L’effet papillon : Un festival de bonnes surprises

Effet Papillon ou l’imprévisibilité : Un épisode où la pluie va jouer un rôle très bénéfique, sans elle on aurait raté plein de chouettes événements. Certes on ne l’aurait pas su, donc on n’aurait pas eu de regrets, mais on les aurait ratés quand même. Alors, pour une fois, merci la pluie !


Toba express

Débarquement du ferry, la ville de Toba a bien quelques parcs mais on n’en trouve aucun où on puisse camper, impossible d’y piquer des sardines, c’est du dur par ici ! Après quelques hésitations on s’installe non loin de la gare, derrière l’office du tourisme qui est évidemment fermé à cette heure là. Pas idéal comme spot, au pied d’un hôtel de luxe dont les climatiseurs font un sacré boucan à séquences régulières, mais on ne va pas s’éterniser là alors ça ira pour une nuit. Il y a un point d’eau et pas de toilettes et aussi nous sommes au pied d’une marina. Le lendemain matin on courra pour aller aux toilettes de la gare. Vous ne pouvez pas savoir à quel point c’est important les toilettes quand on n’en a pas à quelques enjambées !!!

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Ise

Le lendemain nous sommes un vendredi (important pour la suite),la météo est tout sauf clémente, on s’arrête après seulement 20 km à Ise pour trouver une chambre car nous sommes trempés. Par chance, l’Office du tourisme nous dégotte un endroit à priori sympa où il y a de la place, car dans l’ensemble c’est archi complet partout, on se demande pourquoi mais on le comprendra le lendemain.

Le ryokan Hoshide Kan

L’établissement retenu est en effet des plus sympas, c’est un ryokan, une auberge traditionnelle en bois de cèdre.

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Dès l’accueil on comprend que ça va être bien, on demande s’il n’est pas possible de rester deux nuits mais non, c’est complet le lendemain soir (samedi). Heureusement ! Car on n’avait pas bien compris le coup du prix, le coût ! qui nous paraissait fort raisonnable par rapport à nos hébergements habituels, sauf que là c’est un prix par personne et non par chambre, ce qui double la mise. Et si nous étions restés deux nuits nous aurions raté une sacrée opportunité, comme vous allez le voir plus bas.

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Notre hôte est des plus charmant, il revient de son bureau en brandissant un petit drapeau français qu’il dépose dans l’entrée. Nous sommes tellement dégoulinants que nous nous débarrassons de nos vêtement avant d’aller plus loin et lui demandons des serviettes pour essuyer les sacoches et nos cirés. C’est que cette maison est ancienne et visiblement c’est trop chouette pour laisser nos traces de vilains baroudeurs derrière nous. Nous avons le choix d’enfiler une paire de mules , il y en a toute une enfilade sur le seuil de l’escalier qui mène aux chambres. Maison en bois, c’est beau, c’est chaud, ça respire le confort douillet…. Notre hôte nous fait les honneurs de sa maison. Un petit jardin japonais dans une charmante cour centrale. Le son cristallin de la fontaine suikinkutsu dont l’eau coule dans un chaudron enterré à l’envers et qu’on écoute à travers un bambou, étonnamment magique. (Irène veut la même en rentrant !)

Une salle de bain immense avec deux douches, des petites bassines et des tabourets pour les ablutions avant d’entrer dans l’eau chaude du bain. Produits de toilettes et serviettes fournis.

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Gramophone avec des 33 tours de Josephine Backer (La Tonquinoise) et autres vieilleries en français comme « Les prisons de Nantes » qu’il faut remonter à la main et changer la pointe après chaque utilisation. Nous découvrons notre chambre ; le moins qu’on puisse dire c’est que c’est minimaliste. Deux tuffons au sol avec couettes et kimonos jolis, une table basse avec deux petits coussins. Un thermos d’eau chaude, tasses, petits gâteau et thé vert comme il se doit, des porte-manteaux sur un pan de mur. Pas question de parler fort, ici les cloisons sont en papier et les portes coulissantes. Quand on va aux toilettes d’autres mules spécifiques doivent être enfilées pour entrer dans ce lieu particulier et remises au même endroit en sortant.

Daiky 1 : Le bon restau

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Sur les conseils avisés de notre hôte nous allons aller dîner dans un endroit charmant et pas cher du tout et découvrir autre chose que nos habituels bentos. Evidemment nous avons besoin de parapluies, nos petits petons sont bientôt mouillés dans les sandales. Il faut savoir que nous n’avons qu’une paire de sandales quand nous quittons nos shimano de vélo, alors qu’il nous faudrait des bottes en caoutchouc !!!

Le festival d’Ise

Le lendemain matin (samedi) la pluie s’est arrêtée. En repartant de notre ryokan nous passons prêt de la gare. Il y a de  drôles de gens dans la rue, dans des tenues qui sortent manifestement du quotidien. Il se passe quoi ici ? Des sons musicaux nous incitent à nous approcher davantage. Nous ne savons pas encore que nous allons rester scotchés ici toute la journée. En voilà une qui commence bien.

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Eh bien ça alors, quel heureux hasard, c’est le festival annuel qui commence. Pile poil au moment où nous sommes là alors que sans la pluie nous serions déjà loin. Le festival dure deux jours, de plus le lundi est férié, c’est le « jour du bien-être » (quel merveilleux pays !).

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Le spectacle est autant sur scène que dans la rue, c’est un chatoiement de couleurs et de costumes incroyables, de sourires et de talents.

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Se succèdent des danseurs de tous âges, tous styles, traditionnels comme modernes, le hip-hop se marie avec les musiques anciennes.

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Un peu plus loin c’est un grand défilé qui longe l’avenue qui mène à la gare. d’autres groupes de musiciens, danseurs traditionnels, enfants des écoles. Evidemment tout ce monde là porte des costumes, pour les enfants c’est leur uniforme d’école, pour les adultes c’est autrement plus bigarré et souvent fort surprenant. On n’imaginait pas une telle diversité de tenues traditionnelles dans ce pays.

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Comme si ça ne suffisait pas, de grands chars arrivent en musique, on se croirait au carnaval de Rio. C’est incroyable le travail que tout ceci a dû demander, et l’enthousiasme des participants fait plaisir à voir.

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Et puis voilà qu’Irène est abordée par Miroko, elle parle anglais, elle a une drôle de perruque rouge sur la tête. Il faut dire que depuis un moment Irène n’arrêtait pas de mitrailler ce groupe vêtu de vêtements traditionnels alors forcément on est facilement repérable avec nos cheveux gris et nos faces d’européens (les seuls sur ce festival) !!!
Sa fille Haruko parle très bien anglais aussi, elle a étudié à Londres.

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Leur troupe va se produire tout à l’heure, en attendant on bavarde et causons voyage. Miroko nous propose de venir dormir chez eux ce soir, ils ont une maison avec de la place pour nous. Avons nous bien compris ?

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Miroko est la chorégraphe de la troupe qui va se produire tout à l’heure. C’est un spectacle totalement traditionnel, déclamé en chants et danses traditionnelles et accompagnés par des musiciens. Evidemment nous ne comprenons rien à ce qui se dit et se joue sur scène, mais le jeu est charmant et on reste subjugués. Le clou sera quand la troupe invitera les spectateurs à venir danser avec eux. Nous sommes priés de nous y joindre… pas de chichi, on y va….heu… synchronisation parfaite des mains et des jambes ? Non dirait des automates… On a l’air malins avec nos allures de cyclistes en leggins moulants, on dénote légèrement !!! Ambiance super sympa.

On croque les images, on ne sait plus où donner de la tête. Même que le drone a fait des siennes et à failli atterrir sur la tête des spectateurs du premier rang… bravo la discrétion !

Oui nous avons bien compris, nous avons une invitation pour ce soir, nous sommes attendus à 17h. Adresse entrée dans le GPS et numéro de téléphone de Ichiro enregistré, le papillon est passé par là ! Alors nous allons rester sur ce festival et en profiter à fond, nous voilà plongés jusqu’au cou dans le folklore nippon et ses traditions. De quoi nous étourdir tout l’après-midi nous n’avons plus qu’à nous laisser porter par les évènements et entrer dans la danse. Un monsieur vient vers nous et nous offre une glace chacun, une dame nous offre des gâteaux de riz fourrés à la purée d’azukis, mais qu’est-ce qu’ils ont tous à nous gâter comme ça ? Généreux tout simplement et contents de voir deux cyclos rester faire la fête avec eux.

Une troupe de porteurs s’avance en cadence sur un rythme très particulier, un meneur les harangue. Ils s’en vont jusqu’au sanctuaire Geku, transportant une réplique de la divinité dudit temple.

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Quelques hommes viennent nous chercher pour nous joindre au groupe, là aussi nous sommes évidemment les seuls occidentaux présents et c’est avec plaisir que nous contribuons à cette cérémonie très joyeuse.

A noter que certains on des tenues qu’Irène n’a pas manqué de remarquer (et même photographier), ils peuvent être « joufflus » les japonais !!!

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Une famille en or

Nous retrouvons Hichiro, Miroko, leur fille Haruko et la grand-mère Yoshino dans une jolie maison près des bois. On partage le dîner puis, surprise, tout ce petit monde s’en va, nous laissant la maison. On n’avait pas compris que c’est  leur résidence secondaire, c’est pour nous qu’ils y sont venus ce soir, on peut y séjourner aussi longtemps qu’on veut !

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Mais on ne va pas rester à Ise, le lendemain on retourne en ville est rejoignons la maison familiale pour une séance d’essayage de kimonos. Extrêmement obligeant, Ichiro est venu charger nos bagages pour que nous roulions à vide, ce qui fait d’ailleurs du bien même s’il n’y a que quelques kilomètres.

Les femmes ont sorti les kimonos de soie brodés qui pour certains ont une centaine d’années. Revêtir un kimono dans ces conditions là relève du privilège, Irène le reçoit comme tel et se laisse habiller par les mains expertes des deux femmes de la maison toutes à leur affaire. Après avoir approché du visage des kimonos de différentes couleurs le choix va se porter sur un vieux rose « qui lui va bien au teint ». On commence par les pieds en enfilant une paire de chaussettes où on place son gros orteil à part pour ensuite pouvoir marcher avec des Geta, ces tongs japonaises en bois. Ensuite c’est un petit kimono léger qui sert de sous vêtement bien ficelé avec des petites cordelettes de tissus. Vient ensuite LE kimono, une magnifique pièce qui va être maintenu par un obi, une large ceinture épaisse qui entoure nos seulement la taille mais une partie de la poitrine qui se retrouve comprimée (elle respire encore !). Le noeud spécifique va être placé à l’arrière par dessus un coussinet. Et voilà la bretonne prête à suivre des cours de geisha !!!

 

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Joël aura aura lui aussi un yukata en sous vêtement avant de porter un beau kimono de couleur bleu (comme ses yeux). Mais en plus il va porter une jupe aux leur or et noires ainsi qu’une coiffe avec une choupette du plus bel effet et un éventail en accessoire. Nos hôtes sont contents de leur travail, ça leur a pris du temps de faire tomber ces pans de tissu à la perfection. En plus nous n’avons pas vraiment la même morphologie que les japonais. Nous ferons des photos souvenir pour l’occasion, c’est une première à noter dans les anales. Merci à tous les trois de nous avoir proposé cette tradition du kimono, nous ne l’oublierons pas.

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Le Naiku et le Geku

Le Naiku est le plus vieux sanctuaire shintô du Japon (III siècle), demeure d’Amaterasu, la déesse du soleil dont descendent tous les empereurs. Le Geku, situé à 7 km de là, renferme le miroir sacré de l’empereur Yatanokagami, c’est l’un des trois attributs du pouvoir impérial. Autant dire que ces deux lieux sont extrêmement importants au Japon, il y a beaucoup de monde à venir ici honorer les kami (dieu ou déesse). Pour cela il y a tout un rituel :

Tout d’abord s’incliner dès l’entrée du sanctuaire, devant le torii (l’arche caractéristique). Il est d’usage ensuite de se purifier au chōzuya, en se lavant les mains et en se rinçant la bouche à l’aide d’une louche appelée hishakuIl puis faire un vœu à l’entrée du haiden après avoir fait sonner le suzu, sorte de clochette géante, et fait offrande d’une pièce dans le saisen bako (« boîte à offrandes »). Le vœu s’exécute lors d’une succession de gestes consistant à s’incliner deux fois, frapper dans ses mains deux fois, s’incliner une fois.
On se rend ensuite au shamusho pour y déposer des demandes de prières rituelles. On peut y acheter des plaques votives en bois ou en papier, des divinations écrites sur des bandes de papier que l’on achète sur place (au hasard), et que l’on peut attacher ensuite dans le sanctuaire pour conjurer le mauvais sort, des talismans que l’on place dans la maison pour écarter les esprits malfaisants, ainsi que des amulettes. On peut de nouveau s’incliner devant le torii, face au sanctuaire, en partant.

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Les lieux sont saisissants de beauté, de sobriété et de calme. C’est très « classe ».

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Incroyable : Le sanctuaire principal est reconstruit tous les vingt ans, ainsi que le pont, afin de ne pas perdre l’art de bâtir par les charpentiers. Ce complexe renferme environ deux cent petits temples répartis dans une forêt de 5 500 hectares de cèdres et de cyprès, autant dire qu’on n’a pas tout vu.

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En quittant Ise

Cette région est très belle, de nombreuses bâtisses anciennes bordent les routes que nous parcourons, c’est extrêmement agréable. En plus c’est plat, ce qui nous va bien.

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Au fil des kilomètres : De belles maisons aux tuiles bleues, une boite à lettres rouge…

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Mais aussi des grues-léopard (drôle de mélange, on a du mal à imaginer l’accouplement), de belles rivières, un pêcheur d’on ne sait quoi…

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Le p’tit restau

Nos hôtes nous avaient conseillé l’excellent restaurant Wadakin à Matsusaka, la ville suivante ; après quelques hésitations nous finissons par le trouver mais sans aucune hésitation nous décidons d’aller déjeuner ailleurs. En effet, le menu a de quoi faire peur, non pas à cause des plats (tout est en japonais, donc on ne comprend rien) mais des prix (là on comprend vite) : Le premier prix est à 11 000 Yens (83 €) et le reste dépasse allègrement le double, voire le triple ; et encore, on se dit que si ça se trouve le truc à 11 000 est juste un amuse bouche, ce n’est vraiment pas dans notre budget ou alors on se retrouve au riz blanc jusqu’à la fin du séjour.

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Dans une petite rue, Irène avise une petite pancarte dont le titre est compréhensible et attirant vu qu’on a la dalle : « Menu ». Evidemment, tout le reste est en japonais et il n’y a pas d’images, d’ailleurs le restau est minuscule et n’a pas d’enseigne, c’est visiblement un endroit pour les habitués. Le patron est super sympa, on commande « comme les deux autres clients là bas » puisque personne ne parle un mot d’anglais, et se retrouve avec chacun un réchaud à gaz et uns sorte de fondue à cuire soi-même. Super bon !
On finira par comprendre que c’est un shukiyaki, une spécialité de la région, on ne pouvait tomber mieux. Quant au prix, il frise le ridicule (600 yens), tout à l’opposé du restau précédent.

Tsu

(Prononcer « Tsou »). Nous avons prévu de dormir dans cette ville, et même repéré un parc où nous pourrions bivouaquer tranquillement. Mauvaise pioche : Il y a aussi un festival ! Et le parc est situé en plein milieu de la ville, là où les festivités battent leur plein, il y a encore plus de monde qu’à Ise.

Qu’à cela ne tienne, on s’en va camper dans le parc d’un ancien sanctuaire shintô. A part les moustiques particulièrement voraces, personne ne viendra nous déranger.

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14 Commentaires judicieux

  1. Bravo pour cette belle aventure le bonheur est bien mérité en kimonos
    vous n ‘avez pas le temps de vous ennuyer sur vos biclous et nous ont se régale de vous lire ……si loin
    bravo les baroudeurs

  2. Papillon vole vole vole, papillon vole vole donc !
    papapapapapillon popopopopolisson papapapapapillon tu t’envoles voles
    Bon, vous connaissez la chanson ou plutôt les chansons… allez, volez bien.
    des bises

  3. C’est un vrai défilé de modes avec vos kimonos ,un vrai défilé de cultures traditionnelles..le Japon c’est Bon… pour le moral!Beaucoup de joie et de refuge dans les traditions !ça nous apporte de l’oxygène !!!!Bye bye

  4. Nous (parents de Marc L ) vous suivons depuis … vos débuts …
    Superbes aventures, encore et toujours !
    Nous ne nous lassons pas ( au contraire ) des narrations et de vos multiples rencontres.
    Nous voyageons … par procuration ( et probablement par lâcheté de quitter notre petit confort bien douillet !

  5. Epatant de vous lire et de regarder vos nombreuses photos. Les chaussures séparant les doigts de pied sont elles confortables à vos pieds européens ? Bizz Ann Mary

  6. Zelie vous trouve très chics en Kimono et elle aimerait bien monter votre tente et vous faire votre petit lit!
    Moi je suis tombée en admiration devant ces superbes paires de miches!! Ca ne m’étonne pas qu’Irene s’y soit intéressée, déjà à la Melbourne Cup elle avait eu un faible a ce sujet là!! By the way, la Melbourne Cup c’est demain…un an déjà 🙁
    Superbes toutes ces photos en tous cas, quel pays!

  7. « Every cloud has a silver lining »
    Et vous savez provoquer la chance.
    Le jour un tee-shirt et un cuissard, un kimono pour le soir, du vélo vous êtes les stars.
    Bonne continuation au pays de la courtoisie et des couleurs!
    Ja Ogenki de

  8. Bravo et merci à vous deux pour ces belles aventures et ces belles photos. ça donne du baume au coeur de voir tous ces beaux paysages et ces bonnes personnes que vous rencontrez ! Continuez à nous faire rêver.
    Michèle Anne qui vous suit et qui espère en faire autant un jour !

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