bonnes chaussures avec des talons solides …. pour freiner !!! Les enfants savent bien le faire !!! ???
    Nous espérons que vous allez vite retrouver la forme, vos aventures nous manquent.
    Si vous êtes libres samedi soir , venez rejoindre les joAiletteurs et plein de randonneurs pour la rando de Noël à 19h au palais St Georges organisée par le CDRP 35
    Bises
    Mie-Foise et André

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