Le Grand Téton, c’est tout bon

Juste sous le parc de Yellowstone se trouve celui de Grand Teton (quel drôle de nom !). Plus petit et moins visité, il est incroyablement différent, au point de se demander comment c’est possible à si peu de distance. On va beaucoup s’y plaire, et cette fois-ci tout va bien se passer, comme quoi les épisodes se suivent et ne se ressemblent pas.


Changement de décor, on passe la Continental Divide, la ligne de partage des eaux : D’un coté les rivières s’écoulent vers le Pacifique, de l’autre coté vers l’Atlantique. Dans cette région, pas question de camper hors des endroits prévus mais, comme on le voit sur le panneau d’affichage, la plupart sont déjà complets, les autres sont fermés. Au péage d’entrée on passe en courant d’air car dans ce sens là il n’y a pas à montrer patte blanche, l’entrée au Yellowstone inclut le Grand Teton.

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Ici pas de geysers, pas d’eaux bouillonnantes ou aux couleurs bizarres, par contre des rivières paradisiaques pour les pêcheurs.

Il n’y a pas que les pêcheurs à être ravis, nous aussi, les paysages sont absolument splendides, on en prend plein les yeux.

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Et les montagnes sont de toute beauté, la neige est encore présente en ce mois de juin, on manque de superlatifs pour qualifier ces paysages.

Bienvenue Lewis !

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Le lac Lewis nous accueille pour notre pic nic, ça n’est pas trop moche comme spot, on y resterait bien plus longtemps mais l’appel de la route se fait pressant et de plus on se refroidit à rester à buller devant ce paysage de carte postale. Elle est dure la vie des cyclomigrateurs !!!

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Merci Rockefeler

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Camps et bivouacs

Pour les campings, en fait ça se passe bien parce que nous sommes à vélos. On trouve toujours à se caser, mais heureusement qu’on ne compte pas sur les rangers parce que de ce coté là ils sont à coté de la plaque : Une fois on nous dit qu’il n’y a aucune place possible alors qu’on peut partager avec d’autres campeurs, il suffit de demander ; une autre fois c’est soi-disant complet à 100% alors on se dépêche pour arriver tôt dans la matinée et découvrir que les dix emplacements pour cyclistes sont vides et on sera les seuls à en occuper un jusqu’au lendemain, c’est du n’importe quoi.

Par exemple au camp de Signal Mountain il y a des emplacements réservés aux personnes handicapées, lesquels deviennent disponibles à partir de 17h s’ils ne sont pas occupés, mais le type de l’accueil ne le dit pas, c’est bien dommage. On en a profité parce que d’autres campeurs nous l’ont dit, non sans avoir également proposé de partager leur emplacement.

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L’inconvénient de ces camps où il y a tout de même beaucoup de monde, mais répartis sous l’épais couvert des arbres, c’est qu’on peut y être réveillé à trois heures du matin par l’alarme d’une voiture : Il parait que c’est un ours qui a bousculé la bagnole, il aurait mieux fait de venir voir nos vélos, ils n’ont pas d’alarme et sont autrement plus exotiques !!!

La cascade cachée

On a bien roulé, on est arrivés tôt, la tente est en place, si on en profitait pour aller faire une petite rando ?

Allons voir les hidden falls (cascade cachée), à priori ce n’est pas bien loin, juste de l’autre coté de Jenny lake, comme on longe la berge ça doit être plat. Eh bien que nenni, ce n’est pas plat et c’est plus loin qu’on ne l’aurait imaginé, de plus le ciel est tout gris, pour un peu on aurait fait demi tour avant la fin. On pouvait bien se gausser des gens qui y vont en bateau, grâce à la navette qui fait la traversée rapidement, il s’avère qu’on est plus pédaleurs que marcheurs.
Mais on ne va pas se laisser aller, la cascade est bien au rendez-vous et le retour s’effectue sans difficulté car la motivation de retrouver notre campement aide à bien avancer.

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Les bestioles

Faute d’avoir réussi à voir un ours, ni même en apercevoir le bout de la queue, on se contentera des mule deers (Cerf hémione en français) qui ont, comme leur nom l’indique, de fort grandes oreilles. Ils sont adorables et quand ils sautent c’est un ravissement, ils font des bonds prodigieux. Ceux la broutent paisiblement et nous restons scotchés sur place à les observer sans dire un mot pour ne pas les effrayer.

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Nettement plus petits, les écureuils n’en sont pas moins omniprésents, guettant la moindre parcelle de nourriture que nous pourrions laisser tomber. On fait très attention à nos sacoches durant la nuit, n’ayant pas envie de se les faire grignoter comme c’est arrivé à un certain Fred qui voue depuis une rancoeur tenace envers ces petits animaux pourtant si mignons (En fait il a accusé les écureuils mais c’est Ophélie qui s’est levée la nuit pour dévorer les provisions).

La gamelle

Notre campement de Jenny Lake est entouré d’eau au petit matin. Au moment d’aller faire pipi Irène se retrouve les pieds dans l’eau qui a envahi les petits sentiers autour de nous. On enfile cape et K-way, puis finalement on fera chauffer le petit déjeuner dans l’abside, sans mettre le feu à la tente. Il fait un peu frisquet, on supporte la polaire et on attend patiemment que la pluie s’arrête. On plie vite fait la tente à la première éclaircie, direction Moose à 13 km par une surprenante et bienvenue piste cyclable qui serpente aux pieds des Tétons et du Gros Ventre. La plaine est magnifique, les pics jouent à cache cache avec les nuages qui se laissent admirer selon leur fantaisie.

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Sauf que, suite aux pluies de la nuit, à un moment la piste cyclable est inondée, ce qui provoque une magnifique chute de Joël dans la boue ! Un bon nettoyage du vélo et une lessive s’imposeront, ainsi d’ailleurs que l’achat d’un nouveau legging car celui-ci n’est plus très décent.

Voilà, c’était la chute de cet article. C’est avec regret que nous allons quitter ce parc, heureusement que d’autres endroits tout aussi surprenant nous attendent…


Alors qu’au moment où nous écrivons tout ceci la France entière n’en a que pour le ballon rond, il faut reconnaitre qu’ici ça ne semble guère soulever les passions. Ah si c’était du base-ball… Chacun son truc.

5 Commentaires judicieux

  1. Joêl dans sa chute a voulu être plus près de la nature!hi merveilleux paysages ..au fait on a besoin de pas grand chose ..; »des images pleins les yeux et ça nous rend heureux »!
    Bon Tour D’états Unis ….

  2. Bonjour tous les 2
    Je continue à rêver en vous suivant. Vous en avez emmagasiné des souvenirs en 4 ans de vélo.
    Je suppose que les plaques d’immatriculation sur les vélos sont une « joke »
    Bonne continuation et merci pour toutes ces belles photos

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