The Catlins

Toute la côte sud de l’Île du Sud en un article, des plaines aux falaises, de la grande ville aux patelins paumés, suivez nous le long de la bien nommée Southern Scenic Route.

 


Invercargill, drôle de ville

Après une longue route plate (comme quoi ça existe en Nouvelle Zélande) et plutôt ennuyante, on arrive enfin dans une grande ville. Tant mieux, car il y a des signes de tempête avec de fort vents d’ouest, il est temps de se mettre à l’abri. Pour cela nous optons pour un BBH (Hotel pour Backpackers) ; ce sont, un peu comme les YHA (Auberges de jeunesse), des établissements pas trop chers où il y a, outre les chambres et dortoirs, des lieux communs pour cuisiner, bavarder et jouer, laver son linge, etc.

Dans le cas présent, pour la convivialité c’est raté car il n’y a plus de place alors on s’en va chez le proprio qui loue certaines des chambres de sa maison en plus. C’est propre, confortable, mais ça ressemble à une maison d’hôtes, il n’y a pas l’aspect chaleureux (et parfois bordélique) qu’on retrouve habituellement.

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Invercargill, 50 400 habitants, est une des villes les plus australes du monde. Principale localité de la région du Southland, elle est entourée de riches fermes et de zones de conservation de la faune et de la flore. L'agriculture est l'activité principale de la région depuis que la réfrigération est devenue disponible en 1880. La viande de mouton constitue la matière première de cette industrie, mais les bovins et les cervidés sont de plus en plus nombreux. Ici se trouve la seule fonderie d'aluminium de Nouvelle Zélande, alimentée en électricité par le barrage du lac de Manapouri.

Avec ça, on peut s’attendre à quelque chose d’intéressant, eh bien pas vraiment. La ville est morne, sans grand attrait, heureusement que le musée rattrape un peu le reste ; il a de belles collections d’art maori, décrit bien l’histoire du peuplement de la Nouvelle Zélande, et héberge quelques rares Tuataras : Ces animaux qui, malgré les apparences, ne sont pas des lézards, possèdent un troisième oeil et étaient considérés par les Maoris comme messagers divins.

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La ville avec des rues bien larges tirées au cordeau guère de charme. Il y a bien des bâtiments des années 1900, mais certains sont en triste état, ça ne respire pas la prospérité.

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Par contre, le Civic Theatre de style Edouardien, qui date de 1906, est superbe. Dommage qu’il n’y ait pas de spectacle de donné pendant notre passage. On pourrait peut-être s’y coller et monter sur scène, mais est-ce que ça ferait venir du public ?

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Les Catlins

Si nous sommes passés par Invercargill, c’est pour rejoindre la partie sud-est de l’île, que l’on appelle The Catlins (prononcer « Catlines »). Là ce n’est plus plat du tout, il n’y a pas de grande ville, mais c’est superbe, on va bien aimer.

La fin de la zone de plaine se termine agréablement en longeant la rivière Mataura, qui est bordée par une multitude de petits cabanons de pêcheurs. On s’inviterait bien dans l’un d’entre eux pour passer la nuit, mais il n’y a pas un pêcheur en vue, pas moyen de demander. Pas grave, on va au patelin suivant.

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A Fortrose, pas grand chose

Fortrose (Qui tient son nom d’un bouvier écossais) n’a rien d’une ville, tout juste un embryon de village : Deux cafés, un freedom campground, quelques maisons et c’est tout. Mais c’est suffisant pour nous, on passe un moment au café puis allons nous installer pour camper, c’est gratuit et il y a même une espèce de cabane bienvenue pour faire la cuisine, car le vent est costaud.

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Un peu après nous arrive Julien, baroudeur originaire du Val d’Oise. Voyageant avec son sac à dos, il n’est pas très bien équipé et aura froid dans sa petite tente, au point de se mettre à cuire du riz durant la nuit et placer la gamelle dans son duvet…

Grand oiseau bleu avec un bec rouge et des pattes oranges, que l’on nomme ici « Grand oiseau bleu avec un bec rouge et des pattes orange » ou plus simplement Pukeko. Ils sont généralement plus petits que sur cette photo (heureusement).

 

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 La route de Curio Bay

Là ça commence à redevenir bien intéressant. Ayant choisi une petite route très peu fréquentée, on longe la côte mais ne voit pas souvent la mer, mais peu importe car les paysages sont très variés.

Pour la première fois, on va revêtir les chaussettes imperméables et tout le bazar pour se protéger de la pluie car une sacrée averse nous tombe dessus et il n’y a guère d’abri. En fait, ce harnachement n’aura d’intérêt que peu de temps car on finit par dégoter une ferme où un hangar agricole nous permet de sécher et pique-niquer au sec. D’un autre hangar sortent les décibels d’une musique très forte et rythmée, ce sont les tondeurs de moutons qui travaillent dans une ambiance de boite de nuit, ça surprend un peu. On plaint les moutons !!!

Quittons le goudron pour l’Otara Holdane road, pas trop difficile, la preuve en est qu’on ne se gamelle pas une seule fois sur ses graviers.

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Quand on vous dit que les paysages sont variés, en voici la preuve en images, au fil de notre progression :

Waikawa (Curio Bay)

Ce qu’on ne vous montre pas, par contre, c’est l’état dans lequel nous sommes arrivés au camping de Curio Bay. L’appareil photos a beau être résistant à la pluie, l’objectif ne l’est pas, et de toute façon on avait autre chose à faire que de le sortir en arrivant. C’est ballot, car il aurait suffit de dix minutes de moins pour qu’on arrive avant la pluie, mais elle a été plus rapide que nous, et bien costaud. Et comme on n’avait plus nos tenues de scaphandriers, on s’est retrouvés trempés jusqu’au moindre poil, et pas moyen de faire sécher le linge dans le camping où on trouve refuge, il n’y a pas de chauffage et nos vêtements ne vont pas au sèche linge ; alors on les emmène avec nous dans la cuisine tous dégoulinants.

Le lendemain matin, on part découvrir cette côte magnifique, le vent est toujours là mais la pluie a heureusement cessé.

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Il y a des algues vraiment bizarres, on n’en a pas des comme ça chez nous ; on hésite à en ramasser comme souvenirs, ça risque d’être coton à trimballer, tant pis, il faudra se contenter des photos :

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S’ensuit un parcours dans une jolie campagne bien vallonnée, des moutons jolis, une route rien que pour nous, des nuages décoratifs mais inoffensifs, que du bon !

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Une cabane Fish & Chips providentielle, face à une chapelle toute mignonne, dans laquelle choisit-on d’entrer ? Oui, c’est l’estomac qui a dicté nos pas, et il faut reconnaitre que le Blue Cod (poisson local) est autrement plus nourrissent qu’une hostie.

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Vaches XXL

D’abord on les entend, puis on les voit et on croit à une illusion d’optique : Elles sont ENORMES ces vaches là, mais pas moyen d’en connaître la race, elles ne veulent pas le dire. Par contre elles font un sacré boucan, elles ont l’air un peu excitées. On ne reste pas là.

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Les chutes du Niagara

Non, nous n’avons pas soudainement été téléportés à la frontière américano-canadienne mais simplement intrigués par un panneau qui indique la direction des Niagara Falls. Il s’agit des « Plus petites chutes du monde », bel exemple d’auto-dérision des Kiwis.

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Après cet interlude sympathique, la route continue à présenter les Catlins sous leurs plus beaux aspects. Un petit lac se laisse découvrir au fil d’un parcours pédestre (parfois on sait descendre de nos vélos), une magnifique baie se révèle à l’issue d’une montée gratifiante, une côte rocheuse promet de superbes points de vue. Un régal, on vous dit !

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Papatowai

Nous voici arrivés à l’étape du jour. Le patelin est minuscule mais a ce qu’il nous faut : Un café rigolo (hélas fermé quand on passe, le type nous propose de revenir le lendemain à partir de 10h, à cette heure là nous serons loin) et surtout un camping géré par le DOC (Department of Conservation, genre de Ministère de l’Environnement), donc pas bien cher (et pas terrible non plus, mais pour le prix ça ira).

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Une balade crépusculaire va nous permettre d’apprécier les plans d’eau tout proches, c’est romantique à souhait.

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Mais on constate qu’il ne va pas être facile de s’en aller d’ici, il y a comme un problème.

Et maintenant, que va t-on faire ?

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Une route qui s’est effondrée, une rivière à traverser, comment va t-on contourner les obstacles ? Vous le saurez dans le prochain épisode, mais n’ayez crainte, on s’en est sortis avec brio (évidemment).

5 Commentaires judicieux

  1. Bonjour…Eh oui vous allez vers l’hiver Austral !il va falloir acheter un petit chauffage ou bien trouver de bonnes couvertures « moutonnées » See you soon Thanks

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