Fjord 100% M.G.*

Cette fois-ci nous allons vous faire découvrir le Fjordland qui est, comme son nom l’indique, la région des fjords et ils sont fort nombreux. Curieusement, toutefois, ils ne portent pas le nom de fjord mais sont nommés Sound. On a ainsi le Milford Sound, le Doubtful Sound, le Dusky Sound, etc. (Il y en a bien plus que des abers dans le Finistère nord).

Comme la région de Fiordland est l’un des endroits les plus pluvieux au monde avec 300 jours de pluie par an et quelque 7 mètres d’eau, on peut s’attendre au pire. Et pourtant nous allons la découvrir sous le soleil !

*100% M.G. = 100% Méga Grandiose

Milford Sound

Ne faisant guère preuve d’originalité, nous allons visiter le plus connu de ces fjords, en espérant ne pas être noyés dans la foule des touristes qui afflue chaque jour en cet endroit. En fait non, il y a du monde en effet mais les bateaux sont vastes, nombreux et c’est parfaitement organisé.
De plus, nous sommes partis tôt le matin de notre camping dans un petit bus (18 places), ce qui a permis de parcourir les 125 km tranquillement et embarquer à 10h30 sur un chouette bateau avec assez peu de passagers (Les croisières du début d’après-midi sont beaucoup plus chargées). Curieusement, on a le choix entre deux croisières qui font exactement le même parcours, mais l’une est sur un bateau moderne qui va vite et l’autre sur un bateau plus lent : Pourquoi donc choisir d’aller vite quand on peut prendre on temps, d’autant que c’est le même prix et qu’on rentre par le même bus, les lièvres devront donc attendre les tortues. Evidemment nous ferons partie des tortues, les 2h15 de croisière seront loin de nous paraitre trop longues.

 

Waouh !

Déjà, le long de la route on sentait que ça allait être quelque chose d’exceptionnel. Le soleil se lève sur le Fiordland National Park (un des plus vastes du monde, inaccessible par voie terrestre, 48 habitants), les cimes sont éclairées, c’est magnifique. La traversée du tunnel de Homer, ouvert en 1953 et long de 1,2 kilomètre confirme que ce n’est pas vraiment adapté aux vélos. Sécurisé depuis un incendie, la circulation y est alternée et c’est bien pentu, ça ne donne guère envie d’aller pédaler là dedans, surtout que la route est très dangereuse et en cul de sac, arrivés au bout il faut re-grimper dans la montagne et re-parcourir 125 km… Donc parfois le bus, c’est bien.

Et à l’arrivée au bord du Sound, on est dans l’ambiance : C’est absolument superbe ! On a tout loisir de parcourir les coursives et ponts, de passer d’un bord à l’autre, de prendre des tas de photos, et même de faire sortir Petit Chat et Popple qui ne doivent pas rater ça :

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Une magnifique cascade de près de 600 m de hauteur se jette dans le fjord, sublime :

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Quand nous arrivons aux abords de la mer de Tasman, pendant plus de 10 minutes un banc de grands dauphins va faire la course avec le bateau, quel spectacle ! incroyable la vitesse à laquelle ils nagent et sortent de l’eau. Nous sommes comme des enfants, heureux de voir ces cétacés d’aussi près.

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Ce fiord est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, 550 000 visiteurs par an. En 2001, ça a été un des lieux du tournage du Seigneur des anneaux. Nous ne regrettons pas cette visite exceptionnelle, on repart de ce magnifique endroit avec plein de belles images.

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Retour en beauté

La route du retour est la même qu’à l’aller, mais on a le temps de faire des pauses et balades et elles sont bien agréables car les paysages sont impressionnants. Entre le mont Penbroke (2000 m) et le Mitre Peak (1692 m), le regard ne sait où se fixer, il faudrait avoir des yeux tout autour.

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Du coté végétation, c’est sympa aussi, notamment au Chasm (prononcer « Kasem »), ce sont des gouffres que l’eau a creusé dans la roche.

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La chaine de montagne est beaucoup plus éclairée sous le soleil que lorsque nous sommes passés par là ce matin, un autre décor s’offre à nous.

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Te Anau

C’est à Te Anau que nous avons établi notre « camp de base ». Comme Queenstown, la ville vit du tourisme : Hôtels, motels, villas à louer, agences, bars, magasins. Sauf qu’ici l’ambiance est tranquille, ce n’est pas la grande foule.

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L’auberge de jeunesse étant complète, on s’est réfugiés au camping derrière, qui s’est d’ailleurs avéré être complet le soir même. Comme quoi, même en ne réservant pas on arrive toujours à trouver une solution.

Un groupe de Malais s’est installé, les femmes vont passer deux heures à faire la cuisine pour tout le monde. Pendant ce temps là, les hommes ne sont pas là pour donner un coup de main, ils doivent avoir mieux à faire (sauf un type dans la cuisine qui joue avec son téléphone). Par contre, quand le repas est prêt ils déboulent et se mettent à dévorer sans même attendre que les femmes s’assoient à table. Une autre culture… Ceci dit, cette cuisine est excellente, on part avec une portion pour le lendemain, merci Mesdames.

Mana pas pourri


Après avoir longé le lac Te Ano et s’être fourvoyés sur une piste imprévue, nous longeons les Monts Kepler et Jackson pour arriver au lac Manapouri et village du même nom. C’est un patelin minuscule mais fréquenté pour aller découvrir le Doubtful Sound, ce qu’on ne fera pas puisqu’on a déjà visité le Milford Sound et qu’il ne faut pas abuser des bonnes choses (Surtout parce que c’est plutôt coûteux, en fait). Il est superbe aussi, ce lac, mais a failli être victime d’un projet incroyable :

En 1960, le gouvernement du travail et la société Consolidated Zinc ont signé un accord pour que cette dernière construise à la fois une fonderie d'aluminium à Tiwai Point (sur la côte sud) et une centrale électrique à Manapouri. L'accord violait la Loi sur les parcs nationaux, qui prévoyait une protection formelle du parc. Consolidated Zinc prévoyait de construire des barrages qui augmenteraient le lac Manapouri de 30 mètres et le fusionnerait avec le lac Te Ano. 
En 1970, la campagne "Save Manapouri" a présenté une pétition au Parlement pour s'opposer à l'élévation du niveau d'eau du lac, laquelle a recueilli 264 907 signatures, près de 10% de la population néo-zélandaise à l'époque. S'ensuivirent de nombreux démêlés politiques, à l'issue desquels la centrale et la fonderie d'aluminium ont bien été construites, mais sans toucher au niveau du lac. Et ça marche bien comme ça. Comme quoi la vigilance des citoyens peut réussir à faire obstacle à des projets inutiles et destructeurs. cf. NDDL. 

Lac Manapouri et la chaine des Cathedral Peaks

Alors qu’on pic-nique au bord du lac, deux couples d’Alexandra viennent à notre rencontre. Avril et Ron nous laissent leurs coordonnées pour quand on passera dans leur ville, c’est sympa, on ne manquera pas de leur rendre visite.

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Black Mountain

Quand on est au niveau de la mer, on sait qu’on n’ira pas plus bas, donc on n’est pas surpris de devoir se farcir une côte de 3 km, plutôt raide mais les paysages sont beaux et dès qu’on s’élève on a une belle vue alors ça vaut le coup.

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Les traversées de rivières sont l’occasion de se rincer l’oeil, de faire une pause et boire un coup.

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S’ensuit une redescente à toute allure sur une belle route dans la forêt. Sur la carte il y a un patelin, Black Mountain en face de la chaine des monts Takitimu. Sur le terrain, il n’y a pas grand chose : Une seule maison, une ferme, une église, une école, une piscine et c’est tout. Bigre, où va t-on pouvoir passer la nuit ? Sur l’herbe près de l’église, ça va le faire : Il y a des arbres pour couper le vent, des moutons qui broutent tranquillement, une belle vue panoramique, c’est gratuit et il y a même des toilettes à proximité. Le luxe !

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Au matin, Jacob passe en quad avec ses chiens de troupeaux. La veille, il est parti chasser les sangliers avec un pote, ils en ont eu un. Aujourd’hui il va changer des moutons de prairie, sa ferme en compte 10 000. Il nous explique la hiérarchie des chiens qui font un travail étonnant : les chiens de tête, les rassembleurs, on se demande comment ils savent si bien diriger les moutons.

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Nous profitons des paysages enchanteurs de moyenne montagne avec un vent dans le dos qui nous fait bien avancer ; monter des côtes à 30 à l’heure, on n’avait pas encore fait ça !!! Les arbres montrent d’ailleurs bien quels sont les vents dominants :

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On croise, matinaux, les jeunes éleveurs en quad avec leurs chiens qui vont s’occuper de leur moutons. Ca sent bon le sapin mais il y a aussi en NZ des eucalyptus et ces odeurs matinales mélangées sont fort flateuses. Les forêts sont exploitées et replantées.

Nous nous arrêtons à Clifden admirer le vieux pont suspendu sur la rivière Waiau. Il a été mis en service en 1899, à l’époque il y avait beaucoup d’habitants dans la région, surtout des petits fermiers et des chercheurs d’or. Aujourd’hui il n’est plus en service sauf pour les cyclistes. On admire le travail de ces hommes de l’époque qui n’avaient pas les moyens techniques utilisés aujourd’hui, et cet ouvrage traverse les décennies.

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Tuatapere

Nous arrivons très tôt dans la journée à Tuatapere, on trouve une place au camping et nous sommes les seuls sous tente, les autres clients randonneurs sont en chambre et seul un van occupe une autre place, ça sent la fin de saison. Un autre couple Kevin et Enora arrive en soirée, deux français backpackers arrivés sur Auckland en octobre dernier, ils nous donnent de bons plans pour apercevoir des pingouins le long de la côte Est. On a vite fait le tour du patelin : un Petit café-resto rapide musée, trop mignon, c’est une petite mémé d’époque qui nous sert un coup à boire. Irène reluque une jolie robe blanche qui sur un mannequin de bois qui trône au milieu de la pièce entre casseroles et bouilloires. La tite mémé nous dit qu’elle n’est pas à vendre, c’est juste de la déco, cette robe de mariée appartenait à la grand mère de son mari et elle date de 1907 ; on dirait qu’elle est neuve.

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De retour au camping on se fait un grande flambée dans le poele de la camp kitchen. Dehors il pleut « des chats et des chiens » comme disent les anglais, les prévisions étaient bonnes. On attendra que ça cesse pour retrouver nos duvets dans la tente. Le lendemain on traine un peu encore au petit déjeuner avec nos deux compères Enora et Kevin. Nous reprenons la route vers 10h la Hiway 99 qui s’en va vers l’océan.

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C’est la première fois que nous voyons la mer de Tasman à nos pieds à partir du point de vue de Mac Crakens Rest ; les vagues y sont magnifiques.

 

Aurekupi l’endormie

On fait une pause pic nic à Aurekupi, un village fantôme qui a connu la ruée vers l’or après qu’un italien ait trouvé une pépite, ensuite ce sont les chinois qui sont arrivés en force, il y avait un quartier nommé Canton… Tiens on a déjà vu ça en Australie… et une ligne de chemin de fer.

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Aujourd’hui il ne reste plus rien de l’activité frénétique dont témoignent les photos du musée, seulement quelques vieilles maisons en tôles et un café qui fait resto épicerie où on va aller prendre un thé et aussi la température du lieu. C’est le seul endroit vivant du coin. Pour le reste on y trouve les traditionnels Community hall, les toilettes et tables en bois sur l’air de pic nic près d’une aire de jeux pour les petits. Sans doute que l’été il y a des touristes à s’arrêter dans ces villages perdus, chargés d’une histoire récente. En tout cas c’est aujourd’hui un village rural où vivent encore des éleveurs.

Ils sont marrant par ici avec leurs vieilles bagnoles :

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Leurs boites à lettres bizarres :

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Et leurs arrêts de bus Simson :

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Bivouac à Colac

Nous voici en face de Colac Bay, une jolie baie avec des maisons bordant le front de mer, un camping, une taverne et c’est tout, circulez il n’y a que de la nature ici. Nous irons nous installer au free camp à l’extrémité de la baie, les pieds dans l’eau ou presque. Un spot des plus jolis de bon de mer avec un risque de tsunami (gloups !) et une cabane pour faire la cuisine à l’abri du vent ; c’est sommaire mais la vue vaut vraiment le coup.

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On vous laisse sur cette vue pas crado, pendant qu’on s’en va pédaler dans une région bien différente. Ça va commencer par des plaines, ça changera un peu.

 

 

 

6 Commentaires judicieux

  1. Oh là là magnifique ! et dire que dans un mois j’y serai. Merci pour votre descriptif du Milford Sound que je ne voudrais rater pour rien au monde. Vous avez vraiment l’art et la manière de photographier et de raconter. Fascinant. Où serez-vous dans un mois ? peut-être nous croiserons-nous… Ann Mary

  2. On sent bien que le pays inspire le ( les) photographe(s). C’est superbe …merci.
    Comment vont les Doudous ? Se sont ils mis à écrire leur voyage eux aussi ?
    Profitez en bien , écrivez le road book, on est preneur. Bises JF et N

  3. J’espère que tout va bien. Il semblerait que le cyclone passé en NC semble se diriger vers la Nouvelle-Zélande, faites attention à vous et on attend de vos nouvelles. Biz Philippe

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