A l’assaut de Taroko

Dans cet épisode nous vous emmenons visiter les plus fameuses gorges de Taïwan  ainsi qu’une vallée fort agréable. Mais vous allez aussi apprendre des choses sur des sujets aussi divers que les PCB, les cimetières et même le papier toilette.
En route !


Sur les bancs de l’école

Après avoir quitté la prison, alors que nous sommes en route vers des cold springs (comme des hot springs mais en froid), nous sommes interceptés par une jeune femme en scooter. Elle est prof à la Su’ao Junior Highschool un peu plus loin et nous invite à y passer.
Sitôt dit, sitôt fait, nous voici en présence d’une classe bien surprenante : Les élèves jouissent d’une grande liberté et leurs talents sont mis en valeur, qu’ils soient artistiques, intellectuels ou sportifs. Louisa est prof d’anglais et a une connaissance impressionnante de chacun de ses élèves depuis qu’ils sont dans cette école, certains depuis l’âge de deux ans.

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Il s’agit d’une école qui applique la pédagogie Steiner-Waldorf, dans laquelle le professeur titulaire suit le même groupe d’élèves pendant de nombreuses années, s’efforçant de veiller à la continuité du développement de chaque enfant. Nous avons posé 2 questions : « Aimeriez vous voyager à vélo autour du monde ? » « Pourquoi avez vous choisi cette école ? » Chaque élève a répondu en anglais à ces deux questions et avait l’opportunité de nous en poser une en anglais. Ce fut un échange très instructif et très drôle. Louisa intervenant pour rectifier leurs erreurs, les élèves sont d’un naturel ouvert et joyeux, on sent qu’ils sont en confiance avec une relation à l’adulte équitable.

Une projection de photos plus tard on s’est retrouvé en train de déjeuner avec eux dans une salle de cours, chacun ayant apporté ses gamelles, ses baguettes et thermos. Notre lunch bio nous étant généreusement offert par l’école. Quelques élèves n’ont pu résister à l’attrait du vélo couché et bien sur nous avons fait les essais sur « Panne » à cause des jambes plus courtes !!!

En train avec entrain

Il y a une section de la route côtière à flanc de montagne qui est superbe, mais elle nous a été vivement déconseillée à cause des risques d’accidents, de densité de circulation, notamment les camions en grand nombre et de chutes de roches. Alors on va faire comme les autres, on va prendre le train et c’est aussi une expérience intéressante.

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Dès la gare, on sent qu’on n’est pas à la SNCF : Comme l’ascenseur est en panne, trois volontaires en tenue jaune vont nous aider à descendre les escaliers. Dans le train, l’ambiance est chaleureuse : les voyageurs s’intéressent à nos vélos, les rires fusent, les photos se succèdent, notamment en compagnie d’un monsieur qui fait le tour de Taiwan à pieds avec son fourbi dans une poussette, on ne sait pas quelle cause il défend mais il est drôle. Pour notre petit creux futur il nous offre des bananes ; en échange on lui offre des bonbons.

Taroko

Nous voici au pied des fameuses gorges de Taroko, un des endroits incontournables de l’île. Demain sera difficile, alors une bonne nuit de repos s’impose, mais où ? Au visitor Centre il n’y a guère d’endroit où planter la tente et une soudaine pluie torrentielle n’engage de toute façon pas à quitter un endroit abrité. Qu’à cela ne tienne, à la nuit tombée, quand les employés et les visiteurs sont tous partis, on s’installe à l’arrière du bâtiment, c’est tranquille et près des toilettes (bonjour le romantisme) ; pas besoin de tente, puisqu’on a un toit. On cuisine nos pâtes avec une sauce aux champignons et notre soupe en sachet. Personne ne viendra nous déranger, même pas les macaques des environs, on va dormir comme des bébés.

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La montagne, c’est pas la mer à boire

1 000 mètres de dénivelé, bigre ça va être coton… On est loin d’être des grimpeurs, surtout avec tout ce qu’on trimballe, alors on se prépare à devoir pousser par endroits. Eh bien non, même pas mal ! La route a le bon goût de suivre la rivière (de toute façon, vu la profondeur de la gorge, il eut été difficile de faire autrement) et les pourcentages sont très raisonnables alors ça se gravit avec d’autant moins de peine que chaque virage est l’occasion de s’extasier : C’est vrai que c’est superbe, et c’est vrai aussi que c’est le matin qu’il faut y aller car après arrivent les hordes de cars de touristes à la queue leu leu.

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Après seulement une vingtaine de kilomètres, arrivée au National Park, on s’installe dans une espèce de mini camping qui surplombe la gorge puis on va faire une petite rando. Ce ne sont pas les parcours qui manquent dans le coin, et on est assurés de ne pas être déçus car c’est partout spectaculaire.

Des chemins avec des passerelles, des tunnels, des corniches, des cascades, un régal ! Durant deux jours nous parcourons plusieurs circuits de randonnée, certains très faciles et même accessibles aux handicapés (bravo !) et d’autres plus escarpés car il s’agit d’anciens chemins que les japonais avaient tracés à flanc de montagne pour mater les tribus aborigènes.

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Un problème dans ces gorges est qu’on n’arrive pas à les photographier de manière à représenter l’aspect grandiose, il faudrait un objectif à très grand-angle, mais on trimballe déjà un télé-objectif alors tant pis, vous vous contenterez de vues partielles.

La végétation est astucieuse, s’adaptant à ce milieu particulier, les arbres et plantes endémiques prospèrent visiblement fort bien.

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Du coté minéral, il y a de quoi remplir de joie un géologue puisqu’il s’agit d’un immense massif de marbre !

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Quant au règne animal, il sera essentiellement visible à travers les papillons et les macaques qui boulottent les feuilles goulument ; quand ils déboulent dans un arbre, il ne leur faut pas beaucoup de temps pour le dépouiller de ses feuilles, heureusement que ça repousse.

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Un regret toutefois, celui de ne pas poursuivre sur cette route car elle a l’air absolument superbe par la suite également, mais ça nous ferait traverser les montagnes vers le centre puis l’ouest alors qu’on a prévu de longer la côte est vers le sud. Ah la la, il faut faire des choix, vous n’imaginez pas comme c’est difficile la vie de voyageurs insatiables…

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Donc on redescend la gorge (curieusement ça va bien plus vite) pour aller passer la nuit… de nouveau au Visitor Centre puisqu’on connait l’endroit, lequel n’est toujours pas plus bucolique mais demeure pratique. On va en profiter pour le visiter, assister à des projections de films sur la région, les tribus aborigènes, la géologie, la faune et la flore. Un très bel endroit pédagogique à souhait avec des sous titrage en anglais , ouf ! Ce sera l’occasion d’une dernière rando, qu’on n’aurait pas faite si on avait su ce qui nous attendait : Alors qu’on partait pour une petite balade, nous voici à grimper des marches à n’en plus finir, on ne sait pas combien mais sans doute des milliers ; et ceci alors qu’on n’avait pas emporté d’eau, comme des ballots. Un truc de fous, que même les marches du mont St Michel font piètre figure. Plus de 400m de dénivelé en marches de bois. On va redescendre par un sentier bien pentu évidement et s’engouffrer dans le premier bistrot venu pour épancher notre soif !

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En passant par le cimetière

Chose inconcevable en France mais courante ici, la petite route côtière traverse un cimetière. C’est qu’ici les cimetières peuvent être grands comme des villages, il n’y a ni murs ni clôtures, et les tombes sont très particulières. Celles des chrétiens sont identiques aux autres, à la croix près.

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Au milieu se trouve un grand édifice qui s’avère être une sorte de funérarium, les os des défunts depuis plus de dix ans sont conservés dans des urnes, lesquelles sont placés dans des boites de différentes taille. La jeune femme qui garde les lieux, et qui est soit dit en passant autrement plus agréable qu’un croque-morts, nous explique cela mais on ne comprend pas tout. De nous jours, la crémation est quasiment généralisée, les tombes traditionnels coûtant trop cher. Certaines en effet doivent avoir pas mal entamé l’héritage des descendants  : On dirait des petites villas, plus la tombe est grande, plus la personne était riche, ça va de soi ! On retrouve les offrandes sur les tombes, des fruits, des briques de thé, des fleurs et même de la viande sous cellophane… à chacun ses rituels.

Hualien

Retour en ville, Hualien est de taille raisonnable, on en a vite parcouru le centre même si les longues avenues commerciales paraissent étonnamment bien achalandées. Probablement parce que la ville est très fréquentée par les touristes en raison de sa proximité avec les gorges de Taroko.

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Le Night Market, par contre, est un attrape-couillons : Sur une immense place, qui ressemble à un champ de foire, sont installées les échoppes qui ouvrent le soir mais ça ressemble plus à une fête foraine qu’à un authentique marché. Rien à voir avec ceux qu’on a aimés parcourir jusqu’ici, là ça fait artificiel. D’ailleurs le grand parking qui jouxte les lieux est plein de cars de tourisme qui déposent leur cargaison là pour quelque temps puis les emmènent à leurs hôtels. Pas glop !

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C’est en ville que nous rencontrons Claudia, cycliste allemande qui vit en Angleterre et a séjourné tout comme nous chez « One Way » et Joyee, à la prison. Ça crée des liens.

Quand nous quittons Hualien le matin, il fait déjà chaud, on sort la crème solaire. La place du Night market est calme et désertée par les noctambules. Les bus ont été remplacés par des vendeurs d’antiquités sur le grand parking adjacent. Heureusement que nous sommes à vélo, déclare Joël en voyant Irène lorgner sur un joug en bois et en cordes arborant une multitudes de clochettes (pour mettre au cou de son mari ?)

Joli joug joug

Nous quittons peu à peu la ville engloutis par le marché du matin qui s’étend tout le long d’une grande rue sur plus d’un kilomètre. Des deux côtés, les marchands de fruits et légumes ont pris place. La cuisine de rue n’est pas en reste, installée le plus souvent dans des petits camions ou même à l’arrière d’engins bizarres motorisés, entre cabane, charette et véhicule.

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On s’arrête devant une boutique étrange. On y vend tout le matériel et accessoires pour faire les dons aux temples comme aussi le papier-argent que l’on fait brûler autour des tombes en ce moment pour satisfaire les âmes des morts en cette période d’avril (l’équivalent de notre Toussaint).

Intoxication aux PCB

Il sévit à Taiwan une curieuse forme d’intoxication, impossible d’y échapper, ça se remarque facilement dans les rues, ils sont accro aux PCB. A priori ce n’est pas plus dangereux que le tabac ou le bétel (dont on reparlera bientôt) mais c’est quand même étrange.

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PCB signifiant ici Petits Camions Bleus. Pourquoi sont-ils tous bleus, on l’ignore, peut-être à cause des Schtroumpfs… Pour être précis, mentionnons tout de même quoi y en a quelques uns qui sont blancs, probablement des albinos (De toute façon, PCB ça marche aussi pour les Petits Camions Blancs).

Bon choix Monsieur, bon choix Madame

Nous retrouvons la route 193. Après être passés sur le pont qui enjambe la rivière Ma Tai An Xi et dont le lit est plutôt à sec nous avons deux possibilités : Prendre la 11 à gauche qui contourne la montagne et longe la côte, ou bien filer à notre droite et continuer sur la 193 à flanc de montagne.
Nous optons pour la seconde option et nous éloignons tranquillou de la cité pour entrer dans un monde de silence ou règne seulement le chant des oiseaux. Il n’y a pas de circulation sur cette route, on monte doucement en lorgnant de temps en temps, quand la végétation nous le permet, sur la rivière qui coule en bas. Voilà un cycliste qui vient en sens inverse et nous fait signe de stopper, on obtempére. Il nous fait comprendre que plus loin, plus haut, après un certain nombre de virages, on ne peut pas passer ; il faut faire demi tour.

Explications : Rappelez-vous, le 6 février dernier Taïwan était secouée par un tremblement de terre, particulièrement la région où nous sommes aujourd’hui. Avec une force de 6,4 des immeubles se sont écroulés, 15 personnes ont perdu la vie, des dégâts important dans la ville de Hualien dont l’image d’un hôtel penché, prêt à s’écrouler a été largement diffusée :

La route que nous empruntons ce jour a subi des craquements, des coulées de boue dues aux glissements de terrain l’ont envahie. En en voit les traces par les tas de terre chassés sur le bas côté en contrebas.
Alors mince qu’est ce quon fait ? demi tour ou on continue ? On vous laisse deviner, têtus que nous sommes, nous continuons. On a bien fait, quelques kilomètres plus tard on rencontre deux monsieurs affairés à photographier les aigles qui volent au dessus de nos têtes, nous ne les avions pas vus. Ils les appelent à l’aide d’appeaux sonores. Pas peu fiers de nous montrer leurs images superbes, on est quand même un peu ridicules avec notre petit objectif 150-300 mais ça nous permet tout de même de faire de chouettes portraits (et puis les gens ça bouge moins que les oiseaux). Pas jaloux, on partage nos fruits secs, une séries de photos souvenir et c’est reparti pour la montée.

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Cette fois-ci c’est un homme à vélo accompagné de son chien qui nous rattrape et nous demande de le suivre, il agite ses bras en croix pour nous signifier que nous ne pourrons pas passer, qu’il nous faut faire demi-tour et passer de l’autre côté de la rivière. On le remercie bien poliment de ses gracieux conseils et on ne le suit pas. S’il nous faut faire demi-tour, on le fera, mais on veut voir par nous même de quoi il retourne précisément. Nous passons par des petits hameaux de rien du tout, dont les habitations dominent la rivière avec des petits jardins vivriers, les coqs chantent, les chiens aboient, la caravane passe. Les oiseaux n’ont pas cessé leur concert et on n’arrivera pas dans cette profusion d’arbres et de dense végétation à apercevoir ces distingués chanteurs qui mettent un point d’honneur à nous accompagner.
En contrebas, dans ce qui est lit élargi de la rivière, sont cultivées à n’en plus finir des pastèques pendant la période où les eaux se sont retirées. Les sols alluvionnaires doivent être riches, à moins qu’ils ne soient gorgés d’engrais ?

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Après moult descentes et remontées nous voilà enfin à l’endroit tant redouté. La route en effet n’existe plus, des engins de chantier sont rangés sur le côté, nous sommes dimanche et c’est Pâques (pas d’oeufs aux chocolats pour nous !). Un cycliste arrive en face en portant son vélo, il nous recommande faire attention avec nos vélos chargés. On inspecte les lieux, la route tracée par les machines va tout droit en descente, elle est en terre, des creux, des bosses, des cailloux… Il nous en faut davantage pour nous rebuter. On remonte sur nos vélos, slalomons un tantinet et traversons le chantier qui finalement reste praticable. Qu’est-ce qu’on est contents d’avoir tenu bon ! Youpi la 193 est décidément très belle et elle va encore nous dévoiler tous ses charmes.

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Nous constaterons plus loin que les glissements de terrain sont fréquents dans cette zone, comme en témoignent les panneaux dont nous ne comprenons pas le texte mais dont le dessin est assez explicite.

Au village de Yuemei on fait le plein d’eau fraîche au poste de police. Ce sont maintenant les orangeraies que nous cotoyons. Les arbres sont en fin de floraison mais nous gratifient tout de même de leur dernières fragrances délicatement parfumées. Bananeraies d’un côté, petites surfaces de rizières de l’autre. Des plantations de palmiers, nous apprenons plus tard qu’il s’agit des araquiers (ou arequiers ?) et pourquoi ils sont devenus « l’or vert » de Taïwan.

 

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Échalotes, ail, maïs sèchent au soleil dans des bassines, du carton ou des paniers. La surface cultivable s’agrandit entre rivière et montagne. Dans les villages traversés les chiens deviennent un peu plus présents et selon leur humeur aboient après ces deux cyclistes. Certains somnolent et ne lèvent même pas un oeil, d’autres nous entailleraient bien les mollets si Irène ne poussait pas son cri rauque favori de méchante humaine prête à en découdre s’ils s’approchent d’un peu trop près de nos petits bras ou de nos cuisses. Les plus méchants sont attachés et sont très virulents, mais justement pourquoi le sont-ils ? Nous pensons que le fait d’être attachés, alors que leurs congénères goutent à la liberté, les rend agressifs prêts à vous bouffer. Il y en a un qui a une double peine lui : il est derrière des barreaux et en plus est attaché. Oh la, combien de cyclistes a-t-il bien pu déchiqueter ?
Pause déjeuner à l’ombre des acacias avec vue sur les plantations de pastèques et la ville au loin, laquelle d’ailleurs ? On s’en fiche, une petite sieste réparatrice bien calés dans nos petits sièges Helinox.

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Au moment de repartir un bruit bizarre en provenance de la roue avant de « Panne », c’est un rayon qui a cassé et s’est entortillé autour du moyeu, c’est bien notre veine ! Joël décide arbitrairement que ça peut attendre le bivouac du soir à Tafalon…..pas le choix !

C’est au poste de police que nous nous adressons arrivés à Tafalon pour savoir si on peut camper quelque part. Après moult palabres téléphoniques avec un collègue du planton, qui lui ne parle pas anglais, nous expliquons qui nous sommes, comment on voyage, pourquoi nous n’allons que peu à l’hôtel. La solution apparait enfin, nous allons nous installer tout près du poste de police sous un immense préau qui sert de salle de sport et salle de projection. Un grand bâtiment en terre affublé de tourelles en pierre coiffées de tuiles, très surprenant dans cet environnement.

Découvrons le point d’eau et les toilettes publiques un peu plus loin. Le seau de papier toilettes est plein, ca déborde et ca ne sent pas très bon.

Un mot sur les toilettes taïwanaises : la plupart sont des toilettes avec un bassin au sol, il faut s'accroupir face au mur, ca n'est pas toujours très simple pour nous autres occidentaux. On trouve néanmoins des sièges dans les lieux publics ou touristiques. Papier toilette selon le moment de la journée, si vous arrivez le matin le plein a été fait, sinon il vaut mieux avoir son petit sac avec soi pour ne pas être pris au dépourvu. Certaines toilettes ont un distributeur collectif, il faut prendre les feuilles dont on a besoin avant d'entrer dans le WC. Reste à savoir si on doit laisser choir son PQ utilisé dans la cuvette ou pas ? A défaut de comprendre les consignes on se fie aux poubelles qui sont plus ou moins remplies de papier usagé. Mais même dans ce cas il est possible de laisser partir papier et cadeau en tirant la chasse d'eau. Nous arrivons à décrypter les consignes à l'aide de dessins ou de pictogrammes. Il n'y a donc pas de règle établie, c'est selon si les installations sont plus ou moins vétustes ; en tout cas celà nous déconcerte un tantinet.
Pour la petite histoire, il y a quelques semaines déjà, les tawanais se sont rué dans les rayons des magasins pour faire la razzia sur les paquets de PQ. Menace de pénurie, prix à la hausse en raison des incendies des forêts canadiennes. La pâte à papier a augmenté de 50% ces derniers mois.

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Nos proches voisins sont des chanteurs de karaoké et ils s’en donnent à coeur joie dans le petit établissement, un hôtel parait-il, même si certains feraient mieux de s’abstenir. Nous aurons le temps d’apprécier pendant la réparation du rayon et prenons la fuite aussitôt fait pour aller visiter à pied le village et chercher de quoi casser la croûte.

Et là, surprise, quelle est donc la surprenante activité dominante dans ce village ? Nous vous le conterons au prochain épisode, si vous êtes sages. Seulement trois indices : Ça ne se pratique pas en France, ça arrive en PCB et ça finit tout rouge…

 

 

8 Commentaires judicieux

  1. Merci infiniment de prendre le temps d’ecrire et de nous raconter votre voyage. Joël, quel talent de conteur et je trouve certaines photos exceptionnelles. Je continue à vous envier !…
    Bonne route et prenez soin de vous. Corinne

  2. Bonjour de Bretagne ….Je pensai Taiwan c’était plat! Quelle variété de Paysages et de rencontres! Tout cela a beaucoup de relief et d’authenticité.Kenavo

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