Perth, 40 vaches et 1 chapeau

Les vaches sont entrées dans Perth, meuh, meuh, meuh ! C’est ainsi que Serge Reggiani aurait pu exporter sa chanson « Les loups » au pays où il n’y en a pas, mais où les vaches sont omniprésentes.


De prime (holstein) abord, on ne s’attendrait pas à trouver autant de vaches dans une ville de cette importance, mais celles-ci sont peu communes, ne ressemblant que fort peu à leurs cousines des stations du nord. Oeuvres de 40 artistes émergents , elles figurent en des endroits plus ou moins visibles, nous n’arriverons pas à les trouver toutes malgré de longues recherches, mais c’est un excellent moyen de découvrir Perth, ce qui est probablement un des buts de la manoeuvre.

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Ces pauvres vaches ont déjà beaucoup voyagé, ce sont des globe trotteuses, elles arrivent de Paris, New York, Londres, Tokyo, et Hong Kong, infatigables et très belles.

Certaines de ces vaches grandeur nature seront vendues aux enchères dans différents galas de charité au profit du Téléthon, qui collecte ici aussi des fonds pour soutenir la recherche en santé infantile.

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Vous l’aurez compris, on adooorrrrrre les vaches !!!

Mais pas que ! On aime aussi découvrir les oeuvres conservées et exposées dans les musées, c’est ainsi que nous allons trainer au Western Australian Museum, immense  sur 3 étages. En dehors de notre famille adoptive (les Motte), eh oui, ils sont là eux aussi… On va rester scotchés devant une galerie de portraits réalisés par des contemporains :

 

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On ne peut pas vous montrer toutes les photos, en voici quelques unes pour celles et ceux qui apprécieront et vous donneront envie de découvrir ces talentueux artistes.

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Loin de tout

Perth est  plus proche du Timor Oriental ou de Jakarta en Indonésie que de Sydney ou de Melbourne. C’est la ville de plus d’un million d’habitants la plus isolée au monde. Pour aller à Adelaide, la grande ville la plus proche, c’est aussi loin que pour aller de Paris à Moscou !
Ses 1,8 million d’habitants bénéficient d’un cadre de vie agréable et d’un climat méditerranéen autrement plus facile que les variations extrêmes du nord.

Du point de vue architecture, c’est comme dans les autres grandes villes un mélange de bâtiments anciens et de réalisations audacieuses, le tout s’articule harmonieusement, les architectes s’en donnent à coeur joie. Contrairement à Sydney, les rues sont baignées de soleil, il y a moins de gratte-ciels et l’ambiance semble y être plus cool.

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L’économie est portée par l’industrie minière et ça se voit de loin, avec les immenses tours aux enseignes de Rio Tinto, BHP et consorts, ainsi que des banques évidemment. Lesquelles dominent de haut les bâtiments institutionnels, ce qui indique clairement qui gouverne réellement l’État… D’ailleurs le Premier Ministre est très nettement en faveur de l’expansion de l’industrie minière et pétrolière, au grand dam des défenseurs de l’environnement.

Au passage vous pouvez signer la pétition suivante parue sur Avaaz pour la sauvegarde de la grande barrière de corail menacée par un immense projet de mine de charbon.

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Greg James est passé par là, au détour d’une rue c’est le Bishop (Évêque) Matthew Hale que nous rencontrons, une autre jolie statue de bronze grandeur nature, bon il n’était pas bien grand cet homme là tout de même.

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Le CBD (Centre ville) est très dynamique, ça bouge à toute heure du jour et de la nuit, on aime bien.

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Le chapeau de la Melbourne Cup

Attentifs sommes vous êtes, vous avez sûrement remarqué que certaines vaches portaient un superbe chapeau fleuri, toujours le même. Mais pourquoi donc ?

A cause de la Melbourne Cup, cette célébrissime course hippique qui fait s’arrêter toute l’Australie durant une journée ; c’est autrement plus populaire que le Prix de l’Arc de Triomphe en France. La fièvre des paris s’empare de centaines de milliers d’Australiens. Pas mal d’entreprises organisent leurs propres paris – c’est ce que les Australiens appellent un “Cup Sweep”. Les employés paient quelques dollars pour participer, et ils tirent au sort le nom d’un cheval et celui qui gagne récolte le montant cotisé par tous les employés-parieurs.

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Pour l’occasion les gens s’arrêtent de travailler et se retrouvent en ville, tout d’abord dans les cafés et pubs pour regarder la course sur les écrans, puis casser la croute (en fait ça dépend dans quel État ils se trouvent, car à cause des différents fuseaux horaires la course se déroule à différents moments de la journée) par exemple il est 12h pour nous alors qu’à Melbourne il est 15h. On assiste depuis un pub, sous la Bell Tower et sur écrans à LA course de l’année, y’en a qui s’arrachent les cheveux à l’arrivée… Toute cette mobilisation et cette effervescence pour seulement 3 minutes de course, bon faut sans doute être dans le milieu hippique pour comprendre. Cette course fait vibrer tout le pays depuis 1861 et depuis 1873 c’est un jour férié dans le Victoria, c’est vous dire si c’est l’évènement de l’année (la plus grande course au monde, comme d’hab tout est plus grand ici). N’empêche qu’une coupe en or d’une valeur d’environ 175 000 dollars ça laisse rêveurs ou dubitatifs, c’est selon !!!

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Et donc à cette occasion les femmes sortent leurs chapeaux et leur jolies robes, et comme Irène avait un vieux chapeau pas mal cabossé (mais pas de robe) elle l’a décoré avec des fleurs naturelles et c’était sans aucun doute le plus beau chapeau de Perth ce jour là ; sans compter celui des petites souris Motte dont les parents n’avaient pas manqué de nous entrainer dans ces bouges infâmes de parieurs invétérés!!! A la fin de la journée, ledit chapeau a terminé sa fulgurante et magnifique carrière dans une poubelle, triste sort.

Fremantle

Fréo, surnommée ainsi par les habitants est la banlieue chic de Perth à l’architecture victorienne et géorgienne. Elle regorge de  bâtiments à visiter, comme la prison ou le musée des naufrages consacré pour l’essentiel à l’épave du Batavia qui a sombré en 1629 dont une partie de la coque a été retrouvée en 1960 par sept mètres de fond seulement et dont une partie arrière de la coque est exposée . C’est dans ce musée que l’on va passer une partie de la journée, l’histoire de tous ces naufrages sur la côte ouest d’Australie nous passionne comme l’histoire de la mutinerie de l’équipage du Batavia et des massacres qui en découlèrent.

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A ce sujet deux livres à découvrir : celui de Simon LEYS « les naufragés du Batavia » ou celui de Mike DASH « L’archipel des hérétiques ». Simon Leys a également écrit « Prosper », l’histoire de son embarquement sur un des derniers thoniers ainsi qu’un naufrage dans la baie d’Etel dans le Morbihan. On en apprend des choses loin de chez nous… dans les musées australiens sur la littérature française (enfin belge) !

Quand on ressort de là, on plane un peu, ayant traversé des siècles d’histoire pour arriver en plein soleil au 21ème en pleine technologie avancée où les conditions de navigation sont au top de la sécurité. De vrais de vrais aventuriers ces navigateurs bravant tous les dangers.

On traine un peu dans les rues dont beaucoup de vieux bâtiments (200 ans c’est vintage !) ont été construits par les convicts, vous savez bien, ces bagnards britanniques envoyés par la couronne purger leur peine de prison dans les colonies et principalement en Australie.

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Durant tout notre séjour à Perth, nous sommes hébergés chez Victor, un hôte warmshower fort discret et sympathique qui aimerait bien nous garder 2 ou 3 semaines !

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MEKANIK

C’est le moment de préparer la vente de notre Ute (Pick-up) bien aimée, il va falloir lui faire quelques retouches de peintures, lui changer ses pneus, révision.

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Il faut aussi procéder à la remise en état de nos pauvres vélos qui ont aussi « dégusté » la poussière. Elle est incrustée dans les tuyaux, la chaine a changé de couleur, elle a viré du noir au rouge… Stendhal  ou couleurs du Stade Rennais ? Un pneu avant est à changer, il s’est usé par les frottements contre la carosserie. User un pneu sans rouler, un comble, alors qu’il nous supportait fidèlement depuis 2013 !

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Clin d’oeil

Y’a pas que les courses de chevaux dans la vie !

Photo de croupes

 

 

7 Commentaires judicieux

  1. Chapeau…. les vaches !!!
    Récit toujours passionnant. Ici nous pensons Noël qui s’annonce très doux pour l’instant.
    A bientôt les Amis ,
    Mamie Nicole

  2. Sous les jupes des filles!
    en lisant l’article la brolga s’est demandee si tu avais mis cette photo ‘volee’ dans un pub de Perth lors de la Mebourne Cup… 😉
    par contre une question me brule les levres… quel est le nom du cheval qui gagne la Cup cette annee?

    on se voit a Adelaide?

    • Oui, c’était une jupe un peu courte lors de la Melbourne Cup
      Mais si on s’est intéressé aux croupes, on ne sait pas pour autant qui est le cheval gagnant, on ne peut avoir les yeux partout…
      (C’est Irène qui a remarqué la scène et pris la photo !)

  3. Alors les amis, c’est dit : vous vendez le carrosse et reprenez les vélos, enfin ! Eux qui rouillent et s’usent d’immobilité…
    Faites bien attention au chat noir qui rode du coté de Beechworth, depuis 60 ans… Tout le monde le cherche là-bas, alors trouvez-le et montrez-le nous mais soyez prudents.
    Bonne route du Sud.
    Amicalement

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