L’école des pauvres

Comment notre séjour peinard au village de Tranquebar se transforme en souvenir inoubliable, grâce à Raja et son « école des pauvres ».

Au 30 avril, 50 donateurs ont versé plus de 70 000 roupies (1 000 €) : Merci à vous !


C’est nous qui l’appelons comme ça, en fait c’est l’East Coast Nursery and Primary school qui a pour vocation de venir en aide aux enfants de familles pauvres, comme les Dalits (intouchables).

Autant dire qu’ils sont les plus pauvres d’entre les pauvres puisque les parents sont le plus souvent exclus et relégués à des travaux d’agriculture, de balayeurs, ramasseurs de bois et autres travaux de survie, presque réduits en esclavage. Dans certains cas ils subissent des violences et il n’y a pas de réelles ambitions politiques locales de faire respecter la loi qui  réserve des emplois aux minorités, notamment dans les administrations, dans la vie politique et sociale et dans les institutions.

Parmi ces enfants, certains sont orphelins suite au tsunami de 2004, ils étaient alors des bébés et ont été recueillis par les survivants.

Tranquebar ou Tharangambadi est un petit village de pêcheurs, il y a eu environ 800 victimes emportées par les flots ou retrouvées noyées. Un monument a été érigé à leur mémoire au centre du village.
Raja, le directeur nous attend dans une première classe (il y en a 8 en tout), c’est celle des plus petits, ils sont assis par terre à dessiner dans leurs cahiers sous l’oeil de leurs maitresses.

Nos hôtes nous recouvrent les épaules d’un tissu en forme de châle en signe de bienvenue et c’est parti pour une découverte qui va nous enchanter.

Les enfants s’égosillent pour un chant de bienvenue à notre intention et viennent tous nous serrer la main et se présentent  en anglais « My name is … ». Nous remarquons une petite fille qui visiblement est différente, en fait elle a un retard mais elle est accueillie dans cette école comme les autres,  il y a aussi un autre petit garçon différent dans une autre classe.

Avant d’aller plus loin, une petite vidéo pour vous les présenter :

Raja nous emmène visiter les autres classes, le moins qu’on puisse dire c’est que l’étroitesse des locaux laisse à désirer, c’est la promiscuité qui règne ici en maître, si on peut se permettre. Il y aurait besoin de matériel pédagogique, de réparer l’ordinateur, d’avoir du mobilier et des fournitures, etc.

Les classes sont regroupées deux par deux parce qu’une partie du toit en tôles de l’école est endommagée et l’autre est en réparation (en dur cette fois) ; néanmoins les travaux n’avancent pas bien vite, les finances non plus, alors on fait avec les moyens du bord.

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Les enfants sont studieux, nous les trouvons tous aussi craquants les uns que les autres, vous découvrez ci dessous un certain nombre d’entre eux qui nous ont fait des dessins que Raja nous a ensuite scannés parce que nous ne pouvions pas les emporter avec nous

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Pendant que Joël est occupé avec une classe à montrer les photos de notre voyage et à leur fait un petit cours de géo sur les villes de l’Inde que nous avons visité, Irène de son côté, et à la demande d’une des maîtresse, leur apprend la comptine du petit ver tout nu : »Qui a vu tout menu, le petit ver de terre, qui a vu dans la rue, le petit ver tout nu »

Et c’est en coeur qu’ils vont répéter, l’apprendre, et la chanter, imprimant parfaitement l’air et la fredonnant sans arrêt ensuite, cela nous a fait fondre comme du beurre tout mou !!!

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Raja passe avec une bassine et un verre d’eau et nous propose de nous laver les mains ; c’est l’heure du repas et nous sommes arrivés sans rien à manger, nous n’avions pas prévu de rester toute la matinée pardi. Enfants et maîtresses sortent de leurs petits paniers en plastique qui du riz, cuit avec des légumes,  qui un chapati ou un nann, encore un autre des cacahuètes ou des tranches d’orange, des petits biscuits apéro. Leur repas est frugal pourtant c’est avec une gentillesse extraordinaire qu’ils vont vouloir remplir nos assiettes, ils ont si peu que nous sommes vraiment confondus de devoir accepter, nous qui avons largement les moyens de nous nourrir, ils partagent avec nous tout naturellement le peu qu’ils ont, ce geste est pour nous très fort et nous ramène à des valeurs qui nous font parfois défaut à nous autres nantis, bien gras et gros !!! Ceux là ne sont pas bien épais, ils ne mangent certainement pas tous les jours à leur faim mais ils ont le coeur sur la main. De leurs yeux rieurs, leurs sourires éblouissants et de leurs petites mains nous acceptons sans plus de façon et avec un immense plaisir de partager ce repas absolument extraordinaire.

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Quand l’heure de partir arrive, c’est le coeur gros que nous nous disons au revoir, les enfants reprennent tous en coeur le petit ver de terre spontanément, ils nous font pleurer de rire.

Raja va nous emmener voir dans des villages proches quatre  temples que nous n’aurions pas visité sans y être introduits tellement ils sont éloignés de la route principale.

Avant de les quitter nous avons souhaité faire un don à cette école et nous avons remis une petite somme contre un reçu en bonne et due forme. Ce don est une goute d’eau à côté de ce que peuvent leur coûter les travaux entrepris, et qui n’avancent qu’en fonction des moyens financiers bien maigres dont ils disposent.

Alors nous avons réfléchi que si chacun d’entre vous qui allez recevoir et lire ce message, vous acceptez de donner une petite somme, selon votre souhait. Partant du principe que les petits ruisseaux font les grandes rivières et qu’il n’y a pas de petit ou de gros don, ces enfants pourraient avoir un toit sur la tête avant la prochaine mousson de juin.

Exemple 10 € représentent ici 700 roupies (RS)

  • 1 litre d’eau = 20 RS
  • 1 stylo = 5 RS
  • 1 kilo de fruit (oranges, bananes, sapotilles, etc…) 50 RS
  • 1 plat dans une gargote = 100 RS pour 2
  • 1 déplacement en Tuc Tuc de 3km environ 70 RS

Statuts (page 1)

statuts-2
Statuts (page 2)

Si vous aussi voulez aider cette école, remplissez ce petit formulaire : Nous vous enverrons notre RIB en retour pour que vous puissiez faire un virement bancaire (ça n’entraine aucun frais). Dans un mois, une fois les dons collectés, nous ferons un virement global à l’école (notre banque est OK), qui nous enverra un reçu.

Pas d’intermédiaire (sauf nous, mais on ne prélève rien, manquerait plus que ça…), l’aide sera utilisée directement sur le terrain.

 

J’aide l’école des pauvres
A titre indicatif (vous pourrez toujours changer d'avis...)

Merci pour eux !

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13 Commentaires judicieux

    • comment ne pas etre touchés concernés et approuvés une si belle idée d entraide pour ces petiots adorables qui ont eux m^m le coeur sur la main comme on dit communément! BRAVO JOEL ET IRENE pour votre généreuse initiative à leur égard! c est super!à suivre;;;;;;et merci denous faire partager ces moments émotion qui nous interpellent profondément , Nous ici nantis et m^m plus!

  1. et quand on pense qu’en france les enfants n’en ont jamais assez il faudrait les envoyer la bas pour qu’ils comprenne enfin qu’ils ne sont pas les plus malheureux
    très bonne initiative et c’est avec grand plaisir que nous aussi on vous suit gros bisous

  2. ça me rappelle trop les petits indiens péruviens qui m ‘ont accueillie aussi chaleureusement l’an dernier. Mais à côté, les enfants que nous aidons sont des nantis ! Ils ont de vrais locaux…. mais le plus souvent pas de maison.
    Marie

  3. Moi, tout ce qui touche les enfants m’émeut… franchement, bonne initiative. ils ont déjà assez souffert ces petits (et, en plus, aider par le seul intermédiaire de gens proches, c’est parfait…)…
    Votre initiative,Voilà qui fait du bien dans ce monde parfois trop matérialiste. BRAVO

  4. Vous êtes géniaux ; merci de nous faire partager ce beau moment !! Super émouvant , et mon rimel ! Vous n’y penser pas 🙂 gros bisous à vous !!!!!

  5. Salut Irène & Joël

    Nous étions sur Toulouse les deux dernières semaines (jambe cassée pour Amalia et opération des ligaments croisés du genou pour Annaïg !!) et nous avons laissé passer l’appel aux dons pour l’école des pauvres. Nous avons rempli votre demande en espérant qu’il soit encore temps.

    Bises à tous les deux (quoique Joël doit piquer un peu !).

    Marie-Jo & René

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