Les Grampians

C’est reparti pour le vélo, pour bien commencer l’année voici un épisode qui sent la transpiration et le caoutchouc brûlé, les freins qui chauffent et le pain grillé sur le réchaud à essence…


Des bêtises derrière l’église

Que fait-on lorsqu’on arrive en bus dans une ville inconnue à deux heures du matin ? Horsham à cette heure là est bien endormie, excepté deux jeunes filles à pieds et une voiture de police qui passent par là.
On a déjà testé les bancs de gare (mais on ne sait pas où est la gare ici) et l’herbe d’un cimetière (mais ici les cimetières sont toujours à des km de la ville), par contre on n’a pas encore dormi auprès d’une église alors c’est là que nous allons nous installer. Ça ne sent pas l’encens, ni l’urine mais les eucalyptus, l’endroit est calme et discret, on y est bien pour une courte nuit.

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Au matin, réveil un peu difficile, petit dej’ dans un bistrot, on découvre que la ville est plutôt jolie, on trouve enfin une carte du Victoria et des infos au Visitor Center. Car nous sommes dans un nouvel État, le Victoria, et on va y rester au moins deux mois, ça vaut le coup d’avoir la carte ad-hoc.

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Du relief en ligne de mire

Dans cette vaste région agricole remarquablement plate, les massifs des Wonderland Ranges et le Mt William se voient de loin et c’est agréable parce qu’on les voit se rapprocher doucement au fil de notre progression (en fait ils ne se rapprochent pas, heureusement car ça ferait un sacré bazar dans la géographie locale, c’est nous qui nous rapprochons).

Les invisibles

Un événement surréaliste vient pimenter ce trajet jusqu’ici assez tranquille. Alors que nous sommes arrêtés pour une courte pause sur le bord de la route, l’un derrière l’autre, dans une longue ligne droite et plate donc avec une visibilité exemplaire, avec un trafic quasiment nul, une voiture s’arrête brusquement à notre niveau et la conductrice très véhémente engage un dialogue des plus étranges :

– Vous êtes dangereux, on ne vous voit pas !
– Comment ça, on est bien visibles tout de même.
– Je vous dit que vous êtes INVISIBLES ! ne restez pas là !
– Mais si vous nous parlez, c’est que nous sommes visibles, non ?
– C’est dangereux, je vous aurai prévenus…

Et elle s’en va en fonçant, sans réaliser qu’elle était arrêtée au beau milieu de la route, sans clignotants, et que ses feux de stop ne fonctionnent pas.

Longue montée

Pour le pic-nic nous faisons une pause sur un terrain de sports (ovale comme il se doit ici puisque c’est la forme adéquate pour jouer au footy) qui a la particularité de se trouver au milieu de nulle part, il n’y a aucun village dans les environs. Les joueurs et spectateurs viennent sûrement en voiture, et de loin.

Ça commence à bien monter, on suit le cours de la rivière Mc Kenzie qui s’éloigne au fond d’un ravin et c’est vachement trompeur car on est bien dans le sens du courant, mais si la rivière descend, la route qui la longe fait tout le contraire ! C’est un peu ce qui nous était arrivé en Turquie lorsqu’on était dans la vallée de la Cika et qu’on espérait descendre alors qu’on a passé deux jours à monter, la plupart du temps en poussant, comme évoqué dans cette mémorable vidéo.
L’explication de ce phénomène troublant est que cette fichue rivière finit par en rejoindre une autre, et à elles deux elles se débinent par on ne sait quel souterrain sous la montagne alors que nous, on doit passer par au dessus de la dite montagne.

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Il n’y a pas de barrière de protection tout au long de cette montée aux moult virages, on ne roule pas trop près du bord. On aimerait bien s’arrêter avant d’arriver en haut mais il n’y a évidemment rien de plat pour camper, et pour une fois nous avons réservé dans le campground Smiths Mill du Parc National des Grampians, ce serait bête d’avoir payé pour rien surtout que c’était cher ($ 28). Alors on termine cette étape de 64 km avec soulagement, c’était bien assez pour aujourd’hui surtout que nous n’avons dormi que 5 heures à peine !!!

Réveillon – nous

Eh oui, c’est pour le réveillon du nouvel an que nous avons réservé, de peur qu’il n’y ait plus de place car c’est populaire ici de camper à cette occasion. En effet il y a du monde, et même un visiteur curieux qui s’intéresse à notre campement, ce qui ne nous émeut pas plus que ça :

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Les installations sont pour le moins sommaire, la douche (froide) est équipée d’un seau qu’il faut remplir avec les moyens du bord au robinet qui n’est pas situé à coté (on se demande bien pourquoi) puis hisser à l’aide d’une corde, faute d’être confortable c’est rustique et plutôt drôle.

Au menu de cette soirée de fête :
Du bon pain avec des rillettes de canard et du jambon San José coupé en tranche hyper fines et de vrais cornichons, du fromage de chèvre, des chips, un petit panettone italien, et des bouchées au chocolat et à la liqueur offertes par la marchande à Adelaide. Le tout arrosé de jus de pommes pétillant d’Afrique du Sud (comme s’ils n ‘avaient pas de pommes en Australie…).

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On ne fait pas de vieux os vu qu’on est ratatinés par le manque de sommeil et les montées du jour. Comme réveillon on a vu plus guilleret !

Le lendemain, grasse mat’, il pluviotte alors on se fait un brunch avec les restes de la veille qu’on n’avait pas réussi à manger tant la fatigue nous avait emportés.

Montée longue

(Fine allusion à la côte de Montélon, à Acigné, qui nous paraitrait maintenant de la taille d’une taupinière).

L’année commence comme la précédente a fini, en grimpant. On n’avance que de 300 m à l’heure. Non, pas 300 m de distance, faut pas exagérer, mais de dénivelé. Mais ça vaut le coup, on aura de là haut une vue formidable d’après le Lonely Planet.
Il y a un détour pour atteindre les loockouts (panoramas) de Zumsteins et des Balconies, mais quand on voit comme c’est pentu on se laisse aller à déposer les vélos dans une espèce de cabane et faire du stop. Ça marche, on est tout de suite pris mais c’était ridicule car en fait le détour ne fait guère plus de 500 m, on aurait été aussi vite à pieds (d’ailleurs on redescendra à pieds).

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La vue sur la vallée de Wartook est en effet impressionnante, mais la météo gâche un peu les choses, le ciel est plombé, tout est gris. Pour bien faire, il faudrait revenir le lendemain, mais on sera bien loin et il n’y a aucune chance pour qu’on regrimpe tout ça.

Parmi les très nombreux visiteurs du lieu, on rencontre des Indiens du Penjab et une femme Pakistanaise, tous installés en Australie depuis des années. Ils mesurent la chance qu’ils ont d’habiter ici, par rapport à leurs familles restées au pays, particulièrement au Pakistan où c’est très difficile pour les femmes mais aussi pour les hommes.

Descente rapide

Un régal, cette descente à fond les manettes sur une route sinueuse à souhaits dans un décor de forêt qui laisse entrevoir la vallée tout au fond. On va plus vite que les voitures dont la vitesse est limitée et qui seraient de toute manière bien en peine de nous doubler tellement on fonce dans les virages. Ça fait du bien !

Nous sommes à moitié sourds (à cause de la vitesse) en arrivant à Halls Gap, ville de montagne qui ne vit que par et pour le tourisme. Le camping constitue d’ailleurs l’essentiel de la ville, le tarif de $ 38 est exhorbitant, en plus même le barbecue est payant alors que partout dans les espaces publics c’est gratuit. On ne va pas trainer là, c’est certain.

Bambruk

A quelques kilomètres de cette ville à touristes se trouve un centre aborigène important, Bambruk
Mais, pas de chance, il est fermé en ce lendemain de jour de l’an et c’est contrariant parce qu’on a bien envie de le visiter. Qu’à cela ne tienne, on n’a qu’à dormir dans le coin, comme ça nous serons les premiers à l’ouverture (Comme les fanas d’Iphone qui dorment devant l’Apple Store pour avoir le nouveau modèle les premiers !).
En attendant on retrouve la famille Motte qui descend de la montagne elle aussi, mais de bien plus loin que nous, nous découvrons ensemble ce centre pour les visiteurs doté de fauteuils roulants et de 2 magnifiques « joailettes » électriques à la disposition de ceux qui en font la demande, moyennant la vision d’un film sur le maniement de l’engin. Voilà une commune qui a mis des moyens importants pour faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite, quand on sait combien coûte en France une joailette non électrifiée, nos élus pourraient s’en inspirer !

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Nous nous installons pour le pic nic sur la terrasse à l’ombre, échangeant sur les sites visités, les routes empruntées, la beauté des paysages et les meilleurs spots de bivouacs.
A ce propos nous ne plantons pas la tente tout de suite à la fermeture du Visitor Center qui clôt ses portes à 17h. Les salariés du café ne voient pas d’inconvénient à ce qu’on reste installés aux tables, nous devenons gardiens des lieux pour la nuit qui vient.

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Avant cela nous allons nous offrir une ballade crépusculaire fléchée à partir du centre aborigène. Les émeus et les kangourous ne sont pas plus que ca effrayés par notre présence et la luminosité de cette soirée est propice à l’observation de ces animaux, on s’imprègne avec délectation de la vie sauvage en milieu naturel ; c’est bien mieux que dans un zoo.

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Le centre Brambuck se trouve à 100 mètres du Visitor Center, à la clairière d’un bois. Brambuck signifie Cockatoo (cacatoès) en langage aborigène local. L’architecture du bâtiment se décline en forme d’oiseau, le cockatoo justement qui est très présent dans cette région boisée.
Des tables et des bancs sont installés à l’extérieur avec un BBQ dont on ne se servira pas. Nous avons donc tout ce qu’il nous faut pour passer une soirée confortable, y compris les toilettes qui ne sont pas fermées et une connexion internet. Notre nuit sera troublée par un grand vent et le bruit d’une chute d’arbre qui nous fait sursauter ; au fait c’est quoi l’arbre au dessus de la tente, il ne va pas chuter lui aussi ? On parie que non, et on replonge dans les bras de Morphée.

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On devine que le jour pointe grâce aux chants des oiseaux qui entament un concert et s’égosillent à qui mieux mieux, nos coqs n’ont qu’à bien se tenir, ici il y a une concurence bien plus mélodieuse !
Irène commence sa journée par plumer un perroquet multicolore qui s’est fracassé le bec contre une vitre, n’allez pas croire qu’elle se venge du réveil matinal des volatiles, que nenni, comme vous le savez elle a commencé un collectage de plumes, pour se faire un oreiller peut être ?

Comme prévu nous sommes les premiers visiteurs, dès l’ouverture on s’engouffre à l’intérieur, tels des affamés, accros de la culture aborigène depuis que nous sommes entrés en Australie.
Brambuck recèle un nombre impressionnant de photos, d’objets, de témoignages de la vie des autochtones prises à l’arrivée des colons, puis la colonisation et passant par les massacres, l’enlèvement des enfants, les maladies propagées par les blancs, les missions, leur enrolement en tant que soldats sans compensation au retour. La privation de leur terres ancestrales par l’exil sur des iles lointaines où ils mourraient de dépression et de maladies.
Nous découvrons pour la première fois un liste des dates des massacres, dans le Victoria et sa région avec le nombre de morts, le nom des hommes qui commandaient les expéditions, les lieux où se sont déroulés ces massacres, choquant, impressionnante liste tant par la concentration sur le territoire que par le nombre de victimes hommes, femmes et enfants. Tel le massacre de Warrigal Creek qui fut d’une cruauté sans nom. Quels monstres étaient donc ces hommes soit disant civilisés qui se sont adonnés à de telles abominations au prétexte de conquérir de nouvelles terres sans chercher à comprendre le comportement de ces peuples noirs qui, pour un mouton volé ou le ramassage d’une carcasse de baleine, payaient de leur vie, et celle de leur village, un acte dont ils ne mesuraient pas l’impact puisqu’il la possession ne rentre pas dans leurs critères de vie.
Fort heureusement il y a des témoignages de réconciliation, le peuple aborigène a un pouvoir de résilience très fort, ne tenant nulle rancoeur face aux decendants de leurs bourreaux.
Nous terminons notre visite par une une exposition de toiles dont on aimerait emporter quelques unes ainsi qu’un atelier peinture destiné aux enfants. Nous quittons Joséphine, Chloé et Zélie affairées à peindre des bomerangs avec une patience et une minutie exemplaires, ces enfants là on un imaginaire et un sens de l’esthétique déjà bien développés.

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Nous retrouvons nos vélos qui piaffent d’impatience devant tant d’immobilisme et repartons doucement en longeant le lac Bellfield vers Dunkeld droit devant nous. Au milieu d’une côte voilà Irène qui s’énerve après son vélo ; elle ne peut plus passer ses vitesses !
S’ensuit un déchargement des sacoches et examen approfondi par docteur Joël qui remet en place la boite de commande du Rohloff qui s’était simplement dévissée et c’est reparti.
Il fait très chaud, ça grimpe doucement mais sûrement, on s’octroye une pause pic nic au free camp de Jimmy creek, un joli endroit avec des emplacements immenses où même avec 2 tentes par emplacement on n’entendrait pas les ronflements de son voisin. Mais il est trop tôt pour s’intaller, on repart en ayant donné notre petit sac poubelle à l’homme qui arrive avec sa camionette entretenir les lieux. C’est un Parc National ici, chacun doit repartir avec ses détritus, le charmant monsieur accepte notre petit cadeau parce que nous sommes à bicyclette.

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Par contre notre bivouac de la soirée porte les traces des passages précédents, il est fleuri de papier blanc (ici le PQ n’est jamais rose) et de détritus du type assiettes en plastique, Parc National ou pas, on rencontre des sans gêne partout. Montage de la tente terminé, Irène s’en va nettoyer tout ça et brûler toutes ces cochonneries sur le foyer ou restent encore quelques buches. Nous aurons un peu de compagnie en la présence d’un trentenaire originaire de Cardif qui a vécu en Australie et reste admiratif devant nos exploits de « grey nomads« . Nous l’aurions bien invité à rester diner avec nous mais nous sommes trop juste en provision de pâtes.

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En quittant les lieux le lendemain matin, on laisse un message sur l’application Wiki Camp à l’intention des campeurs suivants, dénonçant l’indélicatesse de certains face aux détritus laissés à l’abandon.

Abrupt le bien nommé

Gonflés aux stéroïdes spaghettis de la veille, nous nous engageons dans la montée du Mount Abrupt, jolie route avec un massif montagneux verdoyant d’eucalyptus odorants. La vallée se dessine petit à petit à notre gauche on prend de l’altitude avant de s’offrir une méga descente à 68 à l’heure, grisant ! Record battu pour Irène qui n’était que de 54.

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Nous retrouvons la highway avec un trafic routier un peu plus dense et une belle montée avant l’arrivée dans le village de Dunkeld. Nous sommes retenus par des travaux de goudronage, impossible de passer, même pour 2 petits vélos, sécurité oblige ; quand on voit les engins arriver, on n’a pas envie en effet de se retrouver éclaboussés de goudron. Le temps que ces gros engins fassent leur boulot on se refugie à l’ombre d’un arbre et c’est ainsi que Jason, le type qui fait la circulation, vient nous offrir 2 petites bouteilles d’eau fraiche qui seront les bienvenues. On adore ces gestes simples emprunts d’amitié et dénués d’intérêt. Merci Jason.

Jason

Nos provisions étant au plus bas on s’offre un arrêt pie (tourte) dans ce petit village au carrefour des grampians. Visite au bureau du Visitor Center où une dame fort sympatique et efficace nous informe sur la région qu’elle connaît comme sa poche. Boissons fraiches dans un café confortable en laissant passer la chaleur du début d’après midi sur la Glenely highway regoudronnée à neuf.

Nous la quittons pour la Penshurst Denkeld mais nous perdons au change car les 30 prochaines bornes de ligne droite, avec vent dans le nez, sont parfaitement ennuyeuses, bordées de champs à perte de vue ceux ci ponctués d’alignements de sapins verts (ou sont les eucapyptus ?) non pas pour délimiter les parcelles mais servant de coupe-vent. On apprendra plus tard que c’était à la mode il y a une cinquantaine d’années. Ils servent aussi d’ombrage pour le bétail.

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Penhurst, village comme chez nous

En sueur et sentant le kangourou, nous sommes bien contents d’arriver au camping municipal de Penshurst où seulement 1 caravane, 1 camping car et 1 tente sont déjà installés ; autant dire qu’il n’y a pas foule dans ce village de 500 habitants. Il nous faut aller chercher la clé des sanitaires et payer sa modeste obole de $10 à la poste. Nous croyant sans provisions, la postière veut nous donner des saucisses pour notre repas du soir que nous déclinons gentiment.

Ce village est curieux, avec ses maisons en dur (et non en bois et tôle ondulée comme ailleurs), certaines en granit, son rond-point avec le monument aux morts au milieu, ses vieilles enseignes. Ça nous rappelle chez nous, en Bretagne.

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Bon, faut pas exagérer non plus, c’est bien « couleur locale » et pas mal paumé, mais c’est sympa, on aime bien.

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Le Mont Rousse domine la ville, c’est un ancien volcan éteint dont les laves ont coulé jusqu’à Port Fairy à 60 kms de là. Ça tombe bien, c’est là qu’on va, vérifiera.

La Penshurst Warrnambool road traverse le minuscule village de Hawkesdale. On boit un coup à la Poste (ici les Postes sont des franchises, ils vendent de tout), la postière est toute contente de discuter avec des visiteurs dans ce petit village situé à 30 km de Penshurst d’un coté et 30 km de Port Fairy de l’autre.

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Comme judicieusement suggéré par le GPS, 15 km avant Port Fairy on prend une ancienne voie ferrée, ça permet d’éviter le trafic routier et c’est bien agréable. On la reprendra en sens inverse au retour, vous verrez.

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Et si vous vous demandez pourquoi on va dans cette ville alors qu’il faudra en revenir (donc elle n’est pas « sur la route ») c’est parce qu’on y attend un colis à la Poste, la remplaçante de la balise SPOT qui nous a été volée à Busselton en même temps que l’appareil photos (mais on ne s’en est rendus compte que plus tard).

Port Fairy

Ce n’est pas un hasard si les maisons de cette ville sont construites de la même pierre volcanique qu’à Penshurst, le volcan a bien répandu sa lave jusque là.

Nous sommes attendus chez Wally et Jeanne dans leur maison qui date de 1920 et n’avait pas été construite à cet endroit, ils l’ont transportée. Nous logeons dans le petit cabanon dans le jardin, qui fut à l’époque construit pour héberger un de leurs nombreux enfants confiés par les services sociaux (ils en ont adopté cinq de nationalités différentes). Mariés très jeunes (elle à 17 ans, lui le jour de ses 21 ans), ils ont su choisir même si ce n’était pas évident de marier un protestant avec une catholique.

Angus et Fergus, deux petits chiens joueurs et rigoles, leur tiennent compagnie. Et nous on se régale d’un ragout de mouton aux carottes, ça change du quotidien.

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Il y a 3 000 habitants dans la ville, et bien plus quand il y a un festival qui ramène la foule. Il semble que Port Fairy soit très dynamique.

Irène s’offrir une séance de cinéma avec Jeanne, le film bien approprié est My second mother et en soirée nous aurons nos gentils guides pour la découverte de la ville et l’ancienne île aux lapins.

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Les Mutton birds (des oiseaux moutons !?) arrivent de Sibérie et nichent dans le même trou dans le sable d’une année à l’autre. Mais comme ils déboulent la nuit, on les voit mais vous n’aurez pas de photos… de plus, ils ne font aucun bruit, un peu comme des chauve-souris. Ces Puffins à queue courte sont totalement protégés dans le Victoria, par contre en Tasmanie il y a des périodes de chasse des poussins avant qu’ils ne quittent le nid.

Le lendemain, nous retournons au phare, cette fois-ci à vélos et c’est l’occasion de retrouver l’oeilleton de l’appareil photo qui était tombé sur le chemin la veille (soulagement…). Le phare est tout mignon, seulement 11 mètres de hauteur. Comme nous avons de la chance, deux dames arrivent justement pour l’ouvrir à la visite et ce sera gratuit pour nous.

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Un excellent pâtissier vient d’ouvrir en ville, nous le félicitons pour la présentation de ses gâteaux qui sont dignes d’une très bonne pâtisserie française. Il n’est pas étonné, bien qu’anglais il a été formé par un chef français.

Après une soirée crêpes, ce sera la dernière nuit chez Wally et Jeanne qui auront été des hôtes charmants et très drôles. Port Fairy, c’était une vraie féérie.


Clin d’oeil

8 Commentaires judicieux

  1. Bonjour à vous tous
    J’ai bien Aimé le côté clin d’oeil!!!La « Bretagne Australienne »..bonne route et bon vent c’est d’actualité Ici aujourd’hui!Bernard

  2. Coucou les voyageurs …
    ça va vous avez pas l’air d’avoir froid au vu de vos tenus , ce qui est pas le cas vers chez moi , vent , pluie et je suis pas en bretagne …loll..
    J’adore toujours autant de vous suivre et ça depuis le début …
    Vous etes ma bouffée d’oxygène ..
    A plus tard la suite
    Bisous a vous 2 ……………….Lili

  3. Bonjour,
    encore une belle page, très bien documentée comme d’habitude, de vous voir en photo, vous avez l’air en pleine forme, ça fait plaisir ! Bisous

  4. Bonjour les migrateurs.
    Les photos ensoleillées nous font du bien, heureusement que l’actualité est très animée. On s’occupe comme on peut en attendant le printemps;
    Si vous ne suivez pas les actualités française, rassurez-vous si vous avez dépensé tous vos sous en Australie, Il y aura peut-être à votre retour le revenu dit , nettement mieux que le revenu de base inconditionnel, et plus cool.
    En attendant enjoy yourself…..
    Michel

  5. On a bien aimé la vidéo qui permet un retour dans le passé fait d’efforts physiques et de sueurs…la côte de la mort!!!!
    Au fait à quand un autre court métrage??
    On vous embrasse
    Les filles de st gin

  6. En voyant la photo de Kangourou, j’ai pensé à un article insolite (Le point de fin décembre) que j’ai lu ce we dans une salle d’attente. Cet article relatait la mauvaise aventure d’un cyclotouriste alors qu’il roulait sur Riesling street de recevoir sur lui un kangourou qui sautait : bilan 3 côtes cassées et je pense la peur de sa vie. Donc, vigilance sur le saut des kangourous !!! biz et bon courage pour la suite.
    Philippe le cousin

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