Dans quel état j’erre ?

Avec ses trente deux États, le Mexique est loin d’être un pays centralisé comme la France. On passe assez rapidement d’un État à l’autre et, si ça ne se matérialise pas toujours par un poste de contrôle, les différences sont perceptibles.
Ce qui ne change pas, par contre, c’est la gentillesse des Mexicains. On est loin de l’image qui est souvent donnée à l’extérieur, et on ne va pas s’en plaindre. C’est un plaisir de voyager dans ce pays. Reprenons donc le récit :


Taïaut sur Fresnillo

Un petit coup d’autobus pour arriver à Fresnillo, ce qui nous donne l’occasion de rencontrer des missionnaires mormons à la gare routière, ils sont venus accueillir un petit nouveau qui va rejoindre l’équipe. Comme toujours, le personnel des bus est super sympa, tout comme les vendeurs de trucs à manger, tout ce petit monde pose des questions sur l’endroit d’où on vient, et où on va ; pour la première question, c’est facile, pour la seconde moins puisqu’on ne sait pas vraiment où on va alors on se contente de citer Mexico City.

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La ville a été construite en 1554 et conserve de beaux édifices de l’époque coloniale, il fait bon flâner dans les rues du centre et y découvrir la vie animée des quartiers où l’on trouve son bonheur en fruits et légumes frais.

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Nous sommes épatés par le nombre de boutiques vendant des robes de cérémonies, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Les femmes n’ont que l’embarras du choix mais aussi les petites filles. Les petits garçons ont droit eux aussi à leurs costumes 3 pièces. Des dentelles et des froufrous partout pour plein d’occasions. Des magasins spécialisés proposent des tenues spécifiques pour les baptêmes et les communions bien loin du style épuré et plutôt classique des pays européens. Ici la dentelle et les jupons sont rois, les mexicains adorent se vêtir de beaux vêtements colorés pour les célébrations particulières et ça leur va bien.

D’ailleurs il est de coutume pour les jeunes filles de fêter le passage à leur quinzième année. C’est l’occasion de s’offrir une belle robe « de princesse », de faire faire de belles photos et d’être la reine de la fête. Nous avons vu chez un photographe des clichés que nous pensions être de jeunes mariées. Le jeune photographe nous a expliqué l’importance de ce passage chez les jeunes filles qui soit dit en passant sont magnifiques. Nous avons abordé avec lui des sujets bien plus sérieux et des problèmes que peuvent rencontrer les jeunes adolescentes et les jeunes gens dans une société où la religion et les traditions sont omniprésentes, mais c’est un autre sujet.

La crêperie Saint Michel

Ça alors, comme à Rennes, une crêperie Saint Michel ! Avec des billic Krampouz, made in Quimper évidemment.

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Bon, le résultat n’est pas tout à fait à la hauteur de nos espérances mais ce n’est pas si mal. Le propriétaire a quatre établissements, deux dans cette ville et deux autres à Zacatecas, comme quoi c’est rentable de faire des crêpes ici comme ailleurs. Irène va leur prodiguer quelques conseils de présentation, des recettes et la façon d’entretenir et de graisser la tuile comme de fabriquer un « graissoir » à l’aide d’un tissu de coton enfoncé dans une boite de conserve vide, c’est bien plus pratique qu’une feuille de sopalin !

Bonne mine

Fresnillo étant une ville minière, on essaie d’en savoir un peu plus en visitant le musée de la mine situé dans une beau bâtiment de style colonial.  La visite est guidée, ce qui est un peu gênant parce qu’on aime bien baguenauder par nous même et prendre tout notre temps, néanmoins les explications (bien qu’en espagnol) sont intéressantes et on en apprend pas mal.

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L’entreprise minière était et est encore très importante, mais évidemment pas sans inconvénients, notamment au début de l’extraction l’utilisation de grandes quantités de mercure. Ce sont des chevaux qui faisaient tourner les meules pour concasser le minerai, les pauvres bêtes avaient les yeux bandés, peut-être pour ne pas tourner dingues à force de tourner en rond.

Aujourd’hui encore la mine est en activité et emploie plus de 1 000 personnes, une seconde a même été ouverte, cependant les rendements diminuent sans cesse. Au fait, on ne vous a pas dit pourquoi on creuse ici : Pour extraire de l’argent, c’est un des sites les plus importants au monde.

Pierres & Ponce

Attenant au musée, dans ce beau bâtiment en pierres qui est en cours de restauration, une salle est consacrée à une magnifique fresque qui en occupe trois murs et représente l’arrivée des conquistadores, le mélange des races représentée par deux jumeaux dans la matrice et évidemment l’activité minière mais aussi les principaux bâtiments de la ville :  Impressionnant.

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Une autre salle est dédiée au compositeur Manuel PONCE (Eh non, ce n’est pas Pierre), pote de Frédéric CHOPIN, qui a une réputation internationale (Qui nous avait toutefois échappée, ignares que nous sommes).

Notre guide nous emmène voir des salles qui ne sont pas encore ouvertes notamment une qui sera dédiée aux instruments de musiques anciens. Cette partie du musée est en restauration, quand il sera terminé ce sera superbe.

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En quittant Fresnillo on reprend la route 45 avec son lot de circulation un peu dense au sortir de la ville puis fluide au fur et à mesure que nous nous en éloignons. On va chez le General Enrique Estrada faire pipi, c’est le nom de la petite bourgade où on va créer un petit attroupement sur la place principale avec nos deux vélos. Pendant qu’Irène file à la « mairie » trouver les toilettes, Joël reste sur son vélo, dévoué gardien qu’il est. Les hommes qui vont venir nous voir ne veulent pas essayer nos vélos parce qu’ils ont peur de tomber, par contre ils vont les tâter sous toutes les coutures !

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Dans la ville suivante à Victor Rosales, décidément les noms des villes sont étonnants, on s’attarde manger des tacos en regardant les enfants rentrer de l’école avec leurs tambours, ils ont dû avoir répétition aujourd’hui. Bien souvent nous donnons la pièce aux vieilles dames ou aux vieux messieurs qui mendient près des restos. On n’a pas le coeur de leur refuser alors qu’on vient de se remplir la panse !

Exemple de changement en passant d’un État à l’autre : La route qui était un peu pourrie et sans bande latérale devient soudainement nettement plus roulante et large, on y est carrément plus à l’aise pour pédaler. L’État de Durango est peut-être moins riche que celui de Zacatecas, ou bien il met son argent ailleurs que dans les infrastructures.

On se prélasse à Zacatecas

Une ville classée au Patrimoine de l’humanité par l’Unesco, ça ne se rate pas. D’autant qu’elle n’est qu’à une soixantaine de kilomètres de Fresnillo d’où nous sommes partis ce matin, à priori ça va être facile. A priori seulement…

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Le problème pour arriver à Zacatecas est que ça monte durant plus de vingt kilomètres. (Elle se situe à 2500 m d’altitude). La route devient pénible avec beaucoup de circulation, à l’entrée de la ville c’est affreux avec les bus qui nous frôlent, on se paye même un échangeur pas franchement adapté aux cyclistes, ça déboule dans tous les sens. Irène est furieuse après le Joël qui est furieux après le GPS !!! Le couple fait parfois des étincelles, rassurez vous ! Curieusement, il faut passer par un tunnel (Irène en raffole…) avant d’atteindre le centre historique aux rues pavées (génial pour le confort) et bien pentues. Pour enfin atteindre notre logement, la pente est si raide que nous devons pousser chaque vélo à deux. Nous avons trouvé refuge chez Carmen et Ruth en AirB&B, en plein centre mais dans une rue tranquille… ben oui ça monte tellement !

Ceci parce que cette ville est construite dans une vallée entourée de montagnes (d’un autre coté, les vallées sont rarement entourées de plaines…), ce qui explique son charme et ses pentes.

Le lendemain matin nous passons devant l’Alliance Française, on va leur dire bonjour et faisons connaissance de Francisco qui a une soeur mariée à St André des Eaux dans le Morbihan, le monde est toujours aussi petit. Il y a sept profs qui enseignent le français dont quatre mexicains. Une belle dynamique autour des arts et de la culture. Nous rencontrons Nicolas et Anne Sophie de Vannes, (les bretons sont partout !) c’est le jour des examens, tout le monde bosse. C’est aussi le jour des croissants, ça tombe vraiment bien, presque aussi bons que chez nous !

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Des hauts et des bas

Le téléphérique pour le mont Busa passe au dessus du centre ville, donnant une vue époustouflante sur les maisons en terrasses imbriquées les unes dans les autres, on dirait des Legos.

Tout en haut se trouve la place de la Révolution (il y a toujours une place de la Revolución quelque part) avec d’immenses statues équestres, dont celle de Pancho Villa et autres généraux qui ont façonné l’histoire du Mexique. C’est ici que Francisco Villa (Pancho Villa) y dérouta les armées fédérales de Vitoriano Huerta.  Nous trainons aussi autour d’un monastère drôlement bien placé puisqu’il surplombe la ville.

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Au loin sur les montagnes, on distingue un champ d’une trentaine d’éoliennes, ce n’est pas courant (alternatif) dans ce pays.

Cacahuètes et sauterelles

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On redescend à pieds avec un couple de vendeurs de cacahuètes et sauterelles grillées (on y a gouté, heu….étrange !) qui s’en vont terminer leur journée sur le parvis de la cathédrale, petit boulot pas facile. Nous leur donnons un coup de main car les seaux sont lourds et la pente très raide. Ce couple pas bien riche est d’origine Chichiméque. On leur demande comment ils montent leur chargement le matin, ils prennent un taxi, ouf !

On remarque qu’ici, comme dans les villes que nous avons visitées jusqu’à présent, qu’il n’y a guère de trace de vandalisme ni autres dégradations, les bâtiments et installations sont vieux et parfois vétustes mais respectés.
Juste une fantaisie dans « notre » rue, des dessins au pochoir, plutôt réussis d’ailleurs.

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Coup de chance

Au resto « Lucky Luciano », le patron ne parle qu’espagnol mais s’exprime avec une telle verve et avec tant de mouvements de mains qu’il pourrait aussi bien être italien. Non seulement la cuisine est bonne, mais à la fin du repas il nous offre un dessin de Daniel Torrez, un artiste mexicain ; il faut dire que les murs de son établissement sont pleins, il ne sait plus où accrocher, alors on en bénéficie sans savoir s’il fait ça avec tous ses clients.

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Los charros

Un saut en bus pour Guadalupe où nous allons assister à une charreria (Vient du mot char « gardien de troupeaux »). C’est une manifestation très importante et populaire qui a lieu dans une immense arène ouverte nommée Lienzo charro, entourée de gradins.

La Charrería ou sorte de rodéo mexicain, n’est pas seulement un sport.
C’est aussi un art, une fête, un spectacle, une tradition et une culture.

Cet évènement culturel est apparu à la suite de la révolution mexicaine quand le système des haciendas (grandes propriétés agricoles) a disparu et que les cavaliers ou charros ont voulu perpétrer leurs traditions. En effet, à l’époque des haciendas, lors de la période coloniale, seules les Espagnols et les criollos (Espagnols de père et mère nés au Mexique) étaient autorisés à monter à cheval. Or, rapidement, ils ont eu besoin d’aide pour s’occuper des exploitations et ont progressivement autorisé les mestizos (métisses) et même les amérindiens à en faire autant, à la condition qu’ils soient habillés de costumes de cuir et de daim, devenus aujourd’hui les costumes traditionnels des charros.

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Manifestation sportive nationale, la charreria comprend dix épreuves dont une épreuve féminine. Lors de chacune des épreuves, deux équipes au moins sont en compétition. Les charros (cavaliers) sont les participants et les escaramuza (escarmouches) sont les participantes. Les épreuves se déroulent dans une arène et, contrairement au rodéo américain, elles ne sont pas limitées dans le temps mais sont jugées en fonction de leur qualité. Les gagnants ne reçoivent pas non plus d’argent mais des trophées ou des cadeaux.

Les neuf épreuves masculines sont :

– Le défilé des équipes : les équipes défilent dans l’arène pendant que des orchestres jouent du mariachi ou de la ranchera,  musiques traditionnelles mexicaines.
– La cala de caballo, épreuve au cours de laquelle les cavaliers doivent montrer les qualités de leur cheval (reculer sur une ligne fixe, se lever, s’asseoir, partir au galop et être stoppé net par  le lasso du cavalier etc…)
– Piales en el lienzo : Alors qu’il est à terre, le cavalier doit, à l’aide de son lasso, arrêter une jument sauvage au galop en l’attrapant par les pattes.
– Coleadero : le charro, à cheval cette fois-ci, doit faire tomber un taureau en lui tirant sur la queue et en la faisant passer entre ses pattes.
– Jineteo de toro : Proche du rodéo, cette épreuve consiste à ce que le charro monte un taureau et reste le plus longtemps possible sur son dos !
– Terna en el ruedo : A cheval encore, le charro doit attraper un taureau avec son lasso.
– Jineteo de yegua : à cette épreuve-ci, c’est un cheval que le charro doit attraper avec son lasso.
– Manganas : à pied ou à cheval, cette épreuve exige du charro qu’il maîtrise un cheval à l’aide d’un lasso.
– El paso de la muerte (passage de la mort) : Lancé à pleine vitesse sur un cheval, le charro doit passer sur un autre cheval, lui aussi au galop !

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L’unique épreuve féminine :

– Escaramuza : Réparties en équipes de 8 participantes, les filles exécutent des figures acrobatiques impressionnantes sur leur cheval. C’est une belle épreuve de précision et d’adresse.

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La charreria ne se limite pas seulement à l’organisation d’évènements sportifs spectaculaires. C’est aussi une grande fête populaire où les spectateurs peuvent manger et admirer les costumes traditionnels des charros, le tout en musique. La musique est bien sûr le mariachi, une formation musicale originaire de l’Etat de Jalisco où un ensemble de plusieurs musiciens habillés en costumes traditionnels et portant de larges chapeaux mexicains jouent du violon, de la trompette, de la guitare, de la vihuela (cousin du luth) et du guitarron (grosse guitare mexicaine). On entend aussi la ranchera, une variation du mariachi, dont le nom, vous l’aurez compris, indique que ce style de musique était joué dans les ranches ou les haciendas.

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On n’aura jamais vu autant de sombreros en même temps, mais le spectacle est autant sur la piste que sur les gradins ; la foule s’enthousiasme, les vendeurs de bouffe déambulent, les équipes de nettoyage aussi car les gens laissent toutes leurs cochonneries sur les gradins, c’est très animé et bruyant.

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On en prend plein les yeux (et Joël plein les narines !)

Les costumes sont superbes, hommes et femmes sont d’une élégance et d’une prestance formidable, ils sont tout simplement magnifiques.  Spectacle gratuit où les spectateurs de tous âges vont et viennent à leur guise, encouragent et applaudissent les charros ; immersion dans la culture mexicaine comme on ne l’imaginait pas, un vrai bonheur.

Ce qui gâche un peu notre plaisir, c’est que Joël se fait une crise d’asthme carabinée, on ne verra pas les cavaliers sauter d’un cheval sur l’autre au galop : il est clair qu’on ne poursuivra pas notre voyage à cheval. Il n’est pas allergique au vélo, heureusement.

Mine de rien

La mine de El Elden était une mine de zinc, d’argent et d’or, des galeries sur 7 niveaux ont été creusées à une profondeur de 320 mètres. Il n’y a plus rien à gratter dans cette mine située en pleine ville, qui fut la seconde au monde, elle est fermée depuis 1966. Si le début de la visite en petit train n’a rien de bien passionnant, (on plonge dans le noir) c’est bien mieux lorsqu’on peut déambuler librement dans les galeries. Nous suivons notre petit groupe qui se marre régulièrement des propos de notre guide, sauf nous, on ne comprend pratiquement rien !

Les scènes reconstituées nous font prendre conscience de la dureté du travail des mineurs qui devaient remonter sur leur dos par des échelles des poids de minerais de 60 à 80 kilos. Il y avait en moyenne 2 morts par semaine. Une vie d’esclaves des temps modernes pour ces pauvres hommes dont l’espérance de vie ne dépassait pas 35 ans pour ceux qui ne trouvaient pas la mort dans les chutes. Les enfants y descendaient dès l’âge de 8 ans…bigre.

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De sinistres scènes dont on devine la cruauté de la tâche, toute une courte vie passée sous terre avec les difficultés respiratoires et la mort à la clé. Ces hommes ont contribué à la richesse de l’Espagne qui avait fait de ces villes minières leur fond de richesses.

Bas les masques

Le Musée Raphal Coronel abrite une collection de masques unique au monde, plus de 1 300 pièces et quelques 2 000 autres dans les réserves, nous dit un gardien. Il est situé parmi les ruines d’un ancien couvent de San Francisco  construit en 1583. Les moines ont été contraints de fuir et le couvent est tombé en ruines  partir de 1857, pillé de ses pierres pour édifier de nouvelles constructions dans la ville. Il a été finalement restauré en partie à partir de 1987. Mis en valeur par des espaces verts et des statues d’un petit personnage qui ressemble à un lutin, le musée est un pur bonheur de découvertes.

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C’est impressionnant de voir la diversité des masques selon les régions et les époques. Nombre d’entre eux étaient utilisés pour des cérémonies, il ne s’agit pas seulement d’objets décoratifs.

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Pas de mariés sans mariachis

Un mariage au Mexique, ça s’entend avant de se voir.

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Les mariés parcourent les rues, précédés par un groupe de mariachis qui jouent leur musique aux rythmes entrainants et en trainant le cortège. Arrêt sur un parvis d’église où tout ce beau monde boit un coup de téquila avec le petit récipient accroché au cou. Nous sommes invités à venir participer au repas, dommage que nous sortions juste de table…

Petit Chat sur scène

Petit Chat ne tenait plus en place lorsqu’il a vu qu’au théâtre de la ville se jouait la pièce « Cats ». Nous y sommes donc allés, pas moyen de faire autrement, on s’attendait à un spectacle pour enfants mais il n’y en avait pas beaucoup dans la salle, bien qu’elle soit remplie. Pas un chat non plus dans le public, mais plein sur la scène de ce joli théâtre ancien.

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C’était la troisième comédie musicale de cette troupe, spectacle de qualité avec de beaux costumes, par contre le son n’était pas à la hauteur. En fin de spectacle Petit Chat a eu tous les honneurs, il était ravi. Qui est « Petit Chat », nous demande-t-on parfois ? Petit rappel : Nous sommes suivis par les enfants de l’école privée Ste Thérèse de St Ouen des Toits dans le département de la Mayenne. Petit Chat, la mascotte de la classe de maternelle nous a rejoint quand nous étions en Australie et depuis il voyage avec nous et découvre le monde avec ses yeux de chat. Nous envoyons à l’école des posts et des photos spécifiques pour les enfants et recevons de temps en temps des questions fort pertinentes de ceux ci. Nous avons eu l’occasion lors de notre retour à Noël d’aller faire une présentation du voyage à l’école, c’est vous dire si Petit Chat était content de revoir ses petits copains et copines, l’inverse fut vrai aussi.

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Double ration de croquettes ce soir là, soyons fous !

De place en place

Plein de petites places dans cette ville, des rues pentues et tordues, des vues insolites un peu partout, on est bien ici. Loin des plans quadrillés d’autres villes coloniales, tout est bancale et de guingois, c’est bien agréable.

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Il y a un magnifique aqueduc, des bâtiments de pierre rose aux nuances surprenantes, une fontaine dédiée aux quatre fondateurs de la ville, des parcs, et évidemment…

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De nombreuses églises aux styles très divers, depuis les sculptures archi chargées de l’immense cathédrale en grés rose de pur style baroque mexicain jusqu’à l’élégance de l’église néo-gothique de Fatima. Toutes ces églises ne risquent pas de sentir le renfermé, il y a plusieurs offices chaque jour, avec en prime des fidèles qui y assistent.

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Les vrais gens

Bien que la ville ait un fort attrait touristique, elle ne ressemble pas à un Disneyland : Il y a de belles et riches boutiques, mais aussi de fort modestes, des vendeurs sur le trottoir, des joueurs de tambour ou de guitare, et des  enfants qui font la manche. Les artisanes enfilent des perles pour les bijoux ou les broderies, aux couleurs chatoyantes.

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Au moment de partir, notre hôtesse Carmen nous offre une gourde en plastique rose (couleur Barbie), c’est surprenant et gentil.


Après cinq jours à Zacatecas, ce n’est pas qu’on s’en lasse mais il faut tout de même qu’on se casse. Partout où on passe on ferait bien du surplace, même si ce n’est pas dans un palace, mais on avance comme des limaces, faute d’être efficaces. Non que ça nous agace ou qu’on fasse la grimace, et personne ne nous chasse, mais en ouvrant un atlas, vous qui êtes perspicaces, voire même sagaces, vous verrez qu’on n’est pas près d’arriver au Honduras (ce qui n’est qu’une idée fugace, on fera peut-être volteface vers les Bahamas).
Cette conclusion qui se veut cocasse vous laissera peut-être de glace, hélas, mais ne nous jugez pas par contumace, ce ne serait pas classe. On a le droit d’être à la masse…
¡ Gracias !

11 Commentaires judicieux

  1. Bonjour vous deux
    Merci pour tout ; c est toujours avec un immense plaisir que nous suivons votre voyage !!!Quelle belle expérience humaine, c’est vrai que la traversée du Mexique est une vraie aventure ,Merci de nous faire participer a votre périple de cette belle manière…
    Bonne route , a bientôt
    Amitiés jlouis

  2. Ai rencontré Delphine cyclomigrateuse et warmshower et vous salue!! Et fin du mois Aline et Olivier vont nous faire un coucou! Eh oui le monde est petit!!! Je vous embrasse

  3. Toujours très pittoresque les tableaux que vous peignez!!Toujours des rencontres inoubliables!!Comment faîtes-vous pour repartir!!ça ne doit pas être toujours facile !!!Gracias

  4. Having a great time reading your articlesand looking at your wonderful pictures but you seem to be going north so you probably are not coming to Costa Rica.

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