Oléron !

Ultime étape de cette quinzaine, l’île d’Oléron sera la cerise sur le gâteau.

J13

Mais ne brûlons pas les étapes, il reste d’abord à finir de traverser la Charente Maritime. Par rapport à la veille, journée plutôt difficile, c’est plutôt plaisant car les températures sont plus raisonnables et le relief de plus en plus plat.

Néanmoins, le paysage n’est pas enthousiasmant, encore de grands champs pleins de rien. Les tournesols encore en place ont depuis longtemps renoncé à se tourner, tout comme j’ai renoncé à comprendre le sens de certains noms de lieux.

Du côté bâti, ce n’est pas remarquable non plus, à de rares exceptions près. Ça manque de châteaux, la semaine précédente il y en avait plus qu’on ne pouvait en visiter, c’est mal réparti.

Après les côtes, la côte !

Pour découvrir des paysages plus attrayants, comme d’autres membres du groupe je décide de rejoindre la côte. Bonne pioche ! Ça mérite très largement le détour, je raffole du côté Maritime de la Charente, ou plus précisément de l’estuaire de la Gironde.

Talmont est un joli village côtier, presque trop joli même, il est très touristique et ça se voit. Les prix des restaurants s’en ressentent, néanmoins les terrasses sont pleines. Par chance, j’étais tombé presque par hasard sur un super restau quelques kilomètres avant, un menu à 18 € dont je me souviendrai tellement c’était bon. Et puis ça change des picnics habituels.

On voit ici beaucoup de cyclistes, certains avec des vélos de location (faciles à reconnaître), d’autres avec des vélos de camping-cars (faciles aussi) ; c’est très bien que tout ce monde là pédale allègrement par ce beau temps.

Éléments incontournables de la région, photogéniques à souhait, ce sont les carrelets .Il s’agit de ces cabanes en bois sur pilotis, accrochées au bout d’un ponton ou accessibles par une échelle depuis l’estran à marée basse, depuis lesquelles on peut pêcher grâce à un filet suspendu au-dessus de l’eau (le carrelet est précisément le nom de ce filet).

Le soir tout le monde se retrouve à Saujon dans un petit camping au sol crevassé et bosselé. Ce qui n’empêchera nullement d’apprécier l’apéro local (tout du moins pour ce qui est du Pineau parce que les chips, cacahuètes et jus de fruits ne proviennent vraisemblablement pas de Charente) et fournira une excuse pour ceux qui seraient un peu bancales après.

J14 : L’arrivée

Pour cette dernière journée c’est carrément plat et la distance est de l’ordre d’une cinquantaine de kilomètres seulement. L’itinéraire est très plaisant, commençant par les marais qui précèdent Marennes.

Cette fois-ci je ne peux pas médire du bâti, il y a de belles pierres, un régal pour les yeux, ce serait dommage de ne pas s’arrêter pour admirer.

On retiendra que c’est un parcours agréable, qui emprunte parfois des sections de voies bien connues comme la Vélodyssée.

Il suffit de passer le pont

L’île d’Oléron est reliée au continent par un pont construit en 1966 (ça ne nous rajeunit pas) qui a le mérite d’avoir de larges bandes cyclables.

De là haut on a une belle vue sur ce qui se passe en dessous, notamment le traffic des bateaux de pêche.

Le Château d’Oléron

C’est le nom de la commune, laquelle le tient naturellement du château qui est en fait une citadelle. Vauban est passé par là, ça saute aux yeux, c’en est à se demander où il n’a pas sévi.

95% des bâtiments ont été détruits par des bombardements alliés à la fin de la seconde guerre mondiale, la reconstruction a commencé en 1985 et est toujours en cours.

Comme la marée est (très) basse, ce n’est certainement pas ici que je vais pouvoir me baigner.

Le port est très sympa, avec ses cabanes colorées qui font bien sur les photos.

Plus qu’une vingtaine de kilomètres parmi les marais et le long de la « route de l’huître » avant d’atteindre Boyardville, le bout du voyage.

Le nom de Boyardville dérive du célèbre fort Boyard, situé à quelques kilomètres au large. C’est en effet à Boyardville qu’étaient entreposés les matériaux destinés à la construction du fort, et qu’étaient implantés les baraquements des ouvriers qui travaillaient sur ce chantier.

C’est auprès du camping que se trouve le Saint Graal : Une superbe plage de beau sable blond, une pente qui permet de nager sans devoir parcourir des kilomètres, une eau à température idéale. Ne manquent que les cocotiers !

C’est sur cette belle image que se termine cette quinzaine CCI, environ 840 km de découvertes. Je tiens à remercier Francis de l’avoir organisée, c’était pour moi une première et j’ai beaucoup apprécié le respect de la liberté de chacun ; partir quand on est prêt, progresser à son rythme, passer par là où ça nous chante, retrouver les potes et les potesses le soir, c’est super !

Et comme d’habitude (car vous commencez à avoir des habitudes, n’est ce pas ?) la petite vidéo du jour (mais cette fois ci c’est la dernière) :

Bonus

Nous sommes un certain nombre à rejoindre La Rochelle en bateau le lendemain, passant près de Fort Boyard. L’arrivée au port de La Rochelle, au pied des deux tours gardiennes de la cité illuminées par un soleil complice, est une invitation à poursuivre le voyage… Une autre fois.

7 Comments

  1. Bonsoir les Boyardcycles ..Vous pouvez prolonger votre voyage en allant jusqu’au phare de Chassiron le bout du monde et revenir au port de pêche de la Cotinière déguster des friuts de mer Made in Oléron…

  2. Tu n’es pas allé sur l’Ile de Ré. Ars en Ré et son magnifique clocher valent le détour. On s’y rend tous les ans en juin avec notre camping-car et… nos vélos, facilement repérables. Bonne route.

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