Los pueblos de montaña

Après les grandes villes, c’est reparti pour les petites routes et les villages de montagne. C’est sans doute moins spectaculaire mais les surprises sont au rendez-vous, d’autant plus qu’on ne sait à quoi s’attendre car ces endroits ne sont pas décrits dans les guides touristiques. Tant mieux !


Adios Mexico

Quitter le centre de Mexico est tout de même un peu compliqué. Embouteillages à chaque carrefour, odeurs de carburant dans les narines, rues étroites, on fait gaffe. De toute façon on roule plus vite que les voitures mais l’état de la chaussée est approximatif alors on reste très très vigilants, encore plus qu’habituellement.

Urgence gratos

Avant de quitter la ville ce matin nous sommes allés visiter les urgences d’un petit hôpital près de notre logement. Irène traine une diarrhée carabinée depuis 3 jours qui, malgré son traitement, ne veut rien savoir. Encore une visite qui va nous surprendre. Nous faisons la queue comme tout le monde et passons en « pré triage » pour juger de la gravité et se faire prendre tension, poids, taille… S’ensuit une discussion avec un médecin qui saisit toutes les infos dans son ordi. Pendant ce temps là d’autres patients sont aux mains de médecins sans intimité aucune. Irène va tout de même bénéficier d’une palpation abdominale dans une pièce à part. Puis quand le diagnostic est posé et l’ordonnance rédigée on veut bien régler la facture, mais rien à faire, c’est gratuit. On veut faire un don pour les oeuvres, pas possible non plus. Nous n’avons même pas sorti nos passeports, incroyable. Bref, ça nous a bien plombé la matinée. Et comme la dame n’est pas très en forme, que la circulation devient pénible et l’air légèrement vicié on décide de filer vers la station d’autobus au sud de la ville qui va nous permettre de faire un bond de 80 kms jusqu’à Tepoztlan dans l’état de Morelos.

Tepotzlan

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Nous sommes dans une région montagneuse. Le bus s’arrête dans une station qui se trouve au dessus de la ville, nous n’avons plus qu’à nous y laisser descendre, ca roule tout seul ! Tepoztlan est nichée au bord d’une paroi rocheuse. Ce village Pueblo Màgico de 14 000 habitants attire beaucoup de monde parce qu’il y fait bon flâner dans ses ruelles pavées bordées de bâtiments colorés, que le climat y est beaucoup plus doux qu’à Mexico et que son marché est réputé dans la région. Cependant la principale attraction est la pyramide  précolombienne d’El Tepozteco, qui domine la ville, et son couvent de San Juan Bautista classé par l’UNESCO en 1996. Nous allons tout d’abord essayer de trouver où nous loger, ce sera dans une petite hospedaje, maison chez l’habitant. La dame est toute heureuse de recevoir des cyclistes, elle n’en revient pas !

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Pourtant nous ne sommes pas les seuls cyclistes dans le bourg, nous allons rencontrer deux jeunes hommes mexicains qui viennent du Yukatan et qui vont voir la vierge de Guadalupe à Mexico, deux pèlerins bien poussiérieux. Qui plus est ils ont des vélos lambda équipés de bagages bricolés attachés avec de la ficelle. L’un des deux a installé un éclairage sur une tige en fer à l’arrière de son vélo à l’aide d’une petite batterie. Ils ont triste allure les pauvres sans doute peu de moyens et méritent une bonne douche. Ils sont sur la route depuis un mois, il leur faudra un autre mois pour rentrer chez eux. Ils nous disent qu’ils vont dormir ce soir à l’église. Nous allons faire notre bonne action de la journée : Comme nous n’avons pas payé la consultation médicale ce matin, ces deux pèlerins vont bénéficier de 400 pesos pour s’acheter de quoi se nourrir. Nous recevons en échange moult bénédictions. Bonne route les amis et que la vierge vous retourne les bénéfices de vos efforts pour venir jusqu’à elle.

El marcado

Le marché est fort animé et tient une place importante puisqu’il occupe l’essentiel des rues du centre, avec des installations semi-permanentes. On apprend qu’il se tient plusieurs fois par semaine, et il rencontre un grand succès.

Les femmes s’activent autour des tortillas. Les bassines de pâte sont prêtes, elles y puisent un morceau qu’elles arrondissent avant de le placer entre deux feuilles de plastique sur une planchette qui ressemble à une castagnette géante. Elles appuient fortement et retirent une galette bien plate qu’elles déposent sur la tuile chauffée au feu de bois. Ces tortillas là ont vraiment bon goût. Les marchands de fruits et de légumes sont nombreux ainsi que les petits stands où on peut manger les spécialités locales. L’artisanat de ponchos, robes, tapis, sacs attirent l’oeil du passant par leurs couleurs éclatantes.

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Près du marché couvert est située dans un parc la vieille église construite par les dominicains entre 1560 et 1588, elle a pris un coup dans l’aile au dernier tremblement de terre du 19 septembre 2017, à  tel point que son accès est interdit et qu’une salle de prière est dressée sous des bâches dans le jardin. L’entrée voutée du jardin pour accéder au monastère est assez fantastique, elle est ornée d’une fresque élaborée représentant les dieux et les symboles précolombiens. Elle est réalisée avec pas moins de 60 variétés de graines. Chaque année au mois de septembre elle est renouvelée par les artistes locaux. Du bel ouvrage et un travail d’une qualité remarquable.

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On aime bien cette vie de province, les scènes de rue sont un plaisir à observer, c’est à la fois tranquille et animé. Même si, après deux mois, on commence à être bien habitués au mode de vie mexicain, il y des différences sensibles selon les endroits, des ambiances uniques qui font le charme de ces localités.

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La piramide

Non, il n’y a pas de faute, en espagnol les mots s’écrivent de manière souvent plus simple qu’en français, pas besoin de Y où un simple I suffit. Joël ira seul visiter la pyramide, Irène a encore les intestins qui tricotent sérieux, mal dormi, pas envie de grimper les 400 mètres de montée pour aller admirer les vieilles pierres qui attirent des passionnés de méditation.

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Ce site a été construit en l’honneur du dieu du Pulque (boisson traditionnelle mexicaine). Ce dieu de la fertilité, de la récolte et du vent attirait les pèlerins du Chiapas jusqu’au Guatemala. Du sommet de sa pyramide il y a une vue incroyable sur Tepoztlan incitant à la contemplation. Lors de l’équinoxe de printemps des visiteurs de toutes parts font le déplacement jusqu’ici, pour se recharger en énergie, laver leur âme et leur esprit, à la manière de leurs ancêtres.
Si ce site archéologique n’est pas exceptionnel, la pyramide n’offre en effet pas de quoi de pâmer, par contre l’emplacement est incroyable ; Sur un promontoire à 2 000 m d’altitude, péniblement atteignable après une difficile et ardue montée par un chemin abrupt, on se demande comment les anciens  ont pu bâtir ici il y a 3 500 ans.

La vue sur la vallée et la ville est magnifique. Curieusement, un panneau mentionne que l’accès est interdit aux vélos, on se demande comment ils pourraient arriver là…
De curieux animaux, les coaties, furètent un peu partout dans les environs, ils ne sont pas très sauvages mais n’arrêtent pas de bouger, à peine moins galère à photographier que les papillons (mais ils sont plus gros et ne volent pas, heureusement). Ce sont de mignons plantigrades peu farouches qui ressemblent à des ratons laveurs avec une longue queue et un museau plus ou moins allongé. Ils semblent assez familiers. Une espèce que Joël découvre avec étonnement qui lui donne envie de jouer avec ces grosses peluches adorables.

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Le couvent

Pendant que Joël prend de la hauteur sur les collines, Irène se décide à quitter la proximité du lieu d’aisance pour aller visiter l’ancien monastère qui abrite un joli petit musée. Un lieu calme, propice à la méditation, mais qui a lui aussi subit les dommages du tremblement de terre. Beaucoup d’objets anciens ont dû être entreposés dans un endroit sécurisé. Les murs gardent encore les traces des peintures murales de différentes époques, un lieu où il fait bon se replonger dans le passé. Quel dommage que les affres du temps ne puissent épargner le travail de ces artistes. Il est probablement difficile de trouver les fonds nécessaires au travail de restauration d’un endroit comme celui ci. Toutefois la municipalité ainsi que le département font un travail de communication sur supports visuels pour montrer aux visiteurs le travail de restauration qui a été fait.

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Teques

Avec un nom aussi long que Tequesquitengo, on comprend que la bourgade soit plus connue sous le diminutif de Teques. Pour l’atteindre, on aura bien roulé sur cette route n° 13:  68 km c’est un record pour nous au Mexique ; il faut reconnaître que ça descendait pas mal depuis Tepotzlan, nous sommes sur de petites routes qui s’éloignent progressivement de la montagne.

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La ville est située au bord d’un lac, c’est à priori séduisant, sauf que les rives en sont totalement inaccessibles ; ce n’est qu’une succession d’hôtels et de propriétés privées. On traverse la ville de Tlatizapan, le fief de Zapata, mangeons une tapas de fromage et champignons sur le bord de la route chez une famille super sympa. Les jeunes vont sortir leur smartphone pour immortaliser l’instant et nous mettre illico sur leur page Face de Bouc !

Dans un petit hameau on tombe sur deux hommes qui sont en train de peindre les « topes » ces fameux dos d’ânes situés aux entrées et sorties de villages et aux abords des écoles. (Ces ralentisseurs mexicains sont hyper dissuasifs d’y rouler à grande vitesse, un truc à y laisser le train arrière !) A grands coups de pinceaux ils vous dessinent des fleurs et des soleils éblouissants sur ces bosses, ce qui a l’avantage de les rendre visibles (ça n’est pas toujours le cas) et tendent leur sébile aux automobilistes qui leur donnent quelques pièces. Nous leur donnons aussi, y’a pas de raison !

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Le long de la route Irène a trouvé une carte d’étudiant d’un établissement de Tlatizapan. Elle se dit qu’elle va la déposer en ville dans un bureau de poste. A l’occasion d’un arrêt pour faire le point sur le chemin à prendre, un jeune homme s’approche de nous pour nous aider. Non seulement il nous va bien nous aiguiller mais en plus il est prof dans le lycée du jeune homme à la carte perdue ; un incroyable hasard, on ne pouvait pas mieux tomber !

Le chemin (de fer) des écoliers

Grâce au GPS, nous repérons un itinéraire qui s’éloigne de la route et a l’air bien tentant (la linea C). On se renseigne pour savoir s’il est praticable, des gens nous assurent que oui, c’est même goudronné.

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En fait de goudron, c’est un chemin de terre vaguement carrossable, utilisé par les gens du coin à pieds, cheval ou âne, ainsi que par le bétail. C’est charmant à souhait, il y a très peu de pente, on pense que c’est une ancienne voie de chemin de fer tombée en désuétude ; cela nous sera confirmé plus tard.

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Le maïs est récolté à la main et transporté à dos de mules, points d’engins agricoles par ici, c’est tout « à l’ancienne ». Les gens sont très sympas, sans doute peu habitués à voir des cyclistes s’aventurer par là. Certains passages sont un peu « patouilloux » il nous faut descendre du vélo et mettre les pieds dans la boue. Puis la journée s’avance, il faudrait voir à trouver un endroit pour la nuit.

Qu’à cela ne tienne, en arrivant dans une zone qui semble habitée notre chemin longe et surplombe une belle pelouse avec piscine, c’est presque trop beau pour être vrai. Le propriétaire, Fermin, nous propose de camper sur le terrain près de la piscine et va être aux petits soins pour nous, nous servant bière et petits amuse-gueule une fois que nous aurons piqué la tente sous les citronniers. Il nous fait les honneurs de la visite de l’ancien moulin à broyer le minerais d’argent de la mine. Ne restent aujourd’hui que les traces de l’aqueduc et les canalisations qui alimentent en eau les champs de maïs et d’haricots des alentours. il reçoit ici dans cet endroit enchanteur ses amis qui viennent passer un bon moment et pêcher dans la rivière poissonneuse. Fermin a construit une petite maison sur ce grand terrain où il y avait autrefois une hacienda. A la nuit tombée, il va nous faire une tisane de feuilles de citronnier de son jardin. Il apporte sa sono et vient nous charmer de chants traditionnels sur fond de musique de groupes de mariachis. Son médecin lui a conseillé de chanter, c’est bon pour son moral nous dit-il, ce à quoi nous adhérons complètement.

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En repartant de chez Fermin, lequel nous accompagne le lendemain matin, un peu pour être sûr que nous ne nous trompions pas de chemin, on retrouve notre ancienne voie ferrée (car c’en était bien une, on ne s’est pas trompés, cette linea C est autrement plus tranquille que celle du RER parisien). Fermin nous a montré près de chez lui à quel endroit le train faisait le plein d’eau, époque révolue où le village de quelques âmes aujourd’hui était bien plus conséquent du temps de la mine et du chemin de fer. Notre petit chemin  devient de plus en plus scabreux mais toujours aussi bucolique.

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Nous rencontrons quelques locaux, les uns ramassant et chargeant des brouettes de bois mort, les autres coupant les fanes de maïs, d’autres encore se déplaçant sur leur jolis petits chevaux. La végétation est tellement dense qu’on ne voit pas où se trouvent les hameaux. Seuls des petits sentiers de terre qui mènent aux champs témoignent de la présence humaine. Les vaches et leurs veaux vont et viennent en toute liberté, pas de clôtures pour les limiter.

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Après quelques passages abrupts car les anciens ponts sont devenus impraticables, mais rien d’insurmontable, nous finissons par retrouver la route à voitures n°91 heureusement toujours peu fréquentée. Nous allons faire une pause au hameau de la station service Puente de Ixtla où se trouve un petit bureau d’information touristique. La jeune femme qui officie ici n’est pas avare de son temps. Contente d’avoir deux « touristes » un peu cinglés qui viennent de traverser par l’ancienne voie ferrée (elle ouvre de grands yeux quand on lui dit d’où on arrive !). En regardant Irène avec insistance « vous aussi ? » Heu…..ben oui….Elle veut immortaliser l’instant, ce n’est pas tous les jours quelle croise de vieux fous roulant, dégoulinants de transpiration et chargés comme des mules ! Un monsieur qui casse la croute à la boutique d’a côté est heureux lui aussi d’échanger avec nous, et en français s’il vous plait parce qu’il a travaillé pour la BNP à Mexico.

Iguala

A partir de là, moyennant quelques détours surprenants par l’Australie et Liverpool, ça roule tout seul, toujours en direction d’Acapulco. Il fait bien chaud sur le goudron mais on a la chance de rouler côté ombre, ça aide. Parce quand on arrive au sommet de la montée on se précipite dans le seul café qui se trouve justement là où il faut pour les pauvres assoiffés comme nous. Vite une boisson fraiche s’il vous plait (mais pas un Coca !)

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Tous les cyclistes le savent bien, et les autres l’imaginent aisément, les longues descentes sont un régal, la récompense bien méritée. Nous connaissons des cyclistes qui descendent lentement pour faire durer le plaisir, pas nous : On économise les freins et fonce à toute allure, tant pis si ça dure moins longtemps. Néanmoins, au Mexique on ne va guère au delà de 50 km/h à cause de l’état des routes, à tout moment il peut y avoir un gros trou ou un de ces fichus ralentisseurs (Tope ou Reductor de velocidad) non signalés et particulièrement vicieux.

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Iguala, 120 000 habitants, va nous surprendre agréablement :

La parade

Grâce à un sacré coup de bol notre organisation légendaire, nous sommes là juste au moment où une grande parade  est organisée dans la rue principale. Ben oui, nous sommes tout bonnement le 20 novembre, jour de la fête nationale… On se disait aussi qu’il y avait la veille au soir une sacrée animation autour du zocalo (la place principale) ! Ca continue aujourd’hui, c’est jour férié, tout le monde est dehors et attend bien sagement installé sur les trottoirs que les groupes défilent sous un soleil fracassant.

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Impressionnant, le défilé : Les écoles, les clubs de sport, les institutions, tout ce monde a soigneusement préparé sa prestation avec les costumes, les chorégraphies, la musique qui vont bien. C’est parti pour 1h30 de spectacle.

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Ça nous rappelle une parade à laquelle nous avions assisté en Utah, les moyens sont moindres mais l’enthousiasme est le même, on sent bien que c’est une journée importante et chacun s’applique dans sa discipline.

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Ce sont les cavaliers qui clôturent la parade, superbes.

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Une gentille dame nous a sorti des tabourets de sa boutique et nous avons applaudi de tout coeur avec nos voisins devant tant de travail et tant d’enthousiasme. Les mexicanos n’arrêtent pas de nous étonner.

Chilpancingo : « danza des tlacololeros »

Voici une petite ville assez jolie, nous allons y passer 3 nuit (et 2 jours). Une agréable surprise nous attend sur la place principale dès le soir de notre arrivée : Des groupes de danseurs se produisent et c’est un spectacle surprenant ; leurs costumes et masques sont très particuliers, la chorégraphie aussi. Les fouets claquent, les danseurs se déplacent au son d’une flute et d’un tambourin. Un tigre se tortille, un chien lui coure après. Les danseurs ont le corps en partie recouvert d’une protection. On va comprendre pourquoi en regardant de plus près les fouets aux maillons de chaine !!!

Nous avons le privilège d’assister à une des très ancienne danse du département de Guerrero et particulièrement de cette ville Chilpancingo. Cette danse s’appelle la « danza des tlacololeros » C’est la plus ancienne danse populaire de Guerrero. C’est aussi la danse la plus « cultivée », concurrencée et célébrée dans les vieux quartiers populaires de la capitale Guerrero, où elle est exécutée à l’occasion des festivités religieuses, civiques et partisanes de Chilpancingo.
Cette danse représente la bataille des agriculteurs sur le terrain accidenté de la région montagneuse qui doivent travailler avec acharnement vu les difficultés du terrain pour faire pousser du maïs.

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Le mot mexica « tlacolol » fait allusion aux milpas montagneux et inclinés, sur les pentes et les terrasses, où le fermier doit également affronter les animaux et les bêtes sauvages nuisibles aux cultures. C’est pour cette raison que les principaux acteurs de la danse sont des animaux tels que le tigre et la chienne Maravilla, des personnages humains comme les Chasseurs, El Salvador et les Tlacuachero.

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Dans l’intrigue, les protagonistes – quatorze danseurs ainsi que le tigre et le pitero (le pitre) – dansent au son de la flûte et un petit tambour représentant la persécution du tigre, principal prédateur des récoltes et des animaux du corral. La chienne « Perra Maravilla » a un rôle de protection des troupeaux, aussi les paysans la défendent ils contre le méchant tigre.
Un des aspects les plus spectaculaires de cette danse est le coup de « chirriones » dans les airs et sur le sol pour symboliser le tonnerre et les éclairs qui effraient le tigre, une pratique qui devient souvent une bataille entre des danseurs du même groupe.

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Dans les rues de Chilpancingo, ces « batailles » ont donné lieu à des combats authentiques entre des danseurs des quatre quartiers de Chilpancingo (San Mateo, San Antonio, Santa Cruz et San Francisco) et du centre-ville, avec une balance de blessures graves et de contusions.
La cause en est évidente: les « chirriones » sont de véritables fouets composés de fils d’acier tressés de la taille d’un à trois ou quatre crotales, dont l’impact provoque des blessures à la peau et éventuellement des fractures.
C’est la raison pour laquelle les danseurs portent – en plus des masques qui représentent les protagonistes – des jambières en cuir, des shorts blancs, des huaraches et des sacs épais  au dessus de couches de gazon synthétique pour les protéger des coups. Cette danse fait partie du patrimoine local. Elle est entretenue par un groupe de bénévoles qui conçoivent et conservent les costumes et les ornements des chapeaux avec des fleurs en papier sur des chapeaux de palmier.

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Tierra Colorada

On ne retiendra pas grand chose de cette petite ville sans intérêt visible, si ce n’est que ce sera le pire hôtel qu’on ait fréquenté au Mexique, au point de se demander si on n’est pas revenus en Inde par un subit transfert spatio-temporel. Irène va pousser un cri strident quand elle découvre un beau scorpion qui se balade entre les sacoches. (pas de photos, on se demande encore pourquoi ?) ; Elle a beau courir après avec une sandale à la main pour occire l’intrus rien n’y fait, il cavale toujours. C’est au final le patron de notre bouiboui qui va achever le fauve !!!

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On quitte les lieux grâce à un drôle de taxi pick-up qui nous dépose trente kilomètres plus loin, et sacrément plus haut. L’itinéraire est fort beau et tranquille, on est bien loin des grosses routes bruyantes, c’est fort agréable.

Entre les champs de maïs qui recouvrent le moindre lopin de terre dont certains très abrupts, on croise ou double des cavaliers à cheval ou juchés sur un âne, la vie comme dans nos campagnes autrefois.

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Quand ça monte, on galère, mais dans l’ensemble c’est descendant puisqu’on s’en va vers la mer (Ici aussi, ils ont mis la mer plus bas que les montagnes, c’est bien fichu). Les rivières sont bien pratiques pour servir de lavoir, par contre les bords de route qui servent de décharge à ordures, c’est moins bucolique.

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San Marcos

Voilà une autre ville assez peu attrayante, mais c’est bien aussi de voir le coté ordinaire, et non seulement les pueblos màgicos.

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Là encore, notre organisation parfaite (on devrait ouvrir une agence de voyages) nous permet d’assister à un spectacle peu banal.

Vive la reine !

Il ne s’agit pas de la reine du Mexique, puisque c’est une république depuis près de deux siècles, mais plus modestement de celle de la ville. Une joyeuse procession défile dans la rue principale, la reine de l’année est accompagnée des personnalités, c’est festif à souhait. Nous sommes vite repérés et la télévision locale nous tend le micro devant caméras et spectateurs. Deux groupes de  danseurs traditionnels vont donner le maximum au son de la musique. On comprend qu’il y a un méchant dragon qui fait peur aux danseurs. Les robes colorées tournoient les petites filles sont adorables et le petits garçons très fiers et très agiles. On craque !

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Le défilé se termine sur la place où une grande scène a été aménagée, la foule occupe tous les sièges et il n’y a même pas assez de place pour tout le monde. C’est plutôt kitch dans l’ensemble et il ne se passe pas grand chose en dehors des discours mais c’est populaire et intéressant à observer surtout quand les groupes de danseurs que nous avons suivis montent sur scène pour une représentation officielle ; ils sont très applaudis.

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Les fêtes des villages sont vraiment de superbes occasions pour nous d’entrer en contact avec la population. Nous y sommes accueillis comme si nous étions du village. Les gens viennent spontanément au devant de nous, nous échangeons simplement, ils se prêtent facilement aux photos,  sont fiers de nous expliquer leur folklore et nous demandent si nous aimons ? Bien sur que nous aimons, on en redemande !

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Adorable petite fille

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Pour un peu Irène l’aurait emmenée sur les sacoches, elles se sont adoptées mutuellement. Jolie frimousse joyeuse.


Bon appétit !

La cuisine mexicaine, c’est quelque chose… Dans les grandes villes, on trouve pléthore de restaurants de tous niveaux et les occasions de se régaler ne manquent pas (on n’a toutefois pas dégoté de restaurant français).
Par contre dans les campagnes et petites bourgades c’est évidemment moins varié.

La base de tout, c’est la tortilla. Il y a des tortilleria comme chez nous des boulangeries, sauf qu’ici c’est le maïs et non le blé qui entre dans la boutique, et les tortillas qui en sortent à la place du pain. Mais beaucoup de gens les font eux-mêmes et ce sont souvent les meilleures.

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Il y a tellement de petits bouibouis partout qu’on n’est jamais en peine de se restaurer, ce n’est pas cher (un repas pour 4 €) et souvent fort bon. Les sauces peuvent être très piquantes mais elles sont en option, fort heureusement.
Tacos, enchiladas, burritos, empanadas sont des classiques qu’on trouve partout, il est bien rare qu’on soit déçus et c’est toujours préparé « maison », pas de mixture industrielle ici.

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On peut aussi (ce que nous n’avons pas fait) cuisiner soi-même en achetant les ingrédients au marché ou dans les petites boutiques. Plein de fruits et légumes dont on ignore le nom et même la façon dont ça se prépare. Pour les sauterelles grillées (chapulines) par contre, c’est facile, il suffit de les croquer telles quelles, ça croustille. Il y en a qui sont extrêmement épicées (ça arrache) et d’autres natures, dans tous les cas ça croustille et c’est une bonne source de protéines. Nous y avons gouté même si ça n’est pas notre « tasse de thé » Mais comme dit Irène qui fait la grimace « les pattes ont du mal à passer ! » 

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Ce n’est sans doute pas le pays idéal pour les végétariens, pourtant quand on voit les étals de viande on aurait bien envie de le devenir. Les mouches sont contentes, c’est déjà ça…

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Un petit dessert par là dessus ? Les pâtisseries proposent des gâteaux généralement énormes et souvent fort colorés. Les prix sont très bas, du coté gustatif c’est au même niveau, sauf exceptions notables. Ce n’est pas le pays des desserts, par contre les glaces sont très populaires et souvent fort bonnes.

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Ceci dit, on commence à être en sacré manque de galettes-saucisses, si quelqu’un veut nous en envoyer, ce sera un bienfaiteur de Cyclomigratos. On se rattrape sur les crêpes, mais elle ne sont pas aussi bonnes que chez nous…

Notre route nous conduira la prochaine fois le long du Pacifique, que nous allons retrouver avec plaisir après l’avoir quitté en Basse Californie il y a deux mois.


Félicitations à tous ceux celui qui a trouvé l’indice sur notre prochaine destination dans l’article sur Mexico. Pour les autres, un second indice, on verra si vous êtes plus perspicaces : « C’est un pays en rapport avec notre position sur nos drôles de vélos ! »

8 Commentaires judicieux

  1. XXXXXXX(Réponse masquée par la rédaction, pour laisser les autres trouver)

    Nous y étions en 2014…en “cul haut”’, expérience unique !
    Bonne fin d‘année 2018.
    Jocelyne et Michel de Dinan

  2. Belles découvertes que ces petites villes et villages provinciaux, avec leurs couleurs chatoyantes et leurs fêtes locales. Les mexicains aussi sont accueillants et chaleureux, comme beaucoup d’autres peuples.

    Où l’on voit que Irène a encore fait sa chochotte… Mais elle passe partout !

    On vous aime, on vous suit, on est avec vous, suivez votre route.

    Passez, là-bas peut-être, de bonnes fêtes de fin d’année où Noël doit être particulièrement célébré.

  3. We love your stories, giving us a glimpse of other cultures. We wish you both a great Christmas and happy new year from New Zealand. Enjoy the rest of your travels.

  4. Coucou,
    Original, Irène porte un tee shirt de la même couleur que la fleur qui est derrière Elle…. C’est deux fleurs !!!
    Bonne fin d’année, Joyeux Noël ensoleillé, en Bretagne c’est très doux, il fait 14 degrés (oui oui).
    Bises amicales et à l’année prochaine.
    Mamie Nicole.

  5. Merci de nous donner une idée plus juste du Mexique que ce qu’on nous en dit. Globalement, et malgré la violence des cartels, ils expriment une joie de vivre, avec une vie simple, et ils savent faire la fête. J’éprouve une certaine nostalgie quand je vois ce qui se passe en France où l’on se demande si l’on est encore un peuple…. Je crois que c’est ce sentiment qui est à la base des rassemblements des gilets jaunes. Une partie de la réponse est peut-être au Mexique! Cela ne saurait se résoudre par l’économie et encore moins l’anarcho-libéralisme.

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