De Brest à Nantes [ Canal plus ]

Initialement, le projet était de filer sur Rennes après être passé par le lac de Guerlédan. Mais l’attrait du canal est trop fort, d’où un net changement de cap, et je ne le regrette nullement, même si ça ne me rapproche guère de Rennes, au contraire.

Canal plus

Piqué par la curiosité, je voulais savoir si le canal redevenait navigable en descendant vers Redon, et s’il était attrayant. Réponse positive sur les deux points, plus de canal c’est plus de plaisir.

Lutins, gnomes, farfadets & Cie

Mais d’abord je me dois de répondre à une question qui a été posée par un lecteur fort perspicace de l’article précédent : Où est donc passée ma jolie manche à air tournoyante ? Eh bien j’ai constaté sa disparition, à l’insu de mon plein gré, alors que je passais par une zone qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille puisque sur la carte de mon GPS il est mentionné « Gare aux korrigans » !

Incroyable, n’est il pas ?

Ces petits personnages malicieux sont assez doués pour passer inaperçus, mais leur caractère légendaire n’empêche pas leurs actions bien concrètes et pas toujours bienveillantes, la preuve en est que ma manche à air a attiré leur convoitise.

Napoléonville

Si vous avez bien suivi l’épisode précédent, vous savez qu’il s’agit de Pontivy. Je ne m’y arrête que le temps de constater que la ville a eu la mauvaise idée de fermer le petit camping municipal qui se trouvait à l’intersection des canaux, ce qui est une bien mauvaise idée pour une ville située sur des itinéraires cyclables d’importance. Tant pis pour le commerce local, je m’en vais bivouaquer un peu plus loin, c’est super tranquille, j’aime bien aussi.

Hérédité

Peut-être est-ce héréditaire, je ne sais pas, mais mes grands parents paternels étaient bateliers et je suis depuis toujours intéressé par la navigation fluviale. D’un autre côté, mon grand-père maternel était cheminot et j’aime les trains. Ça se transmet par les gènes ces trucs là ? Par contre il n’y avait pas de pilote de course parmi mes ancêtres, est ce pour ça que les voitures ne me branchent pas ?

Le canal est bel et bien redevenu navigable, il est même navigué puisque quelques bateaux le fréquentent, c’est bien agréable.

Il y a également plus de monde sur le halage, ce qui n’est pas difficile puisqu’avant Pontivy c’était le désert. En plus c’est le week-end, d’où les promeneurs et cyclistes qui profitent du soleil pour se balader en ces lieux bucoliques (même s’ils n’ont sans doute pas tous des ancêtres bateliers ou éclusiers).

Terminus Redon, tout le monde descend

Ce n’est pas la fin du canal, il reste une centaine de kilomètres jusqu’à Nantes, mais c’est là mon terminus pour deux raisons : Il est temps de rentrer à Rennes (Irène me récupère au passage en rentrant de Douarnenez), et après ce n’est plus la Bretagne (On verra ça une autre fois).

Redon est vraiment une ville fluviale, avec un port, le croisement de deux canaux et un fleuve. Outre les inondations récurrentes, ça introduit des particularités puisque le niveau de la Vilaine étant affecté par les marées, il peut être supérieur ou inférieure à celui des canaux ; d’où la nécessité d’équiper les écluses de double portes, ce qui n’est pas commun.

Voici pour ce parcours automnal, le matos de camping est désormais rangé. Vivement qu’il ressorte…

La vidéo

4 Comments

  1. Moi aussi je les trouve superbes tes balades. Elles me donnent envie d’enfourcher mon vélo (tout droit). J’ai la tente mais pas le matos… Alors je vais attendre la suite de ton périple.
    Bon courage.
    Amitiés

  2. Quel bonheur de te retrouver régulièrement dans ces magnifiques périples à pédales ! À bientôt en rassemblement peut-être ?

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