La Muraille de Chine, un cratère et des flammes

Dans cet épisode palpitant (comme d’habitude), nous allons vous emmener découvrir de bien étranges endroits, évidemment « uniques au monde ».

Poursuivons sur la Duncan Road, après notre bivouac bien agréable à Marella Gorge. Au milieu de ces étendues arides, car on est en bordure d’un désert, une oasis joliment dénommée Palm Spring permet une pause rafraichissante (sans toutefois pouvoir se baigner, l’eau est glauque et on ne sait pas s’il y a des crocos).

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La Ville fantôme

En arrivant à Old Halls Creek , on croit rêver : Ce qui fut une ville n’est plus qu’un endroit déserté, ce n’est certes pas là que nous allons rencontrer grand monde.

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Il y a encore les plaques de rues, mais plus aucune construction. Seul le cimetière est encore là, derrière son muret de pierres, témoignage d’éphémères passages sur terre pour une vie rude et laborieuse.

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Il y a aussi quelques baraques en tôle où quelqu’un vit, un type qui arbore une grosse pépite autour du cou et qui retape un énorme bulldozer en vue de la réouverture d’une mine d’or.

 

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La ville doit son nom à  Charlie Hall, un chercheur d’or qui découvrit le 25 décembre 1885 une énorme pépite de 870 grammes ! l’heureux veinard l’histoire ne dit pas s’il est devenu très riche ou bien s’il a dilapidé son trésor aussi vite qu’il l’a trouvé. En tout cas quand la nouvelle fut connue, une foule de chercheurs d’or s’est ruée vers cet endroit plutôt inhospitalier.

Petit à petit la ville s’est vidée de ses habitants, à cause des difficultés d’approvisionnement en eau et elle fut abandonnée à la fin des années 1950. Elle a tout de même compté jusqu’à 15 000 habitants (ce qui était énorme) à l’époque glorieuse des chercheurs d’or, pour une ruée qui ne dura en fait que quelques mois. Comme d’habitude, les matériaux de construction, bois et tôle ondulée, ont été réutilisés ailleurs car il était très difficile de s’en procurer à l’époque. La nature a repris ses droits, seuls subsistent quelques panneaux de rues et à nous d’imaginer à quoi pouvait ressembler la ville à l’époque. On se prend à regarder le sol avec avidité des fois que ; le type à la pépite autour du cou nous a dit qu’il n’y avait qu’à se baisser et que si nous étions « lucky » nous pouvions en trouver, de l’or !!!!

De la brouette à l’avion

Deux petits morceaux d’histoire bien représentatifs de la vie dans ces contrées à l’époque des pionniers (Si vous trouvez que c’est trop long à lire, certains lecteurs nous trouvant trop bavards, passez directement au paragraphe suivant) :

  • En 1917, Darcy, un stockman (cowboy) qui travaille dans une ferme située à 75 kilomètres de la ville, se blesse gravement en tombant de cheval. Ramené à Hall’s Creek par ses compagnons après 12 heures de voyage, le postier contacte Derby et Wyndham par télégraphe pour qu’un docteur soit dépêché sur place. Aucun d’eux n’étant disponible, le postier réussit néanmoins à joindre le docteur J. Holland à Perth. Le blessé devant être immédiatement opéré, le docteur transmet ses instructions en morse afin que le postier se charge lui-même de l’intervention (Gloups !). L’opération va durer sept heures sans aucun anesthésique. Le lendemain, le cas du patient semble se détériorer et s’engage alors une course contre la montre. Holland (pas François) décide de se rendre au chevet du patient : il saute dans un bateau, débarque à Derby et fait les kilomètres restant en Ford T, à cheval et à pied mais, le voyage ayant duré plusieurs jours, il ne réussit pas à arriver à temps pour sauver le stockman. Darcy décède la veille de son arrivée. Ce drame fut relaté par tous les quotidiens et émut profondément le pays dans son entier, et notamment le révérend John Flynn. Flynn s’inspira de cette histoire pour créer ce qui deviendra plus tard le Royal Flying Doctor Service of Australia, ces médecins volants qui sont l’un des symboles de l’Australie.

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  • La statue ci-dessus illustre l’histoire de Russian Jack qui, en 1885, a transporté en brouette sur plus de 250 kilomètres un chercheur d’or souffrant de la fièvre typhoïde pour qu’il puisse être soigné au centre médical « le plus proche ». A coté de ça, Christian le Suisse qui pousse son chariot de supermarché de Darwin à Adelaide fait figure de petit joueur…

Halls Creek

Heureusement, la ville fantôme n’a pas déménagé trop loin, la Halls Creek d’aujourd’hui n’est qu’à une quinzaine de kilomètres. Par contre, ce n’est plus qu’une bourgade de 1 300 habitants où il ne se passe pas grand chose si ce n’est le va et vient de véhicules venant s’approvisionner en essence et en vivres. C’est la seule ville importante à 600 km sur la Great Northern hiway, et la Canning stock Road avec ses 1 850 km à travers le grand désert de sable jusqu’à la route de Wiluna. Cette petite bourgade est un centre majeur pour la population indigène locale et pour les éleveurs de bétail de la région.

Nous y faisons la connaissance de Marjolaine, une jeune backpacker française qui a trouvé un job de quatre mois à l’école, elle s’ennuie comme un rat mort dans ce patelin paumé mais en attendant de reprendre la route elle fait de économies parce qu’en plus de ne rien dépenser en sorties, elle dort dans son van.

Il y a tout de même un camping, une supérette avec de drôles de vaches sur le toit, et de belles fresques sur les murs. Et c’est à peu près tout avec l’indispensable station-service, un centre de santé où médecins et dentistes sont présents 2 jours par semaine et tout de même un hôtel-bar-restaurant très chouette qui servent une très bonne cuisine, en tout cas la pizza a été appréciée !

Pour la petite histoire, il était prévu en 2012 que la contrée connaisse le plus fort développement économique de l’État (elle devait quadrupler) avec les compagnies minière qui arpentent la région riche en minerais de fer, la population devait considérablement croître avec l’ouverture de plusieurs mines, de grandes enseignes commerciales avaient prévu de s’implanter, etc. Quatre ans plus tard, rien de tout ceci n’est arrivé, comme quoi il n’y a rien de plus difficile que de faire des prévisions, surtout concernant l’avenir…

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Le « petit » problème est qu’on se retrouve coincés là. Il y a dans la région des incendies non contrôlés, d’ailleurs la Duncan Road a failli être coupée (On aurait eu l’air malins, obligés de faire demi-tour sur des centaines de kilomètres…).  Et le parc national de Purnululu est fermé jusqu’à nouvel ordre, alors que nous sommes venus jusqu’ici pour le visiter, c’est ballot !

Nous allons donc patienter en allant visiter tout ce qui peut se visiter dans le coin, c’est à dire pas grand chose mais c’est intéressant tout de même (il y a aussi un Centre d’Art mais chaque fois qu’on y passe il est fermé, ils n’ont sans doute pas besoin de visiteurs).

La Muraille de Chine

Etrange curiosité « Unique au monde », elle est sensée rapeller un peu la Grande Muraille de Chine. China Wall est une veine de quartz blanc s’élevant jusqu’à 6 mètres au-dessus du pays environnant, ceci sur de nombreux kilomètres. Lieu éminemment important pour les autochtones qui occupaient la région bien avant l’arrivée des colons. C’est toujours le lieu de prédilection des populations Jaru, Kija, Kukatja, Walmajarri et Gooniyandi dont les peintures fleurissent la ville.

Halls Creek est représentée par 70% de la population aborigène. En mai 2009, la consommation d’alcool y était excessive, comme dans beaucoup d’autres villes isolées du Kimberley, engendrant de la violence conjugale, des agressions. Il était estimé que beaucoup de femmes enceintes consommaient trop d’alcool et qu’un tiers des bébés qui naissaient souffraient d’alcoolisme foetal. Le directeur de l’Etat a imposé une loi interdisant la vente d’alcool en dehors des  établissements agréés et en septembre de la même année les travailleurs sociaux et policiers avaient enregistré une chute considérable des agressions et violences et forcément des arrestations.

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Le cratère

À une centaine au sud de la ville se trouve le cratère de Wolfe Creek. Comme ici on ne fait pas dans la demi-mesure, sa circonférence est de  875 m de diamètre et il fait 60 m de profondeur (il aurait été profond de 120 m au début). N’étant pas en Auvergne (même s’il y a une station de ce nom dans la région), ce n’est pas un cratère volcanique mais l’impact d’une météorite d’environ 50 000 tonnes qui serait tombée il y a moins de 300 000 ans (ouf, on a eu chaud !).

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A l’intérieur, une faune et une flore bien sympathiques vivent leur vie sans se préoccuper outre mesure des rares visiteurs qui descendent jusqu’au centre.

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Le ciel nuageux s’efforce de gâcher le coucher de soleil, et ceci inutilement puisque ces fichus nuages n’apportent pas la pluie qui éteindrait les incendies, et en fait c’est drôlement beau aussi, un ciel avec des nuages.

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Après une nuit sur place, on reprend la piste qui nous ramène à Halls Creek où il n’y a aucune nouvelle concernant la réouverture du parc de Purnululu, on va donc faire une croix dessus et c’est fort dommage car il est très réputé pour la beauté de ces monts Bungle Bungle.

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La Great Northern Hiway

C’en est fini des pistes pour l’instant, cette hiway qui longe le parc en remontant vers Kununurra est bien roulante, on ne risque pas de massacrer un pneu. On distingue très bien les fumées noires qui n’augurent rien de bon mais on tente notre ultime chance tout de même, en vain.

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A l’entrée du parc, une jeune belge qui travaille à la réception, et qui s’ennuie elle aussi comme un rat mort puisque toutes les réservations ont été annulées, nous confirme que personne ne sait pas quand le parc rouvrira. On se dévoue pour lui tenir compagnie en mangeant une glace, maigre consolation.

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Comme on s’ennuie vite sur ces routes goudronnées et qu’on longe une magnifique chaine montagneuse, dans le prolongement du parc, la première piste qui se présente sera l’occasion d’aller faire une escapade dans le bush :

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Il y a des vaches un peu partout, mais on n’en voit que peu à chaque fois. Il faut dire qu’avec 100 hectares par vache, elles ont de quoi se promener. Par contre, quand il s’agit de les rassembler pour les emmener dans d’immenses road-trains en vue d’un voyage sans retour, on se rend compte qu’elles sont fort nombreuses.

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Quant à trouver un endroit où bivouaquer, ce n’est jamais vraiment un problème, on pourrait même s’inviter dans un « Mobil home » couleur locale :

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Kununura le retour

Visite de l’art galerie ou nous trouvons que les proprios pratiquent des prix exorbitants pour ce qui nous semble une peinture moins délicate et fine que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Tant pis, on verra ce qu’il en est dans les communautés en allant à la rencontre des artistes eux-mêmes.

Nous quittons donc cette bourgade pour la deuxième fois (on en fait des tours et des contours, et même des tours de …), cette fois-ci en direction de l’ouest via la Victoria Highway pour rejoindre 50 kms plus loin la Great Northern Hiway puis enfin la Gibb River Road, toutes ces routes étant goudronnées et donc faciles. A noter que ces noms sont quand même autrement plus sympathiques que nos N12 et D192, non ?

El Questro

 

El Questro Wilderness Park est une ancienne station d’élevage de bétail créée en 1903 et qui a diversifié ses activités pastorales au tourisme. Néanmoins il reste encore environ 6 000 têtes de bovins qui gambadent sur 40 000 km2, c’est  vous dire la démesure. Par contre, les terres sont loin d’être grasses et vertes, alors rien d’étonnant à ce qu’on croise tous les jours ces animaux qui ont du casser les clôtures pour aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.
Cette immense propriété est depuis 2010 aux mains d’une compagnie d’investissement américaine, la Delaware North dans le Colorado ; combien peut valoir un petit bijou comme ça ? Sans doute un fameux paquet de milliers de dollars !!!
Quand on arrive ici on voit tout de suite que tout est carré, c’est loin de la rusticité des campgrounds du bush auxquels on est habitués, ça a même de faux airs de Disneyland, sauf que les décors ne sont pas en carton-pâte.
Le personnel porte des tenues costumisées aux couleurs safari,  chaussures montantes et blason sur les chemises, garcons et filles sont vêtus de la même manière (Non les garcons ne portent pas de jupes !). C’est classe !
Un autocollant vert nous est délivré à coller sur la tente, et pas possible de resquiller une nuit supplémentaire, demain l’autocollant sera rouge.
Une documentation importante et soignée décrit parfaitement toutes les activités proposées et surtout les randonnées le long des gorges, les points d’observation lookout d’où on peut admirer les couchers de soleil. Il y en a pour tous les budgets, de la place de camping tous ensemble, les places de camping privées un peu plus éloignées dans la forêt sur des terrains « privés », à la suite de luxe en cabines sur le site de Emma Gorge, à une dizaine de kilomètres ou bien des tentes safari avec les lits déjà faits avec des draps bien propres !!!
Bien sûr si on veut aller faire un tour d’hélicoptère pour survoler « la propriété » ou bien se faire conduire au départ d’une rando sur la montagne, c’est possible moyennant heu… On s’est dépêché d’oublier le tarif. La piste d’atterrissage est tout près ainsi que celle pour les petits avions privés.

On se contentera (cette fois ci) de planter notre tente sous un coin d’ombre, la où on est assuré d’entendre le voisin ronfler et on se dépêche de monter la colline a une dizaine de kilomètres pour voir le coucher de soleil sur « Pigeon Hole » bien mérité parce que la encore il va falloir grimper,  traverser la rivière Chamberlain, zigaguer sur les roches et cailloux, déraper dans la poussière ; Ô combien ça se mérite les  couchers de soleil à El Questro.

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Du piton rocheux où nous avons réussi à arriver, nous avons une vue à 360° sur deux des  rivières telles d’immenses serpents. Quand on admire ces landscapes on comprend mieux l’art aborigène local inspiré de la nature, c’est tout simplement grandiose.

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Irène a toujours le chic pour se faire de nouveaux copains de camps, ceux là l’intéressent doublement, ils ont ouvert une bouteille de Shiraz et l’un des deux n’est pas très en forme, pour ce qui est du dévouement elle ne se fait pas prier !
Jusqu’à ce que des airs de guitare nous attirent vers le bar où l’on découvre un duo détonnant.

Avec ou sans O ?

Ce n’est pas la première fois que l’on est surpris par les contrastes entre une nature jaune, desséchée,  poussiéreuse et des oasis luxuriant de végétation tropicale avec des cascades et de l’eau plus qu’il n’en faut. Mais là c’est du pur bonheur, on aime bien vous faire enrager d’envie !!!

Nous venons d’arriver aux sources thermales de Zebedee, toujours dans le parc d’El questro. On suit un sentier qui nous télétransporte en forêt amazonienne, les cacatoès, les perroquets tout y est et surtout une eau à 32 degrés. Il est 7h30 du matin, il faut y venir de bonne heure parce que les petits bassins naturels qui sont loin d’égaler nos piscines sont pris d’assaut par les « touristes » du 4 ème ou 5 ème âge qui arrivent en petits bus 4×4 !

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L’eau qui descend en cascade nous gratifie d’un massage naturel. On fait trempette avec délice dans cette eau qui vient des profondeurs de la terre et fait tellement de bien à vos deux « vieux » cyclo-automigrateurs qui apprécient comme il se  doit ces moments de détente. Accessoirement, cela nous donne l’occasion de vous faire admirer la parfaite harmonie du bronzage de nos pieds, où se superposent les marques des sandales de marche à celles des sandales de cyclisme :

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Les bonnes choses ayant une fin, faudrait quand même pas s’éterniser ici alors qu’une rando vers Emma Gorge nous attend. Il est recommandé de la faire le matin parce qu’il n’y a que très peu d’ombre, les consignes étant d’avoir au moins deux litres d’eau par personne et un sac à dos avec le nécessaire de secours afin d’avoir les mains libres (on va comprendre pourquoi). Le sentier qui longe la Pentecost River semble plutôt facile mais va vite s’avérer un peu sportif. La rando a des passages techniques, où il nous faut escalader des rochers et en effet il vaut mieux ne pas avoir les mains dans les poches. Nous croiserons un homme handicapé des membres inférieurs qui s’y aventure à l’aide de ses béquilles, un téméraire.

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Nous avons retrouvé ce matin aux thermes nos voisins au Shiraz d’hier soir et avons partagé la rando avec eux. Momo et Andrew sont d’agréable compagnie sauf qu’Andrew se tape une bonne crève et qu’il est raplapla. Il va rentrer rejoindre son épouse et Momo va continuer la route, il voyage avec son 4×4 amenagé, il a 45 ans et ne travaille plus ( le veinard diront certains !)
Quand à nous, on va encore profiter du parc d’El Questro puisque nous n’avons pris que deux nuits.
Après avoir avalé notre pic nic on s’engage cette fois vers la gorge d’El Questro par une piste la plupart du temps ensablée avec quelques passage de gués caillouteux, mais on commence a bien gérer et surtout à y prendre goût.
Cette fois ci c’est une rando à l’ombre de deux parois rocheuses. Nous longeons une petite rivière avec les pieds dans l’eau par moment, la végétation ressemble à celle de ce matin avec ses pandanus et autres palmiers. On va encore se faire quelques rochers avant d’arriver aux bassins naturels où on va pouvoir se baigner. C’est que ca se mérite les baignades par ici, c’est la récompense après l’effort ou la carotte qui fait avancer l’âne ( on ne nommera pas l’âne).

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Toujours est il que cette gorge nous émerveille encore une fois, on n’en fini pas d’être étonnés comme les enfants qui regardent leur ballon de baudruche s’élever vers le ciel. On pense aux premiers occupants des lieux qui devaient y vivre heureux et en paix, pratiquant leur traditions sans contrainte aucune, en harmonie avec les éléments respectant leur terre mère.  Pourquoi a-t-il fallu que le colon blanc vienne y mettre son grain de sel et chambouler les pratiques ancestrales de ces gens ? D’ailleurs qu’est ce qu’on fait là nous aussi arrivés de si loin pour profiter de ces beautés ?

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Le clou de cette journée sera le coucher de soleil depuis le lookout de Shadleback Ridge. Il faut y accéder par une piste pentue, rocailleuse, qualifiée de difficile et réservée aux conducteurs de 4X4 expérimentés.
Irene remettra à Joël son diplôme de conducteur expérimenté quand il sera venu à bout de cette piste vertignineuse en ayant bien assuré la traversée de la rivière,  négocié les virages serrés au bord du ravin…. Irène s’accroche pendant ce temps là comme elle peut, fermant même les yeux par moments, ne voulant pas voir ça.

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Arrivés sur le promontoire, pas de regrets, c’est magnifique ! La descente sera aussi délicate que la montée, mais maintenant on est des pros du 4×4, sachant qu’à vélos c’eut été absolument impossible.


En résumé, c’était une sacrément chouette expérience, et ça commence drôlement bien pour ce qui est de la Gibb River Road. Mais ce n’est que le début, à partir de maintenant on va attaquer les choses sérieuses…

 

Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoin de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. 

Ghandi

 

 

13 Commentaires judicieux

  1. Coucou ……. J’ai beaucoup aimé la muraille de ……Australie …..lol ….. Vous voyez pas trop de monde sur ses pistes …… Attention Joel une vache peu en cachée une autre , bon je dis ça , je dis rien ……lol ….. Et les kangourous ils sont ou ????
    La suite , la suite …… Bisous a vous 2 Lili

    • Réponse en deux points :
      – On ne va pas révéler maintenant notre itinéraire dans le Kimberley alors qu’on n’a pas encore écrit l’article en question, donc le suspense continue
      – On est allés sur pratiquement toutes les pistes mentionnées sur la carte, ça ira plus vite de dire où on n’est pas allés, donc il n’y a plus guère de suspense

      Ca va comme ça ?

  2. On voit que vous êtes en 4×4. Cela va plus vite. On a droit à une aventure presque tous les jours. Continuez à ce rythme. C’est super l’Australie !! Ca donne envie. Bises.à vous deux.

  3. Je ne rate pas un épisode. « C’est trop! » Dites-moi, les crocos n’attaquent pas lorsqu’ils sont hors d’eau ? L’Australie est bien plus attrayante à travers votre mode de vie. Continuez.
    Bises Annick

    • Il y a deux sortes de crocos ici : Les crocos d’eau douce (les Freshies) qui n’attaquent pas les humains, sauf si on va les embêter lorsqu’ils ont des petits, mais c’est seulement pour se défendre. Et les crocos d’eau salée (les Salties) qui sont très agressifs, pas question de les approcher, ils boulottent tout ce qui passe à portée de dents (qu’ils ont nombreuses).
      On apprend vite à les reconnaitre et c’est important car il y a une ruse : Les Salties vivent aussi dans les rivières d’eau douce…

  4. Vous préparez le Triathlon : Vélo, marche, natation (en eau chaude)… ok
    Et le 4×4 c’est la version Australienne ?
    Et amélioration australienne aussi les crocos : motivation pour battre vos records !
    ps : C’est quoi la marque de vos scandales amphibies … Waouh elles résistent.
    Gros bizhoux
    Nanou

  5. Bonjour..je viens de rentrer d’une balade « dans le Kimberley-Auvergnat »..j ai adoré les randonnées à cette saison..Magnifique Région le Puy de Dôme que j’ai découvert avec un Vulcanologue ..Paysages doux et une vision à 360°.
    je vous suis avec toujours le même enchantement .Merci pour les scènes pittoresques .
    Amitiés aussi aux lecteurs …Bernard

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