Les couleurs de l’Inde

Encore un article sans vélo, sans bivouac, sans rencontres, vous allez finir par trouver ça fade.
Comme dans toute bonne série qui se respecte, pour relancer l’intérêt il faut prévoir des rebondissements, alors vous serez servis au prochain épisode, c’est promis.
Pour le moment, on se balade, on visite, on continue à découvrir le Rajasthan en passant de la jungle au désert.

Le paysage change rapidement, à la jungle où se prélassent les tigres succède une région de petites montagnes (pour une fois on ne galère pas dans les côtes). Entre Udaipur et Jodhpur nous traversons la région des monts Arravali avec des couleurs superbes d’automne (pourtant c’est l’hiver ici),  puis le désert apparait peu à peu au fil de notre progression vers le Pakistan et la méharée de Kurry où nous sommes attendus (c’est près de Jaisalmer)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sur la route, c’est toujours aussi surprenant de voir le fourbi qui roule ici, nous n’arriverons cependant qu’à en photographier un faible échantillon car dans la réalité c’est encore plus hétéroclite et il n’est par rare de voir jusqu’à cinq personnes sur une moto (Quand il y a un casque, c’est pour le pilote, le reste de la famille n’en a sans doute pas besoin).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’habitat change, la brique laisse place aux maisons de terre et de paille avec enclos de branchages; des tribus tsiganes et autres ethnies vivent en harmonie avec la nature, ils ne sont pas bien riches sans doute, mais les volailles sont belles et les champs sont verdoyants, l’air est plus sain et ils ne sont pas agglutinés les uns sur les autres. Les femmes transportent tout sur leur tête, des branchages aux pots de laits et autres victuailles tout en tirant une vache au licol ou bien asticotant le troupeau de chèvres. S’il y a pas mal de tracteurs (des Massey Ferguson 1035 Di, modèle unique) on peut encore, dans les coins reculés, voir des paysans labourer à l’aide de boeufs.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Au passage, le temple sik de Ranakpur ne nous ouvre pas ses portes car nous arrivons trop tôt pour les visites, c’est dommage car il est très impressionnant de l’extérieur. Tout en marbre, il est sculpté d’une multitude de personnages, dieux et animaux d’une finesse extraordinaire. Quel travail !!!

C’est l’inconvénient de la formule que nous avons choisie, les étapes sont fixes chaque soir et il n’y a pas de place pour l’imprévu, pas moyen de passer autant de temps qu’on le voudrait là où on aimerait, c’est bien différent de notre façon de voyager habituelle. Néanmoins nous arrivons à discuter avec des touristes suisses et polonais, en vadrouille plus ou moins longue, et tous enrhumés ou pris de la gorge après leur passage à Delhi.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Jodhpur

Après la ville rose d’Udaipur, changement de couleur, voici la ville bleue de Jodhpur. Nous la découvrons en fin d’après-midi du haut de la citadelle située sur le piton rocheux qui la domine, impressionnant du haut de ses 130m. Les petites maisons de l’ancienne ville aux pieds du fort sont peintes de couleur bleue, ça permet de faire fuir les moustiques parait-il et de repousser un peu la chaleur du soleil. En tout cas à la lumière du soir  c’est un petit enchantement.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Vous allez certainement être très surpris, devinez ce qui surplombe la ville ? Oui, bravo, vous avez trouvé : Un fort, celui de Mehrangarth, qui est (fort) bien gardé puisqu’il faut passer 7 portes avant d’arriver à ce qui est aujourd’hui un musée d’une étonnante beauté, tellement il rassemble de trésors de miniatures, salles d’armes, cours et petits palais privés. On peut y admirer des nacelles de toutes beauté qui vont sur le dos des éléphants, on se prend à les plaindre ces pauvres bêtes tellement ça doit être lourd ces trucs là.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Pas facile de trouver à s'habiller, avec tous ces bras
Pas facile de trouver à s’habiller, avec tous ces bras

Le désert

S’il y a un endroit en Inde où il n’y a pas de problème de surpopulation, c’est bien par ici, près du Pakistan. Nous rencontrerons toutefois un couple d’américains qui vint de Turquie après être passés par le Népal, comme quoi il n’y a pas que nous à pédaler en Inde.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les gens

Il faut sans doute du temps pour s’imprégner, oublier un peu notre mode de pensée occidental, mais après deux semaines on se sent déjà bien moins dépaysés, le choc est passé, dépassé. Les différences n’en demeurent pas moins grandes, mais le regard change, on s’attache. Il est probable que si on voyageait autrement, sans voiture, hors des lieux les plus touristiques, on arriverait à nouer de vraies relations avec les indiens.

Notre toute petite expérience jusqu’ici nous conduit à ne pas faire confiance d’emblée car l’arnaque peut être au coin de la rue, mais la prudence ne doit pas nous faire perdre l’envie de partager, on a pu voir que la générosité désintéressée existe partout et parfois surtout là où on ne l’attendrait pas.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La voiture, une Tata de 350 000 km, commence à donner des signes de faiblesse ; un bruit bizarre émane de l’arrière, Billu envisage un passage au garage. Mais pour l’instant ça route, on verra ça plus tard…

On arrive donc près de la frontière Pakistanaise à 40 km de Jaisalmer, dans un village qui s’appelle Khuri. Cette région est sous dominance de l’armée. Nous sommes attendus pour une méharée dans les dunes pour assister au coucher de soleil et y dormir en bivouac. Ce que nous découvrons nous étonne un peu car on avait l’impression qu’il n’y avait pas âme qui vive à des dizaines de kilomètres et nous voilà dans un joli village avec des petites maisons faites de pisé et décorées de peintures murales. Nous n’aimons pas trop notre arrivée en voiture comme deux touristes que nous sommes aux yeux des villageois, tous les yeux sont braqués sur nous et nous retrouvons des visages connus d’autres touristes croisés dans les villes précédemment traversées. Il semblerait bien que Khuri soit une destination privilégiée pour faire de belles photos du désert. En tout cas c’est le dernier village avant la frontière. On devrait dormir bien gardés, soyez en rassurés.

Pendant ce temps là, il y en a qui préparent Noël, ça fait tout drôle, nous sommes bien loin de ça.

 


 

Cochon d'Inde
Cochon d’Inde, le vrai (pas le truc ridicule qu’on a dans nos animaleries)

 

Chers lecteurs, vous êtres prévenus, la prochaine fois vous aurez droit à un article choc : Préparez-vous, vous allez être secoués !

8 Commentaires judicieux

  1. Oh quand même les amis! Prenez garde a notre petit cœur! Ne nous secouez pas trop!!! Et puis petit conseil : c’est vous qui décidez pour vos étapes pas votre chauffeur! Ils renâclent un peu car en fait ils ont une commission selon les endroits ou ils vous emmènent mais nous lui avions promis un joli pourboire si nous avions la possibilité de choisir nous même et ça a bien marché! Bonne suite

  2. ne vous inquiétez pas, enfin pour ce qui est de mon avis à moi … que vous voyagiez en voiture ou à vélo, vos aventures sont toujours aussi passionnantes et belles … continuez comme ça ! vous m’enchantez !

  3. Toujours très sympa de vous suivre sur les routes de vos rêves…Bravo pour les reportages ..quels moyens utilisez vous!Appareil photo et comment faites vous pour retrouver des bornes internet?Bravo pour les écrits et montage…A bientôt de vous lire.
    Bernard /Rochefort sur Mer

  4. Bon « ils sont en Inde et tout va bien » voilà encore de quoi alimenter la conversation à l’atelier ce soir.
    Bonne continuation, à bientôt de vous lire.
    Clément

  5. Nous partons pour l’Inde et arrivons le 30 décembre à Amritsar, puis nous allons longer le Gange jusqu’à Varanasi , passer à Khajuraho pour finir par la bordure du Rajasthan: Udaïpur, Jaipur et reprendre l’avion à Delhi le 28 janvier. Bonne suite dans votre voyage. Alain ABM REnnes

Laissez nous un commentaire (on aime bien !)