Les montagnes du Tamil Nadu et du Kerala

Un épisode haut en couleurs avec des couvertures, de grosses bébêtes, la jungle terrible jungle où le lion n’est pas mort ce soir.

L’inde est vraiment un pays déconcertant, y compris du point de vue géographique. Nous flirtons entre le Tamil Nadu et le Kerala dans cette région des Ghâts occidentaux, ces montagnes verdoyantes qui culminent dans cette partie du pays à environ 2500 mètres. Après avoir parcouru des centaines de kilomètres en terrain plat, voici soudainement les montagnes qui apparaissent sans crier gare (normal, on n’est pas en train) et le bus s’attaque à une très très longue ascension en lacets qui nous amènera à 2100 m d’altitude.

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Du point de vue des cyclistes que nous sommes, on remarque que les pourcentages de pente semblent raisonnables, car il y a énormément de lacets, et le paysage est splendide ; d’où le regret de ne pas avoir nos vélos, d’autant plus qu’arrivés presque en haut on croise un groupe de cyclotouristes qui s’apprête à descendre ces 30 km de route impressionnante, les veinards. Petit bémol toutefois, ils ne sont pas chargés, donc la montée a dû être facile, oh les petits joueurs !

Bien que la température soit plus fraîche en haut, voire même un peu humide, il pleut, ça demeure fort chaud et on n’a guère vu de villages en route pour s’approvisionner en eau. Itinéraire à garder pour une autre fois…

Kodaikannal

Pour une première étape de montagne, ça dépayse bien. D’abord parce que, qu’elle que soit la direction dans laquelle on se déplace, ça monte ou ça descend, la ville est toute pentue. A l’exception du lac (ils n’ont pas réussi à le faire pencher), dont on fait agréablement le tour à pieds, malgré moult propositions de prendre un cheval, un vélo, ou même un rickshaw. Cela nous permet d’admirer de magnifiques villas nichées dans des parcs boisés et fleuris. Ici la villa d’un homme d’affaires possédant des fermes et bien d’autres choses ! (sic. les femmes en train de tailler les arbustes et faire des bouquets). Cette ville n’a pas que des mendiants !

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On a l'air contents, n'est-ce pas ?
On a l’air contents, n’est-ce pas ?

Du côté hébergement, déception. Pour la première fois nous avions réservé à l’avance et ce n’était pas une bonne idée car en arrivant sur place on se rend compte que le descriptif était trop flatteur : Le wi-fi ne fonctionne qu’à la réception (et encore, il faut le dire vite), la vue sur la montagne est en fait très limitée, la chambre est humide et ne vaut pas le prix demandé. Irène fait changer toute la literie, oreillers, couette et serviettes de toilette semblent sortir du lave linge, humidité garantie, matelas compris ; on dormira même dans nos sacs à viande enroulés dans des couvertures (oui, des couvertures, car les nuits sont fraiches ici, ça fait du bien) tellement c’est humide !
De toute façon, l’hôtel ne lit pas ses mails, ils n’avaient pas retenu notre résa, donc aucun intérêt de réserver.
Comme rien n’est tout à fait négatif quand même, on retiendra que cette ville est productrice de chocolat, c’est dire si Joël est content, on finit par entrer dans une des boutiques bien éclairées et bien chics (ça nous change), vendant toutes la même chose. 500g de chocolat plus tard Joël est tout de même un peu déçu, la qualité est loin d’égaler le Valrona ou le Monbana (procuré par sa belle fille préférée d’Ernée) ; c’est qu’il a ses préférences le pauvre chéri et même un brin difficile !

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Pour se consoler on va voir une petite boutique : la Pastry Corner, découverte hier mais qui était fermée, là on se régale vraiment, c’est du pur bonheur, comme dans une pâtisserie à la française. En plus la patronne distribue allègrement de gros morceaux à déguster, à tel point qu’on pourrait s’en contenter et ne rien acheter mais on craque et nous voilà installés sur des bancs à l’extérieur avec nos bouchées au chocolat, quatre-quarts maison pour le petit déjeuner de demain et gâteau à la crème, un vrai délice, ne soyez pas scandalisés, c’est humain non ? Le plus horrible dans tout çà c’est que pendant qu’on se goinfre, deux petites mémés viennent tendre la main, on ne peut décemment les ignorer, elles ont bien raison de venir ici, c’est une bonne adresse.

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Le village de Vattakanal mérite le détour, c’est ce que nous vante le Lonely. On se lève donc aux aurores pour profiter de la fraîcheur matinale et faire les 5 kilomètres pour l’atteindre. On longe une forêt où l’on respire les essences d’eucalyptus mais on a beau se tordre le cou sous ces grands arbres, même s’ils sont originaires d’Australie, ceux ci n’abritent pas de koalas.
Atteindre ce village se mérite, le chemin est valonné, caillouteux. Une partie seulement peut se faire en voiture ou en tuctuc. Il est paraît il prisé des baba cool et des petits budgets pour l’accueil chez l’habitant. Une particularité dont nous nous étonnons, c’est que la population est de confession israélite, à vrai dire ca ne se voit pas sur leurs visages !

Le village est tout petit avec une rue en cul de sac où viennent faire demi tour les taxis et rickshaws, toutes les habitations sont en hauteurs, entourées de jardinets fleuris. Ils sont bien isolés quand même !

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A partir de là, un sentier conduit au Dolphin’s nose, il faut qu’on aille voir ça. Eh bien, heureusement que ça valait le coup, car ledit sentier est plein de caillasse, en descente raide (mais au retour il faudra remonter) et si les autochtones ne nous confirmaient que c’est la bonne direction, on pourrait douter qu’il aille où que ce soit. Néanmoins, nous passerons devant une grande église pentecôtiste ; mais d’où peuvent bien venir les fidèles ? Pourquoi avoir construit ce lieu de culte immense à pareil endroit inaccessible ? De petites échoppes de boissons dans la courbe d’un virage,  un petit hameau paumé là. Mais le plus étonnant sera de croiser des types qui portent des sacs de riz sur la tête et avancent d’un bon pas,  ils vont au village qui se trouve au bout du sentier, à plus de 5 kilomètres, bien plus bas dans la vallée ; pour eux, c’est le trajet quotidien, « it’s usual » nous dit l’un d’eux, il n’y a pas d’autre accès que ce parcours si accidenté. On croise aussi des ânes dans un pauvre état qui doivent assurer eux aussi le transport de nourriture (entre autre) ils ont la couenne tellement abimée et les yeux tellement tristes ! On ne sait plus si notre empathie va aux humains ou aux animaux, à dire vrai au final aux deux.

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Le fameux Dolphin’s nose est un promontoire qui, en regardant de loin, peut avoir en effet la forme d’une tête de dauphin. A cet endroit on a une vue impressionnante sur la vallée 2000 m plus bas, éblouissant paysage sauvage et mystérieux. Même ici sur ce rocher au dessus du précipice à la « full season » on y fait acte commercial, restent les piquets des étals, les toiles tendues, tables de bric et de broc, quelques sacs plastique bien sûr fleurissent les buissons… On se sait comment un dauphin a pu venir se percher ici, mais il a eu bien raison.

Nous étions seuls sur ce trajet ce matin en dehors d’un petit couple d’européens avec son guide, en remontant vers le village, nous croisons des familles qui descendent chaussées de sandales et de tongs, les femmes tenant en équilibre et rajustant leurs saris, combien vont revenir avec une entorse ?

 

Notre prochaine étape sera Munnar, mais il nous faut avant cela descendre de la montagne (pas à cheval) car pour aller  d’un village d’altitude à un autre, on doit passer par la plaine. Et comme ça prend un temps fou de rouler sur ces routes en lacets, nous ferons une halte à Teni, une ville vilaine comme tout qui ne présente comme intérêt que d’être au croisement de deux routes importantes.

La descente de 40 kilomètres est un vrai plaisir visuel en dehors du fait que nous avons un chauffeur un peu cinglé, les freins sont utilisés plus que de raison, son obstination à vouloir doubler nous incite à évoquer les divinités hindoues en espérant qu’il ne va pas nous cabanner dans un ravin au prochain virage. Irène a bien envie d’aller lui passer un savon. Pour autant nous apprécions les couleurs toujours verdoyantes et fleuries qui s’étendent à perte de vue vers la vallée. La traversée des villages se fait  à la même vitesse que sur la route, on ne ralentit que lorsqu’un arrêt est prévu pour la montée ou la descente. Une pause enfin avec un panorama sur les forêts d’essences innombrables, un vrai trésor pour les botanistes.

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Le panneau indiquant les toilettes « Ladies » est bien visible, Irène s’y dirige mais elle fait aussitôt demi tour, toutes les dames indiennes sont en train de se soulager ensemble, saris relevés, à l’arrière de la boutique qui donne sur le ravin, un bon coup de pluie et tout ce bon engrais va descendre la pente, ni vu ni connu !

C’est la vessie pleine (pas moyen de s’isoler, ça la bloque, les hommes sont curieux) qu’elle vient de se désaltérer d’une noix de coco fraîche énorme, un bon demi litre, elle a donné de la pulpe aux singes qui finissent les gobelets de thé mais ceux ci déclinent sans plus de manières son offre. Elle compte désormais sur la transpiration   pour évacuer…. Peut être va-t-elle se procurer un « pisse debout » si elle en trouve en Inde (c’est pas gagné !).

Teni en effet est poussiéreuse, une circulation dense, des trottoirs défoncés, les plaques de bouches d’égouts en béton de travers, voire inexistantes, ça pue un peu, beaucoup, faut pas avoir le nez en l’air ici faute de se retrouver les pieds dans les caniveaux glauques. Les buffles font la course avec les voitures, ils n’ont a rien envier aux véhicules à moteur quant au démarrage.

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Ce soir nous découvrirons les puri ou potti, ce sont des beignets salés qui gonflent quand ils sont frits. Il n’y a pas de menu papier, le serveur ne parle pas anglais, on a bien du mal à se faire comprendre et c’est un client qui va venir à notre secours. Toujours attentifs, les indiens sont prêts prendre service.

Jour de bon thé

Seconde étape montagnarde, nous voici donc à Munnar après avoir voyagé une partie du trajet debout (Joël) tellement le bus était plein à craquer. Irène a réussi à trouver une place près d’un jeune couple avec qui elle bavarde. Nous découvrons ainsi les plantations de thé. On a beau avoir vu des photos et même des reportages sur le sujet, quand on arrive sur place c’est tout autre chose. Les couleurs sont incroyables, même sous la pluie il se dégage une luminosité étonnante,  due aux jeunes pousses au vert émeraude si tendre dont la cueillette se fait tous les 15 jours.

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Et tout ceci dans un relief tourmenté et néanmoins tout en douceurs et en rondeurs, les mâles monts abrupts ayant été modelés en douces courbes féminines (c’est Joël qui le dit !). Car les planteurs ont façonné la montagne de manière à pouvoir en exploiter chaque recoin, néanmoins nous avons une pensée pour celles qui doivent récolter (les hommes ne cueillent pas, ils travaillent dans les factories de thé),  elles ont certainement des mollets de chèvres !
D’autant que ce sont ici les plus hautes plantations de thé au monde, il faut s’accrocher. Irène ne sirotera plus sa tasse de thé sans une pensée pour ces monts enchanteurs et ses femmes courageuses.

Cinquante nuances d’Earl Grey

Clin d’oeil aux cinéphiles au sujet du dernier film vu à Acigné par Irène (à l’entrée elle demande un ticket pour 3 nuances de gris, la vendeuse lui répond qu’il y en a 50 !)

Au programme, rando d’une demi journée parmi les plantations de thé et la montagne. Une demi journée seulement ? Eh oui, on fait petits joueurs mais ce sera la première depuis l’accident camélidéïque alors on va voir ce que ça donne. Et ce sera suffisant pour cette fois ci car c’est assez raide, il y a des passages bien coriaces, le dénivelé est conséquent et sur le retour la chaleur se fait sentir (ils ne mesurent pas leur chance, les randonneurs bretons, d’avoir des chemins aménagés et un climat tempéré).

Là haut sur la montagne
Là haut sur la montagne

Mais qu’est ce que c’est beau, les plantations de thé au soleil levant ! Ça valait largement la peine de se lever à l’aube, on fera la sieste en rentrant,  de magnifiques images dans les yeux. Dommage toutefois qu’on n’ait pas rencontré l’éléphant qui avait laissé trace de son passage, mais si ces animaux là sont sauvages, ce n’est pas pour aller faire des câlins au premier groupe de randonneurs venus. Pourtant,  on n’aurait pas essayé de grimper dessus, promis.

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Partis à six avec Ganesh, notre guide, nous reviendrons sans perte aucune. Et nous sommes désormais incollables sur le thé, faute de l’être sur le riz, mais ça viendra. Le thé blanc, vert, noir, tout ceci n’a plus de secrets pour nous, et l’origine de ces différences nous a bien surpris (elles  partent toutes des 3 premières feuilles de l’arbuste), ce qui explique aisément les énormes écarts de prix entre ces catégories.

15 000 personnes travaillent sur les plantations de Munnar, les cueilleuses récoltent entre 50 et 80 kilos par jours et sont payées 210 roupies (3 €). La récolte se fait à la main, l’utilisation du ciseau (équipé d’un petit sac) est préconisée seulement dans le cas où le thé a poussé très vite, il faut alors que le ramassage se fasse rapidement tant que les feuilles sont encore tendres. Les théiers en tant qu’arbuste sont raccourcis sérieusement tous les 5 ans et ils mettent seulement 2 mois pour retrouver leur taille normale ; c’est dire si ça ne chôme pas dans les plantations.

Puisque nous sommes en montagne, restons y encore un peu, il y a plus au sud une réserve qui nous tend les bras, 80 km et 5 heures de bus plus tard, nous y voilà.

Tigres, éléphants et autres bestioles

Kumily sent la cardamome, les odeurs enivrantes de cette petite gaine qui sèche au soleil ça et là devant le seuil des maison nous font humer l’air avec bonheur. Une manufacture de séchage se trouve au milieu du village, près du parc aux épices, ça monte en puissance et c’est délicieux, une odeur qui reste gravée dans la mémoire au même titre que celles moins flatteuses de l’Inde, mais c’est ce que nous apprécions  : Ce kaléidoscope de couleurs et d’odeurs prises sur le vif, s’emmêlant les unes autres aux autres, parfum d’épice chassant l’odeur d’égout, parfum de fleurs chassant l’odeur de charogne, parfum d’encens chassant l’odeur d’huile rance…. Un équilibre parfait, pas besoin de parfum d’ambiance en aérosol, communion avec la nature et ses pleins pouvoirs.

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La Periyar Tiger Reserve a beau être renommée, nous n’y verrons guère plus de visiteurs qu’ailleurs, et encore moins d’occidentaux. Tant mieux, ce n’est pas pour ça qu’on vient mais pour faire des découvertes. Et ça tombe bien, il y a en ville une grande fête et nous allons en profiter pour découvrir le Kathakali, ce type de théâtre mimé très ancien (5 siècles) et codifié ; au début ça surprend, c’est le moins qu’on puisse dire, puis on se prend au jeu même si, évidemment, on ne comprend pas les détails de la pièce, il est évident qu’il s’agit de sentiments amoureux.

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Aguerris par la rando de Munnar, nous partons à la découverte du parc pour une journée, accompagnés de deux guides et un garde armé (il n’a jamais eu à utiliser son arme, sauf pour des tirs en l’air afin de faire fuir des animaux).  On sait qu’il ne faut guère espérer voir un tigre, par contre on n’aurait rien contre un ou deux éléphants, mais ils resteront invisibles au seul profit des buffles. Peu importe, les paysages sont magnifiques, la flore intéressante, et nos guides nous donnent des tas d’informations.

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Le lendemain, on décide de remettre ça, mais sous une autre forme: la sortie comporte un parcours en radeaux en bambous, afin d’aller sur le lac et peut-être observer des animaux venant se désaltérer.

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Et là, bingo ! Après avoir bien patienté, au moment où on s’apprête à repartir, Irène repère ce qui semble être un gros rocher au loin, sauf que le rocher en question a l’air de bouger… Même les guides ne l’avaient pas vue, cette éléphante avec son petit. Spectacle magique, la nature dans ce qu’elle a de plus… naturel. Aucune intervention humaine, les animaux sont respectés, on ne les approche pas, on ne les dérange pas, on les admire.

Idem sur le chemin du retour, un groupe d’éléphants est occupé à boulotter dans la forêt, on fait un grand détour pour se mettre sous le vent et on zieute en silence. Les « bisons » vus plus loin sont moins impressionnants, mais on les laisse tout aussi tranquilles.

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Quoi de plus relaxant qu’un bon massage ?
C’est dans l’état du Kerala qu’est pratiqué l’Ayurveda le plus pur grâce à ces forêt regorgeant de plantes médicinales. C’est un soin qui prend en compte la globalité de l’individu, l’esprit, l’âme et le corps. Il est conseillé de faire des cures de rajeunissement en période de mousson, juin-juillet ou octobre-novembre (on reviendra !).

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Irène se laisse tenter par un soin de 90 minutes, Joël n’est pas partant, tant pis pour lui, il ne sait pas ce qu’il rate.
Tenue d’Eve oblige, en dehors d’un tissu genre string (pas de photos, c’est interdit…), Irène se retrouve entre les mains d’une jeune femme très jolie, à la fois douce et énergique. Quelques goutes d’huile sur le cuir chevelu et un massage stimulant de celui ci à la fois avec les phalanges et le bout des doigts, ceci pendant 10 bonnes longues minutes… ça décoiffe !!!
L’étape suivante est super relaxante, allongée sur le dos, la tête légèrement en arrière, une huile tiède coule doucement sur le front en mouvements rotatifs en provenance d’une coupelle placée en suspension. Pour un peu elle s’endormirait… Quel bienfait !
Huilées comme jamais encore, le massage des jambes est super tonique, d’autant plus que cette jeune femme est vraiment frêle, surprenante ; les doigts et la plante des pieds ne sont pas oubliés. Le soin se termine par un massage du dos, des épaules, bras, mains, doigts et des viscères le tout dans des odeurs absolument enivrantes d’huile parfumée et d’huiles essentielles ; c’est déjà fini hélas. Irène est tellement ravie qu’elle se promet d’en refaire au moins un autre tant que nous serons dans le Kerala, le tout est de trouver les bonnes adresses et de ne pas se faire manipuler par des amateurs à l’affût du « blanc » au porte monnaie bien gonflé !

 

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C’en sera fini des montagnes, on se prépare à descendre sur la côte ouest, pour retrouver la chaleur et la mer (pas la même mer, toutefois). A bientôt !


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 Fleurs King Size

Les fleurs qui poussent chez nous en potées fleurissent dans ces régions grandeur nature, le long des sentiers, au bord des routes, grimpent à l’assaut des arbres comme ce liseron violet nommé « Holy flower » qui agrémente la verdure des voutes des grands arbres en une multitude de clochettes désordonnées.

Les Datura, ces grosses cloches qui ont la tête en bas, prolifèrent également, elles sont utilisées dans la pharmacopée locale pour soulager des maux de gorge et l’asthme. Joël n’a pas l’intention d’en abuser, quand on apprend qu’elles sont hallucinogènes, peuvent rendre fou et conduire à la mort. Les feuilles, les graines et les racines sont utilisées, le juste dosage c’est quoi ???

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Les Lanterna sont toutes petites, d’adorables petits pompons rose, blanc et jaune, elles colonisent les fossés et les bords de chemins, c’est une plaie ici, il y en a partout, il faut les arracher parce qu’elles prennent le dessus sur les autres plantes, elles ne se contentent pas de rester toutes petites comme chez nous, ici elles sont volubiles.

C’est également le cas du mimosa pudique, cette petite plante rampante est sensitive, ça veut dire que ses feuilles se referment au toucher, au vent ou à la pluie, elle n’est pas carnivore (dommage, elle aurait boulotté les chiens errants qui sont légion ici). Cette minuscule plante fait des ravages dans le parc de Kaziranga, classé Unesco. Elle est non seulement sensitive mais invasive. Elle a été introduite dans le parc pour ses qualités à fixer l’azote, malheureusement elle étouffe les autres plantes servant de pâture aux rhinocéros à une corne (espèce protégée). C’est la cata parce que les rhinos, qui ont été pourchassés par les braconniers au profit des chinois, qui en avaient après leur corne utilisée dans leur médecine, risquent de mourrir tout simplement de faim. Comme quoi, chaque fois que les hommes veulent « améliorer » la nature, ils font des conneries.

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Voitures piquantes

Il n’y a pas que la végétation qui soit exotique, ici. Nombre de voitures, surtout dans le Tamil Nadu, sont équipées de gros pare-buffles ; on se demande pourquoi, il y a certes des buffles mais ils paissent paisiblement dans les cours d’eau et ne se promènent pas sur la route. A moins que ce ne soit pour les vaches, mais comme elles sont sacrées il vaut mieux ne pas leur rentrer dedans, il parait que c’est très mal vu. Mais le plus étonnant est cette propension à affubler la chose d’un petit mat porte-drapeau, lequel ne porte généralement pas de drapeau d’ailleurs. C’est peut-être un signe de prestige, comme l’étoile Mercedes chez nous.
En tout cas, pour les piétons, c’est redoutable : En cas de choc frontal, on a le choix entre se faire écrabouiller sous la voiture, ou alors atterrir sur le capot, empalé par le mat. C’est bien aussi, question de goût…

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Quant au mode de conduite, c’est comme pour les autres véhicules : Il n’y a aucune règle, on roule comme on veut, les autres aussi, alors ça s’adapte et ça passe (même si parfois on a des sueurs froides).


Bons (et moins bons) plans

Partout

  • Réserver une chambre à l’avance est clairement un mauvais plan, la déception est plus que probable. Il y a tellement d’hébergements qu’il suffit de choisir sur place, et au moins on a la possibilité de négocier le prix.
  • Compter sur l’office du tourisme n’est un bon moyen de s’informer de ce qu’il y a d’intéressant en ce moment. Soit les infos ne sont pas centralisées, soit ils n’ont pas envie de les avoir, on ne sait pas mais c’est décevant ; à nous d’aller à la pêche aux infos .

Munnar

  • Green Woods : Cottage à flanc de montagne, à une quinzaine de km de la ville, idéal pour se reposer. Six chambres,  les plus agréables donnent sur une terrasse surplombant les plantations. Propre et d’un prix correct, accueil chaleureux,  cuisine familiale,  on recommande.
  • Green View : Même proprio, établissement situé en ville, bon rapport qualité prix. Le wifi est lent, quand il marche, mais c’est général dans ces contrées. Ganesh, le guide des treks est très bien.

 

 

PS 1 : Désolé pour les erreurs de publication, les fausses manips, mais on ne vous dit pas qu’on ne le fera plus car ça peut encore arriver…

PS 2 : Merci aux généreux donateurs pour l’Ecole des Pauvres, vous êtes super ! Il est possible de participer jusqu’à la fin du mois, on leur fera le virement début mai et on vous tiendra au courant.

 

6 Commentaires judicieux

  1. Vous etes mimi tout les 2 en verts au milieux des champs de thé ………. j’adore vous lire ….. il y a des chiens partout fait attention Irene ça mord ses bestioles !!!!!!!!! Bon je vais lire la suite et oui je prends dans l’ordre …. Bisous Bisous Lili

  2. Merci pour cette superbe découverte d’une si belle et riche nature !

    Au retour sur Rennes, je pourrai vous donner une adresse pour les massages Ayurvedique, c’est vrai que c’est très déstressant…zen.

    Attention aaux entorses dans ces chemins cahoteux.

    Bon suite pour votre périple.

    Mamie Nicole

  3. Comment allez-vous tous les deux ? C’est terrible ce tremblement de terre, j’espère que vous vous trouviez loin de l’épicentre quand il s’est produit et que vous n’en avez pas souffert ! Je suis de tout coeur avec vous dans les choses que vous pourriez êtres amenés à vivre là-bas.

    • Nous sommes au sud de l’Inde, fort loin du Népal, que nus avions initialement prévu de traverser en janvier. Ce qui arrive là bas est en effet terrible, et ce sont des populations qui ne sont déjà pas favorisées qui en souffrent.

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