La Corée du Sud. Merci petit Jeju

Puisque toute notre Saison 3 s’est déroulée sur des îles (De la plus petite, l’île des Pins en Nouvelle Calédonie, à la plus gigantesque, l’Australie), on va rester dans le même registre en aterrissant à Jeju, une île au sud de la Corée.

Dailleurs, même si du point de vue géographique la Corée est une péninsule, on ne peut arriver en Corée du Sud que par avion ou bateau, comme sur une île. Mais ça va peut-être changer, on en reparlera.


Jeju, un bon début

L’île étant deux fois plus vaste que la Corse, avec au centre un volcan qui culmine à 1950 mètres, il va falloir faire un choix : Ou bien faire tout le tour, ou en faire seulement une partie et couper par le milieu pour revenir au point de départ. La seconde option étant retenue, reste à décider quelle moitié visiter, ce qui est vite fait car la partie Ouest est archi touristique et les zones de resorts et autres complexes de loisirs ne sont pas celles qui nous tentent le plus en général. Elle est fréquentée par les jeunes mariés et ça n’est plus notre cas !

La beauté des sites naturels de Jeju étant bien connue des Coréens, ils choisissent souvent cette île pour passer leurs vacances, au point de la peupler de manière excessive pendant les périodes de congés. La ligne aérienne Séoul-Jeju est ainsi la plus empruntée au monde !

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Jungmun, au sud-ouest, est aussi la destination des jeunes mariés qui viennent y passer quelques jours après leur mariage. Certains se sont juste mariés le matin et ont sauté dans l'avion. Ils arrivent par cars entiers, chaque couple habillé de la même manière et portant son traditionnel panier de fruits. C'est une scène assez surréaliste que d'assister au débarquement de ces jeunes couples fardés dont la plupart vont se « connaître » le soir-même pour la première fois. Beaucoup sont en effet des mariages arrangés, et les mariés ne se sont rencontrés que de rares fois avant de s'engager. Mais il ne faut pas croire que ce sont tous des mariages forcés. Ils semblent d'ailleurs très contents d'être là pour la plupart. Selon certains Coréens un peu pessimistes, la moitié de ces couples ne passera pas l'épreuve de Jungmun et se séparera à Séoul. C'est certainement exagéré. Pourtant, beaucoup de ces couples n'ont pas encore officialisé leur mariage à la mairie, ils sont seulement unis par une cérémonie traditionnelle, au cas où... En Corée, le mariage est avant tout un acte social, et l'amour n'est, à l'origine, qu'un sentiment auxiliaire qui doit venir avec le temps. Mais, bien évidemment, cela évolue avec l'occidentalisation de la société.

Premières impressions

Débarquer en Corée quand on vient du Japon et de Taiwan, ce n’est pas très dépaysant de prime abord. Mais rapidement les nuances se font sentir, et ce sont même plus que des nuances.

La langue

La langue Hangul, d’abord, est fort différente et nous avons bien du mal à retenir les quelques mots de base tels que annyeonghaseyo (bonjour), hasigi balabnida (s’il vous plait), gomabseubnida (merci), jagbyeol insa (au-revoir). Notre niveau d’assimilation est du même ordre que celui des Shaddoks (Ga, Bu, Meu, Zo)

La ville

Du coté architecture, pas de doute, on est bien en Asie. La ville de Jeju (410 000 habitants) n’a rien de magnifique, même si le vieux quartier où nous sommes est bien sympa avec ses ruelles bien animées à toute heure de la journée. Les gens sont à priori moins extravertis qu’à Taiwan, mais ils sont souvent souriants et ne demandent qu’à aider.

La circulation

La plupart des conducteurs de voitures ont le bon goût de respecter les feux rouges (sauf les taxis, qui les grillent allègrement). Le tourne à droite est ici permis ce qui fait qu’on est sur nos gardes car ils ne regardent pas autour d’eux avant de changer de direction inopinément. Les conducteurs de bus, eux, hésitent pas à nous doubler pour immédiatement stopper à leur arrêt, nous faisant de belles queues de poisson; quand au stationnement c’est du grand n’importe quoi, les passages piétons servant de parking, de toute façon traverser dessus exige de la vigilance car les voitures ne s’arrêtent pas. Nous avons vu une jeune femme engagée sur les clous qui s’est arrêtée pour laisser passer une voiture qui forçait le passage !

Les sous

Trouver un distributeur de billets ne pose guère de problème, mais en trouver un qui nous donne des wons (10 000 wons = 3,75 €) est une toute autre affaire. Il nous faudra en visiter 3 avant de réussir à décrocher le jack pot ! Et plus tard il arrivera qu’on doive essayer moult établissements pour enfin obtenir les précieux billets.

La nourriture

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Rares sont les menus traduits en anglais dans les troquets où mangent les locaux. On va se laisser guider par la serveuse et faire connaissance avec la cuisine épicée qui donne le hoquet à Joël. On aura les larmes aux yeux, bienvenus en Corée, notre baptème du feu !  Toutefois le lendemain on découvre une enseigne : Paris Baguette, (sans les baguettes croustillantes ). Une enseigne aux  3 000 boutiques en Corée, et une à Paris pour commencer à concurrencer la Brioche Dorée… Clin d’oeil à Daniel qui se reconnaitra.

C’est parti pour un tour

Dès qu’on s’aventure hors de la ville, la nature volcanique de île saute aux yeux. Pour lutter contre le vent qui détruit les cultures, des murs de pierres ont été érigés autour des champs et des maisons, comme en Irlande ou en Ecosse, si ce n’est qu’ici ces pierres sont noires. Autour des tombes, ces murets servaient aussi à tenir à distance les animaux mis en pâture. Nous traversons des petits villages côtiers entourés de champs où poussent oignons, poireaux céréales qui ressemblent à du blé. Les parcelles ne sont pas bien grandes et toutes entourées de murets de pierres. Les paysans s’activent à désherber à la main.

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Une première halte au « Memorial Hall » Neobeunsoongee à la mémoire de toutes celles et ceux qui se sont soulevés et ont donné leur vie en luttant contre l’occupant japonais. Nous allons découvrir ici des images dérangeantes et une partie de l’histoire Coréenne qui n’est pas simple. Ce n’est qu’un début. Il est évident qu’ici les Japonais ont laissé des cicatrices qui ne sont pas encore guéries. On peut dire qu’ils pratiquaient des tortures « raffinées ».

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L’anniversaire

Il ne s’agit pas de l’un de nos anniversaire (janvier et septembre) ni même celui de notre rencontre (janvier) ou mariage (octobre), encore moins  de notre départ (avril) mais d’un événement un peu plus célébré dans le monde, celui de Buddha qui sera célébré cette année le 22 mai prochain.

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A cette occasion, les abords du temple qui jouxte le mémorial sont décorés d’une ribambelle de lanternes colorées. Par exemple dans celui qui jouxte le mémorial il y a dix mille lanternes suspendues dans l’enceinte des bâtiments portant chacune le voeu d’une personne. La jeune nonne, en tenue grise et cheveux rasés, qui nous accueille est très gentille et contente de pouvoir expliquer ses croyances, même si nous ne comprenons pas tout : Déjà que c’est compliqué de comprendre une religion, quand en plus on passe par une langue intermédiaire ça n’arrange rien. Toujours est-il que nous ne pouvons pas entrer dans ces 3 magnifiques bâtiments les pieds nus, et nous n’avons pas nos chaussettes restées dans le fond de nos sacoches.

La première pagode d’une longue série

Notre premier bivouac est plutôt sympa, on installe la tente sous un joli pavillon en bois (genre petite pagode) tout près de la plage, ce qui ne dérange personne, d’ailleurs il n’y a pas la foule à passer par là.

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Comme on a faim et qu’on a oublié de faire des courses pendant qu’on était en ville, on se met en quête d’une supérette qui était sensée se situer à quelques kilomètres selon le GPS, mais qui n’existe plus… Retour à notre pagode, par chance il y a un resto en face mais le repas ne nous satisfera guère : Le rock fish est archi épicé, ça arrache la goule, et un seul poisson pour deux, ça sent l’arnaque même s’il est accompagné d’une dizaine de petits plats de toutes sortes de végétaux bien piquants.

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Le lendemain matin, après que la patron du resto nous ait offert du café, en nous voyant prendre des photos, on se refait la route jusqu’à la supérette fantôme (ça monte pas mal) mais cette fois-ci on continue jusqu’aux tunnels de lave de Manjanggul, classées *** par l’UNESCO. C’est très intéressant, ces grottes, car ces formations de tunnels se sont développées grâce à l’action de la lave basaltique lors de l’éruption du volcan Geomunoreum il y a environ.  200 à 300 000 ans. Le tunnel que nous visitons est long de près de 9 kms , on n’avait jamais vu une chose pareille. Il parait que ce sont les plus longs tunnels de lave du monde, on n’a pas vérifié. Notre balade sous la terre se termine au terme d’un kilomètre par la découverte d’une longue colonne haute de 7 mètres qui s’est formée lorsqu’une grande quantité de lave s’est déversée du niveau supérieur de la galerie au niveau où nous sommes, car il y a par endroits plusieurs tunnels superposés, ça devait être un sacré bazar là dedans à l’époque.

On offrait autrefois une jeune vierge au serpent qui était censé habiter cette grotte. Au XVIe siècle, un fonctionnaire local alla affronter le serpent pour faire cesser cette pratique barbare. Il sortit vainqueur mais mourut peu après dans des conditions étranges. Cela semble corroborer le fait que les habitants de l'île entretenaient autrefois un culte du serpent. Toujours est-il qu'ils avaient peur de pénétrer dans les grottes car des esprits ou autres monstres y habitaient.

A l’est surtout, on peut voir des plaines vallonnées aux riches pâturages et partout des vergers de mandariniers, la spécialité de Jeju. Les statues de lave « dolharubang », sortes de grands-pères aux yeux protubérants dressés à l’entrée des villages, qui protégeaient les habitants, représentent une autre particularité de l’île. Ils ne sont pas sans évoquer les statues de l’île de Pâques, en plus petit, bien qu’il n’y ait a priori aucun rapport entre les deux. Ceux là portent un petit chapeau en forme de champignon et ont une large bouche souriante, le nez épaté, les deux mains posées sur leur abdomen. On va en trouver aux quatre coins des routes et chemins de l’ile.

Udo : Small is beautiful

Pour tout vous dire, l’île de Jeju est aussi nommée Jeju-do, car do signifie île en coréen. C’est bizarre, mais chez nous on a bien l’île de , c’est dans le même registre ; en coréen on pourrait l’appeler do-Ré, brillante idée, non ?
Ceci pour présenter Udo qui est également une île, dont le nom signifie « Ile de la vache » (décidément, le coréen est une langue fort concise); elle est toute proche de Jeju, mais d’une superficie de seulement 6 km2.

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Après une courte traversée d’environ 15 minutes sur un ferry où nos vélos seront définitivement couchés sur le pont,  et les passagers assis sur le sol nous allons débarquer sur cette minuscule ile et rencontrer les mamies plongeuses.

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Curieusement, ici les femmes pratiquent la pêche sous-marine. Elles auraient décidé de se mettre à plonger pour ramasser coquillages et crustacés afin que leurs maris ne partent plus sur cette mer dangereuse qui, trop souvent, les faisait disparaître. Maintenant encore, ces femmes robustes (haenyeo) qui portent des combinaisons noires, un masque et des flotteurs, plongent par presque tous les temps et vendent sur le port le produit disparate de leur pêche.

Les ruelles sont encombrées d’algues en train de sécher. Dans les courettes les femmes sont accroupies en train de retourner leur « salade ». Elles n’ont pas de problème de genoux ou d’arthrose c’est évident leurs adducteurs et ischio-jambiers sont certainement plus longs que les nôtres puisque sollicités continuellement dans la position accroupie. Au fait, restez donc aux toilettes dans cette position, on peut vous assurer que la lecture sera de courte durée !!!

Et comme on peut encore faire plus petit, nous allons finir par aller bivouaquer sur la plus minuscule île qui soit, c’est presque un îlot ; l’espèce de prairie surplombant la mer où on peut camper est vraiment sympa, il n’y a que des marcheurs à venir là, plus quelques cyclistes, donc pas de bruit de voitures et une ambiance fort calme, chacun se salue.

Nous ne sommes pas très originaux avec nos petits sièges Helinox, ici tous les campeurs en ont, comme quoi ils aiment bien le confort aussi.

Notre plus proche voisin est un homme accompagné de ses deux enfants dans une tente scandinave encore plus grande que la notre, à 4 arceaux; un vrai palace pour eux trois ! Ils vont nous apporter des canettes de café chaud que l’on trouve tout près dans les magasins, plus tard une assiette d’octopus avec la sauce qui va bien, sauf que l’octopus il est cru et vachement coriace, comme du caoutchouc ! Euh …on va s’en débarrasser discrètement parce qu’on n’ose pas lui dire que l’on n’aime pas, déjà qu’on lui a refusé sa bière ! En échange on va leur apporter des petits gâteaux secs et à la fin du repas une boisson chaude à base de gingembre. Les enfants sont contents d’éprouver leur anglais. Tout le monde a mis les doudounes, le vent a forci et il ne fait pas vraiment chaud. On ne connait pas le nom de cette île mais puisqu’on y a dormi, nommons la Do-do

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On comprend l’intérêt de venir dans ce coin là, c’est vraiment agréable et paisible dès qu’on s’éloigne un tout petit peu des deux ports où arrivent les ferries.

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Les toits bleus des hameaux se détachent succèdent aux champs maraichers, calme et tranquillité, nous sommes à la bonne saison, le flux des touristes sera dans plusieurs semaines, profitons en.

Au port s’activent les dames qui ouvrent, lavent, découpent les  produits de la mer tout frais et les découpent en fins morceaux (les sashimis)) pour les clients asiatiques friands de ces mets fins… ça ne nous tente pas vu la consistance du poulpe d’hier soir ! Les clientes de ce matin ont l’air de se régaler. On essayera une autre fois quand on identifiera ce qu’on mange.

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En sus des cars de touristes, circulent sur cette île de drôles de petits véhicules électriques fort prisés des touristes, certains étant quelque peu maladroits dans leurs manœuvres, les trajectoires peuvent être assez cocasses. Cocasses également les logos apposés sur ces engins, allègrement copiés sur ceux des grosses bagnoles allemandes.

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En attendant l’arrivée du ferry pour le retour ,nous sommes au spectacle. A chaque débarquement tout le monde est en place et dès que les premiers visiteurs s’approchent des boutiques, s’élèvent des cris sur la place ; se sont des annoncent à tout rompre poussées majoritairement par les femmes pour attirer le client à venir louer un engin à deux roues. On ne comprend pas ce qu’elles disent mais le tarif est brandi hardiment au dessus de leur têtes. La concurrence est rude, c’est à qui se fera entendre le plus fort, mais tout se passe dans la bonne humeur. Un spectacle de rue assez cocasse. Au passage on achète 5 mandarines locales pour 5 000 wons à une petite mémé dont on n’aperçoit pratiquement que les yeux, cachée sous sa casquette foulard.

La poignée de mains

Nous sommes le 27 avril, les télés passent en boucle la poignée de mains entre les dirigeants nord et sud coréens.

Est-ce que ça va changer quelque chose, l’avenir le dira. En tout cas ici dans le hall de la gare maritime les spectateurs ne bronchent pas devant le sourire de « Bouffi » !

La terre vue du ciel (ou presque)

Au terme de la traversée retour, à Seongsang, nous allons laisser nos vélos sur le parking et faire l’ascension de l’ancien volcan Ilchulbong Tuffcone jusqu’au sommet. Il a pour particularité d’être situé en bord de mer, ce qui est très peu commun.

C’est une belle grimpette, fort fréquentée, mais au sommet c’est un peu décevant parce que le cratère est recouvert de végétation, il n’y a pas de lac. Par contre, il y a une très belle vue sur la ville, le temps étant ensoleillé la visibilité est bonne.

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Notre trajet nous emmène ensuite sur de petites routes qui longent des rivières asséchées et traversent de petits villages, ceci jusqu’au camping de Moguri qui est bien équipé et vraiment pas cher à 6000 wons (4,50 €). Il y a de nombreux campeurs avec de fort grandes tentes et beaucoup de matériel, les coréens aiment leur confort ; ce qui est bien c’est que les voitures restent au parking, ainsi il n’y a ni bruits de moteurs ni claquements de portes. Ce qui est curieux est que les douches sont collectives pour quatre personnes, mais nous n’aurons pas de compagnons de douche durant notre passage.

Irène va se retrouver coiffée d’une couronne de fleurs de trèfle. Nous avions aperçu cette femme dans la prairie hier soir qui tressait sa couronne et l’avions saluée. Ce matin sans plus de façon, elle pose sur la tête d’Irène sa jolie création. Ce qui est dommage c’est que nous ne puissions échanger plus avant, elle ne parle pas anglais et nos 3 mots de Coréens ne suffisent pas. Un geste d’accueil indéniable et beau qu’Irène apprécie, elle va transporter ses fleurs sur son vélo (pas sous son casque) pendant 2 jours, le temps qu’elles fanent.

Seong-eup, le folk village

Un « village folklorique », de prime abord on pourrait redouter une sorte de Disneyland, mais non, c’est authentique et bien fait. Il y a 312 maisons traditionnelles construites en pierre de lave et leurs toits de chaume sont retenus par un filet de cordes lestées de pierres.

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Le village est entouré par un large et très beau mur d’enceinte, un village fortifié quoi ! Les habitants qui occupent ces maisons doivent perdre en tranquillité à la haute saison. Nous aimons beaucoup ce travail fait autour de la construction de ces maisons en matériaux naturels, le village a gardé son authenticité.

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Quelques petites boutiques aux sorties des ruelles et quelques petits restaurants ne font pas le plein aujourd’hui. Une petite mémé à l’oeil vif et qui a un sens des affaires certain essaye d’avoir Irène sur le prix des mandarines : 7 pour 10.000 wons, « Ah non madame, c’est 5 pour 5.000 », elle ne connaît pas la bretonne qui essaye en vain de lui montrer ses clémentines et le billet qui va avec, la dame ne veut rien céder, Irène non plus… C’est qui cette bretonne qui veut faire sa loi ici ? N’empêche qu’on trouvera plus tard un homme qui vend 5 clémentines pour 5.000 wons et qui en offrira une en plus : cadeau. Irène l’offrir à son tour à un homme assis sur le bord de la route à l’ombre, il fait très chaud aujourd’hui.

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Il reste également plusieurs de ces maisons dans différentes parties de l’île. C’est ce qui a donné l’expression samdado qui définit Jeju : « l’île aux 3 abondances », c’est-à-dire les femmes, les pierres, le vent (une expression similaire désigne « les 3 manques » de l’île : pas de mendiants, pas de voleurs, pas de portes).

Evidemment les habitants essayent de tirer profit de la manne que représentent les touristes. On peut trouver des algues sèches de toutes sortes, les coréens en sont friands. On pourrait acheter une bouteille de sirop de myrtilles au miel, c’est un délice, mais c’est trop lourd !

On repartira de ce village en début d’après midi et déjeûnerons d’une boite de nouilles arrosées d’eau bouillante…on a connu mieux, mais ça nous convient bien pour aujourd’hui et puis on a nos mandarines !

 

Les bras de rivières que nous longeons dans cette campagne sont sèches, on se demande bien comment les fermiers arrivent à mettre en eau certaines parcelles. A la faveur d’un raidillon on pousse nos vélos quand tout à coup une jeune femme accourt et pousse celui d’Irène (Joël regarde bien s’il y a une autre personne pour lui, mais non…. !) La jeune femme redescend en courant et revient aussi vite complètement essoufflée et nous offre 2 bouteilles d’eau. C’est notre cadeau du jour : un petit coup de pouce inopiné, un petit cadeau de bienvenue et la voilà qui redescend en trottinant, légère on l’a à peine entrevue.

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La fin de la journée se termine par une route passante et montante avec des pourcentages entre 7 et 10%… pfuuuuu  le Free camp de Donneko se trouve au milieu d’une côte, ça nous tue et nous motive à la fois, on est arrivés ! Mais oh flûte alors, il nous faut monter des tas de marches en pierres pour accéder aux terrasses en bois sur la partie camping, on va se payer des allers retours à couper les pattes, en plus les douches sont froides, mais bon puisque c’est gratuit il ne faut pas trop en demander.

Tout ça pour ça

Le lendemain matin c’est dimanche, on aurait bien fait grasse mat’ mais 16 km de montée nous attendent pour arriver sur les pentes du mont Halla qui culmine à 1900 mètres, le plus haut sommet de Corée. Nous passons par la route qui traverse le centre de l’île. Les côtes qui nous attendent sont entre 8 et 10% . Bien qu’on ait gagné en puissance, ça nous effraye tout de même un peu quand on voit les panneaux indicateurs. On ne va mettre pas moins de quatre heures et demie pour arriver en haut, en transpirant un max et s’arrêtant souvent pour souffler mais on ne poussera pas, c’est déjà un bon point pour nous.

Ce qui est bête, c’est qu’en fait on ne profite jamais d’une vue dégagée car il y a des arbres partout ; c’est bien la peine de grimper pour ne même pas profiter du paysage !

La descente est rapide, trop. Nos hôtes Warmshowers pas chez eux, on va les attendre dans un salon de thé pendant deux heures, puis vers 19 heures on décide d’aller loger en ville car il fait nuit et la pluie menace. Dix minutes plus tard ils sont rentrés et trouvent notre message, trop tard…

Jeju again

Dans notre hôtel on fait la connaissance d’une douzaine de jeunes Yéménites, avec certains on jour aux Qwirkle et au Bush rami, c’est sympa. Ils ont quitté Sanha à cause des conflits et aimeraient s’installer ici, espérons pour eux que les autorités coréennes sont plus hospitalières que les françaises.

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Le 1° mai, pas de muguet mais nous prenons le ferry pour Busan, douze heures de traversée nocturne. Le bateau est une véritable antiquité, le confort spartiate, la bouffe pas terrible (dumplings congelés passés au micro-ondes, on a connu mieux), mais on a tout de même des couchettes dans un espace collectif, ça fera l’affaire. D’autres ont choisi les salles où il n’y a strictement rien, ils s’installent sur le sol pour dormir. Bonne nuit les petits, et à très bientôt !
Zzzzzzz

5 Commentaires judicieux

  1. Bonjour Avec la Corée vous allez nous faire rêver!ça va être super !Je suppose que vous allez croiser pas mal de deux « roues »

  2. Toujours chouette de vadrouiller en vous lisant !
    Au japon, vous étiez dans le pays du paperpot, et en Corée du sud, dans le pays de mes semoirs !
    Profitez bien !
    Bises

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