Wat Isis ?

Il y a environ 40 000 wats en Thaïlande, impossible de parcourir le pays sans en voir plusieurs par jour.
Mais un wat, kekesksa ? Selon le Lonely Planet, « c’est un temple bouddhique, souvent splendide, qui se distingue classiquement par la présence d’un ou de plusieurs chedis (stupas) ». Allons voir ce qu’il en est…


milliWats

Avant d’en arriver aux wats à proprement parler, commençons par leur version miniature en quelque sorte.

De nombreuses maisons ou autres lieux en Thaïlande possèdent une “maison des esprits”, qui a pour fonction d’attirer les bons esprits gardiens (les chao Thi) du lieu et d’éloigner les mauvais (les phi) et de les tenir à distance des lieux d’habitation sans quoi ils amèneraient le trouble. Ces bons génies, qui vivent dans les rivières, les arbres et autres éléments naturels, doivent être honorés et abrités.

 

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L’esprit gardien d’un lieu est un peu l’équivalent surnaturel de la belle-mère, un membre de la famille respecté, mais parfois gênant. Pour leur complaire, les Thaïlandais construisent de petites maisons ornementées afin que les esprits puissent “vivre” confortablement à l’écart des affaires des hommes. Pour cultiver ces bonnes relations et s’attirer la chance, les résidents y déposent des offrandes quotidiennes de riz, de fruits, de fleurs, de bougies ou d’encens et d’eau (ou de soda, on ne sait pas pourquoi). Les offrandes sont faites généralement le matin avant 11h.

Les thaïs ne construisent pas n’importent comment leur maison aux esprits, un brahmane doit donner son avis sur l’orientation du sanctuaire et déterminer une date favorable. D’autre part nulle ombre ne doit parvenir jusqu’au petit sanctuaire. On a trouvé des maisons aux esprits partout, sur les places de marchés, devant les hôpitaux, les lieux de commerces, les stations essence (nos arrêts pipis).

Wats

De manière fort peu académique, nous allons distinguer ces temples en deux catégories : Les wats en ruine et ceux en activité.

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Les villes de Kamphaeng Phet et Sukhothai, notamment, sont riches d’un patrimoine qui témoigne de leur splendeur passée. Certes les parties en bois des bâtiments ont disparu au fil des siècles, mais ce qui subsiste est impressionnant, les constructions en briques ont résisté aux outrages du temps. Le sol s’est souvent affaissé sous le poids de ces constructions, ce qui donne un aspect un peu bancale et parfois joliment ondulé à certains bâtiments et murs.

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Bien que les décors en stuc aient souvent disparu, il en subsistent de beaux qui donnent un idée de la richesse des lieux à l’époque.
Les statues ont un air majestueux et paisible, ce sont des lieux dans lesquels il est très agréable de déambuler (Tout du moins quand on trouve un peu d’ombre, parce que ça chauffe dur l’après-midi ). Nous nous sommes efforcés de faire nos visites très tôt le matin lorsque nous étions sur place.

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Fort heureusement, tous les wats ne sont pas en ruine, loin de là. La plupart sont au contraire dans un état remarquable, on se demande comment toutes ces magnifiques peintures extérieures résistent si bien au temps.

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L’intérieur est à la hauteur aussi, toujours superbe et magnifiquement décoré. Ces temples sont ouverts et fréquentés à tous moments de la journée. Les moines vivent juste à coté, nous en reparlerons plus bas.

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kiloWats

La densité en wats est particulièrement forte dans certains sites historiques, notamment à Kamphaeng PhetSi Satchanalai et Sukhothai où le parc comprend les vestiges de 21 sites historiques et 4 grands étangs à l’intérieur des remparts, ainsi que 70 sites dans un rayon de 5 km.

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Autant dire qu’il y a de quoi voir, se déplacer à vélos entre tous ces sites est un régal et c’est d’ailleurs le seul moyen de locomotion adapté (à pieds c’est bien trop vaste, en voiture c’est interdit).

mégaWats

Il y a quelques wats qui se distinguent par leur taille ou leur importance, le Wat Rong Khun aussi nommé Temple blanc près de Chiang Rai en fait indiscutablement partie. Construit il y a seulement vingt ans, c’est un ensemble architectural très ambitieux dont l’achèvement complet est envisagé pour 2070 (on ne viendra pas vérifier).

Comme son nom l’indique, le temple est… blanc, même très blanc. Pour le rendre encore plus étincelant, son créateur Chalermchai a encastré des milliers de petits miroirs dans les enjolivures extérieures. La blancheur incarne la pureté du bouddhisme et les miroirs, l’illumination. Le style est quand même très chargé, l’artiste s’est déchainé, mais comme c’est lui qui finance l’ensemble il fait bien comme il veut.

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La beauté exubérante de l’extérieur n’a d’égale que la décoration intérieure qui est surprenante. On ne peut hélas photographier ces fresques qui recouvrent murs et plafonds, alors vous devrez nous croire sur parole : La finesse des peintures est telle que même en s’approchant de très près on ne distingue pas les coups de pinceau, la diversité des thèmes abordés est inhabituelle en un tel lieu puisque se trouvent inclues des représentations du monde moderne comme l’attaque des Twin Towers, des puits de pétrole qui symbolisent l’impact destructeur des humains sur la terre. Des super-héros, Harry Potter, hello kitty, Mickaël Jackson, pour ne citer qu’eux et qui symbolisent plutôt l’illusion. Ces images s’insèrent dans une représentation symbolique de la vie selon les croyances bouddhiques. Ceci est assez étonnant compte tenu du lieu où nous sommes.

Des gardiens veillent au grain, outre les photos interdites, les tenues correctes sont exigées, pas de bras nus ni de shorts courts, les jambes doivent être couvertes et comme partout ailleurs on y entre pieds nus (ou en chaussettes parfois trouées).

 

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Le site ouvrant à 8h, nous y sommes arrivés une demi-heure plus tard, il y avait déjà des cars entiers de visiteurs. Il y a un aspect un peu trop touristique et spectaculaire à cet endroit, qui fait penser à une version locale de DisneyLand, on a du mal à se le représenter en lieu de culte authentique. D’autres parties de l’ensemble sont plus conventionnelles mais non moins superbes, notamment les fameuses toilettes dans une grande construction en or et qui seraient les plus belles du royaume. Autour de certains édifices on reste un peu surpris par les pétages de plombs de l’artiste du lieu.

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Puisqu’on est dans le gigantisme, on ne peut qu’évoquer le Wat Huay Pla Kang où se trouve le mal nommé « Big Buddha« , qui n’en est pas un puisque c’est une représentation de la déesse chinoise de la Compassion, Guan Yin.

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Situé à 6 km au Nord Est de la ville de Chiang Rai, le temple Wat Huai Pla Kung est récent, il à été construit par la communauté chinoise présente dans la région ; l’ensemble se compose d’un temple blanc, d’une pagode chinoise de neuf niveaux et d’une gigantesque statue de la déesse, laquelle est si haute qu’on peut y entrer et monter jusqu’à sa tête grâce à un ascenseur de 26 étages.

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A l’intérieur ce n’est pas mal non plus, la déco est un peu spéciale mais d’une réalisation impressionnante qui n’est pas sans rappeler celle du temple blanc. Déesses, bouddhas, dragons, fleurs de lotus. Les visiteurs s’y bousculent pour faire des selfies.

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Irène profite donc de l’occasion pour demander à une jeune femme vêtue d’un costume traditionnel la permission de la photographier. Lucy de son côté nous fait trois pas de danse avec élégance.

Nous ne visiterons pas tout le site, on commence à avoir une overdose de temples. On se retrouve attablés dans la cantine ouverte gracieusement aux visiteurs, le repas de soupe aux nouilles et salades nous sont offerts généreusement. Bien sûr nous laisserons notre obole avant de quitter les lieux, comme nous avons également participé à une collecte de riz à l’intention des orphelins de la région.

Belle vue de là haut

 

Wat ouate

Les wats sont aussi de très bons lieux d’hébergement, on a testé :

Nous avons démarré notre journée par une vingtaine de km de plat, prenant notre petit déjeuner dans un Seven Eleven en cours de parcours. Un producteur d’ananas nous en a vendu des tout bien épluchés et découpés comme il faut.

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C’est aujourd’hui que l’on va rencontrer nos premières côtes et devoir pousser, sauf Tim et Lucy qui assurent grave dans les montées. Quand ça monte, ensuite ça descend c’est bien connu, alors on déboule à fond les ballons pour prendre de l’élan et grimper le plus facilement possible la suivante. On arrive ainsi vers midi dans le village  de Ba Sumen niché sur les rives de la rivière Yom. Nous cherchons immédiatement un endroit où on pourrait poser nos tentes, sachant qu’il n’y a aucune possibilité de chambres à louer dans le secteur. Ce sera en vain, ou bien les espaces sont trop pentus, ou bien on ne trouve que des chemins à engins agricole ou bien on arrive dans les poubelles. Alors ni une ni deux, direction le centre du village où les gens nous ont déjà vus passer une première fois. Un monastère, une grande cour avec une tonnelle ombragée. Deux moines qui font la sieste et que Joël va réveiller. Un palabre des plus respectueux et poli et nous voilà invités à nous installer là où nous voulons.

Nous sommes évidemment l’attraction des enfants et des voisins, le temple est le lieu de passage des curieux. Nous allons pique niquer et repérer les lieux. Tout d’abord le coin des toilettes sous un préau. Depuis que nous sommes arrivés en Thaïlande nous avons découvert les grands bidons d’eau et l’écuelle en plastique en guise de chasse d’eau dans les endroits les plus modestes, une douchette pour se laver le derrière. Idem ici même si c’est sommaire une cabine pour la douche, on va puiser l’eau dans le grand bassin en pierre et se doucher à la gamelle. C’est parfait. Une petite sieste plus tard nous attaquons une partie de cartes et nous sommes envahis par les enfants qui viennent faire des tours de vélos et nous lancer des hello joyeux. Gentils comme tout ils vont même nous apporter des clémentines. Alors à la fin de la partie nous allons leur faire faire des tours de vélo couché. C’est le tandem qui va avoir du succès !!!

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La nuit est tombée quand nous réalisons que nous n’avons rien à manger. Pas de soucis, deux femmes sont en train de faire griller poulet, cochon et saucisses. Le petit magasin du coin est bien achalandé en légumes de toutes sortes, d’oeufs, et de boulettes de viandes. On repart avec nos sacs bien garnis et préparons notre popote du soir sous l’oeil de quelques passants ; les commentaires vont bon train, on ne comprend rien ! C’est notre premier « bivouac » quatre étoiles. Le gardien du temple va même plus tard nous proposer de dormir dans une des salles, mais c’était trop tard, on avait déjà aménagé notre campement près du temple.

Une nuit plus tard, le gong retentit vers 5h30, c’est l’heure où les moines s’apprêtent à partir, mince alors ….. Au petit déjeuner nous voyons arriver une dame âgée qui nous apporte de l’eau chaude dans une bouilloire cabossée. Adorable petite mémé, un geste qui nous va droit au coeur.

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Quand nous levons le camp les moines reviennent de collecter les offrandes qu’ils sont allés quémander de bonne heure. Ils nous autorisent à prendre des photos. Les villageois présents s’agenouillent après avoir déposé leurs offrandes dans la carriole ou le riz cuit dans le patta (le récipient utilisé pour la collecte).

La vie des moines

Que font les moines de leur journée ? C’est la question que nous nous posons, nous qui n’avons rien d’autre à faire que pédaler  et de les observer à potron minet. Vêtus d’une robe aux couleurs safran, crânes et sourcils rasés, se sont nos petits soleils matinaux.

Il faut savoir que tout homme en Thaïlande à partir de 20 ans est tenu de faire une sorte de retraite qui peut durer jusqu’à trois mois dans un monastère bouddhique. Ceci afin d’améliorer son karma et d’affiner ses connaissances de la religion. Il semble que les nouvelles générations se contentent de une à deux semaines sans doute selon leur degré d’addiction aux nouvelles technologies !  Cette retraite a lieu souvent sous la pression de la famille à la fin des études et en tout cas avant d’entamer une vie professionnelle ou de convoler en justes noces.

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Ce sont des lève tôt ; dès 4h du matin ça bouge la dedans entre méditation, prière et nettoyage des parties communes. Ensuite ils partent en silence et en procession parcourir les rues des villes et des villages à la quête de nourriture que les fervents bouddhistes auront préparé à leur intention, notamment du riz. Ils ne prononcent pas de remerciements, seulement des prières brèves et repartent aussitôt. Faire un don c’est du crédit pour atteindre le Nirvana. Quand ils rentrent de leur marche silencieuse ils s’attablent alors autour de leur riz gluant. S’ensuit alors des périodes de travail auprès des habitants, de méditation, de prières et d’enseignement bouddhique. La zénitude et le dévouement est à ce prix.

Normalement les bonzes n’ont pas de possession puisque le but ultime est de se détacher de tout bien ; pourtant il n’est pas rare de les croiser avec le portable à la main ou de les croiser dans les Seven Eleven du quartier procédant donc à des actes d’achat. On peut les comprendre manger du riz tous les jours ça doit lasser à la longue.

Ban Mae Rak, Que veut cet engin à nos éléphants ?

 

Les écoles bouddhiques sont nombreuses en Thaïlande les enfants peuvent y entrer très jeunes vers l’âge de 6 à 7 ans et suivent un cursus de 6 années. Quand on demande à un novice s’il veut rester moine toute sa vie, les réponses que nous avons eues ont toutes été négatives, on se demande bien pourquoi !

Il existe plus de 200 préceptes bouddhiques comme celui de rester pauvre, ne pas mentir, ne pas voler, ne pas tuer  (ça vous dit quelques choses, bande de mécréants ?), n’avoir aucune activité sexuelle ni de contact physique avec une femme, ne pas boire d’alcool ni se droguer.

Autrefois les familles pauvres thaïlandaises envoyaient leurs enfants pour devenir bonzes à vie. On en dira ce qu’on voudra, chez nous aussi il était courant que le clergé pioche dans les familles nombreuses, soit un garçon, soit une fille ou même les deux, pour aller servir Dieu et on ne demandait pas toujours leur avis. Il n’en reste pas moins que sur un plateau social c’est une occasion bénie pour un jeune de milieu défavorisé d’acquérir à la fois une éducation, de la dignité,  un sentiment d’appartenance, de construire des amitiés et d’avoir la possibilité de poursuivre des études.

 

 

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Les couleurs du temps

Nous apprenons par une touriste qui partage la même guest house qu’en Thailande une couleur est attribuée à chaque jour de la semaine. Cela vient de la pratique du Bouddhisme Théravâda, dit « du petit véhicule », qui veut que chaque jour on honore un Bouddha qui se tient dans une posture différente. Cela vaut pour toute l’Asie du Sud Est. Le plus souvent les asiatiques croyants (ils le sont pratiquement tous) prient le bouddha de leur jour de naissance et bien sûr portent la couleur qui va avec. On se doute bien que ça ne doit pas être le cas tous le jours à moins d’avoir une garde robe bien fournie. Nous avons voulu en savoir plus, voici ce que nous avons pu trouver comme information concernant ces fameux Bouddhas et les couleurs qui leur sont attribuées.

C'est pour éviter l’idolâtrie d'une seule image de Bouddha qu'a été créée une multitude d'attitudes (il y en aurait 66), en voici 8 :

Bouddha du dimanche la couleur est le rouge
Phra Tawai Neth : "Sept jours de recherche".
Ce Bouddha est debout, les mains croisées vers le bas devant le corps. Cette attitude représente la période après que le Bouddha eut atteint l’Illumination, après être demeuré assis sous un arbre (le Bho) pendant sept jours dans une profonde méditation. 

Bouddha du lundi la couleur est le jaune
Phra Harm Samot : "Pacifier ses proches". 
Ce Bouddha est debout, avec une ou deux mains tendues paumes en avant devant lui. Cette posture rappelle le rôle pacificateur et protecteur du Bouddha. Il est le garant de la paix. Il convainc sa famille en contestation de faire des compromis pacifiques.

Bouddha du mardi la couleur est le rose
Phra Sayiasna: "Atteindre le nirvanna".
Ce Bouddha est dans la posture du Parinirvana. Il est couché sur son côté droit, la main droite supportant sa tête, la main gauche posée le long du corps, les deux pieds parallèles. Il est à l'aube de sa mort. Les textes indiquent qu'il est entré dans le parinibbana le mardi.

Bouddha du mercredi (en journée) la couleur est le vert
Le mercredi, jour de naissance de Bouddha, a droit à 2 positions.
Phra Oom-Baht : "Recevoir les offrandes".
Ce Bouddha est représenté debout, tenant un bol à aumônes de ses deux mains. Cette posture est un rappel du devoir pour les moines de suivre l'idéal de détachement et de pauvreté du Bouddha et d'aller chaque jour recevoir leur nourriture de la main des fidèles.

Bouddha du mercredi soir (après minuit et avant l'aube) la couleur est le bleu foncé 
Phra Pang Reerai: "Bouddha faisant retraite dans la forêt de Riraï". 
Quand le Bouddha rechercha la solitude en forêt pour méditer sans les distractions causées par les querelles de ses disciples, le roi des éléphants lui apporta à boire. Il est habituel de voir une image du Bouddha assis avec un éléphant lui offrant de l'eau pour le désaltérer et un singe essayant de le piéger en lui présentant un nid rempli d'abeilles. C'est le paradoxe du bien et du mal qui cohabitent à l'intérieur de chacun, la rencontre des opposés.

Bouddha du jeudi la couleur est le orange
Phra Nung Samadhi : "Le Bouddha en méditation ayant atteint l'illumination".
Ce Bouddha est représenté dans sa posture classique de méditation, les jambes en lotus et les mains jointes. C'est le rappel de la posture classique de méditation. Dans cette position, le corps est réceptif à l'énergie qui entre par le haut de la tête et les paumes ouvertes des mains.

Bouddha du vendredi la couleur est le bleu ciel
Phra Rum Peung : "Le Bouddha en contemplation".
Ce Bouddha est représenté debout avec les bras croisés sur sa poitrine, la main droite recouvrant la main gauche. C'est un rappel de son hésitation devant la difficulté de communiquer son enseignement au monde après avoir atteint l'Éveil. Les êtres humains sont comme les différents types de lotus qui vivent dans l'eau : certains restent profondément dans l'eau, d'autres émergent parfois et fleurissent progressivement, d'autres encore flottent et fleurissent.

Bouddha du samedi la couleur est le violet
Phra Naphrok :"Bouddha protégé par le roi des nagas".
Ce bouddha est représenté en méditation profonde, assis sur un grand serpent enroulé (le roi des nagas) qui s'élève à le protéger, avec ses 7 têtes, du vent et de la pluie de la tempête qui fit rage pendant 7 jours. Le naga est le gardien et protecteur, médiateur entre ciel et terre, intercesseur entre ce monde et l'au-delà.

A nous quatre on devrait presque les représenter, il suffit de se donner le tour et d’accorder nos couleurs.

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13 Commentaires judicieux

  1. vos photos sont magnifiques votre prose est sympathique et n’ai pas ennuyeuse je vous suis avec plaisir.bon courage avec la petite reine.

  2. Que de belles découvertes dans ce pays … Ce n’est pas le béton de nos villes, même s’il y a de jolis petits villages en France !!! Ils sont moins matérialistes que nous. Merci.

    • Tatar; j’ai passé presque deux années dans le pays et ils sont aussi très matérialiste. Vous seriez surpris par le nombre de 4X4. Ils sont aussi très nouvelles technologies. Mais, ce que j’aime avant tout dans ce pays, c’est la sympathie et les sourires. J’y retourne chaque année car je ne m’en lasse pas.
      Bonne journée à vous

  3. Eh ! Vous nous gâtez avec vos articles : j’ai la sensation de ne pas rentrer à la maison entre deux reportages.
    C’est super !
    Nous pensons souvent à vous, merci de nous témoigner de vos pensées par vos écrits.

    Bonne journée,

    Philippe

  4. Une belle illustration de la beauté qui fait partie de ce que l’on appelle les transcendantaux, c’est-à-dire les attributs divins. Les protubérances très aériennes qui rappellent l’omniprésence du serpent des origines et des puissances de l’air (dont les inspirations des artistes) sont particulièrement parlantes.
    Bravo pour ce reportage qui nous transporte dans un autre contexte que le nôtre qui paraît bien lourd à côté !
    En espérant que les bagages dans vos sacoches vous en paraîtront plus légers !
    Merci pour ce magnifique travail de reportage
    Bises à tous

  5. Le bonjour de Malte où nous passons une belle semaine ensoleillée ce qui nous change de la grisaille de la pointe bretonne. On a bien rechargé les batteries. Bonne continuation pour votre périple thaïlandais. Biz Philippe

  6. Lovely to read a more detailed look at Thailand, Buddhism and the life of a monk. Wonderful photos too, you must take your time and often ask politely if it is possible to take the picture. I forget to take the photograph while the enjoying the moment. Thankfully John takes lots of photos! Happy journey, may you have tailwinds every day!

  7. Joli reportage. Vous êtes des pros de l’écriture et de la photo. Vous auriez pu exercer un métier qui exige les mêmes compétences. Bon chemin…

  8. Bonjour
    Super reportage …des informations hors du commun ..Bravo ..au début j’étais parti sur ma pensée « radio » ..les watts hi
    Au plaisir
    Merci
    Et bon voyage à vous et aux lecteurs

  9. Bravo, pas besoin de se déplacer et de pédaler pour découvrir la Thaïlande. L’homme a soif de divin, nous avons des cathédrales, ils ont des Mégawatts. Mais vous le savez en France ils sont dans les centrales, souvent nucléaires. Je plaisante, les Wat c’est quand même plus jolies.
    Continuez à faire rêver les bretons !
    Michel

  10. Super magnifique découverte de ce pays. Vous avez cette faculté de nous plonger dans la réalité concrète de la vie locale des pays que vous traversez. On voit encore ici, comme souvent mais pas partout ailleurs, des gens curieux, aimables et serviables. C’est à un bain de jouvence de la société humaine auquel vous nous conviez…

    Bon voyage. On vous embrasse

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