La Parenzana

La Parenzana kekseksa ?
Vous allez tout savoir sur cette voie mythique et notre épopée, avec en prime une vidéo pour illustrer la chose.

Deux possibilités s’offrent à nous pour entrer en Croatie : La route côtière qui longe l’Istrie, ou une ancienne voie de chemin de fer qui s’enfonce dans les terres avant de revenir vers la côte. Evidemment, nous choisissons la seconde solution, c’est autrement plus attrayant que la route à voitures et à camions.
Et nous n’allons pas être déçus, que ce soit au niveau de la piste elle-même que des paysages et villages traversés.

Cette voie, qui a été en exploitation de 1902 à 1935 relie l’Italie à la Croatie en passant par la Slovénie. D’une longueur de 123 km, elle comportait 35 stations et culmine à 293 m au dessus du niveau de la mer (près de Grožnjan).
Le trajet est bien tortueux puisqu’il y a plus de 600 courbes, 8 tunnels, 11 ponts et 6 viaducs.
Seulement 4% du parcours est goudronné, probablement en Italie et Slovénie car en Croatie nous n’avons rencontré que des cailloux, des graviers et parfois de la boue ; globalement, c’est toutefois assez roulant mais certaines sections sont difficiles car en trop mauvais état, avec une mention particulière pour un des tunnels dont le sol doit être constitué de l’ancien ballast de la voie ferrée et dans lequel, pour tout arranger, il fait noir comme… dans un tunnel. Un des avantages des voies ferrées est que les pentes sont faibles, pas plus de 2% sauf sur quelques passages qui ont été transformés au fil du temps et sur lesquels il a fallu pousser nos montures.

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Dernier coup d’oeil sur les salines

Irène a étrenné une nouvelle forme acrobatique de chute à vélo, puisqu’elle a glissé dans la boue et s’est retrouvée dans le fossé attenant avec le vélo au dessus d’elle, les roues à la verticale tournées vers le ciel !!! Il n’y a hélas pas de photo de cette situation incongrue, ce qui est bien dommage car c’était cocasse et, comme d’habitude, totalement dépourvu de danger : aucun dommage au vélo ni à la cycliste.

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Rien n’arrête les Cyclomigratéours

Mais assez bavardé, passons à la vidéo :

(Vous pouvez voir cette vidéo en Haute Définition et en plein écran en allant sur Vimeo
puis en cliquant sur l’icône en bas à droite)
Capture d’écran 2014-07-21 à 15.27.51

Les paysages sont magnifiques, la voie passe par des endroits incroyables et approche de charmants villages, et on ne peut pas dire qu’on croise la foule, à peine quelques cyclistes en VTT, aucun voyageur lourdement chargé comme nous.

Le bout du tunnel
Le bout du tunnel

En fait, nous ne parcourons pas la totalité de la Parenzana car y bivouaquer est quasiment impossible (aucun espace plat et plein de cailloux partout), nous rejoignons finalement la côte par une petite route qui nous repose des secousses précédemment ressenties et nous conduit à un camping ****, mais c’est une autre histoire.

De leur coté, David et Marie qui nous précédaient d’un jour sur la Parenzana ont choisi de rejoindre la côte opposée en traversant les montagnes, mais ils en ont bien bavé, bien qu’autrement plus jeunes et sportifs que nous.

 

 

19 Commentaires judicieux

  1. Bonjour ,

    Les p’tits curieux sont en vacances !!!

    Je suis vos histoires, vos péripéties. Nous verrons à la rentrée avec les élèves.

    Ils étaient passionnés par votre récit, ils voulaient toujours en savoir plus. Ils ne se rendaient pas encore bien compte, puisque vous quittiez tout juste la France à la sortie de l’école.

    Merci beaucoup…

    Delphine

  2. Et bien ça a l’air d’être sympatique la Croatie.

    Mention spéciale pour la vidéo et son superbe montage digne des plus belles productions Hollywoodiennes.

    Bon courage à tous les deux
    Thierry & Elisabeth

  3. Je me disais justement : « Pas de nouvelles nouvelles d’Irène et Joël, comment vont-ils, où sont-ils ? ».
    Voilà la réponse : ils font leur cinéma sur la Parenzana !

    Mile bravos pour cette superproduction filmesque, avec générique, musique et commentaires. La joie demeure; tout va bien; continuez à rêver et nous faire rêver.

    Bonne continuation
    Bises.

  4. Bonjour les courageux touristes!
    bon, j’ai tout bien lu, bien analysé votre film…Vous avez mis des pièges dans le générique!!! c’est trop rigolo les jeux de mots. Du coup, je me suis interrogée sur Cardwell et Hart: en fait, ils existent vraiment ces deux-là!
    Continuez tranquiiiiiilles, profitez des paysages et des rencontres sympathiques. Merci de nous faire partager votre voyage. Bisous? Sand

  5. je savais pas que spieblerg vous suivait!!!!! 🙂 tres belle video, vivement la sortie en salle!!!!! (par contre ils sont ou tes bas maman!!!!!…..?????? ) tu as été trahis!! 😀 milles bisous

  6. Dommage , il manque la photo de la chute …… lol ….. c’est vrai on vois pas les bas … pas bien …. lol ……. en meme temps c’est pas evident ses bas , mais la santée avant tout , surtout dans votre cas , il faut etre au top tout les jours , mais je pense qu’Irene ce connait et va pas aller au dessus de ses forces , je vous trouve tres courageux de faire ça , je vous suis depuis le debut et je vais continuée !!!!! Bisous a vous 2 Lili

  7. On a croisé les Breizh Marie et David, si vous passez du côté de Orebic, surtout ne prenez pas la route côtière de Postup à Trstenik, voir le dernier post sur notre blog.
    On ne se croisera probablement pas, jeudi on prend un ferry Sobra-Split puis on descend sur Makarska à vélo et fini les vacances !

    • Eyh si vous pourrez peut être vous croiser ou alors de pas loin!! La Parenzana c’est de la gnognotte comparé à la Route de l’Horreur après Orébic! Allez lire le beau compte rendu des roulemapoule!!
      Allez gros bon courage à vous!
      David et Marie qui espèrent vous retrouver sur la route

  8. Superbe entrée en Croatie. C’est un bout que j’ai pas fais car dans l’autre sens, le sud est moins drôle (beaucoup moins drôle avec ce $*&£@$ de vent). En tous cela me semble vert et magnifique comme parcours. Je note pour une prochaine fois là-bas car vous nous donnez la bougeotte.

    Ah oui, si vous pouvez éviter la magistrale (la grande route côtière), faite-le.

  9. Je me suis octroyé, grâce à vous, quelques minutes en Croatie après un week-end du 14 Juillet bien chargé (j’ai fêté mes 60 étés, ma retraite et mon installation en Bretagne avec amis, notamment de la rando parisienne, famille, voisins…) auquel je n’avais pu hélas vous convier, et pour cause !… J’ai ensuite jusqu’à hier après-midi fait découvrir les Côtes d’Armor à une de mes copines parisiennes.
    Une petite rando d’été de 3 heures cet après-midi… Votre petit film très réussi fut donc le bienvenu pour me reposer devant mon écran, pendant que vous avez sans doute bien transpiré sur vos montures !… Un grand merci en tous cas pour tous ces très agréables instants d’évasion.
    Grosses bises à vous deux.
    Marie-Françoise

  10. On se demandait ce que vous étiez « en train de fer » pour ne plus avoir le temps de nous narrer vos aventures!

    C’est donc de la faute à la Parenzana, un chemin de fer « sans fer », à voie unique, avec un ballast pour litière (la prochaine fois, prévoir le hamac), des montées trop pépères (sans public et sans bravos), des tunnels inquiétants et sombres ! des descentes en voie étroite avec un train d’enfer… (comment freiner dans les cailloux avec 140 kg?) !!!

    Le gens vous l’avaient pourtant bien répété dans toutes les langues et à « voie haute », surpris qu’ils sont par le poids de votre équipage : « faut le fer!!! » .
    On n’a pas écouté, on « croa que si »…. : Bah non! « sans fer », une voie si haute, ça peut pas le faire… (avec le fer, ça ferait du vélo-rail, mais sans fer!)
    Ca fait par contre un film d’action bien agréable (bravo pour le tournage et le montage!) : les panos (sans rails) sur la caillasse, les vélos qui ferraillent, les tunnels énigmatiques (dignes du voyage de Chi Hiro)… bref, L’EN-FER!!! J’imagine en final la « chute » avec Irène sous son vélo, pédalant dans le CIEL….

    En résumé :
    Un chemin sans fer, normalement ça peut pas se faire… Mais c’était sans compter sur le tempérament en acier inoxydable et bien trempé (par les averses) de nos deux héros !
    « comme ils savaient que c’était impossible…
    1/ …ils ont voulu le fer » (même qu’ils ont dérouillé!)
    2/ ils ont voulu le dé-faire, les rails étant déjà déposés …et ils l’ont défait !!! (sans même dé-visser) et dans la joie de la défaite (car il était temps que ça s’arrête)

    Nous voilà donc rassurés! C’est reparti pour les rencontres sympathiques avec les autochtones, les poules imprévisibles avec leurs nids… les grenouilles qui croassent ici aussi!…
    et l’hymne cyclomigratrice (de circonstance) « Dans la vie, faut pas sans fer…. »

    Bises à tous les deux

  11. Fais attention Irène, prends bien soin de Toi. Quand même dommage pas de photo de la chute.
    Superbe vidéo où l’on vous voit pédaler dans un train d’enfer sans effort parmi tant de cailloux.
    Vous êtes très courageux mais ça on le savait déjà.
    Grosses bises à tous les deux.

  12. J’adore la vidéo !!! 😉 J’espère qu’il y en aura d’autre !!! 😀 Apollon va super bien Galipette, Grisette et Dolphie aussi !!!
    Bisous

  13. Héhé, superbe petits passages qui nous rappellent la Via Francigena en Italie, un chemin de pèlerinage pour les marcheurs. En trikes, c’était très sympa ! Boue et cailloux !

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