Le grand Nord

C’est en découvrant le nord de l’île nord que nous terminons ce séjour de quatre mois en Nouvelle Zélande. Ça ne se passe pas dans des conditions idéales, mais c’est drôlement bien quand même, vous allez voir.


Zone A en NZ

Puisque nous sommes arrivés à Whangarei plus de deux semaines avant la date de départ prévue, nous avons du temps devant nous mais pas tant que ça : Si on veut pédaler jusqu’au nord, il faudra revenir à peu près par le même chemin et ça demandera au moins trois semaines, ç’est trop court. De plus, si l’hiver ici est relativement doux, il est bien pluvieux (nous aussi sommes plus vieux, mais c’est un autre sujet), ce qui explique (le fait qu’il pleuve et que les journées soient courtes) que ces derniers temps nous sommes moins motivés pour faire de longs trajets.
Alors maintenant que fait on ?

La réponse viendra d’elle même car Joël (pragmatique !) s’offre une douleur persistante dans le haut de la jambe droite et la hanche, ça fait déjà plusieurs jours qu’il « couine ». Puisque nous sommes dans une grande ville il va quand même se décider à consulter. On se pointe un beau matin à la Croix Blanche, un dispensaire, ici le médecin  vous ausculte non dévêtu, une palpation de l’endroit douloureux à travers les vêtements suffira. Irène reste pour servir de « Chaperon » même si Joël a largement dépassé les 16 ans !!!

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Diagnostic : « sans doute une bursite au niveau de la hanche », prescription : anti-inflammatoire. Il n’en avalera qu’une seule fois car le lendemain Irène lui découvre des plaques rouges dans le dos, on fait le tour de la bête pour découvrir qu’il y en a d’autres qui sont sorties sur la hanche et sur l’abdomen… Mince alors qu’est ce qui se passe ? Il nous fait un coup de calcaire le Pijo ?! Irène, magnanime, engage un pari d’une bouteille de champagne pour un zona. On retourne en consultation et le samedi matin et c’est comme la veille il va falloir attendre son tour presque 2 heures. Quand le verdict tombe, c’est bien un zona qui, outre un traitement antiviral, impose une période de repos !

Arrêt de travail

On ne va tout de même pas rester sans rien faire, ce n’est pas le genre de la maison (Souvenez vous le re-départ à vélo après l’embolie pulmonaire d’Irène, ou le retour en Inde après l’accident de chameau).
« Chouette pour une fois que ça tombe par sur moi ! »   sic Irène.

On loue alors un van pour une semaine et c’est parti avec toutes nos sacoches dans l’engin, sauf celle de la tente évidemment. Le véhicule, qu’on loue à un particulier, est vieux et plutôt poussif mais on l’apprécie bien, quand on voit les côtes qui longent le bord de mer. Côté confort, c’est loin d’être idéal, dormir là dedans est un vrai défi, surtout avec les douleurs de ce satané zona pour l’un, et un compagnon qui passe son temps à se tortiller dans tous les sens pour l’autre. Bon faut pas exagérer , c’est pas si inconfortable que ça tout de même !

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Ocean Beach

Bien qu’on ne puisse dire que ceux qui ont affublé un tel nom à cette plage aient fait preuve d’une imagination débordante, elle est fort belle et on ne regrette pas d’être venus jusqu’ici même si c’est un cul de sac et qu’il faudra revenir à Whangarei le lendemain pour reprendre la direction du nord (curieusement, quand on a un véhicule motorisé ça nous dérange beaucoup moins de parcourir deux fois la même route).

L’itinéraire le long de la rivière est agréable, il y a de jolies baies dans lesquelles des voiliers sont sagement abrités. Sur la rive opposée il y a aussi une raffinerie, c’est nettement moins joli mais il faut bien alimenter en carburant toutes ces voitures, camions ou bateaux à moteur. À noter qu’ici la différence de prix entre l’essence et le gasoil est impressionnante : $ 1.85 contre $ 1.16 (1,18 € contre 0,74 €), si le gouvernement envisageait la convergence comme en France ça ferait un sacré choc !

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Sur la plage il n’y a pas la foule, comme d’habitude en cette saison, nous rencontrons seulement un jeune allemand qui fait du woofing sous forme de dog sitting ; c’est un bon plan, hébergement gratuit contre promenade du chien sur la plage. Et on ramasse les crottes s’il vous plait….
Première soirée dans notre van, sandwich jambon et yaourt (on ne peut pas cuisiner là dedans) et la pluie s’invite à nouveau. Alors on regarde un film sur le mac « Good morning England » (pour un peu on regarderait le journal de 20h, comme vous autres), et dodo sur les sièges mis plus ou moins à plat, avec matelas mousse pour combler les bosses !!!

Matapouri vs Manapouri

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Vous ne vous en souvenez pas, mais nous si : Sur l’île Sud, peu après Te Ano nous étions passés à Manapouri. Eh bien sur l’île Nord ils ont honteusement copié avec Matapouri et c’est aussi un petit patelin de bord de mer.
Il y a de beaux points de vue sur la côte, il fait même beau et il y a des surfeurs.

Pour les repas, on change de stratégie : Quand on est à vélos on cuisine le soir et mange froid le midi, maintenant c’est l’inverse car c’est plus commode de cuisiner en journée quand on a tout ce qu’il faut à portée de main dans le véhicule.

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Un Māori indique à Irène où trouver des moules, elle y file et revient avec de quoi se régaler le soir pendant que le zonard somnole sur un bout de rocher.

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La côte est magnifiquement découpée, les petits villages blottis au creux des baies abritent de jolies maisons en bois c’est le cas de Oakura baie, on reste observer les huitriers et autres volatiles qui viennent pondre leurs oeufs sur le sable ;  des panneaux préviennent les promeneurs d’éviter d’y marcher afin de ne pas faire d’omelette. Pour le soir, ce sera un autre free camp à la sortie du village, près d’un lac sur le site d’une ancienne carrière de calcaire pour faire du ciment. L’endroit est agréable, des familles pêchent des anguilles. Personne ne nous en propose pour le dîner, pas grave, on n’a pas une popote assez grande pour cuire un truc pareil.

Lac d’Hikurangi

 

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Helena Bay

En voilà un endroit qu’il est sympa, tranquille à souhait. Les quelques personnes qui habitent là en permanence n’ont pas l’air malheureuses, loin de là, bien que les maisons soient modestes. Pas de tape-à-l’oeil ici, pas de bâtisses grandioses, pas de grosses bagnoles, rien qu’une simplicité qui évoque calme et sérénité.

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On retrouve, comme un peu partout, les adorables petits oiseaux fantail dont la queue en éventail bouge tout le temps, à l’instar de leurs possesseurs qui volettent comme des papillons, avec une trajectoire imprévisible, ils aiment visiblement les humains en tout cas n’en sont pas effrayés.

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Le bonheur est dans le pré

Images champêtres, ici ce sont les cochons noirs qui font copains copains avec les cochons roses. Tous dans le même pré, les petits courent après leurs mères qui ont les tétines pendantes, les noirs passent sous la clôture et traversent la route pour aller voir si du côté des vaches c’est mieux. C’est ce genre de tranche de jambon vie animale qui nous fait apprécier ces étendues isolées et paisibles.

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« La baie des iles » c’est un joli nom pour une fois, se laisse découvrir et à chaque virage nous ravit en nous offrant une palette infinie de tableaux grandeur nature… Oh comme on voudrait bien s’éterniser encore un peu, on savoure jusqu’à la lie sans aucune souffrance !

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Sur la route de Okiato ce ne sont que succession de baies minuscules et de plages plus ou moins grandes mais toutes aussi charmantes les unes que les autres.

 

Okiato

Comment imaginer qu’en 1840 ce petit bourg fut pendant une année la capitale de la Nouvelle Zélande ? En cherchant on découvre que l’histoire commence lorsque le traité de Waitangi a été signé en février 1840, il fallait alors trouver un endroit pour commencer à établir une nation, une capitale et un gouvernement pour la couronne. Les terres avaient été achetées une dizaine d’années auparavant par un marchand londonien et un propriétaire de bateaux américain James Clendon, qui s’étaient lié d’amitié avec les chefs maoris locaux. Clendon fut nommé 1er consul américain. Après février 1840 ce fut le gouverneur William Hobson qui acheta la propriété de Clendon (environ 150 hectares) comme lieu de la capitale de la nouvelle colonie et y établi sa première résidence officielle. Mais comme le lieu était finalement réputé pour être plutôt anarchique et mal situé au niveau des déplacements il fut décider de déménager un peu plus loin vers ce qui est aujourd’hui Russel puis plus tard vers Auckland à 250 km plus bas.

C’est aujourd’hui un lieu de villégiature très prisé par les propriétaires de bateaux comme beaucoup dans la baie des iles.

Okiato 1ère capitale de Nouvelle Zélande

Nous arrivons quelques kms plus tard à Russel. Il ne fait pas très beau mais on parvient tout de même à faire un petit tour dans cette ville aux maisons superbes de style victorien. On voit immédiatement que tout tourne autour du tourisme bien que les maisons de vacances soient fermées. Joël qui a du pif quand il s’agit de chocolat, tombe raide quand la dame lui annonce le prix d’une tasse : 11 dols !!! et 5 dols le carré de chocolat maison, ils sont fous ces kiwis !!! C’est pire que la Côte d’Azur ici ! Il paraît que l’hébergement locatif y est le plus cher de Nouvelle Zélande ainsi que dans la région, ça ne nous étonne pas trop vu les paysages et la grandeur des propriétés que nous découvrons, c’est certain que le m2 de terrain doit se payer au prix fort. Quand on pense que cette ville était port de marins avec son bordel, aujourd’hui il ne reste plus que 800 habitants privilégiés.

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On s’offre un petit panini (ça existe ici aussi), abrités de la pluie et du vent, et on fait l’impasse sur l’église « Christ Church » qui est  la plus ancienne de Nouvelle-Zélande  (qui conserve encore les traces de balles à mousquet des combats de 1845) pour poursuivre sur la ville de Waitangi afin de pouvoir visiter le musée dès son ouverture le lendemain matin.

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Le traité de Waitangi

Nous voici sur les lieux où ce fameux traité a été signé le 6 février 1840, qui fit de la Nouvelle Zélande une colonie britannique.
Pour peu qu’on s’intéresse à l’histoire du pays, une visite de cet endroit chargé d’histoire est incontournable. C’est ici que chaque année ont lieu des commémorations, avec notamment la mise à l’eau, sur la plage de Hobson, d’un impressionnant Waka (canoé de guerre) de 35 m de longueur qui se nomme « Iwi Ngapuhi Ngatokimatawhaorua » et qui pèse 6 tonnes, il faut pas moins de 76 rameurs pour le maintenir sur l’eau. C’est bien sûr le plus grand canoë de guerre du monde. Magnifique canoë d’une seule pièce de kauri, sculpté, une pièce extraordinaire de cérémonie, ainsi que la maison qui l’abrite.

Un mât s’élève à l’endroit exact où fut signé le traité de Waitangi. Erigé par la marine royale de Nouvelle Zélande en 1947. Les drapeaux arborés sont les 3 drapeaux successifs de la Nouvelle Zélande : l’Union Jack à partir de 1840, le drapeau des tribus unies à partir de 1843 et le drapeau néozélandais à partir de 1902.

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Un traité de dupes ?
Le traité est court, puisqu'il ne regroupe que trois articles: Il reconnait la souveraineté de la Couronne sur la Nouvelle Zélande, garantit aux chefs signataires et à leurs tribus le maintien de leurs terres et garantit l'égalité des droits entre Māoris et sujets britanniques. Mais le diable se cachant dans les détails, il y a des différences significatives entre les versions anglaise et māori du texte, ce qui fait que les chefs signataires n'ont probablement pas compris la portée de leur engagement. Au fil du temps, les Māoris se sont révoltés contre leurs pertes de territoires, ce qui a causé des révoltes, réprimées dans le sang et sanctionnées par la confiscation de nouveaux territoires...

Ce sont des Māoris qui gèrent le site, qui est extrêmement bien mis en valeur et inclut un musée intéressant.

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Te Whare Rūnanga est le nom de la maison de l’assemblée où nous sommes accueillis pour assister à une performance musicale pour clôturer la visite guidée. En tant que « Pakeha » (homme européen) nous ne pouvons entrer avant d’avoir assister au « wero » , (lancement d’une lance), c’est une cérémonie d’entrée menée par un homme maori. Nous sommes placés sur 2 rangées, serrés les uns contre les autres. Un haka impressionnant nous tient scotchés et immobiles, nous sommes vraiment impressionnés par ces visages expressifs où des yeux ronds, des langues longues tirées en grimaces spectaculaires (une provocation envers l’ennemi) nous tiennent en haleine accompagnés de chants, de gestes forts et puissants. Un rameau  qui représente un objet de défi est posé sur le sol par l’un des hommes du Marae. En la ramassant l’un des visiteurs montre que nous sommes venus avec des intentions pacifiques et retourne à sa place en reculant. Il y a un instant de silence pour se souvenir des morts. Nous entrons ensuite lentement et tous ensemble en laissant nos chaussures à l’entrée.

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Une fois assis à l’intérieur les femmes du Marae prennent part à l’appel de bienvenue  le « Te karanga » et les salutations commencent car pour les Maoris l’hospitalité et la générosité sont de première importance :

« Approchez, visiteurs venus de loin ! Bienvenue ! Bienvenue! (Haere mai, Haere mai). Amenez avec vous les esprits de vos morts, qu’ils soient salués. Qu’ils soient pleurés. Montez vers notre Marae, montez vers le Marae sacré de notre peuple. Bienvenue ! Bienvenue ! (Haere mai, Haere mai) ».

Le visiteur qui a ramassé le rameau à l’entrée se présente alors pour le traditionnel  « hongi » rituel de bienvenue qui consiste à toucher du bout de son nez le nez de quelqu’un d’autre en guise de salutations. Le mélange du souffle des deux personnes représente l’unité. Il est pratiqué trois fois de suite : le premier contact pour saluer la personne, le second en reconnaissance des ancêtres, la dernière pression du nez et du front pour honorer la vie dans ce monde.

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Ensuite les discours commencent, s’ensuit une série de gestes de celui qui parle en avançant et reculant, on a l’impression qu’il nous menace. Les lances et les bâtons sont projetés à bout de bras vers ceux du premier rang, personne ne bronche ! Chaque discours est suivi par les chants (waiata) des femmes. Elles sont superbes, leurs gestes sont gracieux doucement rythmés. Nous sommes sous le charme des rites maoris.

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Nous sommes invités à sortir quand le groupe a terminé sa prestation. Nous sommes particulièrement contents d’avoir pu assister à cette cérémonie de l’accueil. La petite troupe nous rejoint pour les traditionnelles photos de visages grimaçants , même Petit Chat sera convié par une dame māori à venir poser.

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Rarawa

Nous quittons Watangi tard en milieu d’après midi, nous avons passé une partie de la journée sur le site du traité pourtant nous sommes loin d’avoir tout vu. Une projection d’une demie heure nous est proposée retraçant à partir d’images du film « Waitangi really happened » (pour celles et ceux qui le trouveront en vidéo) les négociations entre les chefs tribaux qui ont accepté de signer et ceux qui ont refusé. On espère pouvoir se procurer ce film et le voir en entier.

Nous trouvons un endroit gratuit au bord de la mer, tout près de la plage de sable blanc de Rarawa, un sable si fin qu’il en a la consistance du talc ; sensation agréable s’il en est sous les petons ! Nous rencontrons un couple de jeunes français qui est venu ici déjà hier soir, nous ne serons que 4 à profiter de cette immensité et assister au coucher du soleil qui n’aura rien de transcendant ce soir. Nous nous endormons bercés par le ressac de l’autre côté des dunes.

 

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Cape Reinga (Saut en Maori)

Cape Reigna

A l’extrémité d’une péninsule longue de plus de 100 km, on atteint le bout du bout, le « Grand Nord ». Les maoris appellent cette région « Te Hiku Ote Ika » « la queue de poisson », elle est imprégnée de tradition et de lieux sacrés. C’est ici que se rejoignent la mer de Tasmanie (océan femelle) et l’océan Pacifique (océan mâle)….on n’ose imaginer ce qu’ils fabriquent ces deux là !!!. Aujourd’hui le temps est au beau fixe, la mer est calme, on ne voit donc pas clairement la ligne où les eaux se rejoignent et se confrontent dans des vagues qui peuvent atteindre 10 m par temps agité.

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Dans la tradition Māori, c'est au ici que les âmes des défunts prennent leur envol vers leur demeure spirituelle, suivant un parcours bien précis : Elles longent d'abord la Ninety Miles Beach, arrivent au bout du cap sur le seul et unique arbre "Pohutukawa" vieux de 800 ans qui s'accroche à la falaise, descendent dans ses racines pour atteindre la mer et n'en ressortent que plusieurs kilomètres au large sur l'île Manawatawhi pour prendre leur utime envol.

Un peu comme à Madagascar il existe dans la tradition maorie des « Tapu » sorte d’interdits, de sacrés.
La rupture du « tapu » pouvait entraîner la colère des dieux. Certains objets étaient particulièrement « tapu » : le seul fait de les toucher était un acte dangereux, sauf pour les prêtres dûment qualifiés pour le faire. En 1772, l’explorateur français Marion du Fresne fut tué à Tarcoury’s Cove, en Nouvelle-Zélande, pour avoir commis une infraction de « tapu ».

C’est ainsi qu’ici à l’extrême pointe nous respectons l’interdiction de manger et de boire dans cette zone. On croisera toutefois un groupe de jeunes māoris qui ne s’en soucie guère. Ah ma p’tite dame, y’a plus de jeunesse…!

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La dune est là

(Le pourquoi de ce titre bizarre vous sera expliqué plus tard, si vous êtes sages)

En redescendant la péninsule, un crochet sur la côte ouest amène à une zone de dunes impressionnantes les Te Paki Giant Sand. C’est chouette pour descendre en planche, à l’image de ce qu’on avait connu en Australie. Une dune du Pilat++ en quelque sorte.

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Ninety Miles Beach

Ce sont des Marseillais qui ont dû nommer cette plage, ou alors ils avaient un mètre élastique, car elle ne fait pas 90 miles mais plutôt 90 kilomètres (1 mile = 1,6 km). Quoi qu’il en soit, ça fait quand même une sacrée distance, c’est complètement désert à l’exception d’un car de touristes qui passe à toute allure.

Ninety miles beach
Ninety miles beach

Curieusement, notre GPS mentionne un itinéraire cycliste qui inclut cette plage mais on imagine mal pédaler 90 km sur du sable : Même si à marée basse il est assez ferme, il y a bien un moment où la mer va être haute et ça risque d’être compliqué.

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Nous dégottons un petit camping juste en bord de plage, l’endroit comme les gens sont pittoresques. Ce n’est certes pas là qu’on viendrait pour le confort, mais l’ambiance est sympa et surtout le coucher de soleil somptueux. Tania, la propriétaire des lieux est maorie, elle est née dans un petit village tout proche, elle vient prendre son repas avec nous et nous apporte des fruits. Les deux autres personnes présentes sont une vieille dame de Wellington et Wayne, un pêcheur maori tatoué de partout qui aime la tranquillité des lieux.

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Le Visitor Centre de Kaitaia est une bonne surprise : Alors que cette petite ville n’a pas d’attraits particuliers, il est superbe et comporte de belles expositions, notamment de gum (sorte d’ambre issue de résine de kauris) et d’objets de l’époque coloniale.

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Les chercheurs de gum fossilisée avaient une vie rude, à l’image de celle des chercheurs d’or en d’autres endroits. Pour trouver les « boules de gum » ils travaillaient dur, sans cesse dans l’humidité des marais et sous les intempéries. Peu ont fait fortune, comme on s’en doute.

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Kauris et kiwis

Forêt de Tronson

Les kauris sont des conifères extrêmement importants dans ce pays, au point que les plus anciens ont reçu des noms de la part des tribus māories et sont considérés comme des divinités : par exemple « Te Matua Ngahere », le Père de la forêt.

Cette espèce, si elle n’est pas la plus haute, est en Nouvelle-Zélande celle qui forme les plus gros troncs, comparables en diamètre à ceux des séquoias. Il lui faut 800 ans pour atteindre sa taille maximale, mais ils vivent bien plus longtemps, 2000 ans pour certains, et peuvent mesurer jusqu’à 50 mètres de haut pour une circonférence de 10 mètres.

La déforestation intense qui débuta dans les années 1820 avec l’arrivée des européens et continua pendant un siècle en diminua dramatiquement le nombre. Aujourd’hui seul 4% de la forêt a survécu et, pour ne rien arranger, une maladie atteint les kauris de manière inexorable.

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C’est dans le Trounson Kauri Park que l’on va non seulement pouvoir admirer ces arbres somptueux, mais aussi essayer de voir les fameux kiwis qu’on n’a pu observer qu’une seule fois dans un zoo. On a beau partir de nuit, marcher en faisant le moins de bruit possible, pas moyen d’en apercevoir un seul (on verra seulement une énorme anguille dans la rivière). C’est d’autant plus décevant qu’un Allemand qui a suivi le même parcours une heure avant nous en a vu trois ! Nous envoyons un texto à Charly, l’homme qui nous avait invité à voir un thé et nous avait donné les informations sur cette forêt, comme quoi nous n’étions pas chanceux en matière d’animaux…souvenez vous des platypus australiens restés invisibles pour nous !

 

Kiwi… empaillé

 

 

Le Kauri Museum

Matakohe est un patelin paumé de 400 âmes, pas très loin de Dargaville sur une route où il n’y a d’ailleurs que des patelins paumés, que l’on trouve ce musée du bois. Ce n’est pas par hasard puisque c’est Charly qui nous avait vivement conseillé d’aller le visiter, et c’était une excellente idée, sans lui nous ne serions certainement jamais venus jusqu’ici. Le fait d’être motorisés nous facilite quand même certains déplacements « paumés ».

Outre une étonnante collection de gum (la plus grande du monde, évidemment), on y découvre le bois de kauri et d’autres espèce locales sous toutes ses formes. Depuis l’abattage des arbres jusqu’aux travaux de marqueterie les plus fins, tout est passé en revue : Les techniques forestières d’époque, qui utilisaient boeufs et chevaux comme énergie, puis la vapeur, les machines utilisées dans les scieries, les ateliers. C’est extrêmement intéressant, on y passe quelques heures.

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Tout ceci est exposé dans un décor remarquable sur 4000m2, le musée lui-même est une pièce de musée ; de nombreuses reconstitutions de scènes de la vie de l’époque soulignent le décalage entre une élite qui avait les moyens de vivre dans le raffinement et les conditions extrêmement frustres dans lesquels les prospecteurs vivaient.

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Retour à la case départ

Non, on ne retourne pas à Queenstown mais tout simplement à Whangarei où nous avions pris possession de notre van.

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Aussitôt nos chers vélos retrouvés, on retourne s’installer dans le même BBH « Bunk Down » qu’avant, ça fait bizarre de se retrouver dans un endroit déjà connu alors qu’on est habitués à changer de place tout le temps. Le lieu est toujours aussi vaste et vieillot, mais le proprio a fait quelques efforts, il a acheté un chauffage électrique pour qu’on ne gèle pas dans la chambre et un nouveau grille-pain pour remplacer l’ancien qui devait avoir au moins vingt ans. Le luxe.
Et comme on a une cuisine, on s’achète une poêle pour faire des crêpes, miam !

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Nous allons retrouver Valérie et ses enfants Elouan (14 ans) et Manui (12 ans) qui sont sur leur catamaran. Bertrand, le papa, vient d’arriver de ???? surprise attendez un peu ! Toute cette petite famille habite ?????? surprise attendez un peu !!! mais Valérie et les enfants viennent de passer 6 mois à Whangarei en immersion totale pour l’apprentissage de l’anglais.

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Le bateau a besoin de se faire refaire une beauté, il est à sec dans un chantier naval et en attendant que les travaux soient terminés nous avons largement le temps de visiter Whangarei en long, en large et en travers pour peu que la pluie et le vent nous le permettent.

Une sculpture ronde couverte de mosaïque en forme de « koru » (fronde de fougère qui se déroule en spirale) attire notre attention. C’est le « Te Kakano » construit en prémices du centre d’art Hundertwasser. Elle est juste en face de la marina, c’est assez joli et interrogatif.

 

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C’est la saison « morte » et ça se voit, sur le front de la marina, les restaurants et magasins sont en chantiers, ça s’active pour la saison prochaine. Les touristes sont partis ailleurs sous le soleil et finalement on apprécie bien de ne pas être dans le flot de la foule estivale.

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Il pleut, alors le musée Claphams fera l’affaire. On est mercredi c’est  jour gratuit pour les grey, les retraités, super ! On va y découvrir près de 1 500 pièces d’horlogerie, montres de toutes sortes, de différentes époques et de tous styles. Collection qui a été débutée par Archibald Claphams un ingénieur exantrique originaire du Yorshire en Angleterre et un peu dingue de mécanique. En effet on est un peu étourdis par toutes les horreurs pièces superbes ou originales et coucous qui font coucou….

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Nous sommes à la bibliothèque lorsque nous entendons de la musique et des chants. C’est une classe mixte d’adolescents qui se livrent à des démonstrations de haka pour récolter des sous pour leur école. Ils sont déjà très performants dans leurs expressions, on peut dire que la relève est assurée. Et dire que chez nous on apprend aux enfants à ne pas tirer la langue…

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C’est bien beau tout ça, mais ça ne répond pas à la question que vous vous posez tous : Où va-t-on maintenant ? Il y a eu des réponses intéressantes suite à l’article « 3 » mais on va vous faire languir encore un tout petit peu. On joue notre Joker !

Au moment où vous lisez cet article, nous sommes en partance, les feux d’artifice du 14 juillet ce sera pour une autre fois.

9 Commentaires judicieux

  1. Coucou les voyageurs
    Mais vous allez ou ???? j’arrive pas a déchiffrée le mystère …….sniffffffff
    Personne peu m’aidée a trouver ce nouveau pays ???
    En attendant ce soir feux d’artifice au village …j’y vais pas ……moral en berne ……….lolllllll c’est pas les drapeaux ……hi hi hi …….
    Un indice vite ………………
    Bisous
    Lili

  2. chouette tous ces coucou »s » et petits coucous !Un beau reportage bien documenté !Un petit coucou aussi à Lili pour hisser le pavillon plein de couleurs pour le 14 Juillet!
    Un bouquet de feux d’artifice à l »occasion du 14 Juillet pour les cyclomigrateurs!!

  3. Allez les ptits français hissez les couleurs! Mais ce n’est que demain le 14
    Et bon décollage à vous nos cyclos préférés !!!
    À bientôt pour la suite

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