Les paperasses

Ce n’est pas la partie la plus rigolote du projet, loin de là. Mais il parait difficile de s’en affranchir, ou on ne va pas aller bien loin, en tout cas pas au delà de l’Europe.

Pour commencer, ce qu’il faut pour faire plaisir aux douaniers :

  • Des passeports à jour. Déjà, rien que ça c’est fastidieux: Non seulement il faut réunir les justificatifs,  joindre un timbre fiscal à 86 € (ça fait cher le timbre !), mais il faut prendre rendez-vous deux semaines à l’avance avec la mairie.
  • Des visas pour entrer dans certains pays. Là ça coince, car on ne peut pas les demander avant le départ, vu qu’on ne sait pas à quelle date on va pointer le bout de nos roues à la frontière concernée. Le principe est donc de les demander dans le pays précédent, en faisant le siège des ambassades pour obtenir le précieux sésame.

Ensuite, de quoi éviter de rester en mauvaise posture le long de la route :

  • Une assurance couvrant les principaux risques médicaux (y compris le décès, gloups) et juridiques. Le choix n’est pas immense, car les assurances de cartes bancaires ne nous concernent pas (il faut avoir payé le billet d’avion avec la carte, ça ne marche pas vraiment si on est à vélo) et nous n’avons trouvé qu’un assureur qui nous couvre aussi lorsqu’on rentre en France pour de courts séjours (Ce serait ballot d’avoir un accident en France alors que la Sécu ne nous couvrira plus).
  • Deux cartes bancaires, une MasterCard et une Visa pour avoir une chance sur deux que ça marche quand on en a besoin. Plus une carte bancaire bidon pour donner au vilain malfaiteur qui nous braquerait un soir au détour d’une banlieue glauque et sordide.
  • Un abonnement téléphonique de base qui nous permette d’être joints avec nos numéros 06 actuels (en cas d’urgence seulement, car en étant à l’étranger on paye lorsqu’on est appelés)
  • Une carte SIM locale pour pouvoir appeler sans se ruiner lorsque nous n’avons pas d’accès wi-fi, auquel cas on utilise Skype (Les signaux de fumée c’est bien aussi, mais ça dépend du sens du vent).
  • Les permis de conduire internationaux, des fois qu’on aurait besoin de louer, emprunter ou voler un véhicule automobile. C’est valable 3 ans, ces permis là, ça tombe bien. Et c’est gratuit, incroyable!

Mais ce n’est pas tout, il y a aussi ce qui ne nous suit pas mais qu’on ne peut ignorer :

  • Un transfert de courrier à la Poste pour faire traiter par une gentille complice les quelques lettres qui ne manqueront pas d’arriver, bien que nous nous efforcions de tout faire passer par voie électronique depuis des mois.
  • Pour ne pas perdre notre bonus auto, l’inscription en tant que conducteurs secondaires sur le contrat de quelqu’un d’autre. On n’a pas envie d’être considérés comme de nouveaux conducteurs en rentrant…
  • Faire comprendre aux impôts qu’on ne va plus habiter en France mais qu’on va faire nos déclarations via internet, et qu’il faut qu’ils envoient leurs courriers à une autre adresse (car ça ne suit pas le transfert de La Poste)
  • Résilier les abonnements télécom, eau, électricité, gaz et autres.
  • Et un tas d’autres démarches, sans compter ce qu’on va oublier…

Vivement le départ, on sera débarrassés de toute cette paperasserie.

 

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