On traine à Athènes, on s’exile dans les îles, et bye bye l’Europe

Plus d’une semaine à Athènes, on vient de dépasser notre record de séjour sans déplacement (le précédent étant à Venise). Disons le tout de suite, la ville n’est pas franchement une destination de rêve, mais s’avérait pour nous un point de passage incontournable.

C’est par les îles de Chios et de Lesbos que nous terminerons notre périple en Grèce, et par la même occasion en Europe puisque la Turquie est là, juste en face.

Athènes

La découverte d’Athènes se fait depuis le quartier de Kallithea, où nous logeons et même que nous apercevons du balcon l’Acropole, au loin certes, mais c’est tout de même bien agréable.
3 stations de métro et nous arrivons en plein coeur du quartier Monasteraki, aux pieds de l’Acropole que nous visiterons à plusieurs reprises et par des directions différentes.  Ici ça grouille de monde, nous ne sommes plus habitués à cotoyer la foule, de plus Athènes est la capitale la plus chaude d’Europe, c’est peu dire que nous transpirons. Le Parthenon se mérite,  il se situe sur les hauteurs de la ville, on y accède à l’est par les petites rues de la Plaka, le coeur de la vieille ville. Ce sont des ruelles bordées de boutiques de souvenirs et de restaurants, on se croirait au Mont Saint Michel mais sans la mère Poulard.

La découverte de se site nous laisse absolument rêveurs, il est bâti sur une colline à environ 160m de hauteur, de la haut nous découvrons la grandeur de la ville du Piré jusqu’au mont Hymette

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On ne vous décrira pas le bonheur d’avoir pu assister à un  fabuleux coucher de soleil sur ce roc sacré depuis le temple d’Athéna, avec la ville à nos pieds ; il y aurait trop de qualificatifs et puis ne vous privez pas pour votre prochaine destination, venez voir par vous même !

Dans un registre un peu moins bucolique on apprend que le marbre est endommagé par la pollution atmosphérique et bien sur l’Acropole fait l’objet de soins particuliers, c’est un  gigantesque chantier de restauration. Et même que les anglais ont emporté des morceaux de colonnes lors des précédentes fouilles et les exposent dans leurs musées (on se dit que celles là ne risquent pas les méfaits de la pollution, mais quand même….c’est pas bien de piller le patrimoine du petit copain…)

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A part les secteurs archéologiques et l’hyper centre, le reste de la ville n’est pas franchement charmant, on peut même dire que c’est moche. Rien ne semble dater d’avant les années 50, tous les immeubles se ressemblent et sont d’une banalité affligeante, les quartiers sont composés de blocs délimités par des rues perpendiculaires. Les architectes et urbanistes (s’il y en a) ne doivent connaître que l’équerre et le béton. Si encore c’était en bon état…
Parcourir les trottoirs tient du parcours du combattant tellement ils sont pleins de trous, de voitures garées n’importe comment, de poteaux bizarrement placés et d’arbres riquiquis et tordus ;  par contre, ce qui est sympa c’est que ce sont souvent des citronniers, on voit rarement ça en Bretagne.
La circulation est particulière aussi, les voitures sont manifestement prioritaires quand elles roulent (parfois très vite), mieux vaut oublier la notion de passage piéton, mais aussi quand elles s’arrêtent, la double file est monnaie courante, la triple n’a rien d’exceptionnel. Il y a aussi celles qui ne rouleront plus jamais, des épaves qui encombrent les rues, même à côté du commissariat de quartier. La notion de passage piéton n’est que théorique, comme d’ailleurs la majorité des panneaux, lesquels sont souvent déconcertants d’ailleurs.
Si les deux roues motorisés sont très nombreux, le port du casque est loin d’être généralisé, bien qu’obligatoire. De toute façon, la police a manifestement d’autres préoccupations que de contrôler tout ça,  alors pourquoi se gêner ?

Pla
Planquez vous, ça déboule !
Les chats, eux, semblent apprécier la ville, en tout cas ils sont fort nombreux dans les rues. Les chiens sont plutôt sur les balcons bien que nombreux et errants également en ville,  ça fait plus de bruit, quand il y en a un qui aboie tous les autres de rue s’y mettent,  c’est charmant. Pourtant tout ce petit monde animal est nourri car on trouve des récipients d’eau un peu partout là où sont les animaux.
Nous ne sommes pas en mesure de mesurer l’impact de la crise, n’ayant pas vu comment c’était avant, mais ça ne respire pas la prospérité. Des gens qui ont perdu leur boulot en sont réduits à des expédients pour gagner quelques euros. Il y a plus de 60% de chômeurs chez les moins de 25 ans ! D’autres ont eu leur salaire divisé par 2.
On voit passer des types qui essaient de nous vendre tout un bric à brac, ou des billets de tombola, même un qui propose uniquement des mouchoirs en papier, comment peut il vivre avec ça ? (Surtout que ce n’est pas la saison des rhumes).
Tentez votre chance
Tentez votre chance
Notre séjour athénien ayant notamment pour but de faire le point sur la santé d’Irène, vous pouvez être rassurés : L’examen sanguin (mais pas sans gain) et le doppler-triplex (en couleurs SVP) confirment qu’il n’y a plus trace de thrombose, l’avis d’une cardiologue est positif, on peut continuer.
Notre seule sortie cyclable aura donc été pour se rendre au magasin de vélos Action3 (une bonne adresse à conserver) afin de démonter l’assistance électrique du vélo d’Irène et replacer le pédalier d’origine, que nous avons reçu de Bretagne où il était resté sagement stocké chez Vélofasto. A cette occasion, quelques ajustements sur les vélos, après 5 000 km il n’y avait que quelques bricoles à faire mais c’était le moment.

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Maintenant, Irène va devoir à nouveau transpirer dans les côtes, mais son vélo pèse presque 10 kg de moins et on n’a plus à se mettre chaque jour en quête d’électricité.

On a profité du colis pour changer la popote, celle qui nous servait depuis le départ n’avait qu’une qualité, son poids. Mais sa taille était insuffisante pour cuisiner confortablement et surtout le titane a le vilain défaut de cramer tout ce qui touche le fond, ras le bol du goût de brulé quasi systématique. C’est à cause de Marie et David que nous avons décidé de changer, leur popote étant bien plus grande et anti-adhésive, du coup on a maintenant la même, à nous les petits plats mijotés.
Accessoirement, le colis contenait quelques gourmandises bretonnes glissées par nos amies Colette et Mado, ça fait drôlement du bien. Si vous avez l’occasion de passer par la Turquie ou l’Iran dans les semaines qui viennent, n’oubliez pas de mettre dans vos bagages des galettes, du pâté Hénaff, du cidre et du beurre demi-sel, on viendra vous attendre à l’aéroport.

La plus ridicule façon de marcher

Autrement plus évoluée que chez nos militaires (Une, deux, une, deux), la marche est chez les soldats grecs un sujet de stupéfaction : ils ont inventé des façons de marcher au ralenti incroyables d’inefficacité (s’ils se font attaquer, l’ennemi n’aura pas grand mal à les dépasser) mais irrésistibles de drôlerie.  Quant aux costumes, ils sont dignes des Dupondt, il ne manque plus que Tintin et Milou.

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On s'est fait virer, avec notre drapeau, mais on a la photo quand même
On s’est fait virer, pas à cause du drapeau mais parce que nous étions 2, mais on a la photo quand même !

Le 1968

Il mérite un paragraphe à lui tout seul, ce café situé dans notre quartier, nous y avons vite nos habitudes. Yannis, le patron est charmant, il diffuse de la musique française quand on arrive  (Brel, Brassens, Piaf, Montand, etc.). Ancien bijoutier, investisseur malchanceux, trotskiste convaincu, il est aux petits soins pour ses clients, manifestement tous des habitués des lieux.

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C’est là que nous ferons connaissance avec Tula, ancienne prof de Français et de Grec ancien, qui a traduit des chansons d’auteurs français et dont le mari est auteur-compositeur-interprète. C’est lui qui a écrit la chanson présentée à l’Eurovision en 1978 « Charlie Chaplin ». Vous la trouverez sur You Tube. Nous le rencontrerons d’ailleurs à l’occasion de la sortie d’un documentaire qui relate sa vie. C’était lors de la soirée d’anniversaire de Joël, qui en gardera un souvenir mitigé.

En quittant Athènes nous venons faire nos adieux au 1968 et confier les clés du studio d’Isabelle qui elle même ne connait pas encore Yannis, mais ça ne va pas tarder puisqu’elle va devoir récupérer ses clés  !!!

La descente du studio avec tout le fourbi
La descente du studio avec tout le fourbi

Mais qui est donc Isabelle ?

C’est une nana super sympa qui est mariée avec un charmant et beau grec et avec qui elle a eu 2 enfants de 8 et 5 ans. Elle a investi, sur conseil de ses parents (français), dans un petit studio au 4 ème étage d’un petit immeuble. Elle le loue habituellement à l’année. Et là par chance pour nous, moins pour elle, son dernier locataire est parti avant les vacances et elle attend que quelqu’un soit intéressé.  Comment l’a-t-on rencontrée ?

Par l’intermédiaire de la fameulhly, le papa de Manu connait Isabelle qui a reçu la petite famille lors de son passage dans la capitale l’hiver dernier, et comme les voyageurs à vélos s’échangent renseignements et coups de mains, nous remercions à la fois Manu, Hélène, Isabelle, son beau grec et leurs 2 pioupious avec qui nous avons passé une excellent soirée. Isabelle nous a été précieuse pour ses renseignements sur les laboratoires médicaux ainsi que par sa présence lors de la consultation avec la cardiologue de sa connaissance. Nous avons gagné un temps fou grâce à elle. De plus elle nous a fait découvrir la crème glacée au mastic….hum….vous ne connaissez pas ? Spécialité de l’ile de Chios c’est une gomme à mastic issue d’un arbuste qui s’appelle le pistachier, c’st une gomme naturelle qui est précieuse pour la santé. Irène a même vu que l’huile essentielle de cet arbuste était préconisée pour les problème de « gonflements » eodème, décongestionnant, etc…  et très bon pour les troubles veineux…qu’à cela ne tienne on va en faire un stock !

Isabelle et sa famille
Isabelle et sa famille

Chios & Lesbos

On commence à avoir l’habitude, rien n’est jamais simple quand on veut prendre le bateau. Ainsi, pour aller d’Athènes en Turquie, il n’y a pas de ligne directe. Par contre, il y a fort heureusement des lignes pour aller sur les îles grecques, y compris celles qui sont tout près des côtes turques. On va donc procéder par étapes, de toute manière on n’a pas le choix, depuis la crise la Grèce n’a plus aucun train international et on a vu dans quel état se trouvent ceux qui roulent encore.
Mais c’est très bien que nous passions par des îles, vu qu’à part Corfou nous sommes restés sur le continent.
Première étape, donc, l’île de Chios. Le ferry qui va nous y conduire est un truc immense avec plein d’étages, nous n’avons pas de billets et on arrive un peu tard car on a eu un peu de mal à trouver le bon quai (le port du Pirée est d’une taille incroyable) mais on peut les acheter sur l’embarcadère. Ce qu’on ne savait pas, c’est que c’est un ferry mais aussi une gigantesque chambre froide : la climatisation est glaciale, les gens s’emmitouflent dans des couvertures et des vêtements chauds pour pouvoir dormir ; apparemment, tout le monde le sait, sauf nous qui n’arriverons guère à sommeiller, car évidemment on a laissé nos duvets et vêtements chauds dans la cale avec les vélos et quand le bateau est en route plus moyen d’accéder aux garages !

Le frigo
Le frigo
Alors quand on débarque à Chios à cinq heures du matin on n’est pas vraiment frais. D’ailleurs, que fait-on à cinq heures dans une ville où il fait nuit et où tout est fermé à part les bars de nuit ? On se retrouve dans un établissement de restauration rapide ouvert 24h/24 à prendre un petit déjeuner en attendant d’y voir plus clair. Ce n’est qu’avec l’aube que nous prenons la route pour voir à quoi ressemblent les environs, ce qui nous conduira à une espèce de plage où trainent quelques « sun beds » (les lits de plage, en plastique véritable) abrités sous des parasols en feuilles de palmiers. Hop, on sort un duvet car il y a du vent, et dodo. Enfin, tentative de dodo, ce n’est pas très reposant ni vraiment récupérateur.

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Retour en ville, maintenant que tout est ouvert, et rencontre avec Valério, un cycliste ukrainien qui vit à Sydney. C’est notre second cycliste rencontré vivant à Sydney et dans nos âges, le premier étant Hans rencontré à Dubrovnik. On prend un pot ensemble et discutons voyage. Il nous donne l’adresse d’une chambre pas bien chère dans le village d’à côté où lui même est logé, mais arrivés sur place on apprendra qu’il n’a plus de place… On se renseigne auprès d’un couple de restaurateurs et ceux ci vont se mettre en quatre pour nous trouver un chambre pas loin. Ils vont téléphoner pour nous et nous suivrons le monsieur nous conduira à moto vers la chambre d’hôte . Alors on reste manger chez lui des brochettes super délicieuses, il aura au moins gagné deux clients puisqu’à part nous il n’y a personne.
La chambre en question est très bien, à deux pas d’une plage de sable fin (enfin autre chose que des cailloux !), un lieu pour vacanciers. Mais on ne restera qu’une nuit, la suivante promettant d’être moins douillette : Le ferry qui nous emmène à Lesvos est le même que celui qui nous a déposés ici, il faudra donc être au port à cinq heures pour un départ une demi heure plus tard. L’idée est donc de dormir pas trop loin, mais on ne va pas monter la tente, on va plutôt jouer les SDF en squattant des bancs. En cherchant un tout petit peu, l’endroit qui va bien se dévoile : un petit port de pêche, à l’abri du vent, avec des bancs et de l’eau, que demande le peuple ? Mais c’est même mieux que ça, il y a de l’animation car dès le coucher du soleil les pêcheurs s’en vont sur leurs petits bateaux pêcher le calmar. Les embarcations, minuscules, sont équipées d’une grosse lampe qui attire les calmars, c’est curieux de voir au large toutes ces lumières gigoter. Un vieux pêcheur et son fils iront même jusqu’à nous proposer d’aller faire un tour avec eux, Irène se dévoue pour garder les vélos pendant que Joël s’en va prendre la mer. Le bateau est fort ancien, et le moteur bien plus encore puisqu’il a été acheté par le père du vieux pêcheur.

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La pêche est importante ici, ça fait penser à un vieux dialogue surréaliste des Frères ennemis
« Ici tout un peuple vit de la mer »
« Vide la mer ??? »
« Oui, vit de la mer »
« Avec des seaux ??? »
« Non, avec des filets »
«  !!! »
Miam (ou Beurk, ça dépend)
Miam (ou Beurk, ça dépend)
Le sommeil sera quand même perturbé par les retours des petits bateaux et même une dame qui, à 23h30 vient alimenter la lampe à huile du monument funéraire près duquel on est installé. On a d’ailleurs trouvé bizarre qu’il y en ait un sur une jetée de port. La dame nous réveille parce que derrière le banc sur lequel dort Irène il y a un sac avec un bidon d’huile pour les lampes. Irene engage la conversation et apprend ainsi que ce monument est à la mémoire de son mari décédé il y a 4 mois seulement. Il s’est noyé ? Non il manipulait de la dynamite pendant la pêche…. gloups….. Nos vélos sont devant les pots de plantes, elle ne veut pas nous déranger davantage et nous demande de bien vouloir les arroser avant de partir.

Super bivouac de SDF
Super bivouac de SDF
Réveil à 4h20, nos alarmes n’ont pourtant pas sonné, on ne sait pas pourquoi, ouf heureusement qu’Irène a ouvert les yeux, son horloge interne s’est déclenchée automatiquement ! Le pliage du camp est vite fait, le trajet nocturne jusqu’au port aussi, et nous embarquons dans un ferry aussi grand que le précédent mais plus luxueux. La climatisation est à un niveau raisonnable, on peut dormir, dommage que la traversée ne dure que deux heures.

En route pour la dernière île grecque
En route pour la dernière île grecque
Une astuce pour les voyageurs fauchés, si vous voulez aller d’Athènes à l’île de Lesbos : Vous prenez des billets pour Chios, c’est la seule escale, et vous «oubliez » de descendre afin d’aller jusqu’à Mytilène sans payer le prix complet. Personne ne vous demandera rien, une fois à bord on fait ce qu’on veut. Nous on n’a pas fait ça, ce n’est pas notre genre (!) mais on a rencontré deux jeunes français (évidemment) qui ont procédé ainsi involontairement : ils ont réellement oublié de descendre à Chios, c’est en arrivant à Mytilène qu’ils se sont dit qu’il y avait quelque chose de bizarre. Sarah et Dorian travaillent dans la restauration, ils ont fait une saison à Tignes pour économiser de quoi partir et maintenant ils sillonnent le monde sans date de retour, à pieds et en transports en commun. Travaillant en route pour payer leur hébergement, ils viennent de passer trois mois à Tirana et sont, comme tous ceux que nous rencontrons et qui sont passés par ce pays, emballés par l’Albanie. Ils sont bien sympa, ces deux là, peut-être se reverra-t-on à Istambul ou en Iran, qui sait ?

Sarah & Dorian
Sarah & Dorian
Nous partons à la découverte de l’ile après avoir acheté nos billets pour la Turquie avec un départ prévu le lendemain, fin d’après-midi. Nous n’irons cependant pas très loin les plages nous tendent les bras, on a pas bien dormi et la chaleur nous incite à un minimum d’effort. On se fera en fin de journée une petite sieste sur une plage avant de se baigner, de faire la lessive et de prendre une bonne douche. C’est vachement pratique ces douches sur les plages !!!

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Pour notre seule nuit sur cette île, nous optons pour le bivouac à la belle étoile derrière une maison qu’on croyait abandonnée. En fait, le propriétaire est venu voir ce qu’on fabriquait sur sa terrasse, puis a été rassuré.

Bivouac de squatters
Bivouac de squatters
L’ambiance sur les îles est bien différente de celle d’Athènes, ici on respire, il y a la mer et un peu de vent, les villes sont construites autour du port et sur les contrefort des montagnes, l’architecture est variée, c’est bien agréable. Par rapport à la côte ouest et est de la Grèce, c’est également plus propre, il y a un service de ramassage des ordures même si, ne rêvons pas, les plages sont quand même parfois jonchées de détritus. La mer Egée est aussi transparente que l’Adriatique, et la baignade y est autrement plus facile que dans le Finistère, il faut bien le reconnaitre.
A Mithylène on arrive par un ferry Blue Star, il y a un hôtel Blue Sea, on voit du bleu partout. D’où sans doute le « Bleu de Mythilène » (hum…)
Mais c’en est terminé des îles, on s’en va maintenant rejoindre le continent d’en face, on quitte l’Europe pour la Turquie !

Le mystère des tortues enfin résolu

Vous n’avez sans doute pas oublié l’énigme des tortues traversant toujours la route dans le même sens, provoquant un déséquilibre de la population préjudiciable au renouvellement de l’espèce. Eh bien nous avons été témoins d’une scène torride qui nous rassure à ce sujet, les tortues grecques (et sans doute albanaises aussi) arrivent bien à se rejoindre et vont pondre plein de petites tortues qui traverseront les routes lorsqu’elles seront grandes. Ouf !

Tortue lubrique grecque

 


Petit bilan Grèce

  • 663 km parcourus à vélo (5 279 km depuis le départ).
  • 46 km en moyenne par jour de déplacement.
  • 32 jours de voyage (157 jours depuis le départ).
  • 20 nuits sous tente, 12 nuits sous un toit.
  • Toujours aucune crevaison.
  • Matériel : RAS, rien cassé, rien perdu.

En Grèce, on a bien aimé :

  • Les couleurs de la mer, les criques, les petits ports. Les sites archéologiques, évidemment.
  • L’odeur d’anis et l’Ouzo.
  • Dans les cafés et restaus on vous apporte immédiatement de l’eau avec des glaçons, ensuite vous commandez ce que vous voulez. Et quand vos glaçons sont fondus, on passe vous renouveler la carafe.
  • Sur le même sujet, les bouteilles d’eau minérale coûtent très peu cher, quel que soit l’endroit.
  • A bord des ferries, les vélos voyagent gratuitement. Le garage est très chaud, mais ils ont plus de chance que les passagers qui subissent une clim d’enfer.
  • Les grecs sont sympas, ou s’il y en a qui ne le sont pas, on ne les a pas rencontrés. Ils se décarcassent pour nous rendre service, c’est un plaisir. Le réseau routier est agréable, avec des pentes modérées même en montagne (évidemment, quand on vient d’Albanie on trouve toute route plus facile).
  • Les douches sur les plages, invention géniale pour les nomades que nous sommes, on peut bivouaquer sans sentir le fauve.

On a moins aimé :

  • Le lait qui coûte plus cher que l’essence ! D’accord, ils doivent l’importer car il n’y a guère de vaches, mais l’essence aussi, ils l’importent, non ? Les produits laitiers en général sont à des prix délirants et les yaourts sont deux fois trop gros (on est deux, alors on partage, mais celui qui est seul, komenkifai ?).
  • L’eau gazeuse n’existe pratiquement pas, ou alors il faut y mettre le prix, c’est souvent de la Perrier (quelle aberration de faire venir des bouteilles d’eau de France…). Les voisins albanais ont de l’eau gazeuse, eux, ils sont plus malins.
  • Les détritus le long des routes et les décharges sauvages, les cadavres d’animaux puants, il y a un sacré travail d’éducation à faire. Même sur les plages équipées de poubelles, il y a des déchets et des mégots partout.
  • Les villes qui ne présentent aucun charme, particulièrement Athènes. Nous habitons un joli hameau dans un village nommé Noyal sur Vilaine, mais là on parlerait plutôt d’Athènes la Vilaine. Mais bon, il y a l’Acropole, alors…

 

 

12 Commentaires judicieux

  1. Si je comprends bien les grecs continuent à dépeupler leur mer en pêchant à la dynamite!! C’est une technique barbare interdite en principe! Et puis ils vous pleurent dans le gilet parce qu’ils n’ont plus de poissons… Pays pourri ou la corruption est reine! Dommage! Ils ont de belles régions…..

  2. Et bien en ce changement de continent je vous souhaite une bonne route et j’ai toujours autant de plaisir a vous lire et surtout a me faire voyager avec vos photos 😉
    J’ai parcouru le blog de Marie et David mais je n’ai pas trouver trace de leur popote ! Et je suis intéressé par les retours d’expérience avant de partir !!!
    Merci à vous deux

  3. Super… Tout va bien pour toi Irene..
    Magnifiques photos..belle robe qui tourne.. D ailleurs la démonstration m a laisse sans voix.
    On ne peut pas se voir le 21…nos filles…anniv
    Pleins de bisous
    Fanfan

  4. Bonjour à vous tous..
    Super voyage en Grêce ..ça me rappelle mon premier livre que j’ai eu à Noël pour mes 14 ans !!hi
    Collection »connais-tu mon pays »Colette Nast « Hatier » EN GRECE AVEC PERICLES..;et un de mes rêves s’est réalisé en allant sur les routes de la Grêce en 1985….
    Merci de nous faire rêver …avec de superbes rencontres..Bon Vent !F6BCC Bernard/Rochefort sur Mer

  5. Bonjour!d’un couple franco grec qui habite Rochefort:vous faites une description très juste des impressions que vous partagez,Nous souhaitons que d’autres fassent ce voyage,et découvre ce merveilleux pays

  6. adieu les popes bonjour les imams , un grand changement super de vous suivre dans un fauteuil devant l’ecran
    courage il faut etre fort comme un turc pour faire tout ça!!!!

  7. Coucou les amoureux en velo….. Vous en ou ? faites attention quand meme quand vous serez en Iran ce pays fait parti des 30 deconseillés !! Je vous oubli pas , j’etais pas en forme pendant quelques jour ! J’ai vu que tu santée va bien Irene , c’est super ! Bisous a vous 2 Lili

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