La Nationale 13

La Nationale 13, ce sont plus de 1 400 kilomètres de route qui traversent le Laos du nord au sud, depuis la Chine jusqu’au Cambodge. C’est un axe majeur, on peut donc s’attendre à ce qu’il soit à la fois très fréquenté et en bon état. On va voir que ce n’est pas tout à fait le cas…


Optimisation

Le petit obstacle géographique qui nous attend est simple à comprendre mais difficile à appréhender : Luang Prabang se situe au niveau du Mékong, le long duquel il n’y a pas de route, il n’y a d’autre choix possible que de franchir une chaine de montagnes. Et là c’est du costaud, 130 kilomètres de grimpette avec des dénivelés à faire frémir, on ne se voit pas faire ça avec nos vélos chargés.
On va donc tenter de se livrer à une « optimisation fisc radicale » en cherchant un moyen de locomotion motorisé. L’idée de faire du stop au bord de la route est envisagée, mais Tim trouve mieux : Un espèce de tuk-tuk amélioré accepte de nous emmener là haut sur la montagne, un trajet qu’il ne ferait probablement pas en temps normal puisque sa destination habituelle se limite aux cascades à 30 kilomètres de là, mais la pénurie de touristes chinois le privant de ses ressources habituelles, le chauffeur est bien content de nous trimballer. C’est sous les feux nourris des caméras de Caroline et Christian que nous allons quitter à la fois Luang Prabang, mais aussi nos amis cyclistes à petites roues. Ils vont d’ailleurs nous taxer de « tuktukmigrateurs », un quolibet mérité !!!

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Les Tuktukmigrateurs

C’est juchés à l’arrière de cet engin que nous allons découvrir avec soulagement ce à quoi nous avons échappé. La route est en effet très pentue, mais surtout en mauvais état ; bien que sensée être goudronnée, de nombreuses sections ne le sont pas (ou ne le sont plus), ce qui, combiné à la pente, rendrait la montée éreintante à vélos sous 35 degrés. D’autant que ça ne se contente pas de monter, ça redescend aussi pour mieux remonter ensuite, de vraies montagnes russes. Quels paysages superbes, dommage qu’il fasse si chaud !

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L’avantage de notre engin, c’est qu’on est tout de même dehors et non enfermés derrière des vitres. Comme ça on profite bien du paysage… et de la poussière. La modeste puissance du moteur et l’état de la route font que la vitesse demeure réduite, on va mettre quatre heures et demi à parcourir les 130 kilomètres ; que du bonheur quand on n’a pas d’effort à fournir.

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Ça permet d’avoir un aperçu de la vie dans les petits villages montagnards traversés, où les Laotiens s’activent essentiellement dehors, que ce soit pour la cuisine, la toilette des enfants, la lessive et autre bricolage. Toujours de grands signes et des sourires, c’est bien agréable. Il nous faudra quand même pousser des cris auprès du chauffeur pour avoir droit à un arrêt pipi qui se fera derrière la maison d’une dame dans une pièce rustique. Une jeune fille est d’ailleurs en train de faire sa toilette dehors à l’aide d’une grande bassine et d’un tuyau d’eau qui coule en continu. Un petit billet de 2.000 kips (0,20 euros) au passage (c’est le prix demandé le long de la route dans les toilettes publiques, présentes partout).

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Une seule cycliste croisée, sacrément courageuse (plus que nous en tout cas), bravo madame, nous sommes rouges de honte… si, si !!!

Phou Khoun city

C’est dans cette ville située au niveau du col que nous dépose notre tuk-tuk. A l’intersection de deux routes poussiéreuses, c’est comme une bourgade du far west, paumée au milieu de pas grand chose, avec ses gargotes, ses quincailleries et petites boutiques qui vendent des quantités de bonbons, de chips ou de nouilles sèches à réhydrater. Ce n’est pas là qu’on va trouver un burger-frites, par contre il y a du Coca comme partout, même s’il est côtoyé par son concurrent Pepsi !

Deux routes, donc deux possibilités : Monter vers l’est pour arriver au Vietnam ou descendre au sud vers la capitale Vientiane. Comme on préfère toujours descendre, et que c’est le trajet de la Nationale 13, on va se diriger vers le sud mais il faut au préalable trouver un endroit pour passer la nuit.

La Strawberry Farm

Faisant fi des tristounettes guest-houses de Phou Khoun, nous nous mettons en recherche de la Strawberry Farm où il est possible de camper. Drôle d’idée, pensez-vous ? Peut-être, surtout quand on s’aperçoit que le chemin d’accès est abrupt et bien empoussiéré, qu’il semble ne jamais en finir et qu’on ne voit nulle ferme à fraises à l’horizon. Et pour cause, elle se situe en contrebas, on ne l’aperçoit que quand on est juste au dessus.

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C’est alors qu’on se rend compte que la drôle d’idée était en fait excellente, on a de là une vue sur un paysage fantastique ! Il n’y a pas à dire, tout se mérite.
Les installations sont pour le moins rustiques, notamment la douche avec son chauffe-eau à électrocution incorporée (qui ne fonctionne d’ailleurs pas), mais peu importe vu l’environnement fabuleux. Nous, ce cadre là nous convient à merveille !!!

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Avoir un paysage comme ça depuis sa tente, ça vaut tous les hôtels du Laos et d’ailleurs réunis, non ?

Dans la soirée on dresse les oreilles, tout à coup des bruits étranges, une odeur de brûlé et des flammes qui montent à l’assaut d’une colline. « C’est normal » nous dit notre hôte qui vient nous rassurer, « ici on pratique l’écobuage pour pouvoir cultiver les terres ». Certes, mais au détriment de la végétation endémique et qui plus est, sur des pentes à chèvres agiles !!! Les Laotiens sont bien motivés et ont des mollets d’acier pour aller cultiver sur ces pentes abruptes.

 

Que la route est bancale !

Les Laotiens ont une curieuse façon d’entretenir leurs routes : Quand une section est endommagée ils déboulent avec des engins et cassent tout, sur toute la largeur. Ceci n’est évidemment pas annoncé à l’avance, un simple petit panonceau quelques mètres avant le massacre, c’est tout. Quand ça se situe dans un virage (et dans la région il n’y a que ça) ça surprend, surtout quand on se retrouve face à un camion venant en sens inverse.
L’étape suivante consiste à déposer des monceaux de graviers sur une des voies, comme ça c’est encore plus drôle, il faut se croiser comme on peut, le plus gros passe et les plus petits (nous) essaient de se planquer pour ne pas se faire écrabouiller. Il semble que l’avancement des travaux soit extrêmement lent, ce qui ne nous surprend guère, les Laotiens ne sont pas du genre pressés.
L’ultime étape consiste à enfin goudronner tout ça, ce qu’on n’a pas vu mais on imagine que ça doit quand même arriver de temps à autre.

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C’est là qu’on est bien contents d’être perpétuellement en descente, ça facilite quand même bien les choses. Ouais enfin, il faut dire quand même qu’on se paye de sacrées foutues montées avant les descentes et qu’on pose pied à terre pour pousser nos bécanes, au moins ça fait rigoler les villageois. Dans une montée abrupte où on pousse sous un soleil de plomb, un type à scooter déboule et nous propose ses ice creams ! C’est de la provocation, alors qu’on en apprécierait bien une arrivés en haut de la côte mais pas là maintenant, pas possible.

Que la montagne est belle !

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Nous découvrons un environnement époustouflant, sauvage et hostile avec une végétation dense. Les falaises quarstiques se dressent en ligne de mire, leurs sommets arrondis et sombres, bigre c’est vertigineux.

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Puis nous redescendons vers les rizières en terrasses pas bien vertes à cette époque , enfin beaucoup ne sont pas plantées et restent sèches. Les vaches et les buffles s’y baladent en liberté mais n’ont pas grand chose à roucher !

 

Une fois de plus, nous apprécions le grand avantage de se déplacer à vélos : Le contact avec les gens. On peut s’arrêter à tout bout de champ, échanger quelques mots (même si notre vocabulaire laotien est pour le moins limité), prendre des photos (avec consentement, les gens sont ravis). Nous recevons de joyeux « Sabadiiii », les enfants se précipitent pour nous toucher la main « Five » et clac, clac, clac sur leur petites mains poussiéreuses, pas de chichi, pas de gel hydroalcolique, on se lavera les mains plus tard, et eux aussi (peut-être) !

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Dans cette région montagneuse, les enfants mènent une vie très rurale, avec des activités simples. La corvée de bois fait partie de leurs devoirs quand il n’y a pas d’école. Les plus grand s’occupent des plus jeunes, les familles comptant souvent trois ou quatre enfants. Un morceau de bois, une cuillère pour ramasser les petits cailloux, une poupée en piteux état à dorloter. Les lances pierre sont magnifiques comme chez nous autrefois, et les garnements facétieux agiles à les utiliser.

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Un plan d’eau, une rivière, et c’est la joie pour les gamins qui s’y baignent et s’y éclaboussent à grands rires. Pour les plus petits, c’est le baquet qui sert de baignoire, là aussi c’est la joie. Chez nous aussi quand on était gamins on passait du temps dans les mares, aujourd’hui les enfants ne peuvent plus en profiter, ils vont à la piscine ou à la mer quand c’est possible et puis les mares sont polluées…. enfin ici aussi peut-être ?

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Certains pourront penser que c’est une vie difficile, c’est vrai que les gamins n’ont guère de jouets et doivent contribuer aux travaux ménagers : faire la lessive à la brosse sur la pierre, aider aux travaux des champs, garder le bétail, mais doivent-ils envier ce qu’on offre aux nôtres en occident ? Se retrouver collé devant un écran dès le lever et jusqu’au coucher, avant même de savoir marcher, crouler sous des montagnes de jouets dont ils se lassent vite… Des vies différentes, des joies différentes ; la non consommation a du bon, sans ringardise !

Kasi

Ville de passage, « kasiment » sans intérêt particulier sauf celui de disposer de guest-houses. Nous choisissons la première venue, mauvaise pioche ! Trop chère et pas sympa, alors que nous en découvrons une autre 500 mètres plus loin, où des sacoches Ortlieb nous mènent sur les traces d’un cycliste. Nico, argentin, est content de parler un peu anglais car il voyage seul depuis des mois et manque d’interlocuteurs.

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Hélas nos chemins se croisent, lui file vers Luang Prabang, il a un vélo couché en Argentine. Il est heureux de monter sur les nôtres avec leurs sacoches, pour un peu ils ferait échange, il est à deux doigts de regretter d’être parti à vélo assis ! On va se contenter de partager un petit déjeuner de riz frit chez son hôte (qui parle français) avant de nous séparer…. Bonne route l’ami.

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Consommer l’eau du robinet est fortement déconseillée, c’est pourquoi nous croisons des petits camions qui font les livraisons de bonbonnes dans les villages. Porter 20 litres à bout de bras quand on est sec comme un coup de trique nous épate, tout en muscles les gars ! De notre côté ou on s’approvisionne aux bonbonnes des guest houses ou bien on filtre, nous n’avons pas utilisé de Micropur pour le moment. Contrairement à la Thaïlande, il n’y a pas dans ce pays de distributeurs d’eau filtrée et c’est bien dommage parce que c’est très pratique et ça évite du gâchis de plastique ; une raison toute bête est peut-être qu’il n’y a pas de pièces de monnaie, uniquement des billets, alors pour les distributeurs automatiques c’est râpé.

C’est la saison des récoltes de pastèques, de choux, d’oignons et d’ail qui sèchent au soleil. Les étals du bord de route sont bien achalandés. Les odeurs de menthe arrivent jusqu’à nous, les femmes sont en pleine récolte. Les paysans sont aux champs et cueillent leurs choux qu’ils déposent par dix dans des sacs plastique au bord de la route ; un petit camion va venir les peser et les ramasser, c’est artisanal et bien organisé, les choux seront vendus plus loin par des dames sur les étals du bord de route.

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Arrivés au sommet d’un col ce sont des stands de mandarines, de bananes, citrons verts et pamplemousses qui se taillent la part belle. Irène craque devant bananes et clémentines. Nous n’avons rien mangé depuis le matin, il fait faim et les côtes nous ont bien sciés. Un homme va venir vers nous et nous offrir une petite bouteille d’eau et une banane…. Un langage universel qui se passe de traduction.

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Nous longeons la rivière Nam Song, il fait très chaud, nous sommes partis trop tard ce matin (Nico était bavard). La chaleur nous accable, les montées et les descentes nous ont bien essorés…. c’est quand qu’on arrive ?

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La train de la dépendance

Tout au long de la route, on cotoie un chantier gigantesque : celui du futur train rapide qui ralliera la Chine à Singapour, dans dix ans. Il apporte avec lui des promesses de développement mais aussi la menace d’une hégémonie chinoise totale.

Plus de 400 km de voie ferrée à travers une végétation ultra-dense, 53 tunnels creusés dans la roche, 167 ponts sur le fleuve Mékong... L'ouvrage, mené par des entreprises chinoises en collaboration avec le gouvernement laotien, est destiné à rallier le sud de la Chine à Vientiane, la capitale du Laos, en traversant toute la moitié Nord du pays.

La végétation, les maisons sur le bord de la route sont recouvertes d’une épaisse couche de poussière. Tout autour, des dortoirs pour les ouvriers sur lesquels on a placardé des slogans à la gloire de “la paix et l’harmonie entre le Laos et la Chine” et des images d’un train futuriste.

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Cependant, les bénéfices pour la population locale sont limités. Les grandes entreprises de construction ont amené avec elles leurs propres ouvriers, et dans leur sillage une foule de petits commerçants chinois : restaurateurs, vendeurs de pneus, d’articles de bricolage... qui vivent en quasi-autarcie et n'achètent rien localement. Nous constatons qu'en ces temps où les Chinois sont cloîtrés dans leur pays, les chantiers tournent au ralenti.

Les travaux ont aussi donné lieu à des expulsions forcées de milliers de villageois. Des indemnisations ont été promises, mais toujours pas versées. Des temples bouddhistes ont été détruits et des moines chassés.

“La Chine apporte la destruction, estime un religieux relocalisé dans une cabane vétuste sur le bord de la route. Le peuple laotien risque d’y perdre sa culture.” Partout se multiplient les panneaux, les affiches, les menus de restaurant rédigés en caractères chinois. Dans le nord, les Laotiens parlent désormais plus le mandarin que leur langue.

L’objectif annoncé consiste à inonder, non seulement le Laos, mais toute l’Asie du Sud-Est de produits manufacturés. Sur le trajet du retour, il s’agira essentiellement d’importer des produits agricoles : fruits, huile... Cependant, tout autour du tracé, des investisseurs chinois ont commencé à racheter massivement les terres afin d’y construire des usines ou des grandes plantations (bananes, hévéa, dans lesquels ils utilisent massivement des pesticides si toxiques qu'ils sont interdits en Chine, au détriment de la santé des populations locales...) : Ce sont d’abord eux qui tireront profit des nouvelles possibilités d’exportation. Sur les 5 milliards d’euros de coût du projet, 70% sont financés par la Chine et 30% par le Laos, qui emprunte... à des banques chinoises.

Déjà que le pays n’arrive pas à entretenir ses routes, alors un TGV…
Et que pèsent 7 millions de Laotiens face à 1 400 millions de Chinois ?

Vang Vieng

Vang Vieng est devenue la première destination du pays pour les amateurs d’aventure avec nombre de sites pour pratiquer kayak, rafting, tubing (descente de rivière sur une grosse chambre à air), VTT et escalade de niveau international.
On ne va se livrer à aucune de ces activités, se contentant de déambuler et observer.

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Il fallait bien arriver dans une ville touristique pour trouver un restaurant se prétendant parisien. En fait, ce n’est pas exactement comme chez nous, mais ça change des noodles et du riz frit, ce qui n’est pas désagréable de temps en temps. Quant aux gâteaux, ils ne sont pas mal du tout, miam !

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Par contre, le « Riverside Garden Bungalows » recommandé par Nico pour y séjourner s’avère être un plan très moyen, il ne nous avait pas dit que les lits étaient durs comme du bois. Certes ce n’est pas cher, les bungalows sont très basiques mais ce n’est pas le plus important, bien dormir est important et là c’est raté. En plus on va y passer deux nuits, il faut être maso ! Et ça a beau s’appeler Riverside, on ne voit pas la rivière.

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Au temple voisin, les moines vaquent à leur quête matinale et autres activités en journée, c’est toujours sympa de les observer et échanger quelques mots avec eux (en anglais, que la plupart pratiquent).

 

C’était une étape plaisante et reposante, avant de poursuivre vers le sud, par la Nationale 13 évidemment ; si ce n’est qu’on va se permettre une sacrée incursion vers des zones beaucoup moins fréquentées. Affaire à suivre…

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9 Commentaires judicieux

  1. Madouébeniguet (pardon pour l’orthographe) ! Récit palpitant et photos toujours aussi magnifiques. Bien agréable à lire pour se changer les idées en ces temps de quasi presque couvre feu ici en France Bizatous AnnMary

  2. Que de souvenirs en vous relisant car nous l’avons faite cette route en famille et avec le Pino. Félix avait évité de peu un sanglier dans un descente.
    Quel plaisir de séjourner chez Anouphon et voir les enfants ramasser les fraises au petit matin. Une route qui n’est pas des plus faciles mais quelles récompenses à chaque fois….
    Pour info, il y a des itinéraires bis entre Veng Vien et Vientiane plus sympa que la N13, mais je vous fais confiance la dessus…

    « Lesptitsvelodanslatete »

  3. Que ce récit est beau!
    Que ces photos sont belles!
    Que ces vélos couchés sont une merveille, pauvre Nico qui regrette de pas avoir pris son vélo couché. Mais malgré tout dans les montées je transpire pour vous.
    Merci pour ce partage de voyage.

  4. Bonsoir Bonjour Bonjour Bonsoir j’adhère aux précédents commentaires ..Bravo pour ce reportage ..il apparaît encore temps de visiter ce Pays pour apprécier l’authenticité ..merci

  5. Bonjour. En mode « pré-cyclomigrateurs », on profite de vos récits, on savoure vos photos et on cherche un peu d’inspiration pour notre futur. Bonne continuation.

  6. Hi Irene & Joel,
    Good blog, but many of the pictures do not open, they are black only. For drinking water free in Lao use this app and map, https://tourismluangprabang.org/travel-guide/water-refill-station/ we rarely bought bottled water because of this excellent scheme in Lao.
    Hope you ride from Pakxe to the plateau, it is a very interesting road. Lots of stall holders for many kilometres, nice waterfalls also.
    Have you received any abuse from Laotians due to Corona virus 🦠? Any closures of temples, museums, parks? We are in Sri Lanka and all of these are closed. Yesterday we went to a beach and it was closed for everyone, the temple foreigners could look from outside only and not enter. All day people shouted abuse at us as we cycled past in Jaffna region. I feel like saying- my name is Carolyn not Corona!

    Happy travels, may you have tailwinds every day!
    Kind regards,
    Carolyn and John

  7. Bonjour à vous .
    Rentrée hier du Vietnam avec mon vélo et mes sacoches. Et oui on ne veut plus d’occidentaux au Vietnam, les touristes, même à vélo sont bannis, pour cause de virus . En quelques jours la situation a empirée, refus des hôtels ,contrôles désagréables dans ceux qui t’acceptent, fermeture des sites, puis des hôtels et des restos….. Des amis que je dois retrouver au sud d’Hanoï pour faire un bout avec eux se retrouvent confinés dans leur hôtel la veille de mon arrivée (le 11) car une semaine avant un touriste a dormi là et a voyagé une semaine encore avant dans un avion où se trouvait une personne infectée .(ils ont été libérés ce mercredi 18 mars et cherchent à rentrer)
    Dommage pour les 3 semaines qu’il restaient à vivre sur mon petit vélo dans ce beau pays !
    Donc me voilà depuis hier confinée chez moi devant mon ordi retrouvé .
    Dans mes mails : vous, et ça m’intéresse de savoir où vous en êtes et où vous êtes passés .
    Sauf que quand on lit le compte rendu y a longtemps que vous êtes ailleurs .
    J’ai espéré vous rencontrer, d’autant plus que partis à 2, j’ai dû poursuivre seule car mon compagnon pour des problèmes de santé ( rien à voir avec ce satané virus) a dû rentrer en France depuis Vientiane.
    Et voilà-t-y pas qu’en voyant le tuk tuk sur vos photos, je revois ce tuk tuk sur ma route dans une belle montée avec des touristes me saluant . Quand ce tuk tuk passe au virage en dessous j’aperçois qu’il y a des vélos sur le toit et me dis mince des cyclistes que j’aurai pu rencontrer; Ayant essentiellement aperçu des roues je n’ai même pas imaginé que ça pouvait être vous !
    En tout cas quand j’ai vu ma photo de dos j’en ai eu des frissons ! et vous remercie du petit commentaire sous la photo .
    La dame est donc Drômoise, elle s’appelle Yvette et a fait son 67ème anniversaire dans une guesthouse pas top au Vietnam dans un climat de suspicion généralisé .
    C’était mon 2ème séjour au Laos, en 2017 j’étais au nord avec Yves et Nicole de CCI qui voyagent à vélo couché et que vous connaissez peut être ?
    A Luang Prabang nous étions remontés en Thailande en slowboat sur le Mékong . Je rêvais depuis de faire la route entre Luang Prabang et Vientiane . Je l’ai faite mais dans l’autre sens .Ce fut costaud mais quel plaisir dans cette nature et ces villages .
    Il faudrait juste supprimer les camions et la poussière ! Surtout que les camions, obligés de s’arrêter régulièrement, nous dépassent plusieurs fois.. Je crois même qu’ils peinaient plus que moi !

  8. Bonjour
    On s’est croisé de peu à Luang Prabang. Venant de la plaine des Jars j’ai fait le chemin inverse sur la N13. Merci de tous ces commentaires où je me retrouve aussi stupéfait de la ligne TGV.
    Je descends vers Ventiane par la grand boucle ouest puis direction Cambodge.
    Au plaisir de se croiser
    Guy Dubois

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