Le Quercy, les Causses, le Rouergue, le Gévaudan… mais pas l’Aubrac

Avant de quitter Cahors,  nous rencontrons au camping un cycliste Belge qui fait le chemin de Compostelle, il nous conseille de prendre la route de Souliac qui va à Figeac par la vallée du Cellé et comme on est toujours friands de bons conseils nous voici donc longeant le  Lot pendant un moment traversant les villages de la Magdeleine et d’Arcambale.

Nous trouvons un lieu de bivouac à St Gery au bord du Lot à l’extrémité d’un chemin bien cahoteux, visiblement c’est un lieu fréquenté par les pêcheurs.  Notre feu a des difficultés à s’allumer, il a plu la nuit précédente et le bois est mouillé, néanmoins nous réussissons à faire cuire nos pâtes (encore) et à imprégner nos vêtements de parfum de  fumée n°5 et nous voilà enfumés de la tête aux pieds, le vent est fripon sur ce coup là !
Sympa, le coin du bivouac
Sympa, le coin du bivouac
Le lendemain matin, peu après Vers, nous changeons de cours d’eau et nous ne le regrettons pas. La vallée du Célé est tout simplement un enchantement pour le regard,  des petits villages aux toits de tuiles marron bordent la rivière et sont isolés de la route par d’anciens ponts de pierres,  on ne peut qu’avoir une pensée émue pour les bâtisseurs qui ont laissé derrière eux pareils ouvrages. Cabreret est niché le long d’une paroi rocheuse, à Marcillac se sont les maisons semi troglodytes que nous admirons ; le château du diable se confond avec la muraille rocheuse, c’est très étrange.

le Chateau du Diable
le Chateau du Diable
Nous apprenons que lorsque la route a été élargie les maisons qui bordaient la rivière ont été détruites et reconstruites côté falaise ; pourtant on n’aimerait pas y habiter dans ces maisons là quand on voit les blocs de pierres qui surplombent les toits, on pourrait devenir galette en un clin d’oeil !!!
Un peu plus loin nous ferons la rencontre étonnante de la journée  au lieu dit Liauzu, notre regard est attiré par de drôles de machines à moteurs, vélos étranges qui défient la pesanteur à flan de falaise vertigineuse ; c’est là que nous découvrons Bertrand CHENU, artiste, inventeur déjanté, poète à l’humour décalé. Il a ouvert voilà plus de 25 ans près de sa maison, le musée de l’insolite, et pour être insolite c’est carrément hystérique, dément, drôle, tendre, fantastique,ahurissant. Un drôle de musée en un bric à brac dont tous les objets sont astucieusement mis en scène et numérotés. Il a, ou détourné la fonction des objets, ou bien tourné en dérision ceux ci. On peut lire par exemple sur un pan de mur « mur mitoyen de Rocamadour, distance 40km ». On y trouve aussi bien des squelettes de rats que des pinces à outils et autres morceaux de pelles narguant la DDE en passant par un vieux landau rempli de baigneurs les uns sur les autres intitulé « baby boum ». Il forge, il sculpte le bois, rien ne lui résiste il semble pouvoir tout faire de ses mains au gré de sa fantaisie qu’il traduit avec un humour à la fois grinçant ou avec un délice non dissimulé. On passera bien 2 heures à se régaler et à éclater de rire, il y a autant à voir dedans que dehors et en plus nous étions tout seuls.
Nous repartons de cet endroit la tête ailleurs, dans un autre univers peuplé de créatures surnaturelles et mystérieuses. Nous pédalons en bullant, savourons les odeurs de sureaux qui enivrent les narines d’Irène,  elle compte toutes les bouteilles de pétillant qu’elle ne peut plus faire pour l’instant et ça la fait bien enrager. Les églantiers nous gratifient dune floraison époustouflante, et en milieu d’après midi nous prenons plaisir à faire des photos dans un champ de coquelicots.  Nous avons de la chance parce que le soleil nous accompagne et les parois rocheuses dans cette vallée sont mises en valeur par les ombres et la luminosité du couchant.

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Nous profitons d’un nuage un peu plus noir pour entrer dans le village superbe d’Espagnac Ste Eulalie, lieu d’étape des pèlerins vers St Jacques et doté d’un ancien prieuré. Nous ne pourrons pas visiter, l’église le temps est trop menaçant, et nous voulons être à Figeac ce soir où nous avons rendez vous avec Elsa et Ewan (2ème jour à Peillac, nos deux tortues). Nous apprenons le soir même au gîte que la dame qui fait visiter l’église de ce village est un personnage haut en couleur et un puits de connaissance… dommage, nous avons parait-il raté quelque chose.
Comme la pluie s’est invitée cette fois ci pour de bon on avale les kilomètres avant d’être trop trempés et retrouvons après quelques hésitations GPS nos amis Elsa et Ewen bien à l’abri dans un café. Suite à leur retour de voyage, ces deux tortues là viennent de s’installer à Figeac, ils n’ont pas perdu de temps puisqu’ils ont trouvé tous les deux un nouveau travail, acheté une maison, et hop vers de nouveaux projets, félicitations à vous deux les jeunes.

Les deux tortues
Les deux tortues
Nous deux on a la chance de trouver un hébergement en dur au foyer St Joseph (non ceux qui connaissent celui de Rennes, ça n’a rien à voir). Ici on accueille les pèlerins et les cyclomigrateurs, nous n’avons pas notre crédencial à faire tamponner mais nous y sommes fort bien reçu et ce qui ne gâche rien, la table est bonne. Nous dinerons en compagnie d’une dame du Nevada, un Québéquois et deux parisiens.
Après une bonne nuit réparatrice nous visitons Figeac et ses petites ruelles moyenâgeuses, la place Champollion et ses vieilles maisons, un régal pour les yeux.

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C’est avec une côte à 4%  que nous prenons la direction de Rodez sur la départementale un peu trop fréquentée à notre goût, nous sommes accueillis pour notre pic nic par deux personnes âgées qui nous proposent de nous abriter sur leur terrasse qui surplombe le Lot. Leur demeure est une ancienne maison éclusière. Nous partageons avec eux nos desserts, spécialités locales aux noix et repartons vers le plateau d’Hyme.
Comme vous le savez déjà nous avons la fâcheuse tendance à chambouler nos plans, et c’est encore ce qui se passe en arrivant devant un dilemme : Rodez 18 km à droite  ou Conques 16 km à gauche

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Quelle direction ?
Pour ceux qui suivent OUSKISON vous avez deviné que c’est la direction de Conques qui a notre faveur et là nous entamons une longue descente  vers St Cyprien du Dourdou. Les nuages ont du se décharger sur cette route sinueuse car une vapeur, telle un brouillard, nous entoure très vite, la température chute…hou la la Ouskivon ? Descente à la cave pour sûr, obligés de se vêtir chaudement pour le reste de la descente. Devant le magasin où on fait notre ravitaillement quotidien, un petit père curieux nous indique la direction du camping municipal, on va le trouver fermé (ou plutôt non ouvert, comme on veut) mais avec eau chaude à volonté, table et banc, pelouse tondue…..et bien sur gratis, on n’en demandait pas tant !
C’est avec un ravissement certain que nous découvrons la ville médiévale de Conques nichée au creux de la vallée du Lot et haut lieu de pèlerinages depuis le XII siècle et que traverse le GR 65.  Joël a le courage de grimper la côte à 11%, tandis qu’Irène, plus maligne, ou plus fainéante diront les mauvaises langues, trouve un couple qui veut bien jeter un oeil sur son Azub et qui lui indiquent qu’à pieds c’est plus court (300m au lieu d’1km), vous auriez fait quoi chers lecteurs devant un choix aussi cornélien ?
N’empêche que devant l’Abbatiale Ste Foy Joël provoque un attroupement avec son vélo, pour un peu il anime un atelier vélo à lui tout seul, ils veulent tout savoir !!!!
Classé grand site de France, Conques se révèle grimpante à pieds aussi, ses petites ruelles en pierres de schiste bleu on gardé leur autenthicité.
Les maisons à colombage s’imbriquent les unes aux autres par un dédale d’escaliers innombrables. Ca et là les jardinets sont entretenus, les rosiers grimpent le long des vieux murs. Quel fabuleux patrimoine, quelque soit l’endroit où l’on se trouve on s’en prend plein les yeux et avons envie d’immortaliser chaque vue de toit en lauze, chaque mur de couvent, chaque petit bout de mur. Le tympan du jugement dernier sur le fronton de l’abbatiale est en effet fort beau et à lui tout seul vaut le détour, par contre les vitraux modernes tant vantés et réalisé par un célèbre artiste (dont on s’est empressés d’oublier le nom) nous laissent carrément bouches bées (ou alors on ne connait rien à l’art moderne, c’est fort possible) ; en bref c’est gris, blanc, lignes droites ou courbes, on est d’accord c’est froid !!!

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Nous ne visitons pas le Trésor, pas envie de voir la tête de Ste Foy recouverte d’or, de perles, d’émaux ou de pierres précieuses. Pas envie non plus de donner nos petits sous pour admirer ce à quoi ont servi les dons des milliers de pèlerins à travers les siècles pensant être exaucés ; ceci nous dérange un peu. Comme nous sommes de vilains païens nous préférons nous offrir une spécialité locale « assiette du pèlerin » dans le cadre d’une demeure médiévale mais avec tout le confort du XXI ème siècle quand même.
On serait bien restés plus longtemps à flâner à Conques mais il nous faut retrouver le vélo d’Irène resté en bas du village et revenir sur nos pas, c’est à dire remonter la quinzaine de kilomètres que l’on a faite hier pour venir jusqu’au creux de cette vallée. Nous voilà le coeur vaillant remontant sur Rodez avec un dénivelé de 540 mètres à la clé.
A cette occasion, nous passons près d’un champ où des hommes sont occupés à planter on ne sait quoi derrière un tracteur (le chauffeur a d’ailleurs le beau rôle) ; il s’avère que c’est du tabac, ce qui explique les nombreux grands et hauts bâtiments agricoles qui nous intriguaient depuis les Landes : Ce sont des séchoirs, avec des volets pouvant être ouverts sur les cotés.

Planteurs de tabac
Planteurs de tabac
En arrivant à Rodez, nous avions l’intention de trouver un endroit où dormir, puis prendre un train le lendemain matin pour Millau, afin de gagner une journée car à force de papillonner comme ça on va finir par ne pas quitter la France avant l’hiver. Ca c’était la théorie, car en prenant des renseignements à la gare nous apprenons qu’il n’y a pas de train avant le début d’après-midi le lendemain, mais que par contre il y en a un qui part dans une heure ; le choix est vite fait, on prend celui-là et on verra bien où crécher à l’arrivée. Ce qui ne pose aucun problème, il y a huit campings dans cette ville, on atterrit à celui des Deux Rivières ; très pratique, proche du centre ville, il a l’inconvénient de ses avantages : le bruit de la circulation du matin n’incite guère à la grasse matinée. De fait, nous ne nous éternisons pas à Millau : Après avoir fait ce que nous avions à y faire (explication plus bas, patience !), départ pour les gorges du Tarn.
Ca promettait d’être beau et ça tient ses promesses, c’est impressionnant et extrêmement agréable. C’est dans ces circonstances qu’on se dit que la position en vélo couché est autrement plus adaptée que celle des vélos classiques : alors que les cyclistes qu’on croise sont penchés en avant, ne voyant que la route devant eux, nous roulons le nez en l’air, admirant le panorama splendide et les applombs rocheux qui nous surplombent (pourvu qu’ils n’aient pas l’idée de s’effondrer juste quand on passe, ça gâcherait un peu le plaisir).

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Amis cyclistes et autres voyageurs, si vous trainez par ici et que vous passez par le village des Vignes (encore) arrêtez vous faire vos courses à la petite  épicerie, on y trouve de tout, la dame est charmante absolument serviable et elle vend du PQ au rouleau !!!! Ben oui on fait comment quand on a les sacoches pleines pour caser 6 rouleaux de PQ d’après vous ?
Le petit camping communal  de La Malène (altitude 440 m) nous tend les bras, bien entendu il est situé au bas d’une pente maousse costaud mais dans une zone aussi encaissée il ne fallait pas s’attendre à trouver un espace plat de 120 hectares comme dans les Landes. Le Tarn n’est ici pas bien profond mais affiche un beau débit, si la température était un peu plus clémente et surtout si le vent voulait bien arrêter de faire le fou, une petite trempette eut été bienvenue.
Trempette conseillée
Trempette conseillée
Après une bonne nuit de repos, deux possibilités : Poursuivre dans les gorges du Tarn jusqu’à St Enimie, puis monter sur le plateau, mais il parait que la montée est terrible, d’ailleurs sur la carte on voit bien les lacets. Ou bien monter à partir d’ici, ça a l’air raide aussi mais ça nous fait aller plus vers le nord, ce qui est logique pour rejoindre l’Aubrac; (nous voulons voir les vaches) si tant est que le terme « logique » ait un sens, car notre parcours s’apparente d’avantage aux errements aléatoires de papillons qu’à la rectiligne trajectoire d’oiseaux migrateurs.
Pfuuuu, elle est effectivement bigrement raide, la sortie des gorges du Tarn. On était prévenus, mais il faut croire qu’un cycliste averti n’en vaut pas deux car ça dépasse ce qu’on imaginait.
A tel point qu’on a dû pousser les vélos, impossible de monter des pourcentages supérieurs à 10% avec notre chargement. Comme Irène a du mal à progresser avec son engin, nous le poussons à deux puis Joël redescend chercher le sien pour le pousser à son tour. Autant dire que c’est exténuant et que ça n’avance pas bien vite, à ce rythme là on n’est pas arrivés !
Pfuuuuuuuuu !
Pfuuuuuuuuu !
Au bout de quelques kilomètres, la partie en lacets se termine et les pentes deviennent plus raisonnables, on peut monter en pédalant, certes à une vitesse telle qu’on est à la limite de la perte d’équilibre, mais petit à petit ça se fait. Nous sommes arrivés à 900m en 4km…qui dit mieux ?
Le lendemain, un type nous demande par où on est passés et lève les bras au ciel en apprenant que c’était par la côte de La Malène, c’est là bas que sont organisées des courses de côtes ; sauf que les grimpeurs ont des vélos qui ne pèsent que quelques kilos, pas comme nos chars d’assaut chargés qui dépassent la cinquantaine de kilos (et, malgré les duvets, ce ne sont pas des kilos de plumes). Arrivés à 900 mètres (waouh, la super altitude !), ça devient sympa, c’est vallonné et très agréable ; mais ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend : une super descente jusqu’aux rives du Lot, même le vent fou n’arrivera pas à nous ralentir…heu si Irène freine, elle veut profiter du paysage en descendant, vu comment on en a baver pour monter, autant faire durer le plaisir.
Toujours dans l’optique d’enfin aller en Aubrac, nous obliquons vers La Canourgue, petite ville sympa qui se pare du titre de « Venise de la Lozère »; c’est quand même un  peu présomptueux mais pas surfait, le centre est très joli mais la présence aquatique se limite à un cours d’eau canalisé qui apparaît ça et là entre ruelles et maisons à colombages. On arrive par hasard devant une boutique de cycles à l’ancienne, (chez Merle) c’est génial là dedans : un atelier à l’outillage impressionnant, des petits tiroirs et étagères partout, ça sent l’huile, il y a tout un tas de fourbi organisé. Quant aux mécanos, tous deux en blouse bleue, ils sont charmants, prêts à rendre service. Et ce sont eux qui, une fois de plus, vont nous faire changer de direction : leur description de l’accès au plateau de l’Aubrac est telle que la côte de La Malène a l’air d’une plaisanterie, de plus c’est à l’exact opposé de celle qui est censée nous emmener au Puy en Velay, alors on repart vers l’est en suivant la vallée du Lot. Lequel Lot nous longions quelque temps auparavant, c’est malin ! Ces deux là nous font promettre de leur envoyer une carte postale de Nouvelle Zélande…
Les mécanos comme on n'en fait plus
Les mécanos comme on n’en fait plus

Evidemment, si nous n’avions pas dû nous rendre à Millau, c’eut été plus simple, on passait par l’Aubrac après Rodez, c’était nickel. Mais que diable allaient-ils faire à Millau, vous demanderez-vous ? Ce n’est, pour une fois, pas un choix dicté par l’envie de passer par là, mais une nécessité : Joël s’est fait pirater sa carte bancaire la veille du départ, une importante somme ayant été prélevée par l’Olympique Lyonnais : Un comble quand on connait son manque total d’intérêt pour le foot en général, et celui de Lyon en particulier. Il a fallu faire opposition, donc créer une nouvelle carte et la faire livrer quelque part sur le trajet ; à l’époque Millau semblait pertinent, puisque c’était sur le trajet nous menant d’Espagne à Clermont Ferrand. Sauf que nous ne sommes pas allés en Espagne et n’avons plus rien à faire à Clermont Ferrand…

Ca va, vous arrivez à suivre ? Alors chapeau car ne n’est pas simple, il faut bien le reconnaître.
Ceci n'est pas une rose
Ceci n’est pas une rose
Donc, on remonte le Lot à partir de La Canourgue, c’est nettement moins grandiose que le Tarn mais agréable tout de même, la route est peu fréquentée et ça monte tout doucement. Le lieu de bivouac retenu, sur la commune de St Germain en Teil, est d’un accès un peu scabreux, mais au moins on est sûrs d’être seuls car personne d’autre n’osera s’aventurer à descendre le chemin si pentu que, même roues bloquées, les vélos veulent descendre plus vite que nous. Comme c’est une ancienne aire de pic-nic, nous avons table et bancs, c’est le luxe.
C’est à cet endroit que se termine cet article, soyez patients, la suite des aventures dans quelques jours…
Encore un type qui roule sur un drôle de vélo
Encore un drôle de vélo

15 Commentaires judicieux

  1. Notre attente à vous lire ressemble à celle du passage en kiosque à la recherche du dernier n° de Carnets d’Aventure : nous désirons tellement trouver notre dose d’oxygène et de liberté au travers des récits de ceux qui sont en expédition que nous en oublions les rythmes de parution, de toute façon trop lents !
    Nous devons nous convaincre une fois encore que le plaisir réside dans le désir, l’insatisfaction et l’attente. Pas facile, mais pas le choix.
    Car bien sûr, avant d’écrire vos récits, vous vous devez de les vivre ; ce n’est pas romance et les senteurs d’ailleurs que vous savez nous communiquer ne s’inventent pas, elles s’éprouvent, se perçoivent avant que vous ne vous en saisissiez pour les mémoriser. Ces souvenirs décantent, réduisent telle une sauce avant d’arriver sur nos tables de lecture électronique pour délecter nos neurones impatients.
    En attendant ce moment fugace, évocateur et suggestif, nous nous bornons à l’imaginaire. A nous le plaisir de vous imaginer respirant cet air vif du matin, le museau sorti de la tente, humant les senteurs du printemps, contemplant ces ciels nocturnes que réservent les bivouacs, prêtant votre attention aux riches rencontres fortuites, résistant aux vents contraires ou aux pentes hostiles, dégustant les spécialités locales.
    Et dans cet imaginaire, les pluies ne sont qu’averses et le col d’altitude apparaît très vite après la vallée, ne laissant place qu’au plaisir d’avoir surmonté l’obstacle.
    Ecrivez-nous vite, sinon nous viendrons à votre rencontre pour devancer la parution.

    Isabelle & Philippe, tandémistes de rencontre

  2. merveilleux quel bonheur de voyager a travers vos récit merci beaucoup a vous !!!!!!
    grosse grosse pensée pour toi ma sœur porte toi bien et surtout fait très très attention et prend soin de toi bon courage pour la suite !!!!

  3. Quel courage pour grimper ces gorges du Tarn, mais quels paysages vous nous offrez. J’adore les deux marchands de vélos : très « authentique »…
    J’attends impatiemment la suite, bon courage.

  4. Super récit ! Génial le magasin de cycles ! 🙂 c’est fait exprès la fôte d’ortografeuh à pique-nique ? Jeu de mots ? Je ne connais pas ce pic 🙂 il doit faire mal 🙂 mdr pour les côtes raides rien ne vaut un 22×36 DTS ! C’est bien rolhoff mais ça ne développe pas assez dans les côtes raides surtout chargé où on a besoin de plus de puissance … c’est essentiellement la puissance qui vous donnera plus de stabilité en côte et vous permettra de grimper à faible vitesse , perso je grimpe les côtes à 2 km/h en max …

  5. Astuce de baroudeur pour les pénuries de pq : 1 bouteille d’eau qu’on vide en partant des reins c’est radical ! 🙂 sinon pour le pq perso je divise le paquet de 6 en deux j’en file moitié à ma partenaire et comprime le reste en écrasant les rouleaux , il suffit de s’asseoir dessus , compressés ça occupe 2 fois moins de volume 🙂

  6. Soit dit sans le moindre tabou … le pq ça irrite et peut aggraver les hemorroides … l’usage d’un robinet d’eau pour se laver, tel qu’on en trouve dans les pays arabes, explique la moindre prévalence des hemorroides … 🙂

  7. Vos récits nous enchantent, ainsi que vos photos…nous revoyons des paysages que nous avons admirés aussi lors de nos passages estivaux.
    Attendons la suite…

    • Bonjour, Récit intéressant et de belles photos bon courage à vous Martine et Thierry ( nous nous sommes croisés à Casseneuil au bord de le rivière nous étions en camping car et oui c’est plus facile) bon courage à vous .

  8. Bonjour les fous du voyage…

    Encore beaucoup d’aventures et de difficultés… La côte qu’il faut reprendre 2 fois pour Joël.
    Tous ces virages … Joël, tu aimes la course à pied ???

    C’est beau cette maison dans le rocher !!! Mais la maison était aussi haute que le rocher ?

    Si la fleur que nous avons vu n’est pas une rose, alors c’était quoi ?

    Les mécaniciens de chez Peugeot, c’était des jumeaux ???

    Alors Joël, tu te caches dans les fleurs ? Tu essayais de jouer à cache cache, petit malin ? Sauf que nous t’avons vu !!! Tu étais debout ou quoi ???

    Vous aviez envie de goûter aux cigares ? Avez-vous visité une fabrique de tabac ???

    Avez-vous dans votre périple, goûté aux spécialités des régions visitées ???

    Bon voyage !!!

    A bientôt

    Les p’tits curieux

    P.S. : Où sont les photos insolites ? Est-ce que vous y pensez ?

    1 – Joël dans les fleurs
    Nous tenons les comptes…

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