Fujisan

Le Mont Fuji, c’est l’emblème du Japon, quand on est à Tōkyō on n’en est pas bien loin, allons voir s’il ressemble à l’image qu’on en a. Déjà ce qui est sûr, c’est qu’on ne verra pas son sommet enneigé, ce n’est pas la saison. Mais est-ce qu’on le verra, ce sommet, au moins ? Car ce n’est pas évident, on connait des voyageurs (ils se reconnaitront) qui n’auront vu que des nuages… Mais ce sont les mêmes qui n’avaient pu voir le Mont Cook en Nouvelle Zélande, pour cause de nuages encore, alors qu’on l’avait approché sous un ciel magnifique. Question de chance talent !!!


Quitter Tōkyō

A peine avons nous parcouru quelques rues depuis notre petite maison, voilà que le vélo d’Irène fait des siennes. Un bruit qui durait depuis quelques temps s’accentue d’un seul coup, arrêt immédiat et diagnostic tout aussi rapide : Plaquettes de freins avant à changer, le ressort a rendu l’âme et frotte contre le disque. Qu’à cela ne tienne, on en a un jeu de rechange mais elles se révèlent particulièrement rétives à entrer dans leur logement, ça prendra bien plus de temps que nécessaire mais finalement ça se fait. Joël fait preuve d’une infinie patience pendant qu’Irène piaffe d’impatience. C’est reparti pour quelques milliers de kilomètres sans souci de ce coté là.

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Grâce au GPS nous quittons la capitale par des rues étroites encore et toujours, c’est plaisant et calme, l’habitat se diversifie au fur et à mesure que nous arrivons en zone semi urbaine. Il n’y a quasiment pas de circulation, c’est curieux.

Mais où sont-ils donc tous passés ?

 

On a l’explication le long de la route : C’est dimanche et c’est le jour du sport sous toutes ses formes, des matchs de base-ball, tennis, foot, marche à pieds, pêche à la ligne, il fait beau et les Tokyoites ont enfourché leurs vélos pour profiter du plein air.

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Bernard Hino

Arrêt au temple Kongoji de Hino, il est très beau. Une magnifique pagode à 5 niveaux renferme les reliques sacrées d’un dieu dont on ignore tout. En tout cas ce lieu est très prisé des visiteurs qui viennent y faire leurs dévotions. On profitera d’une belle exposition de photos prises à l’occasion d’une fête au printemps.

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Bivouac urbain

Premier bivouac à l’arraché dans un parc au pied d’une petite résidence, pas franchement romantique, on a connu mieux. De l’eau mais pas de toilettes, ça commence mal, on est en zone urbaine ici et même que la gare n’est pas loin, on aura droit aux trains jusqu’à minuit.
Un couple avec une petite fille vient nous tenir compagnie, on s’exerce au vocabulaire japonais et on prend des notes.

Quittons de bonne heure le lendemain matin pressés de trouver des toilettes car le transit se fait de plus en plus pressant. Les cyclistes se reconnaîtront, comment faire quand on n’a pas moyen de s’isoler pour poser son cadeau matinal ? La solution pour nous a été de ne rien boire ni manger jusqu’à ce qu’on s’arrête dans une station-service. Des cyclistes en un tel endroit, ce n’est certes pas pour faire le plein ; le gérant nous laisse utiliser ses toilettes et remplir nos gourdes sans que nous ayons rien à débourser: « Service » nous dit il. Il en sera de même dans toutes les stations services que nous fréquenterons par la suite, toujours un excellent accueil, on n’est pas considérés comme des cartes-bleues-sur-roues comme dans les stations-sévices françaises (:)))

Autoroute et petites routes

Koshu Kaido Midori Ward. C’est le nom d’un big échangeur, un gros noeud sur le GPS pas facile de s’y retrouver à tel point qu’on a commencé à s’engager la où il ne fallait pas, c’est une autoroute et il y a un péage. On stoppe, prêts à revenir en sens contraire, mais voilà un agent qui sort de sa cabine et vient à notre secours, ils seront trois au final tout essoufflés d’avoir couru  pour mettre dans le rang ces foutus français qui ne savent pas lire. Avec gentillesse et force gestes ils vont nous aider à repasser par dessus les limites des trottoirs et nous placer dans la bonne direction. Serviabilité au quotidien ça semble être une règle.

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Une fois sur la bonne route, avec une circulation automobile très modérée et toujours des conducteurs prévenants, c’est un plaisir : Le revêtement est en excellent état, les paysages sont agréables, les pentes raisonnables, ceci grâce aux nombreux tunnels (pas très longs) qui épargnent les montées abruptes.

Tomber dans le panneau

On aime bien les panneaux qui sont illustrés, ça permet de savoir de quoi il retourne, car lorsqu’ils sont uniquement écrits en kanji c’est pour le moins obscur.

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Les températures avoisinent les 24, 25 degrés, le temps est un peu lourd et on mouille bien le maillot, ça commence à grimper. On irait bien faire trempette dans la rivière plus bas avec les pêcheurs à la mouche.

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En prenant de la hauteur nous avons une vue sur les petites rues en contrebas avec leurs jardins. L’habitat est toujours aussi dense, rivière, montagne et route, la largeur des vallées n’est pas bien grande. Depuis ce matin une odeur douce et sucrée nous flatte, encore, les narines de temps à autres, on n’arrive pas à savoir si ce sont des arbres ou des fleurs… frustrant pour Irène (on finira pas l’apprendre dans deux semaines, donc vous devrez attendre ce temps là pour le savoir aussi).

Trop facile !

Pour le cyclotourisme, le Japon est un pays épatant : On peut camper où on veut et on trouve des supérettes partout, avec souvent un accès wi-fi gratuit et parfois même un coin pour boulotter le bento (boite repas) qu’on vient d’acheter et qu’ils nous ont réchauffé.

Pour voir où sont ces lieux indispensables on se sert de l’application GPS OSM-And, mais le résultat est parfois surprenant : Aujourd’hui elle nous envoie sur un stade à la place d’un camping, l’avantage est que c’est gratuit, isolé, il y a même de l’électricité, de l’eau et un abri. En fait on ne trouve jamais de campings, ils ont l’air rares mais ça n’a pas d’importance parce qu’ils n’apporteraient pas grand chose de plus que les lieux qu’on trouve pour bivouaquer.

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La musique du temple voisin nous réveille. Nous avons de la visite mais ce sont des utilisateurs des toilettes et des marcheurs qui partent en rando, pas de gardien qui viendrait nous déloger.

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Première rencontre avec les rizières, avec les gerbes de riz coupées en train de sécher la tête en bas. Nous sommes dans une région vraiment rurale cette fois. Approchons de la ville de Tsuru dans la préfecture de Yamanashi.
On stoppe devant la cour d’une école. Enfants et maîtresses viennent de terminer un jeu de cordes, on échange quelques mots et leur montrons nos drapeaux, ils sont contents et nous répondent tous en coeur Sayonara.

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Fujikawaguchiko

On grimpe toute la journée jusqu’à la ville de Fujikawaguchiko qui est considérée par les touristes comme une bonne base pour découvrir la région du fameux Fujisan (le mont Fuji). On y restera deux nuits car il pleut et c’est une nouvelle fois l’occasion de constater l’extrême serviabilité des Japonais : Ayant réservé depuis l’office du tourisme une chambre pour nous mettre à l’abri, lorsque nous y arrivons nous avons la surprise de voir la réceptionniste nous tendre le gant d’Irène ; comment est-il arrivé là ? Irène l’a oublié aux toilettes, la dame de l’office du tourisme l’a trouvé et l’a fait immédiatement porter à l’hôtel ! Autres marques d’attention, à l’hôtel il y a des mules pour ne pas déambuler pieds nus et des yukatas (kimonos légers) pour déambuler décemment.

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On profite de cet arrêt prolongé pour visiter le Fujisan Word Heritage Center. Un lieu précieux pour y découvrir l’histoire du mont sacré, des pèlerinages dont il fait l’objet depuis des décennies. De nombreux diaporamas sur l’art et les oeuvres qu’il a inspirées à l’aide écrans tactiles nous laissant découvrir toutes les finesses de ces créations connues des amateurs.

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Nous n’irons pas grimper jusqu’au sommet, ça n’est pas une sinécure, loin de la, ce sommet se mérite avec huit stations d’accueil pour les pèlerins. Ils sont des milliers chaque année, à partir du premier juillet, à gravir ses flancs. C’est d’ailleurs l’occasion d’un grande fête d’ouverture très attendue par les pèlerins et marcheurs de tout poils.
Le Fujisan est classé UNESCO comme lieu sacré et d’inspiration artistique

La route des lacs

Cinq lacs entourent le mont Fuji dans sa partie nord, on va en longer quatre. Le premier est donc à Fujikawaguchiko, il se nomme tout logiquement Kawaguchi, ce n’est pas le plus intéressant parce que la ville étant très touristique, il est bordé de constructions toutes aussi inesthétiques les unes que les autres. C’est qu’il faut de la place pour loger tous ces touristes, ainsi que des boutiques pour les approvisionner en cochonneries chinoises souvenirs « locaux ». On a ainsi vu arriver pas moins de treize cars, tous identiques, débarquer leurs passagers qui se sont engouffrés dans la même boutique pour une durée chronométrée, puis sont repartis tous en même temps ! Un peu comme les croisiéristes australiens à l’île des Pins en Nouvelle Calédonie.

Par contre, dès qu’on s’éloigne un peu de cette agitation, ça devient rural et charmant. La route devient peu fréquentée, il y a de quoi voir, on rencontre des gens qui ont le temps, c’est sympa.

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Un jardin à l’européenne en quittant la ville, un petit arrêt pour aller y admirer les rosiers qui sont taillés ici avec délicatesse par une jeune femme qui prend mille précautions afin de ne pas froisser ces fragiles présents de dame nature.

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C’est Halloween avant l’heure, les décorations sont déjà de sorties et exposées aux regards des petits enfants et des  grands adultes, on ne peut qu’admirer la production de citrouilles shootées peut être ….on ne dira pas à quoi !!!

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On trouve régulièrement sur notre trajet des distributeurs de boissons fraiches souvent à des croisements improbables, en plein milieu de la campagne, là où il n’y a pas foule. Mais sans doute ce commerce doit il est intéressant puisque nous croisons souvent les petits camions qui viennent faire le ravitaillement. En tout cas nous n’y touchons plus depuis le jus de fruits au goût chimique que nous avions essayé.

Le lac Sai

Le mont Fuji se dévoile petit à petit, mais à midi nous n’avons toujours pas vu son sommet, il reste dans les nuages. Néanmoins on en a un bel aperçu avec le lac Sai en premier plan et de beaux cosmos qui remplacent les fleurs de cerisier qui manquent tant à Irène.

Le lac Shojiko

Un arrêt à la petite épicerie du bord de route pour le repas du soir. Une dame engage la conversation avec Irène qui sort vite fait son « pense bête » pour les présentations d’usage. Mais voilà que la dame lui prend les mains et les garde dans les siennes….mince alors mais les japonais seraient ils tactiles ?

Bivouac peinard dans ce patelin bien paumé au creux d’une vallée, face au Fuji qui reste planqué à tel point qu’on a du mal à imaginer qu’il y a une montagne en face de nous. D’autres campeurs nippons viendront s’installer nous aurons juste quelques mots avec deux dames sans doute trop timides…

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Mais le lendemain matin il est là, enfin, derrière le mont Omuro qui parait être un nain avec ses 1468 m  !

Fujisan depuis le lac Sojiko

 

Face au lac Motosuko (le seul dont on aura pu faire le tour complet) on fait une pause admirative. Une nuée de mouches, de japonais cyclistes et touristes nous abordent et tous de vouloir monter sur nos beaux destriers. On s’y prête avec plaisir parce qu’on a bien l’intention de  demander à Azub de nous refiler de nouveaux vélos à notre retour, vu la promotion qu’on leur aura faite….

 

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On enfile les kilomètres vu que ça n’est pas très difficile, la route est petite, sinueuse, pratiquement pas de voitures. C’est un autre sénario lorsqu’on se retrouve sur la nationale, travaux, camions, voitures….disons que ça devient un peu chiant de devoir se payer les passages derrières les barrières de sécurité parce que c’est nettement moins roulant et on se prend parfois des touffes d’herbes vu que ça n’est pas tondu toutes les semaines !!!

 

Vue du Fujisan depuis le lac Motosuko

 

Que ça ne nous empêche pas de faire des pauses devant les vieux temples shintô. Une armée de petites statues en pierres porte des bavoirs et des bonnets en laine rouge.

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Chutes d’eau de Shiraito

Notre dernier arrêt de la journée sera pour le site des chutes d’eau de la ville de Fujinomiya. Protégées depuis 1936 en tant que monument naturel. Elles ont en effet étonnantes de beauté. Ce qui l’est moins ce sont les marchands du temple qui bordent le chemin pour y accéder. Des tas de petites boutiques (comme au mont St Michel) où on essaye de nous vendre des châtaignes grillées, des sacs de thé vert et autres fanfreluches à accrocher aux sacs ou aux portes clés à défaut de clés…On se laisse attendrir par une marchande plus futée que les autres qui nous fait un prix pour des châtaignes. On traine encore et encore sur ce site enchanteur à tel point que le jour commence à baisser sérieusement et même que la pluie est en train de tomber doucement.

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Le terrain de camping situé pas trop loin est beaucoup trop cher 5000 yens ce qui équivaut à 38 euros, alors on file à la ville où on a repéré plusieurs parcs. Il y en aura bien un qui aura toilettes et eau. Finalement on échappe à la pluie qui s’est arrêtée et on plante la tente dans un beau parc « Wai Shen Dong Gong Yian » ça ne s’invente pas ! Qui plus est, en plein coeur de la ville. On repère un endroit bien plat et bien tondu sous les arbres dans un petit coin discret et on attendra que la nuit soit tombée pour piquer la tente. En attendant on aura squatté les toilettes pour les personnes handicapées, très bien aménagées pour deux cyclistes crasseux et puant la transpiration. Le lendemain matin à 6h30 on aura la visite du souffleur de feuilles qui nous dira « no camping »….mais il aura le sourire en voyant nos tronches de vieux baroudeurs !!!

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Bonus

Parce que vous le valez bien, parce que vous n’allez peut-être pas parcourir cette route dans les semaines qui viennent, nous allons vous la résumer en vidéo. Mais comme vous n’avez sans doute pas non plus envie de passer trois heures à nous regarder avancer à vitesse d’escargots, on va légèrement accélérer le rythme, accrochez vous, ça déménage (si on avançait « pour de vrai » à cette vitesse là, on bouclerait un tour du monde en quelques semaines, quelle horreur !) :

Comme d’habitude, pour voir cette merveille en plein écran, cliquer sur l’icône représentant quatre flèches à gauche du logo Vimeo

14 Commentaires judicieux

  1. Superbe et excellente video!
    Julie! prepares les bagages on part au japon!

    By the way, il y a 1 an (deja!) c’etait soiree crepes a Redbluff 😉

    Bises des Motte

  2. Je vois que vous êtes passés, à toute birzingue, par la montagne de Ben Hi !….(???)….Bâ oui….Les anglais l’appelle Benny Hill…Alligato’, Casseilles-masse…Et aux fines herbes…Portez vous bien.

  3. Bonsoir ..un plaisir de vous voir sur ce bout de la Planète..;Quel art de vivre…a y prendre la la graine..moi je pensais à vos bagages..quelles sont les choses indispensables et ou très utiles!Avez vous un petit poste de radio pour écouter soit les infos et de la musique!Je pensais aussi à votre tente ..;elle en a déjà vu des lunes et des soleils!!hi!ije suppose quelle est rapide à monter..A bientôt de vous lire..bonsoir à tous les « suiveurs »
    Bernard

  4. Je confirme! Isabelle a raison, le kimono est parfait pour toi! et quel succès auprès des petites japonaises… tu as de la chance que Irène soit la femme parfaite, donc pas jalouse……
    Merci pour ces belles images! je relève tous les endroits qui me plaisent puisque je serai au Japon fin mars!!
    bisous et bonne route!

  5. Ça donne bien envie de faire un tour au Japon !
    Est-ce que vous avez prévus de passer à Hokkaido ? Parce qu’il y a les fabricant du paperpot, l’engin orange qui me permet de repiquer les semis fait en plaques en papier… Il y a aurait peut-être moyen de leur commander les bandes papier en direct ?
    🙂
    Puis si vous tombez sur quelques graines de légumes sympas…

    Gros bisous de la Normandie

  6. C’est magnifique ce que vous faites les jeunes!
    Vous nous rappelez le souvenir du beau lac Kawaguchi dont nous avons fait deux tours en courant à l’occasion du marathon, il y a quelques années… (masos, on ne connaissait pas encore le plaisir du vélo couché:)
    Bonne continuation, profitez bien de cette belle courtoisie japonaise!
    Le froid ne devrait pas tarder, mais la chaleur des ryokans et des bains japonais devraient vos combler.

  7. Coucou mes amis
    c’est beau le japon a ce que je vois , dommage pour les cerisiers en fleurs ça doit etre trop beau ….. Joel fait le beau avec ses jolies japonnaises surveille le d’un oeil ……lolllllllll
    Je vous fais des Bisous et a la suite …….Lili

  8. Cela me donne plus envie de découvrir le Japon que n’importe quel reportage vu à la télé, de même d’ailleurs pour la N. Calédonie
    Merci pour toutes ces superbes photos
    Continuez à bien profiter
    Bises
    Sylvie

  9. Que du rêve… Je décolle lundi pour passer un mois sous le soleil antibois, petit évasion que je vais apprécier après le déménagement.
    bizzzzzzzzzzzzz

  10. Je (Sandrine)vous retrouve après 3 semaines loin, enfin compare à vous, ce n est rien, que ce soit en temps où en éloignement.
    Alors vous voilà au Japon..
    Pour info, je suis vraiment fan de vos vidéos…..
    A bientot
    Sandrine un des deux filles de St gin

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